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Adine Fafard-Drolet est une cantatrice québécoise, fondatrice du premier conservatoire de musique de Québec en 1911. Elle est née à L'Islet le 3 mai 1876 et décédée à l'âge de 86 ans à Sainte-Germaine du Lac-Etchemin le 31 janvier 1963.
Biographie
Marie-Claire-Adine Fafard est née le 3 mai 1876 à L'Islet, en Chaudière-Appalaches. Elle était la fille de Louis-Auguste Fafard et d'Alphonsine Couillard-Dupuis de l'Epinay-Dupuis. Selon le site de la ville de Québec, madame Fafard-Drolet aurait habité, de 1921 à 1923, au 25 rue Mont-Carmel (La Cité-Limoilou), où on a apposé une épigraphe.
La jeune femme fait ses études au couvent Jésus-Marie à Saint-Joseph de Lévis. Très vite, la jeune Adine développe ses talents musicaux, particulièrement en chant. Son premier professeur fut Marie de la Conception, « née Hamel, de la famille de feu Abraham Hamel, ancien négociant en gros de Québec ».
Adine Fafard cumule les succès : en 1893, elle reçoit un premier accessit de solfège et de théorie musicale, suivi d'un premier prix de théorie musicale (1894), d'un premier grand prix de solfège et de théorie musicale (1896), un prix d'honneur avec médaille d'or (1896) et, en 1907, un diplôme de chant Advanced Grade au Royal college de Londres.
En dehors du couvent, Adine Fafard a étudié avec Mme E. Lynch, Mme (Dr) Arthur Lavoie, née Lebouthiller et Mlle Céline Marier.
Mort tragique de son père
Le 1er mars 1897, monsieur Louis-Auguste Fafard, père d'Adine, perd brutalement la vie dans un accident de voiture. Monsieur Fafard était venu entendre sa fille qui donnait un concert à l'église Saint-Joseph-de-Lévis, le dimanche 28 février 1897. L'accident eut lieu le lendemain du concert, soit le lundi matin, aux environs de 9h30, alors que monsieur Fafard se rendait à Québec par le traversier de Lévis. Accompagné de ses deux filles, dont Adine Fafard-Drolet, il devait conduire cette dernière chez son professeure, madame E. Lynch. Alors qu'il s'engageait sur la voie ferrée, M. Fafard n'aperçut pas le train de l'Intercolonial qui approchait, selon ce que rapporte Le Soleil du 1er mars 1897. Une clôture lui bloquait la vue et assourdissait les cloches qui sonnaient l'alerte. Les deux filles eurent tout juste le temps de sauter de la voiture avant que la locomotive ne la heurte, emportant dans sa course le véhicule ainsi que le corps de monsieur Fafard, décédé au moment de l'impact. D'après un article du Quebec Daily Mercury, le corps fut coincé sous le train et plusieurs de ses membres, dont la tête et les mains, furent sectionnées. Ce qui restait du corps fut transporté au presbytère de Saint-Joseph de Lévis, dont le curé était le frère du défunt, et où le coroner Belleau fit son enquête. Louis-Auguste Fafard fut inhumé le 4 mars 1897 à Notre-Dame de Bon-Secours de L'Islet et l'acte de sépulture se lit comme suit : « décédé subitement accidentellement le premier du même mois en la paroisse de Notre-Dame de Lévis ».
Certains détails concernant l'accident sont encore à préciser ou sont divergents d'un article à l'autre. On dit, entre autres et selon le Quebec Daily Mercury, que monsieur Fafard était aux commandes d'une calèche tirée par un cheval et lorsque celui-ci aperçut le train, dans un élan de panique, il fonça droit vers la voie ferrée pour la traverser, traînant derrière lui la calèche et ses passagers. De plus, dans un article paru dans L'Événement, on peut lire que monsieur Fafard était accompagné, dans la voiture, d'Adine Fafard, de la servante du curé Fafard et de sa nièce. À la suite de cet événement tragique, Adine Fafard alla vivre momentanément chez son oncle, l'abbé Edouard Fafard de Saint-Joseph-de-Lévis.
Débuts en carrière
Ce drame n'empêcha pas Adine Fafard de poursuivre ses études et on put l'entendre, entre autres, aux côtés du baryton Joseph Saucier et d'un chœur dirigé par Arthur Paquet lors d'une soirée donnée pour l'inauguration du nouvel orgue Casavant de Saint-Sauveur, inauguré par Gustave et Henri Gagnon, Georges Hébert (Saint-Jean-Baptiste), Léonce Crépault (Saint-Roch) et Joseph-Alexandre Gilbert, invités par Arthur Bernier, organiste de la paroisse.
