
FAE
"Christian Bobin, né le 24 avril 1951 au Creusot en Saône-et-Loire et mort le 23 novembre 2022 à Chalon-sur-Saône, est un écrivain et poète français.
Il se fait connaître du grand public en 1992 avec Le Très-Bas, livre consacré à saint François d’Assise, et n’a cessé depuis de gagner en popularité. Auteur très prolifique, il a publié une soixantaine d’ouvrages.
Biographie
Jeunesse
Fils d'un père dessinateur et d'une mère calqueuse, tous deux employés à l’usine Schneider du Creusot, il est le dernier né d’une famille de trois enfants. Il passe une enfance solitaire dans la compagnie des livres.
À propos de son enfance, il déclare : « Je serais incapable de faire des récits d'enfance. Je me demande comment sont faits ces livres-là. Je me sens infirme devant ça. Et pour aggraver les choses, j'ai l'impression d'avoir une mémoire presque anéantie de tout ça. »
Il déclare aussi au sujet de l'école : « Ce qui me paraît le plus insupportable — et c'est aussi ce que fait notre société — c'est que l'école me séparait de moi-même. Ce n'était pas d'une personne, mais de moi-même, dans le vagabondage des heures, des humeurs. C'était ça dont j'étais séparé. »
Attiré par l’écriture dès l’âge de 15 ans, il se lance dans des études de philosophie et se passionne pour les œuvres de Platon, Spinoza et Kierkegaard.
À 25 ans, il écrit Lettre pourpre, un premier ouvrage publié en 1977 grâce à sa rencontre avec Laurent Debut, jeune fondateur des éditions Brandes.
Ne cherchant pas vraiment le succès, Christian Bobin continue à écrire en enchaînant les petits boulots. Il est tour à tour bibliothécaire à la bibliothèque municipale d’Autun, guide à l’écomusée du Creusot, rédacteur à la revue Milieux, élève infirmier en psychiatrie et professeur de philosophie.
Parcours littéraire
Ses premiers textes, brefs et se situant entre l'essai et la poésie, sont publiés aux éditions Brandes, Paroles d’Aube, Le Temps qu'il fait, Théodore Balmoral et surtout Fata Morgana chez qui il publie notamment Lettres d'or. À la fin des années 1980, ses livres paraissent alternativement chez Fata Morgana et Gallimard, puis en alternance entre Gallimard, les éditions Lettres Vives et Le Temps qu'il fait.
En 1991, il connaît un premier succès avec Une petite robe de fête, ouvrage vendu à 270 000 exemplaires. L’année suivante, l’auteur, toujours aussi discret, fait sensation avec Le Très-Bas, livre consacré à saint François d’Assise, qui s’écoule à plus de 400 000 exemplaires et est salué par la critique5 (prix des Deux Magots et grand prix catholique de littérature en 1993).
En 1995, marqué par la mort prématurée de son amie de cœur (connue lors d'une soirée et déjà mère), Ghislaine Marion, Christian Bobin rend un hommage vibrant à la vie dans La plus que vive (1996), œuvre qui ne fait qu’accroître son public. Malgré ces succès, il reste un auteur « amoureux du silence et des roses », fuyant les mondanités de la scène littéraire. « Ma vie, écrit-il dans Louise Amour, s’était passée dans les livres, loin du monde, et j’avais, sans le savoir, fait avec mes lectures ce que les oiseaux, par instinct, font avec les branches nues des arbres : ils les entaillent et les triturent jusqu’à en détacher une brindille, bientôt nouée à d’autres, pour composer leur nid. »
Il tient également une chronique intitulée Regard poétique dans le magazine mensuel Le Monde des religions.
En 2016, il reçoit le prix d'Académie de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre.
Le 11 mai 2023, Christian Bobin reçoit à titre posthume le prix Goncourt de la poésie décerné à titre spécial pour l'ensemble de son oeuvre poétique.
