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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

22 mars 2024 14:18

Merci les amis, j'ai dévoré vos récits !

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delphinium29

22 mars 2024 13:35

22 mars 1841 : Limitation législative du travail des enfants
Le 22 mars 1841, une loi limite en France, pour la première fois, le travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers. La loi est promulguée par Louis-Philippe, roi des Français, le maréchal Jean-de-Dieu Soult (73 ans) étant président du Conseil. Elle s'inspire d'une loi similaire promulguée en Angleterre huit ans plus tôt, en 1833.
L'article 2 énonce :
Les enfants devront, pour être admis, avoir au moins huit ans.
De huit à douze ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de huit heures sur vingt-quatre, divisées par un repos.
De douze à seize ans, ils ne pourront être employés au travail effectif plus de douze heures sur vingt-quatre, divisées par des repos.
Ce travail ne pourra avoir lieu que de cinq heures du matin à neuf heures du soir.

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Capusa06

22 mars 2024 09:23

Virginia Oldoïni, devenue comtesse di Castiglione par son mariage, dite La Castiglione, née à Florence le 22 mars 1837 et morte dans le 1er arrondissement à Paris le 28 novembre 1899, est une aristocrate piémontaise, missionnée par le ministre Cavour du roi de Piémont-Sardaigne pour devenir maitresse de l'empereur des Français Napoléon III. Elle est également une figure des premières heures de la photographie. La Castiglione est qualifiée de « plus belle femme de son siècle »

Biographie

Elle est la fille unique du marquis Filippo Oldoïni Rapallini (né à La Spezia le 25 février 1817, premier député de La Spezia au Parlement du royaume de Sardaigne en 1848 puis ambassadeur italien à Lisbonne) qui avait épousé en premières noces sa cousine Isabella Lamporecchi (fille de Luisa Chiari, danseuse de théâtre et du grand juriste Ranieri Lamporecchi de Florence). Elle reçoit l'éducation soignée typique de la petite noblesse piémontaise, apprenant l'anglais et le français rapidement, pratiquant la danse et la musique.

Consciente de sa beauté, elle est surnommée La Perla d'Italia (La Perle d'Italie) alors que sa famille l'appelle « Nicchia ». Elle épouse, le 9 janvier 1854, à l'âge de 16 ans (presque 17), le comte Francesco Verasis di Castiglione (1826-1867), dont c'est le deuxième mariage et auquel elle donne le 9 mars 1855 un fils prénommé Giorgio (1855-1879). Délaissée par un mari au caractère réservé contrairement au sien et souvent appelé auprès du roi, elle prend pour amant le jeune officier et ami d'enfance Ambrogio Doria puis son frère Marcello, ce qui crée des tensions dans le couple qui s'est installé à Turin.

À Paris et à la cour de France

Quelques semaines après ses couches, aux fins de servir en secret les intérêts du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II (dont elle est devenue aussi la maîtresse) et l'unification de l'Italie, son cousin Camillo Cavour lui demande de se rendre à Paris pour que la jeune femme de 18 ans séduise l'empereur Napoléon III qui en a 47, afin d'influencer ses décisions politiques et obtenir l'appui du gouvernement français pour la création d'une Italie unifiée et indépendante. La comtesse rêvant de jouer un rôle politique accepte cette mission. Accompagnée de son mari et de son fils, elle arrive le 25 décembre à Paris, où ils s'installent au 10 rue de Castiglione.

Le 9 janvier 1856 la Castiglione est présentée à Napoléon III, en l'absence de l'impératrice Eugénie retenue par sa grossesse, lors d'un bal chez la princesse Mathilde, fille de Jérôme Bonaparte, dernier frère de Napoléon 1er.

La relation de la comtesse avec Napoléon III se matérialise dans le parc de Saint-Cloud au milieu du château de Villeneuve-l'Étang à Marnes-la-Coquette le 27 juin 1856. L'empereur et la comtesse étant mariés, le double adultère impérial fait scandale, et contraint le comte de Castiglione à se séparer de sa femme : ruiné par le train de maison luxueux dans leur hôtel parisien de la rue de Castiglione, il repart seul en Italie où il doit vendre toutes ses possessions pour rembourser les dettes faites par son épouse .

Libre, la comtesse entretient avec l'Empereur des Français une relation pendant deux années (1856-57) . Néanmoins, d'après une rumeur infondée, la comtesse de Castiglione serait devenue en 1862, la mère d'un fils illégitime de l'empereur, le chirurgien-dentiste Arthur Hugenschmidt. Robert de Montesquiou, dans la dédicace qu'il fit à Hugenschmidt de son poème des Paroles diaprées reprend la rumeur.