Le frère d'Adine Fafard, le futur sénateur Fernand Fafard, fut aussi chanteur amateur : il se fit notamment entendre dans le rôle-titre de La Chanson de Fortunio d'Offenbach au cours d'une séance dramatique donnée à l'occasion du 50e anniversaire du Collège de Lévis (inauguré le 15 septembre 1853 par l'abbé Joseph-David Déziel) à la Halle Notre-Dame à Lévis, avec un petit orchestre dirigé par W. Roy. Les festivités s'étalèrent du 22 au 24 juin 1903.
Le 4 août 1903, Adine Fafard épouse Elzéar N. P. Drolet (né en 1865, fils d'Isidore et de Rosalie Hamel-mariés à L'Ancienne-Lorette le 22 janvier 1856) à L'Islet. Elzéar Drolet était notaire et il résidait au 104, rue Saint-Jean. Une fois mariée, Adine Fafard se fait appeler Madame E. Drolet (ainsi qu'il apert au programme de la Société symphonique de Québec du 29 février 1904).
En mars 1904, elle reçoit une lettre de remerciements de M. Joseph Talbot pour un concert donné à la Société symphonique de Québec le 29 février et au cours duquel elle avait interprété l'air « Mon cœur s'ouvre à ta voix » de Samson et Dalila de Saint-Saëns et la Barcarolle de Jean-Théodore Radoux.
À peine un an plus tard, la jeune madame Drolet perd son mari, décédé le 7 octobre 1905 à l'âge de 40 ans et 10 mois et inhumé à l'Ancienne-Lorette le 10 octobre 1905. Monsieur Drolet n'eut pas la chance de connaître son fils Yvan, né le 19 février 1906 et baptisé le 20 dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste dans la ville de Québec. Le petit Yvan décède lui-même le 7 septembre 1906 à l'âge de 6 mois et 19 jours. Il est inhumé à l'Ancienne-Lorette le 9 septembre 1906. Après la mort de son mari, la jeune veuve adopte définitivement le nom d'Adine Fafard-Drolet.
Séjour à Paris
En 1907, à la suite de la mort rapprochée de son mari et de son fils, Adine Fafard-Drolet part pour l’Europe. N’ayant plus de lien significatif avec le Québec, elle décide de poursuivre ses études en France, tout d’abord à Paris, avec Jean-Baptiste Faure, Mathilde Marchesi et Mary Garnier, et plus tard à Lyon, à l’école Ciampi. Elle s'y fait remarquer en participant à plusieurs concerts, notamment, en janvier 1909, à la célébration du cinquantième anniversaire de l’Association Amicale des anciens élèves du Lycée Condorcet, fête où se trouvait, entre autres, un éminent critique de l’Académie française, Jules Claretie. Elle interpréta lors de concerts à Paris des airs de Gluck, de Verdi et de Gounod. De plus, au mois de mai de la même année, elle eut le privilège d'auditionner pour Jules Massenet : ayant conquis le compositeur, Mme Fafard se fit même offrir le rôle principal féminin, Dulcinée, dans Don Quichotte, opéra en cinq actes dont Massenet avait déjà entrepris la composition. Désireuse de rentrer dans son pays pour y fonder un conservatoire, la jeune artiste dut malheureusement y renoncer. On sait par ailleurs qu'elle chanta pour le roi d'Espagne, Alphonse XIII, au cours de ses deux années passées en France.
Retour au Québec
Adine Fafard-Drolet revient au Canada en 1909. Elle chante à l'Auditorium de Québec (actuel Théâtre Capitole de Québec) le premier octobre. S'ensuit une série de concerts en souvenir de « Françoise » (Robertine Barry) au Château Frontenac, au Ladies Musical Club de Québec, ainsi qu'à Old Orchard, New York, L'Islet, Montmagny, Fraserville (Rivière-du-Loup), Sherbrooke et Chicoutimi).
Conseillée par Ernest Gagnon, Mme Fafard-Drolet fonde ensuite une école de musique, le Conservatoire de Québec (aussi appelé Conservatoire de musique vocale et instrumentale ou, plus simplement, Conservatoire Fafard-Drolet), situé d'abord au 17, rue Sainte-Ursule. Ce dernier a pour devise : « Dieu, Art vocal et Patrie . Adine Fafard-Drolet y enseigne selon la méthode Marchési. Les cours y sont gratuits, grâce à une subvention que lui octroie annuellement le premier ministre Lomer Gouin et sont d'une durée de trois ans. Les élèves y apprennent la théorie musicale, le solfège, l'histoire de la musique, la pose de la voix, la phonétique, le piano, le violon, le violoncelle, l’harmonium. À la suite d'un séjour de la directrice à New York auprès de Sœur St-Augustin des religieuses de Jésus-marie, elle y ajoute le chant grégorien.