Le 6 novembre 2023, les éditions Gallimard annoncent la publication pour le 1er février 2024 d'un roman posthume de Christian Bobin intitulé Le Murmure, commencé chez lui au Creusot en juillet 2022 puis poursuivi sur son lit d'hôpital durant les deux mois précédant sa mort."
Capusa06
La Journée mondiale du livre (également appelée Journée mondiale du livre et du droit d'auteur ou Journée internationale du livre) est un événement annuel célébré le 23 avril et organisé par l'UNESCO, branche culturelle des Nations unies, pour promouvoir la lecture, la publication et les droits d'auteur.
Histoire
À l’origine, la Fête du livre fixée le 23 avril de chaque année est lancée à Barcelone en 1930. Elle commémore Miguel de Cervantes mort le 23 avril 1616. Ce même jour, est aussi la date de décès de William Shakespeare et Inca Garcilaso de la Vega .
En 1995, l'UNESCO choisit la date du 23 avril pour la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.
En 2001, Madrid est désignée « capitale mondiale du livre », suscitant l'opportunité de réunir l'Union internationale des éditeurs, de la Fédération internationale des libraires, de la Fédération internationale des associations de bibliothécaires et d'institutions et de l'UNESCO.
En Catalogne, la journée du livre se tient en parallèle avec la Sant Jordi (Saint George, patron de la Catalogne) et la Foire des Roses.
Chaque année, l'UNESCO et les organisations internationales représentant les éditeurs, les libraires et les bibliothèques choisissent la Capitale mondiale du livre pour une année .
En 2021, la journée du livre est célébrée dans de nombreux pays .
Pour la décennie 2022-2032, l'Unesco met en avant les langues autochtones et locales.
Misterprof-
23 avril 1671 :
Suicide du cuisinier Vatel.
François Vatel (45 ans) meurt dans des conditions rendues célèbres par Madame de Sévigné.
Ce fils de laboureur s'est illustré comme maître d'hôtel à Vaux-le-Vicomte, auprès du ministre Nicolas Fouquet.
Après la disgrâce de son mécène, il entre au service du prince de Condé , le vainqueur de Rocroi, comme « contrôleur général de la Bouche de Monsieur le Prince ».
Louis XIV ayant informé le prince de Condé de sa venue dans son château de Chantilly, Vatel s'apprête à nourrir pendant trois jours, du jeudi au samedi, 600 courtisans et un total de plusieurs milliers de personnes, domestiques compris.
Le souper du jeudi est suivi d'un spectacle de deux heures et d'un feu d'artifice à peine terni par les nuages.
Le roi est ravi mais Vatel se désole de ce que quelques rôtis ont manqué à certaines tables.
Toute la nuit, il est à l'affût du moindre désordre.
Au petit matin, Vatel guette la marée qui doit amener les poissons et les coquillages de Boulogne. Désespéré de ne rien voir venir, il gagne sa chambre et se transperce à trois reprises avec son épée.
La marée arrive sur ces entrefaites et l'on fait la macabre découverte du maître d'hôtel.
Le Roi-Soleil, informé par Monsieur le Prince, se montre affligé d'un tel sens de l'honneur mais la fête n'en continue pas moins jusqu'à son terme.
Référence obligée en matière de grande cuisine, Vatel n'a pourtant aucune recette à son actif, si ce n'est la crème Chantilly, qu'il aurait inventée à Vaux-le-Vicomte.
Il est devenu une légende en raison de son suicide et de la publicité qu'en a faite la marquise de Sévigné.
FAE
"Shirley Temple, née le 23 avril 1928 à Santa Monica (Californie) et morte le 10 février 2014 à Woodside (Californie), est une actrice, chanteuse, danseuse et diplomate américaine.
Shirley Temple tient une place à part dans l'histoire du cinéma : elle est en effet la première enfant star à avoir connu une renommée internationale, en grande partie en raison de sa longue filmographie. Elle est une véritable icône aux États-Unis dans les années 1930 et 1940.
Après sa carrière d'actrice, elle devient diplomate ; elle est notamment ambassadrice des États-Unis au Ghana puis en Tchécoslovaquie. "
Misterprof-
22 avril 2017 :
Décès de l'actrice Erin Moran.