Cet adultère impérial qui défraye la chronique lui ouvre les portes des salons privés d'Europe qui, en temps normal, lui auraient été fermées. Elle y rencontre les grands de cette époque : la reine Augusta de Prusse, Otto von Bismarck et Adolphe Thiers.

Mais narcissique et capricieuse, snobant le reste de la cour et se vantant publiquement des cadeaux que l'empereur lui offre à partir des fonds secrets, elle finit par se rendre antipathique et lasse l'empereur qui prend une nouvelle maîtresse, la comtesse Marianne Walewska. De plus, dans la nuit du 5 au 6 avril 1857 alors qu'il sort de chez la comtesse Castiglione, trois carbonari italiens Grilli, Bartolotti, Tibaldi, accusés d'être à la solde du révolutionnaire Giuseppe Mazzini, tentent de tuer l'empereur. Soupçonnée à tort de complicité, elle est officiellement expulsée de France par des agents secrets en possession d'un décret signé par le ministre de l'Intérieur. En réalité, elle s'éloigne simplement et revient en grâce dès le mois suivant grâce à la princesse Mathilde et à son complice et confident Joseph Poniatowski.

Malgré la rupture avec Napoléon III, elle prétend néanmoins que son influence sur l'empereur s'est concrétisée le 21 juillet 1858 lors de l'entrevue secrète à Plombières entre Napoléon III et le comte de Cavour, aboutissant au traité de Plombières.

De 1856 à 1857 elle compose un album de photographies d'elle-même et l'offre à Costantino Nigra. Cet album contient vingt-cinq photographies de tailles et formats différents réalisés dans l'atelier. On peut voir son fils prendre la pose, par exemple comme garçon d'honneur portant la traine de la robe de sa mère.

Nigra est dans le secret de la mission confiée à la Castiglione. Il la soutient pour qu'elle persuade Napoléon III de s'engager en faveur de l'Italie, mais aussi pour lui soutirer des informations concernant l'avancée des négociations du congrès de paix. Le jeune Nigra travaille avec Cavour, cousin de la comtesse et tête pensante de la mission. Cavour est le représentant du Piémont au congrès de paix ayant lieu à Paris, à la suite du succès de la guerre de Crimée en 1856 où le sort de l'Italie doit être joué. Tous les deux veulent introduire la question de l'unification de l'Italie et gagner le soutien de l'Empereur des Français .

Quand elle revient en France en 1861 avec son fils Giorgio (Georges) commence une période de grande créativité jusqu'en 1863.

Pour la première fois depuis son retour à Paris en 1861, elle est invitée à la Cour, au bal costumé des Tuileries le 9 février 1863. Elle y apparaît déguisée en reine d’Étrurie. Son costume se compose d'un péplum de velours noir sur une jupe orangée, elle porte des bijoux en cuivre doré et tient dans sa main un éventail en plumes de paon. Virginia se précipite le lendemain à l'atelier de photographie pour immortaliser sa tenue. Persuadée de son succès et de son retour dans les hautes sphères, elle prend des poses lascives et suaves, mime l'innocence. Toutefois son costume fait scandale. Mal aimée à la Cour, la presse se déchaine, elle est accusée d'être apparue nue à la fête. Son mari, le Comte François, toujours en Italie, menace de lui reprendre Giorgio. Elle lui répondra par une photographie nommée « La Vengeance » et garde l'enfant. Sur cette photo, elle est vêtue du même costume de reine d’Étrurie mais avec la cape recouvrant ses épaules et ses bras nus, à la main elle tient un poignard.

Entre 1861 et 1867, plus de quarante séances sont organisées pour 176 poses différentes.

Les photographies de Virginia de Castiglione ont marqué l'histoire de la photographie. Ses poses innovantes se distinguent des normes de l'époque. Choisissant les costumes, les angles et les prises de vues, son travail sur la mise en scène anticipe celui des photographes contemporains comme Cindy Sherman .

Le comte meurt brutalement en 1867 de façon accidentelle, la Castiglione se fait photographier en vêtements de deuil chez Pierson et abandonne la photographie jusqu'en 1875.

Après la fin du Second Empire, la mort de son mari puis de son fils, Virginia s'enferme au 26, place Vendôme dans un appartement morne, triste et sombre. À la mort de son ami le docteur Émile Blanche en 1893, elle demande à son fils, le peintre Jacques-Émile Blanche de peindre son portrait, chose qu'il ne fera qu'après la mort de la comtesse (semble-t-il vers 1914 .

De 1893 à 1895 ne parvenant pas à faire le deuil de son succès passé, elle réalise quatre-vingt-deux photos dans l'atelier parisien où elle revêt ses tenues fastueuses d'antan. D'une façon qui peut sembler pathétique et morbide elle pose, comme pendant sa jeunesse. Son corps ne correspond plus aux standards de beauté de l'époque, elle a vieilli, elle n'a plus de dents, presque plus de cheveux. Le 22 mars 1913, son ami photographe Pierson meurt avec le regret de n'avoir su capturer la vraie beauté de la comtesse .