Le Conservatoire Fafard-Drolet aura plusieurs adresses. Il est d'abord situé au 17, rue Sainte-Ursule, puis de 1914 à 1919, il déménage au 35, rue d'Auteuil, à la salle Loyola. De 1919 à 1920, il est au 11, rue Haldimand . Il passe ensuite au 127, rue Sainte-Anne de 1920 à 1921, au 25 rue Mont-Carmel de 1921 à 1923 avant de se transporter au 113 rue Sainte-Anne. Il ferme ses portes en 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale.
En 1913, Adine Fafard-Drolet aurait effectué un second voyage à Paris. En 1922, elle est engagée par la Commission scolaire catholique de Québec pour enseigner le chant dans les écoles.
Mme Fafard-Drolet reçoit en 1928 la médaille d’argent du lieutenant-gouverneur du Québec, l’honorable Pérodeau (voir Narcisse Pérodeau), pour ses dix-sept ans de service dans son conservatoire. Divers événements soulignent le vingt-cinquième anniversaire de fondation de son conservatoire en 1936.
Adine Fafard-Drolet décède dans l'ancien Sanatorium Bégin, à Sainte-Germaine du Lac-Etchemin le 31 janvier 1963 à l'âge de 86 ans. Elle est inhumée au Cimetière Saint-Michel-de-Sillery .
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3 mai 1936 :
Le Front populaire remporte les élections législatives.
Deux ans plus tôt, les trois grands partis de gauche (parti communiste, le parti socialiste parti radical-socialiste) s'allient pour constituer le Front populaire.
Sa victoire soulève dans les classes populaires un espoir d'autant plus grand que le pays est tétanisé depuis plusieurs années déjà par la crise économique dérivée du krach de Wall Street de 1929.
À peine le gouvernement est-il installé que se multiplient dans tout le pays les grèves et les occupations d'usines, de chantiers et de magasins, dans l'espoir d'un renversement du système capitaliste.
Ces grèves sur le tas gagnent très vite l'ensemble du secteur privé et réunissent au total 2 millions de grévistes.
Fait notable : elles se déroulent de manière pacifique et dans l'allégresse et la joie.
Chacun croit à l'imminence d'une nouvelle révolution, qui pour s'en réjouir, qui pour s'en alarmer.
Le gouvernement restaure la paix sociale en signant avec les représentants patronaux et syndicaux les accords Matignon dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 .
Les accords prévoient des augmentations de salaires, l'élection de délégués ouvriers dans les usines, l'établissement de contrats collectifs et non plus individuels.
Le travail reprend peu à peu dans les entreprises.
Léon Blum mène tambour battant des réformes sociales spectaculaires : congés payés (11 juin 1936), semaine de 40 heures (12 juin 1936), réforme de la Banque de France (24 juillet 1936), nationalisation des principales usines d'armement (11 août 1936) et création d' un Office interprofessionnel du Blé (15 août 1936) pour maîtriser le cours des céréales.
Malheureusement, le chômage ne s'améliore pas.
La limitation à 40 heures de la durée hebdomadaire du travail se solde par une relance du chômage.
Léon Blum procède à une dévaluation du franc, qui donne un peu d'air à l'économie mais vient trop tard.
Le 13 février 1937, dans une allocution radiodiffusée, il se résigne à annoncer une «pause sociale». Les atermoiements du gouvernement face à la guerre civile espagnole achèvent de le discréditer et, dès le 21 juin 1937, le leader socialiste doit remettre sa démission.
Léon Blum est remplacé à la tête du gouvernement par le radical-socialiste Camille Chautemps. Celui-ci donne du mou à la législation sur la semaine de 40 heures en facilitant les heures supplémentaires.
Il poursuit par ailleurs les réformes en regroupant les compagnies privées de chemin de fer, gravement déficitaires, dans un monopole public, la SNCF.
Mais communistes et socialistes réclament l'application intégrale du programme du Front populaire et provoquent sa démission.
Léon Blum revient à la tête d'un gouvernement d'union nationale le 13 mars 1938 à un moment d'extrême tension internationale : l' annexion de l'Autriche par l'Allemagne (Anschluss).