Erin Marie Morin Fleischmann est une actrice américaine qui s'est fait connaître du grand public en interprétant le rôle de Joanie Cunningham dans la série Happy Days.
Née le 18 octobre 1960 à Burbank (Californie), elle est la cinquième d’une fratrie de six enfants.
Elle tourne dans son premier spot publicitaire à l'âge de six ans et participe régulièrement aux émissions télévisées Daktari (1968-69) et « the Don Rickles show » (1972).
Avant Happy Days, elle fait quelques apparitions dans divers projets à la télévision, au théâtre ou au cinéma : My three sons, Family affair, How sweet it is (1968), Watermelon man (1970).
Après le succès fulgurant de Happy days, où elle joue un rôle de plus en plus important au fil des saisons, Erin Moran devient la coprotagoniste de la série TV Joanie loves Chachi , un spin-off de Happy days.
Quand cette série a pris fin en 1983, elle revient dans Happy days pour la dernière saison.
À la fin des années 80, après une période marquée par des problèmes personnels, elle reprend ses activités d'actrice et participe à trois épisodes de La croisière s’amuse et un épisode de Arabesque. Après un petit rôle dans le film Dear God de Garry Marshall en mars 1997, elle participe à une émission spéciale sur vh-1 Groovin' on the tube.
Les dernières années de sa vie sont marquées par une ruine financière et une dépression, l'actrice ayant eu du mal à renouer avec le succès.
Erin Moran est retrouvée sans vie le 22 avril 2017 dans sa résidence de Corydon (Indiana).
L'autopsie conclut à une mort causée par des complications d'un cancer de stade 4 (cancer primitif qui s’est propagé à d’autres parties du corps, créant ainsi des métastases qui rendent le traitement plus difficile et réduisent les chances de survie du patient).
Capusa06
22 avril 2024 09:00
Earth Day : le 22 avril marque la "journée mondiale de la Terre" selon l'ONU
L'ONU invite les habitants de la planète Bleue à célébrer "La Terre nourricière" tous les 22 avril.
Chaque année, le 22 avril est célébré comme la "Journée mondiale de la Terre", également appelée "Journée internationale de la Terre nourricière" par l'Organisation des Nations Unies (ONU) qui a initié cette commémoration.
"Promouvoir l'Harmonie avec la Nature"
La décision de faire de cette date une journée commémorative a été prise en assemblée générale de l'ONU en 2009. "Ce faisant, les États membres ont reconnu que la Terre et ses écosystèmes constituent notre maison commune et ont exprimé leur conviction qu'il est nécessaire de promouvoir l'Harmonie avec la Nature afin de parvenir à un équilibre juste entre les besoins économiques, sociaux et environnementaux des générations présentes et futures", écrivent les Nations Unies.
Des nuits "tropicales" début avril en France
La date du 22 avril est un héritage de l'initiative du sénateur américain Gaylord Nelson. Il avait choisi ce jour-là en 1970, pour organiser un séminaire national sur l'environnement. Cet événement, baptisé "Journée de la Terre", a été "propagé au-delà de l'idée originale", comme l'écrit l'Unesco.
Cette action de sensibilisation vise évidemment à "déborder" du seul mois d'avril. Vu de France, celui-ci est néanmoins l'occasion, une nouvelle fois, de constater les effets du changement climatique et les errements du thermomètre : "Il n'avait jamais fait aussi chaud, aussi tôt dans l'année en France" alerte ainsi Météo-France, selon laquelle le week-end du 6 et 7 avril avait été d'une chaleur "exceptionnelle" pour la saison, précisant qu'au-delà de 20 degrés, on peut parler de "nuits tropicales".
Capusa06
Jan Anthoniszoon van Riebeeck (Culemborg, 21 avril 1619 – Batavia, 18 janvier 1677) a établi pour la Compagnie néerlandaise des Indes orientales la première implantation européenne en Afrique du Sud, proche du cap de Bonne-Espérance. Devenue la colonie du Cap en 1691, ses frontières n'ont cessé de s'agrandir jusqu'à devenir la plus grande province d'Afrique du Sud.