Après l'effondrement de l'Empire et l'établissement de la Troisième République bourgeoise et pudibonde , la comtesse, veuve et ayant perdu prématurément son fils légitime mort de la variole, vit dans un monde qui ne lui ressemble plus.

Dans les années 1880, esclave de son image et ne supportant pas de vieillir, elle souffre de neurasthénie et misanthropie. Elle se terre à l'abri des miroirs qu'elle a fait voiler dans son appartement parisien qu'elle loue 26 place Vendôme puis en 1893, 14 rue Cambon où elle sombre dans l'anonymat et le dénuement. Elle ne sort plus qu'à la nuit tombée, pour ne pas être confrontée au regard que les passants pourraient porter sur les « ravages » que le temps, d'après elle, a fait subir à sa beauté. Elle décède à son domicile parisien du 1er arrondissement, le 28 novembre 1899 à l'âge de 62 ans, aux côtés des dépouilles empaillées de ses chiens. Le secrétaire d'ambassade italienne à Paris Carlo Sforza accourt pour brûler ses papiers compromettants .

La comtesse de Castiglione, qui fit les beaux jours du Second Empire, repose au cimetière du Père-Lachaise (division 85, 2e ligne, tombe 83). Longtemps à l’abandon, cette tombe a été restaurée pour le centième anniversaire de sa mort grâce au prix Grinzane Cavour et une plaque de marbre, datée du 28 novembre 1999, déposée .

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22 mars 2024 08:56

22 mars 1963 :
Scandale Profumo.
Une comédie de boulevard est à l'origine du plus grand scandale politique des années 1960.
Elle débute à Londres, avec une bagarre entre l'amant et le souteneur d'une jolie femme aux mœurs légères, Christine Keeler, âgée de 21 ans.
L'enquête de police révèle qu'elle a eu une liaison avec John Profumo, 48 ans, secrétaire d'État à la Guerre dans le gouvernement conservateur d'Harold Macmillan et, en parallèle, une liaison avec un certain Eugeni Ivanov, attaché naval à l'ambassade soviétique de Londres et espion du KGB.
L'affaire émeut l'opinion.
Interpellé par les députés et les journalistes, le ministre déclare le 22 mars 1963 devant la Chambre des Communes, n'avoir jamais commis aucune « inconvenance ».
Mais en juin de la même année, en voyage à Venise avec sa femme, il finit par craquer et lui avoue sa faute.
De retour à Londres, il revient devant le Parlement le 4 juin pour une confession publique et démissionne sur le champ.
Il entraîne dans sa chute le Premier ministre qui présente à son tour la démission du gouvernement le 29 octobre 1963.
Quelques jours plus tard, John Profumo se présente dans une association caritative de l'Est londonien, Toynbee Hall, pour faire la plonge ayant décidé, avec sa femme, de consacrer désormais sa vie aux humbles.