Il remet sa démission moins d'un mois plus tard et le radical-socialiste Édouard Daladier accède à la Présidence du Conseil.
Il lui reviendra de signer les détestables accords de Munich puis de déclarer la guerre à l'Allemagne.
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2 mai 1922 :
Naissance de l'acteur et chanteur Serge Reggiani.
Sergio Reggiani est un acteur et un chanteur français d'origine italienne.
Né à Reggio d'Émilie (Émilie-Romagne), il est issu d'une famille modeste (son père, Ferruccio Reggiani, était associé coiffeur et sa mère était ouvrière)
Il arrive en France en 1930, à Yvetot.
Il suit d'abord les traces de son père comme apprenti coiffeur puis, après la lecture d'une petite annonce, s'inscrit au Conservatoire des arts cinématographiques à Paris, où la famille s'est installée entretemps.
Serge Reggiani prend des cours d'art dramatique en Belgique auprès de Léon Smet.
Il reçoit en 1938 le 1er prix de comédie à Paris, et s'inscrit en 1939 au Conservatoire national d'art dramatique.
En 1941, il commence sa carrière de comédien dans Le Loup-Garou de Roger Vitrac.
Il interprète ensuite Britannicus auprès de Jean Marais, puis joue dans Les Parents terribles de Jean Cocteau.
En 1943, sur le tournage du Carrefour des enfants perdus de Léo Joannon, il rencontre la comédienne Janine Darcey, qu'il épouse en 1945.
Ils ont deux enfants, Stéphan et Carine, à qui Serge Reggiani transmet la fibre artistique.
Ils divorcent en 1955.
Après la guerre, il apparaît très souvent au théâtre ou au cinéma : Les Portes de la nuit (1946), Casque d'Or (1952), où il rencontre Simone Signoret, qui restera toujours son amie, et qu'il retrouvera plus tard dans L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville.
Il est naturalisé français en 1948.
Il excelle dans des personnages troubles, comme dans Manon d'Henri-Georges Clouzot en 1948 et dans Marie-Octobre de Julien Duvivier en 1958.
En 1958, il se marie à la comédienne et metteur en scène Annie Noël.
Entre 1958 et 1963, ils auront ensemble trois enfants, Célia, qui deviendra pianiste, Simon, acteur et Maria, réalisatrice.
En 1962, Serge Reggiani incarne Maximilien Robespierre dans un feuilleton italien en 6 épisodes intitulé I Giacobini.
Le feuilleton est depuis considéré perdu.
À partir de 1964, Serge Reggiani s'oriente vers la chanson grâce à Jacques Canetti, qu'il a rencontré chez ses amis Simone Signoret et Yves Montand.
Jacques Canetti lui propose de participer à l'intégrale 100 chansons de Boris Vian et lui fait découvrir des chansons dont la plupart des textes sont inédits à l’exception du Déserteur.
Son premier disque Serge Reggiani chante Boris Vian sort en 1964, en pleine période yéyé, et connaît un succès très encourageant pour un interprète débutant dans la chanson.
Diffusée deux jours durant par RTL, la chanson Arthur, où t'as mis le corps ? fait l'objet d'un concours où les auditeurs doivent deviner l'interprète-mystère.
D'après Reggiani lui-même, seuls trois auditeurs ont trouvé la bonne réponse, alors que des milliers croyaient avoir reconnu Louis de Funès.
Au théâtre, sa performance dans Les Séquestrés d'Altona de Jean-Paul Sartre est particulièrement saluée.
En 1966 Barbara, séduite par son interprétation des chansons de Boris Vian, lui propose de faire la première partie de son tour de chant.
Il entre alors sans le vouloir en concurrence avec son fils Stéphan, qui tente de percer en tant que chanteur.
Les textes de Boris Vian séduisent la jeunesse de l'époque, en particulier la jeunesse « soixante-huitarde » pour son engagement à gauche.
Barbara l'aide à travailler sa voix et, en 1967, il enregistre avec Jacques Canetti un nouveau 33 tours Album N°2 Bobino.
Pour ce disque, Serge Reggiani précède certains titres par un poème mis en musique qui introduit le thème de la chanson.
Il y interprète, avec son timbre de baryton, Le Petit Garçon (chanson écrite à sa demande par Jean-Loup Dabadie), dont c'est la première chanson, ainsi que Le Déserteur et Quand j'aurai du vent dans mon crâne de Boris Vian, Les loups sont entrés dans Paris, Ma liberté et Sarah (deux chansons écrites par Georges Moustaki), Paris ma rose.
L'album connaît un succès foudroyant et lance définitivement le chanteur.