Biographie
Né à Culemborg aux Pays-Bas, Jan van Riebeeck a grandi à Schiedam.
À partir de 1639, Jan van Riebeeck travailla pour la Compagnie des Indes orientales. Il commença ainsi sa carrière d'administrateur en poste à Batavia en Insulinde puis visita le Japon.
Son poste le plus important fut celui de chef du comptoir commercial de Tonkin, dans le futur Viêt Nam. Il fut cependant rappelé de ce poste pour avoir mené des affaires à profit personnel.
Le 28 mars 1649, il épousa Marie de la Queillerie à Schiedam. Le couple aura huit enfants dont la plupart mourront en bas âge.
En 1651, la Compagnie des Indes orientales chargea Jan van Riebeeck d'établir au cap de Bonne-Espérance une station de retraitement pour permettre aux navires de la compagnie de s'approvisionner en eau et en nourriture. Il avait à sa disposition cinq navires (Drommedaris, Reijger, Goede Hoope, Walvis et Oliphant) pour effectuer le voyage et procéder à l'érection d'un fort.
Le 6 avril 1652, après avoir perdu quelque 130 personnes au cours du voyage, Jan Van Riebeeck atteignit la baie de la montagne de la Table et y fonda le premier établissement néerlandais du Cap.
Les pionniers, au nombre de quatre-vingt-dix (dont huit femmes), érigèrent le fort puis par la suite installèrent des jardins tout autour, pour leur garantir des ressources fraiches tout en comptant sur le commerce avec les indigènes locaux (qu'ils appelaient les Hottentotten) pour la viande. Il n'y avait pas de volonté centrale pour construire un établissement permanent et les instructions donnés à van Riebeeck étaient clairement de ne pas établir une colonie mais juste un établissement relais pour les navires en route vers les Indes orientales.
Les premiers temps furent difficiles pour les Hollandais. Dix-neuf d'entre eux ne passèrent pas le premier hiver mais la station fut quand même opérationnelle dès 1659.
Entre 1657 et 1667, plusieurs expéditions furent organisées pour reconnaître l'intérieur des terres.
Van Riebeeck recommanda alors que les Hollandais libres (libérés de leurs obligations vis-à-vis de la compagnie) furent autorisés à commercer et à s'installer comme fermiers et c'est en février 1657 que la compagnie délivra ses premières autorisations à neuf (ex-)salariés de la compagnie pour s'établir librement le long de la rivière Liesbeek (en). La même année, des esclaves furent importés de Batavia et de Madagascar alors que plusieurs expéditions furent organisées pour reconnaître l'intérieur des terres.
Van Riebeeck quitta Le Cap en 1662 pour repartir vers les Indes orientales alors que l'embryon de colonie du Cap comptait 134 salariés de la Compagnie des Indes orientales, 35 colons libres, 15 femmes, 22 enfants et 180 esclaves importés d'outre mer.
C'est à Malacca en novembre 1664 que Maria van Riebeeck est décédée alors qu'elle n'avait que 35 ans.
En 1676, la colonisation fut enfin recommandée par la Compagnie des Indes orientales afin de stimuler l'agriculture de la région du Cap.
Jan van Riebeeck est mort à Batavia (l'actuelle Jakarta) sur l'île de Java le 18 janvier 1677.
Il existe aujourd'hui un musée dans sa maison natale à Culemborg, aux Pays-Bas.
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi François 1er, a 20 ans quand il rencontre le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien Bernard Salviatti, heureux propriétaire du château voisin de Talcy. Elle a 14 ans.
De cette rencontre naîtra "Les Amours de Cassandre", un recueil de poèmes paru en 1556."
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"Philippe Séguin, né le 21 avril 1943 à Tunis et mort le 7 janvier 2010 à Paris, est un haut fonctionnaire et homme politique français. Gaulliste social, il est notamment maire d’Épinal de 1983 à 1997 et ministre des Affaires sociales et de l'Emploi durant la première cohabitation."