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21 mars 2024 09:56

21 mars 2004 :
Décès de la danseuse Ludmila Tcherina.
Née le 10 octobre 1924 à Paris, Monique Tchemerzine est une danseuse, tragédienne, écrivaine, peintre et sculptrice française.
Son père, Avenir Tchemerzine, est un prince tcherkesse (peuple du nord-ouest du Caucase) qui a fui Saint-Pétersbourg et s'est exilé à Paris.
Il est mathématicien et inventeur de la fusée éclairante.
Sa mère, Stéphane Finette, française, est une ancienne élève de l'École des chartes.
Avec son mari, elle travaille à une bibliographie des éditions originales de la poésie française du Moyen Âge au XIXe siècle, reconnue comme un ouvrage de référence sous le nom de « Tchemerzine ».
Monika, comme elle se fait appeler, commence à danser dès l'âge de 3 ans.
Elle prend des cours de danse russe auprès d'Olga Preobrajenska, puis de danse italienne auprès de Mme d'Alessandri et, enfin, Tverskoi l'initie au « mime dansé des émotions intérieures ».
Elle aura en outre pour professeur Georges Ricaux, qui est aussi le maître à danser de Jean Babilée et de Roland Petit.
Elle complète sa formation en intégrant l'École de danse de l'Opéra de Paris.
Elle monte sur scène pour la première fois à l'âge de dix ans, dans le rôle d'un lutin du Songe d'une nuit d'été de Felix Mendelssohn.
Elle a 13 ans quand elle danse Les Sylphides.
En 1939, elle est nommée danseuse étoile des Ballets de Monte-Carlo, dirigés par Serge Lifar, devenant ainsi la plus jeune étoile de l'Histoire de la danse.
Après la Seconde Guerre mondiale, elle devient une artiste indépendante.
Elle est étoile des Ballets de Paris de Roland Petit (1947) et du Metropolitan Opera à New York (1950), mais joue aussi dans l'opérette La Chevalier Bayard (1948) aux côtés de deux artistes débutants : Yves Montand et Henri Salvador, et au cinéma dans Les Chaussons rouges de Michael Powell et Emeric Pressburger, sur une chorégraphie de Léonide Massine.
En 1946, Tcherina épouse Edmond Audran, petit-fils d'Edmond Audran, danseur comme elle.
Il devient son chorégraphe et partenaire avant de mourir brutalement dans un accident de car en juillet 1951, à l'âge de 33 ans, peu après la fin du tournage des Contes d'Hoffmann (The Tales of Hoffmann) de Powell et Pressburger, dans lequel ils sont partenaires.
Désemparée, Tcherina souhaite abandonner la danse mais le film est un succès mondial.
Elle tournera une quinzaine de films avant de se consacrer à la peinture (elle expose dès les années 1960) et à la sculpture.
Le 28 mai 1953, elle épouse Raymond Roi, propriétaire des contreplaqués Leroy à Lisieux qui créa la boîte d'emballage en bois pour le Livarot, qui l'encourage à remettre ses chaussons de danse. Ensemble, ils fonderont une troupe de ballet d'avant-garde dans laquelle la ballerine réalise son rêve de « théâtre total » et qu'ils dirigeront jusqu'au décès de Raymond Roi en septembre 1987.
En 1983 elle publie aux Éditions Albin Michel, sous son nom de scène, son premier roman évoquant le monde de la danse, L'Amour au miroir, qui fut un best-seller.
Son second roman, La Femme à l'envers, sorte d’opéra barbare, paraît en 1986.
Au terme d'une longue et douloureuse maladie, Ludmilla Tcherina meurt le 21 mars 2004 à Paris.
Elle est inhumée au cimetière de Montmartre.

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FAE

21 mars 2024 09:25

Dans un autre registre :
"21 mars 1991 : naissance de Antoine Griezmann à Mâcon, (Saône-et-Loire), footballeur international français, il est, avec 41 buts, le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France. A égalité avec Michel Platini."

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FAE

21 mars 2024 08:55

Bonjour à tous ! 😃
Merci, je découvre !

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Capusa06

21 mars 2024 08:38

Clarence Leonidas Fender, dit Leo Fender (né le 10 août 1909 à Anaheim (Californie) et mort le 21 mars 1991 à Ione (Californie), est le fondateur de la société américaine de lutherie Fender, spécialisée dans la fabrication de guitares électriques, de basses et d'amplificateurs. Il est également le créateur des sociétés de lutherie Music Man et G&L.

De la Telecaster à la Asat de G&L ses guitares, mais également ses basses et amplificateurs, dominent toujours la musique populaire plus d'un demi-siècle après leur sortie au catalogue. Marshall et de nombreux autres fabricants d'amplificateurs utilisent et décortiquent les amplificateurs Fender comme base à la conception de leurs produits. Leo Fender et l'inventeur Les Paul sont considérés comme les deux figures les plus influentes du développement des instruments électriques du xxe siècle.

Biographie

Leo Fender est né à Anaheim (Californie) en 1909. Dès son plus jeune âge, il s'intéresse aux moteurs électriques et passe son temps à construire et à réparer des postes de radios pendant ses études. Il crée sa première guitare à l'âge de 16 ans, la « leo's baby » (le « bébé de Leo »).

Leo fait des études de comptabilité et travaille d'abord pour la section comptable des chemins de fer de l'État, puis dans une compagnie de distribution de pneus. Mais c'est l'électronique qui le passionne. Entre 20 et 30 ans il construit des systèmes de sonorisation pour des manifestations publiques, manifestations sportives et rassemblements religieux. Après avoir travaillé pour le California Highway Department, Leo Fender crée en 1939 sa propre entreprise de réparations de radios et vente de disques, en ouvrant un magasin à Fullerton à l'enseigne Fender's Radio-Service, Radios-Records-Phonographs, 107 S South Sprada, Phone 6 après avoir perdu son ancien travail, du fait de la crise économique de l'époque. Le "Fender's Radio - Service" évolue lentement grâce à la rencontre de nombreux musiciens qui viennent consulter Léo et à d'autres connaissances travaillant dans les industries de la musique et de l'électronique du début des années 1940. Après plusieurs années de travail et de recherches, Leo fonde avec Clayton « Doc » Kauffman une compagnie de fabrication de lap steel et d'amplificateurs portant les initiales K&F comme nom. Doc travaille pour un revendeur de pièces pour poste radio et fréquentant régulièrement la boutique, ses compétences intéressent Léo qui l’invite à travailler avec lui. Leur collaboration est de courte durée et Doc quitte l’entreprise en 1946. Leo Fender poursuit seul les fabrications des lap steel et des amplificateurs changeant progressivement le logo K&F pour celui de Fender.