Dès lors, la carrière de Reggiani se joue sur deux tableaux : cinéma et chanson.
Il travaille aussi bien avec des compositeurs reconnus (Jacques Datin notamment) qu'avec de nouveaux auteurs dont certains deviendront célèbres : Pierre Tisserand, Serge Bourgois, Albert Vidalie, Georges Moustaki et Jean-Loup Dabadie (qu'il retrouvera de nouveau sur le tournage de Vincent, François, Paul... et les autres en 1974), ou encore Maxime Le Forestier et Serge Gainsbourg dans les années 1970.
Son fils Stéphan et sa femme, Annie Noël, écriront également pour lui.
Dans les années 1970, Claude Lemesle lui écrit de nombreux textes : Venise n'est pas en Italie, Le Souffleur et Le Barbier de Belleville.
Le parolier assure la direction artistique des derniers albums.
De jeunes paroliers, tels Philippe Sizaire, Jacques Roure ou Marilena Orlando écrivent pour lui dans les années 1990.
Reggiani chante également les mots de Didier Barbelivien.
Michel Legrand et Alain Goraguer ont aussi composé pour lui.
Il tourne deux polars à succès de Roger Pigaut : Comptes à rebours en 1970 et Trois Milliards sans ascenseur en 1972.
En 1973, après seize ans de vie commune, Serge Reggiani et Annie Noël divorcent.
Noëlle Adam, danseuse et actrice rencontrée en 1972, partage ensuite sa vie pendant plus de trente années.
Ils se marient en 2003, un an avant la mort de Serge.
En 1974, il incarne Paul dans le film choral de Claude Sautet Vincent, François, Paul... et les autres. En 1975 il tourne pour Claude Lelouch dans Le chat et la souris, un polar humoristique qui marque par ailleurs le retour à l'écran de Michèle Morgan après huit ans d'absence.
Il tient aussi un plus petit rôle dans le film suivant de Lelouch, Le Bon et les Méchants.
À la fin des années 1970, il se produit sur scène avec son fils Stéphan, puis avec sa fille Carine.
Un album est publié, mais la critique n'est pas tendre.
En 1980, à l'âge de trente-quatre ans, son fils Stéphan met fin à ses jours dans la maison de Mougins où il se trouve avec sa femme et sa grand-mère.
Bien qu'il ressente moins de goût pour la chanson Serge Reggiani, soutenu par ses amis, trouve dans le travail la force de lutter contre la dépression et l'alcoolisme pourtant présents.
Il continue ainsi de produire des albums qui bénéficient de la faveur du public et rencontre également un grand succès à l'Olympia en 1983 et 1989.
En 1986, il tourne dans L'Apiculteur de Theo Angelopoulos.
Au cours de la décennie 1990, il reprend goût à la vie et se produit sur de nombreuses scènes : le Palais des congrès, les Francofolies, l'Olympia.
Il sort un album par an dont 70 balais, puis un tous les deux ans.
Il peint également et expose ses œuvres.
Il tient en 1991 le premier rôle du film De force avec d'autres, réalisé par son fils Simon Reggiani.
En 1995, il participe au concert des Enfoirés.
Il se produit à Reggio d'Émilie, sa ville natale, puis encore à Paris à la fin des années 1990.
Le 22 juillet 2004, il meurt d’une crise cardiaque à l'âge de quatre-vingt-deux ans.
Il repose au cimetière du Montparnasse, auprès de ses parents et de son fils Stéphan Reggiani, et non loin des sépultures de Sophie Desmarets et de Maurice Pialat.
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2 mai 1869 : ouverture des Folies Bergère à Paris
Le théâtre des Folies Bergère est une salle de spectacles parisienne inaugurée le 2 mai 1869. Il est situé dans le 9e arrondissement de Paris.
En 1860, un grand magasin de literie est ouvert sur un ancien terrain qui appartenait à l'hôpital des Quinze-Vingts. Le 2 mai 1869, ce magasin ouvre une salle de spectacle sous le nom de « Folies Bergère». Le nom choisi fait référence aux folies, maisons de divertissement au xviiie siècle puis salles de spectacle, et au nom de la rue Bergère située non loin de la rue Richer. Cela explique l'absence de « s » à Bergère et permet d'avoir un nom comportant 13 lettres par superstition.
En 1912 a lieu la première apparition sur scène d'une femme totalement dénudée.
Le directeur, Paul Derval, note l'importance des plumes dans les costumes des danseuses : « Les plumes, c'est une responsabilité de poids qu'il ne faut pas prendre à la légère ».