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Pierre Barthélemy, né à Marseille et mort à Arqa le 20 avril 1099, est un moine, soldat et mystique provençal, inventeur de ce qu'il a affirmé, à la suite de visions, être la relique de la « Sainte Lance ».
Le siège d'Antioche
En décembre 1097, lors du siège d'Antioche, Pierre Barthélémy, un des pauvres croisés qui s'est engagé dans l'expédition du comte de Toulouse, a des visions, principalement de saint André. Le pèlerin affirme que l'apôtre l’a incité à rejoindre l'église Saint-Pierre d'Antioche et lui a montré à l'intérieur où trouver la Sainte Lance. André lui aurait alors ordonné d'indiquer le lieu aux chefs de la croisade.
Sans en informer les autorités, Pierre se rend à l'endroit où se trouverait la relique. En février 1098, alors que les assiégeants souffrent de la famine, il commence à perdre la vue, probable effet de la malnutrition. Il interprète cela comme un châtiment envoyé par l'apôtre.
La découverte de la Sainte Lance
Après la conquête d'Antioche par les croisés, ceux ci se retrouvent à leur tour assiégés par une armée de secours musulmane. Leur situation devient désespérée. Les défections se multiplient. Les divisions sont exacerbées, principalement entre Bohémond de Tarente, désormais prince d'Antioche, et le chef militaire de la croisade, Raymond de Toulouse.
C'est alors qu'une partie du sol de l'église est creusé sur les indications de Pierre Barthélémy. Rien n'est trouvé quand, le 15 juin 1098, en est sorti un morceau de ferraille. Les détracteurs de Pierre Barthélémy rapporteront que c'est celui-ci qui a sauté dans le trou pour y trouver aussitôt la pièce de métal. Les partisans de Raymond de Saint-Gilles déclarent qu'il s'agit de la lance de Longin. Pierre Barthélémy annonce que saint André lui est apparu de nouveau et a ordonné d'instituer une fête pour commémorer la découverte.
Nombreux sont les adversaires de Raymond de Saint-Gilles, dont le légat Adhémar de Monteil, qui estiment que Pierre Barthélemy est un charlatan et qu'il a simplement fabriqué la « Sainte Lance » mais treize jours plus tard, les croisés voient leur sortie suicidaire se transformer en une victoire aussi inattendue que la supériorité numérique des assiégeants est grande. Après la mort de Mgr de Monteil, victime de la peste en août 1098, Pierre affirme avoir eu une vision du défunt au cours de laquelle celui ci, repentant, lui aurait confirmé l'authenticité de la lance.
L'ordalie
La découverte a d'abord été interprétée a posteriori comme un heureux présage qui annonçait la victoire alors inespérée des croisés, tel que saint André l'avait promis lors d'une vision. Néanmoins, beaucoup restent sceptiques quant à cette découverte de ce qui n’apparaît que comme un bout de fer quelconque qui vient concurrencer une légende selon laquelle la Sainte Lance serait exposée à Jérusalem. La croisade semble enlisée depuis la défaite d'« Arga », l'antique Archos où les troupes stationnent depuis février 1099. Pierre Barthélemy prétend alors, le 4 avril, que le Christ lui a rendu visite en lui disant que c'est pieds nus que les croisés doivent marcher sur Jérusalem.
Après d'autres apparitions du Christ, de saint André et d'Adhémar, qui lui parlent de la colère divine déclenchée par les péchés des croisés, Pierre Barthélemy demande à prouver l'authenticité de ses visions en subissant l'ordalie par le feu. Le 8 avril 1099, il sort indemne d'un court parcours entre deux impressionnants bûchers puis déclare à la foule « Dieu nous aide ». Chacun, pour arracher un bout de sa tunique, se précipite sur lui. Des morceaux de chair sont emportées. Il échappe à un piétinement fatal grâce à l'intervention in extremis d'une escouade mais il a la colonne vertébrale brisée. Il meurt de ces blessures douze jours plus tard.