En 1949 il crée l´Esquire avec George Fullerton, qui est une guitare électrique à un micro. Léo décide ensuite d’ajouter un deuxième micro sur les conseils de guitaristes souhaitant élargir les possibilités de l’Equire. Quelques exemplaires sortent avec un deuxième micro sous le nom d’Esquire qui est renommé Broadcaster pour différencier le modèle à un micro de sa nouvelle version en possédant deux. Pour éviter un procès avec la firme Gretsch, qui a commercialisé une ligne de batteries sous l'appellation « Broadkaster », le nom de la guitare est changé en 1950 pour « Telecaster ». La Fender Telecaster devient rapidement un instrument extrêmement populaire et reste toujours aujourd’hui l’une des figures majeures de la guitare électrique. En 1951,Leo Fender crée la Precision Bass, nommée ainsi en raison de la précision accrue offerte par les frettes par rapport à la touche lisse d’une contrebasse. En remplaçant les « stand-up » non amplifiés de la contrebasse, la « P-Bass » change radicalement la pratique de l'instrument et l'essentiel des styles musicaux. La Stratocaster apparaît peu de temps plus tard en 1954, modernisant la musique avec un instrument plus élaboré, 3 micros, vibrato et nouveauté dans la forme du corps. Devenant une réelle icône, cette dernière devient la guitare électrique la plus identifiable et la plus copiée.

Ironiquement, Leo Fender n'a jamais appris à jouer de la guitare (bien qu'il joue du saxophone) mais il est très proche des musiciens de Californie du Sud. Son approche de l’instrument est donc neuve et apporte sa propre vision de la guitare au public. Sa technique novatrice de fixation du manche par vissage est moins coûteuse en production que l'approche traditionnellement collée et rend ses instruments plus abordables au grand public.

Les affaires de Fender décollent dans les années 1950, alors que de nombreux musiciens américains adoptent les guitares Telecaster et Stratocaster et Precision Bass. C'est en 1958 que les premières guitares de la marque sont importées en Europe, Angleterre et Belgique d'abord.

Dans la fin des années 1950, il continue à inventer de nouvelles guitares telles que la Jazzmaster en 1958 et la Fender Jaguar qui est une Jazzmaster plus élaborée et aussi l'autre modèle de basse le plus utilisé, la Fender Jazz Bass. En 1965, Leo Fender se croyant malade après avoir consulté plusieurs médecins décide de vendre son entreprise à CBS pour 13 millions de dollars. Le contrat est conclu le 5 janvier 1965.

Dans les années 1970, dégagé des clauses de non-concurrence imposées lors de la vente à CBS, Leo Fender crée la marque Music Man, inventant notamment la StingRay Bass. En 1979, avec de vieux amis, George Fullerton et Dale Hyatt, il crée une nouvelle compagnie appelée G&L (George & Leo). En dépit de ses problèmes de santé, Leo Fender continue à créer des guitares et des basses, gagnant toujours plus d'expérience. Il meurt en 1991 de complications dues à la maladie de Parkinson.

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FAE

20 mars 2024 17:46

Bonsoir à tous ! 😃
J'ai entendu parler du printemps le 20 mars . . .

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FAE

20 mars 2024 14:26

Merci merci, Delphinium !

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delphinium29

20 mars 2024 13:52

Le 20 mars est chaque année la Journée internationale de la francophonie et la Journée de la langue française aux Nations unies.

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delphinium29

20 mars 2024 13:51

20 mars 1811
Naissance du roi de Rome
Moins d'un an après leur mariage, Napoléon Ier et Marie-Louise s'apprêtent à accueillir leur premier et unique enfant, que Victor Hugo surnommera bien plus tard l'« Aiglon ».
On imagine l'ambiance tendue qui règne aux Tuileries ce 20 mars 1811. D'autant que le bébé se présente par les pieds, et non la tête.

La consternation est totale, au point que le docteur Dubois demande à Napoléon Ier qui faut-il sauver en cas de danger, la mère ou l'enfant ? «Allons donc, répond l'Empereur pâle comme la mort, ne perdez pas la tête : sauvez la mère, ne pensez qu'à la mère».

Après 26 minutes de travail, «avec les ferrements», l'enfant vient au monde à 9h15 du matin. Mais on le croit mort : il reste près de 7 minutes «sans donner aucun signe de vie».