En 1936, pour mener la revue En Super Folies, Derval fait revenir Joséphine Baker de New York, et demande à Michel Gyarmathy, un jeune hongrois tout fraîchement débarqué de son Balassagyarmat natal, d'en dessiner l'affiche.
En août 1974, Antonia Derval transmet ses pouvoirs à Hélène Martini, « l'impératrice de la nuit », qui, vingt-cinq ans auparavant, avait été « mannequin nu » aux Folies Bergère, après avoir été déportée en camp de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale.
En septembre 2011, le théâtre des Folies Bergère est racheté par Lagardère.
En 2012, Hélène Martini met en vente 6 000 costumes créés au music-hall entre 1974 et 2002.
En 2013, Lagardère SCA devient l'unique détenteur des Folies Bergère. La salle est désormais dirigée par Frédéric Jérôme, qui est également le directeur du Casino de Paris depuis 1989.
Le 6 janvier 2018 y est organisée une soirée en hommage à l'« esprit Charlie » et aux dessinateurs tués lors de l'attentat contre Charlie Hebdo en 2015.
En 2020, Lagardère met en vente les Folies Bergère ainsi que l'ensemble de ses activités spectacles, comprenant aussi le Casino de Paris et le Bataclan.
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Le 1er mai est le 121e jour, moins souvent le 122e, de l'année dite civile du calendrier grégorien ; il en reste ensuite 244.
Dans la tradition celtique, le 1er mai est le jour de la fête de Beltaine à laquelle les Celtes passaient de la saison sombre à la saison claire (le lendemain de la nuit de Walpurgis surtout « germanique » quant à elle -cf. 30 avril in fine-, voire du / à la place d'un 31 avril promu par les thuriféraires d'un nouveau calendrier peut-être plus universel).
Elle est ainsi en tout cas le pendant printanier opposé ou inversé à l'automnale Samain ou Halloween, juste six mois avant comme après (dans l'hémisphère nord terrestre).
Son équivalent était généralement le 12e jour du mois de floréal dans le calendrier républicain ou révolutionnaire français, officiellement dénommé jour du sainfoin (bien que l'éphémère muguet de saison reste le symbole le plus répandu de ce jour en tant que 1er mai.
C'est la journée internationale des travailleurs, fériée dans de nombreux pays (Autriche, France, Luxembourg, etc.) qui commémorent souvent, au travers de défilés, les luttes pour la journée de 8 heures et d'autres conquêtes de droits des travailleurs et de leurs syndicats (le massacre de Haymarket Square à Chicago (Illinois, États-Unis) en 1886 évoqué plus loin constitue une origine majeure de cette journée de lutte(s) puis de manifestations ou défilés et un élément majeur de l'histoire de la journée internationale des travailleurs chaque 1er mai).
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1er mai 1960 :
Un avion-espion est abattu au-dessus de l'URSS par les Soviétiques tandis qu'il survole l'Oural à 19 000 mètres d'altitude.
Le pilote, Francis Gary Powers (30 ans), a le temps de s'éjecter mais il est capturé par les agents du KGB.
Le secrétaire général du Parti communiste d'URSS, Nikita Khrouchtchev, est informé de l'incident pendant qu'il assiste au traditionnel défilé du 1er Mai sur la Place Rouge.
Il garde le secret pendant 5 jours et révèle la destruction de l'avion au cours d'un discours devant le Soviet Suprême.
Les Américains, sur la foi de leurs services secrets, croient que leur pilote est mort.
Ils prétextent un vol de routine mais, le 7 mai, Khrouchtchev rend publics la situation de son prisonnier et ses prétendus aveux.
Gary Powers était en service commandé de la CIA et non de l'armée américaine.
Il est condamné pour espionnage à dix ans de prison mais échangé dès 1962 contre un agent soviétique né en Angleterre, qui se fait appeler « Abel » et a été arrêté en 1957.
Mort dans un accident d'hélicoptère en 1977, le pilote recevra les honneurs militaires à titre posthume le 1er mai 2000.
Le vol de l'U-2 et l'échange des agents Abel et Powers ont inspiré au cinéaste Steven Spielberg un polar palpitant, Le pont des espions (2015).
FAE
Pour vous donner une petite idée, voici "quelques" films où apparaît D. Darieux :
" 1931 : Le Bal de Wilhelm Thiele : Antoinette
1931 : Coquecigrole d'André Berthomieu : Coquecigrole, l'orpheline
1932 : Le Coffret de laque de Jean Kemm : Henriette Stenay
1932 : Panurge de Michel Bernheim : Régine
1933 : Château de rêve de Géza von Bolváry et Henri-Georges Clouzot : Béatrix
1934 : Volga en flammes de Victor Tourjansky : Maria Ivanovna
1934 : Mauvaise Graine de Billy Wilder et Alexander Esway : Jeannette
1934 : Mon cœur t'appelle de Carmine Gallone et Serge Veber : Nicole Nadin
1934 : La crise est finie de Robert Siodmak : Nicole
1934 : L'Or dans la rue de Kurt Bernhardt : Gaby
1935 : Dédé de René Guissart : Denise
1935 : Le Contrôleur des wagons-lits de Richard Eichberg : Anne Bourguet
1935 : Quelle drôle de gosse de Léo Joannon : Lucie
1935 : J'aime toutes les femmes d'Henri Decoin et Carl Lamac : Danielle
1935 : Le Domino vert d'Herbert Selpin et Henri Decoin : Hélène et Marianne de Richmond
1936 : Mademoiselle Mozart d'Yvan Noé : Denise
1936 : Mayerling d'Anatole Litvak : Maria Vetsera
1936 : Tarass Boulba d'Alexis Granowsky : Marina
1936 : Club de femmes de Jacques Deval : Claire Rivier
1936 : Port-Arthur de Nicolas Farkas : Youki
1936 : Un mauvais garçon de Jean Boyer et Raoul Ploquin : Jacqueline Serval
1937 : Mademoiselle ma mère d'Henri Decoin : Jacqueline Letournel
1937 : Abus de confiance d'Henri Decoin : Lydia
1938 : La Coqueluche de Paris (The rage of Paris) d'Henry Koster : Nicole
1938 : Katia de Maurice Tourneur : Katia Dolgoronsky
1938 : Retour à l'aube d'Henri Decoin : Anita Ammer
1940 : Battement de cœur d'Henri Decoin : Arlette
1941 : Premier Rendez-vous d'Henri Decoin : Micheline Chevasse
1942 : Caprices de Léo Joannon : Lise
1942 : La Fausse Maîtresse d'André Cayatte : Lilian Rander
1946 : Adieu chérie de Raymond Bernard : Chérie
1946 : Au petit bonheur de Marcel L'Herbier : Martine Cavignol
1947 : Bethsabée de Léonide Moguy : Arabella Delvert
1948 : Ruy Blas de Pierre Billon : la reine d'Espagne
1949 : Jean de la Lune de Marcel Achard : Marceline
1949 : Occupe-toi d'Amélie de Claude Autant-Lara : Amélie
1950 : La Ronde de Max Ophüls : Emma Breitkopf, la femme mariée
1950 : Toselli (Romenzo d'amor) de Duilio Coletti : Luisa d'Asburgo-Lorena
1951 : Riche, jeune et jolie (Rich, young and pretty) de Norman Taurog : Marie Devaronne
1950 : La Maison Bonnadieu de Carlo Rim : Gabrielle Bonnadieu
1952 : La Vérité sur Bébé Donge d'Henri Decoin : Elisabeth « Bébé » Donge
1952 : Le Plaisir de Max Ophüls : Rosa, une pensionnaire dans le sketch La Maison Tellier
1952 : L'Affaire Cicéron (Five Fingers / Operation Cicéron) de Joseph Mankiewicz : la comtesse Anna Staviska
1952 : Adorables Créatures de Christian-Jaque : Christine
1953 : Madame de... de Max Ophüls : la comtesse Louise de...