Dubois, assisté de Corvisart, s'active de son mieux : friction, serviettes chaude, quelques gouttes d'eau de vie dans la bouche... Les méthodes se révèlent efficaces.

«Eh bien Constant ! lance l'Empereur à son fidèle valet.......

Le fils de l'«Empereur des rois»
Après l'émotion, la politique reprend ses droits : il faut que l'héritier naisse dans la pourpre, qu'il soit d'emblée honoré comme le fils de l'Empereur des rois. Et la propagande napoléonienne va fonctionner à plein régime.

Le prince archichancelier Cambacérès dicte l'acte de naissance que signent les deux témoins, le vice-roi d'Italie Eugène de Beauharnais et le grand-duc de Wurzbourg, oncle de Marie-Louise. Les prénoms donnés au nouveau-né sont lourds de sens : Napoléon, bien sûr, François (comme son grand-père maternel, Empereur d'Autriche), Charles (son grand-père paternel), et Joseph, prénom de son parrain, roi des Espagne et des Indes.

Dès sa naissance, l'enfant est titré : il est roi de Rome, façon de rappeler à un pape récalcitrant - Pie VII est à l'époque prisonnier de Napoléon - que la ville sainte n'est que le chef-lieu de l'un des 130 départements de l'Empire.

C'est aussi une façon de s'inscrire dans l'Histoire, dans la succession des Césars, des souverains de l'Occident, mais aussi du Saint Empire germanique, puisque la tradition voulait que son successeur désigné porte le titre de «Roi des Romains». Mais François 1er, beau-père de l'Empereur des Français, ne peut qu'être blessé par ce titre, lui qui a dû renoncer au titre d'Empereur germanique pour celui d'Empereur d'Autriche.

7200 invités au baptême
Le faste et la symbolique qui accompagne les rites viennent alors souligner l'importance de l'événement. L'ordre est donné de tirer les 101 coups de canons protocolaires pour la naissance d'un fils (21 prévus pour une fille), et dès le 22e coup tiré, le peuple parisien laisse éclater sa joie, «un long cri qui partit comme un mouvement électrique», rapporte la comtesse de Boigne, témoin de la liesse.

La même procédure est exécutée dans les grandes villes et les ports de l'Empire, les flottes doivent être pavoisées. Les cloches du royaume, le bourdon de Notre-Dame en tête, sonnent sans arrêt du matin au soir, les Parisiens illuminent immeubles et maisons.

Et tandis que des feux d'artifices sont tirés un peu partout, l'Empereur préside l'ondoiement de son fils dès 9 heures du soir au Palais. Il s'agit d'un baptême de précaution, pour le cas où le nourrisson viendrait à mourir prématurément. Pour l'occasion, Napoléon veut frapper les esprits en rétablissant la coutume dynastique.

Le cortège traverse les Tuileries jusqu'à la chapelle où le bébé est ondoyé par le Grand Aumônier de l'Empire, le cardinal Fesch, au cours d'une cérémonie somptueuse, en présence de toute la Cour. Répétition générale du baptême officiel qui aura lieu en juin, au cœur même de Notre-Dame, lieu même du sacre plus de six ans auparavant, devant plus de 7200 invités dont toute la famille impériale, la Cour et les grand corps de l'État.

Après avoir embrassé trois fois son fils, Napoléon Ier le prend et l'élève très haut dans le ciel, tandis que le chef des Hérauts crie par trois fois : «Vive le roi de Rome !». L'Empereur envisagera même de faire couronner son fils Roi de Rome dans la ville sainte, par le pape lui-même, mais les circonstances ne le permettront pas.

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FAE

20 mars 2024 13:06

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !

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Misterprof-

20 mars 2024 09:28

20 mars 1893 :
Procès du scandale de Panama, qui se solde par la condamnation à 5 ans de prison d'un ancien ministre des travaux publics, Baïhaut, qui a eu seul la naïveté d'avouer son implication dans cette gigantesque escroquerie.
Parmi les autres inculpés, Ferdinand de Lesseps et Gustave Eiffel échappent de justesse à la prison grâce à une prescription bienvenue.
En 1879 Ferdinand de Lesseps, auréolé par la réussite du canal de Suez, récidive avec le percement de l'isthme de Panama, entre l'océan Pacifique et l'océan Atlantique.
L'isthme fait alors partie de la Colombie.
La construction est prévue pour durer douze ans et coûter 600 millions de francs, un coût très élevé dû à l'absence d'écluses.
Comme pour Suez, Lesseps crée le 20 octobre 1880 une société anonyme en vue de collecter les fonds et conduire le projet, la Compagnie universelle du canal interocéanique de Panama.
Les travaux débutent l'année suivante.
Mais l'isthme américain est traversé par une cordillère montagneuse relativement élevée et les premiers travaux se soldent par d'immenses difficultés.
Ferdinand de Lesseps lance alors plusieurs souscriptions auprès du public français.
Mais il utilise les premiers fonds pour « arroser » la presse afin de cacher la réalité.
Dans l'impasse, il fait appel à l'ingénieur Gustave Eiffel, célèbre en raison de sa tour qui sera inaugurée à la faveur de l'Exposition universelle de 1889.
Celui-ci n'hésite pas à engager son prestige au service du vieil entrepreneur et remet à plat le projet en prévoyant notamment des écluses.
Or la France entre dans une longue période de dépression économique et les épargnants sont peu enclins à se laisser séduire par l'aventure.
Ferdinand de Lesseps arrose donc à nouveau la presse et Émile de Girardin, député et journaliste réputé, fondateur de La Presse, qui avait d'abord attaqué avec violence le projet, s'y rallie finalement, et pour cause, car il entre au conseil d'administration de la Compagnie.
Ferdinand de Lesseps corrompt aussi une centaine de ministres et de parlementaires, les « chéquards ».
La déconfiture de la Compagnie s'avère néanmoins inéluctable dès l'année suivante.
Le tribunal de la Seine prononce alors sa mise en liquidation judiciaire le 4 février 1889.
Elle va entraîner la ruine de 85 000 souscripteurs.
Désabusés, les épargnants français vont désormais renoncer aux investissements industriels et leur préfèreront les placements de « père de famille », tels que les emprunts russes qui se solderont en définitive par une déconfiture aussi retentissante.
Il appartiendra finalement aux Américains de percer l'isthme.
Le canal de Panama, avec d'énormes écluses comme il se doit, sera inauguré le 3 août 1914, le jour même de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France.

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Capusa06

20 mars 2024 07:59

20 mars 1848 : à la suite du scandale provoqué par sa liaison avec l'aventurière irlandaise et fausse danseuse « espagnole » Lola Montès (Maria-Dolorès Eliza Gilbert), le roi de Bavière Louis Ier abdique.

Lola Montez (ou Lola Montès), nom de scène de Marie Dolores Eliza Rosanna Gilbert, comtesse de Landsfeld, née à Grange (comté de Sligo en Irlande) le 17 février 1821 et morte à New York (États-Unis) le 17 janvier 1861, est une danseuse exotique, actrice et courtisane d'origine irlandaise, célèbre pour avoir été la maîtresse du roi Louis Ier de Bavière.

Biographie

Lola naît d'un père irlandais fils d’un baronnet anglais et de la fille d’un cabaretier irlandais. La famille Gilbert émigre aux Indes en 1823. Peu de temps après leur arrivée, le père meurt du choléra. Sa mère se remarie l'année suivante et envoie Eliza vivre chez des parents de son beau-père en Grande-Bretagne.

En 1837, âgée de 16 ans, Eliza s'enfuit avec un amant de sa mère, le lieutenant Thomas James, qu'elle épouse. Mais elle trompe son mari et le couple se sépare cinq ans après. C'est alors qu'elle devint danseuse exotique sous le nom de Lola Montez. Rapidement sa « tarentelle » et son expression : « Ce que Lola veut, Lola l'a » (Whatever Lola wants, Lola gets) la rendent célèbre. Ses débuts à Londres en tant que « Lola Montez, la danseuse espagnole » (Lola Montez, the Spanish dancer) en juin 1843 sont perturbés quand elle est reconnue comme la femme de Thomas James. Cette notoriété nuisant à sa carrière, elle prend le chemin du continent. Dès cette époque, elle prête ses faveurs à quelques hommes riches et beaucoup la considèrent comme une courtisane.

Vie de danseuse et courtisane

C'est durant ses dernières années d'adolescence que Lola prend conscience des gains financiers qu'elle peut engranger comme courtisane auprès d'hommes puissants et riches. Parmi ses amants et bienfaiteurs, on trouve Franz Liszt, qu'elle aurait fait rompre définitivement avec l'écrivaine Marie d'Agoult, Alexandre Dumas fils et le journaliste Alexandre Dujarrier. C'est Liszt qui l'introduit dans l'entourage de George Sand où elle côtoie les intellectuels marquants de son époque dont Victor Hugo.

Avec la fortune que lui a léguée Alexandre Dujarrier, mort en duel, Lola Montez part pour l'Allemagne. C'est lors d'un voyage en 1846 à Munich, sur le chemin de Vienne, que Louis Ier de Bavière, alors âgé de plus de soixante ans, la remarque et qu'elle devient rapidement sa maîtresse. Il lui offre un petit palais où il écrit de la poésie, tandis qu'elle invite des opposants à son régime, libéraux et anticléricaux, ce qui déplaît au gouvernement.