1953 : Le Bon Dieu sans confession de Claude Autant-Lara : Janine Frejoul
1954 : Châteaux en Espagne (El torero) de René Wheeler : Geneviève Dupré
1954 : Escalier de service de Carlo Rim : Béatrice Berthier
1954 : Le Rouge et le Noir de Claude Autant-Lara : Madame de Rénal
1954 : Bonnes à tuer d'Henri Decoin : Constance « Poussy » Andrieux
1955 : Napoléon de Sacha Guitry : Eléonore Denuelle
1955 : L'Affaire des poisons d'Henri Decoin : Madame de Montespan
1955 : L'Amant de lady Chatterley de Marc Allégret : Constance Chatterley
1956 : Si Paris nous était conté de Sacha Guitry : Agnès Sorel
1956 : Alexandre le Grand (Alexander the great) de Robert Rossen : Olympias
1956 : Le Salaire du péché de Denys de La Patellière : Isabelle Lindstrom
1957 : Typhon sur Nagasaki d'Yves Ciampi : Françoise Fabre
1957 : Pot-Bouille de Julien Duvivier : Caroline Hédouin
1958 : Le Septième Ciel de Raymond Bernard : Brigitte de Lédouville
1958 : Le Désordre et la Nuit de Gilles Grangier : Thérèse Marken, la pharmacienne
1958 : La Vie à deux de Clément Duhour : Monique Lebeaut
1958 : Un drôle de dimanche de Marc Allégret : Catherine
1959 : Marie-Octobre de Julien Duvivier : Marie-Hélène Dumoulin, dite « Marie-Octobre »
1959 : Les Yeux de l'amour de Denys de La Patellière : Jeanne Moncatel
1960 : Meurtre en 45 tours d'Étienne Périer : Éve Faugères
1960 : L'Homme à femmes de Jacques-Gérard Cornu : Gabrielle/Françoise
1961 : Un si bel été (The greengage summer / Loss of innocence) de Lewis Gilbert : Madame Zisi
1961 : Vive Henri IV, vive l'amour de Claude Autant-Lara : Henriette d'Entragues
1961 : Les lions sont lâchés d'Henri Verneuil : Marie-Laure
1961 : Les Bras de la nuit de Jacques Guymont : Danielle Garnier
1962 : Le crime ne paie pas, un film à sketches inspiré des bandes dessinées de Paul Gordeaux, de Gérard Oury : Madame Marsais dans le sketch L'homme de l'avenue
1962 : Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier : Clarisse Ardan dans le sketch Tes père et mère honoreras
1963 : Landru de Claude Chabrol : Berthe Héon
1963 : Pourquoi Paris ? de Denys de La Patellière : la prostituée dans le café de Denis
1963 : Méfiez-vous, mesdames d'André Hunebelle : Hedwige
1963 : Du grabuge chez les veuves de Jacques Poitrenaud : Judith
1964 : Le Coup de grâce (Les temps héroïques) de Jean Cayrol et Claude Durand : Yolande
1964 : Patate de Robert Thomas : Édith Rollo
1965 : L'Or du duc de Jacques Baratier et Bernard Toublanc-Michel : Marie-Gabrielle
1967 : Le Dimanche de la vie de Jean Herman : Julia
1967 : Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy : Yvonne Garnier
1968 : L'Homme à la Buick de Gilles Grangier : Madame Delayrac
1968 : Vingt-quatre Heures de la vie d'une femme de Dominique Delouche : Alice
1968 : Les oiseaux vont mourir au Pérou de Romain Gary : Madame Fernande
1969 : La Maison de campagne de Jean Girault : Lorette Boiselier
1973 : Roses rouges et Piments verts, (No encontré rosas para mi madre) de Francisco Rovira Beleta : Teresa, la mère de Jaci
1975 : Divine de Dominique Delouche : Marion Renoir
1976 : L'Année sainte de Jean Girault : Christina
1979 : Le Cavaleur de Philippe de Broca : Suzanne Taylor
1982 : Une chambre en ville de Jacques Demy : Margot Langlois
1983 : En haut des marches de Paul Vecchiali : Françoise Canavaggia
1986 : Le Lieu du crime d'André Téchiné : la grand-mère
1986 : Corps et Biens de Benoît Jacquot : Madame Krantz
1988 : Quelques jours avec moi de Claude Sautet : Madame Pasquier, la mère de Martial
1989 : Bille en tête de Carlo Cotti : l'Arquebuse
1991 : Le Jour des rois de Marie-Claude Treilhou : Armande (100e film)
1992 : Les Mamies d'Annick Lanoë : Lolotte
2000 : Ça ira mieux demain de Jeanne Labrune : Éva
2002 : Huit Femmes de François Ozon : Mamie
2003 : La marquise est à Bicêtre de Paul Vecchiali
2004 : Une vie à t'attendre de Thierry Klifa : Émilie
2006 : Nouvelle Chance d'Anne Fontaine : Odette Saint-Gilles
2007 : L'Heure zéro de Pascal Thomas : Camille Tressilian
2010 : Pièce montée de Denys Granier-Deferre : Madeleine
1940 : Coup de foudre, film resté inachevé d'Henri Decoin"
FAE
Bonjour et beaucoup de bonheur à tous ! 😃
"Danielle Darrieux, née le 1ᵉʳ mai 1917 à Bordeaux et morte le 17 octobre 2017 à Bois-le-Roi, est une actrice et chanteuse française. Au cours d'une des plus longues carrières cinématographiques — 110 films sur huit décennies —, elle a traversé l’histoire du cinéma parlant de 1931 à 2010."