Usant de son influence auprès du roi, elle devient impopulaire auprès des Bavarois, en particulier après que des documents rendus publics montrent qu'elle espérait devenir sujette bavaroise et être anoblie. En dépit de l'opposition, le 25 août 1847, jour de son anniversaire, le roi la fait comtesse de Landsfeld « pour services artistiques rendus à la Couronne », titre accompagné d’une rente considérable, puis chanoinesse de l'ordre de Sainte-Thérèse, honneur réservé aux dames de très haute noblesse et de grande vertu. Cela contribue à l'impopularité croissante du roi. Une longue mise en demeure est alors rédigée par le gouvernement à l'adresse de ce dernier pour s'en insurger, évoquant « les torrents de larmes versés par l'archevêque d'Augsbourg » qui fut alors rebaptisé Niobé, en référence à la figure mythologique de la mère inconsolable à la suite du meurtre de ses enfants et métamorphosée en rocher d'où coule une source. De rage, Louis Ier dissout son ministère et constitue un nouveau gouvernement, que l'on surnomme aussitôt le Lolaministerium.

En 1848, alors qu'à Munich des mouvements de contestation sociale grondent, Lola Montez prend pour amant un étudiant insurgé tandis que Louis Ier ferme l'université à la multiplication des barricades et signe à contre-cœur l'ordre de bannissement de sa maîtresse. Sous la pression du mouvement révolutionnaire, le roi finit par abdiquer en faveur de son fils aîné et Lola Montez s'enfuit de Bavière pour la Suisse, mettant un point final à sa carrière de courtisane.

La liaison entre Lola Montez et le roi marqua si fort l'opinion munichoise que, des années après, quand Louis II, petit-fils de Louis Ier, sera sur le trône de Bavière et accueillera à Munich son idole, l'impécunieux Richard Wagner, le mettant à l'abri du besoin, réglant ses dettes et satisfaisant à tous ses caprices, les Munichois surnommeront alors non sans humour le compositeur romantique « Lolus », pendant masculin de la trublionne à l'influence ruineuse.

Les États-Unis

En 1851, elle prend un nouveau départ aux États-Unis où elle a d'abord étonnamment réussi à réhabiliter son image. Entre 1851 et 1853, elle se produit comme danseuse et actrice dans l'est des États-Unis, puis se rend à San Francisco en mai 1853. En juillet 1853, elle épouse Patrick Hull et s'installe à Grass Valley, en Californie, en août 1853. Au milieu des années 1850, son mariage se brise. Elle fréquente alors un coureur de piste ; il commence à la battre avant de mourir rapidement.

L'Australie

Lola s'installe alors en Australie dans l'État de Victoria, faisant fortune en divertissant les mineurs de la ruée vers l'or. C'est en 1855, selon l'historien Michael Cannon, qu'elle met en scène sa danse érotique de l'araignée (Spider Dance) au Théâtre royal de Melbourne, levant ses jupons tellement haut que l'assistance pouvait constater qu'elle ne portait aucun sous-vêtement et faisant sortir de son corsage des araignées articulées. Le lendemain, l'Argus stigmatise son exhibition « tout à fait subversive pour la moralité publique ». Les notables cessèrent de fréquenter le théâtre qui subit dès lors de lourdes pertes. Elle passe presque quatre ans dans l'État de Victoria. À Castlemaine, en avril 1856, elle est « bissée avec frénésie » après sa danse de l'araignée devant quatre cents mineurs (y compris des membres du conseil municipal qui avaient levé la séance plus tôt pour pouvoir assister à la représentation), mais elle soulève la colère des spectateurs en les insultant en raison d'un léger chahut. Elle gagne encore en notoriété lorsqu'à Ballarat, après une mauvaise critique dans The Ballarat Times (journal local), elle poursuit avec un fouet Henry Seekamp, le rédacteur en chef. La Lola Montes Polka, composée par Albert Denning, est inspirée de cet incident.

Fin de vie

Ayant emménagé à New York, le 30 juin 1860, elle est victime d'un accident vasculaire cérébral et se trouve partiellement paralysée. À la mi-décembre, elle peut de nouveau marcher malgré une légère claudication, mais sa vie de courtisane est alors terminée et elle se retrouve sans argent. Lola cherche alors à se rapprocher de Dieu. Elle passe ses derniers jours auprès d'un prêtre, s'étant préalablement assurée qu'il n'était pas jésuite car elle éprouvait de la rancune pour cet ordre religieux.

Atteinte de la syphilis, elle contracte une pneumonie et meurt peu avant son quarantième anniversaire, le 17 janvier 1861. Elle est inhumée au cimetière de Green-Wood, dans le district de Brooklyn, à New York.

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