
Misterprof-
9 mai 1960 :
La pilule contraceptive est mise en vente libre dans les drugstores américains.
Symbole de la libération sexuelle de la femme, la pilule contraceptive mise au point par le docteur Pincus opère un basculement du rapport de forces entre les hommes et les femmes et fait partie des innovations majeures du XXème siècle.
Aux États-Unis, une première barrière tombe à la fin des années 1940 : la publication des rapports Kinsley bouleverse les moeurs de l'Amérique puritaine.
C'est le premier rapport scientifique sur les rapports sexuels.
Dès lors, les recherches s'accélèrent, notamment celles visant à maîtriser la fécondité.
Le docteur Gregory Goodwin Pincus (1903-1967), professeur diplômé de l'université d'Harvard, spécialiste des hormones, met au point un contraceptif oral en 1955.
Mais cette innovation n'aurait pas vu le jour sans l'intervention de deux femmes : l'infirmière et militante féministe Margaret Sanger, qui lui donne l'idée (elle fondera le Planning familial), et Katharine McCormick, suffragette et mécène qui contribue au financement du projet de recherche en levant près de deux millions de dollars.
Associant progestérone et oestrogène de synthèse, cette pilule, nommée Enovid, permet d'inhiber l'ovulation.
Testée à Porto Rico en 1956, elle connaît un franc succès même si son efficacité n'est pas encore totale, car elle ne bloque pas complètement l'ovulation et la dose d'hormones qu'elle contient est trop élevée.
Après quelques ajustements, sa commercialisation est autorisée aux États-Unis dès 1957.
Elle n'est d'abord délivrée qu'à des fins curatives, pour remédier aux dérèglements menstruels, jusqu'à ce que l'autorité américaine des médicaments, la Food and Drug Administration, autorise enfin sa mise sur le marché le 9 mai 1960.
Dès le début, toutefois, la pilule suscite des réticences inattendues de la part des femmes elles-mêmes.
Beaucoup s'émeuvent de l'obligation de s'astreindre à un traitement chimique pendant toute leur vie féconde.
Les féministes s'inquiètent aussi de ce que les hommes y voient une déculpabilisation du sexe et un accès sans limite au corps de la femme.
Ces craintes, plus d'un demi-siècle plus tard, demeurent prégnantes et expliquent le rejet de la pilule par une fraction importante des femmes au profit de méthodes contraceptives plus conventionnelles.
En France, c'est le 28 décembre 1967, avec la loi Neuwirth, que la pilule contraceptive est autorisée sur libre prescription.
En 1974, elle est remboursée par la Sécurité sociale, répondant ainsi au souhait formulé par Simone Veil devant l'Assemblée nationale le 29 juin 1974.
Capusa06
Lucie Coutaz (ou Coutaz-Repland), née le 9 mai 1899 à Grenoble et décédée le 16 mai 1982 à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), à l'origine assistante sociale, est la secrétaire de l'abbé Pierre de la Seconde Guerre mondiale jusqu'à sa mort.
Elle rencontre l'abbé Pierre en 1943 alors que ce dernier, résistant, recherche des faux papiers pour faire passer en Suisse des juifs ayant échappé aux rafles à Grenoble.
Lucie Coutaz est, comme l'abbé Pierre, enterrée dans le village d'Esteville, en Seine-Maritime (76), avec le premier compagnon d'Emmaüs.
Avant-guerre
En 1921, cette iséroise de 22 ans est guérie à Lourdes d'une paralysie due à un Mal de Pott dans les vertèbres qui durait depuis 5 ans. Sa guérison « miraculeuse » selon elle, n'a pas été reconnue officiellement, car, lorsqu'elle est revenue guérie, son médecin traitant de l'époque n'a pas voulu témoigner devant la commission chargée de l'enquête, qu'elle était condamnée.
Il lui avait dit alors qu'elle lui annonçait son intention de se rendre à Lourdes : «Ou vous revenez guérie ou vous mourrez en route ! ».
Elle a étudié la sténodactylographie (ce qui correspond plus ou moins à une formation de secrétaire). Elle fut ensuite secrétaire et reprit la direction des syndicats chrétiens de Grenoble, sa ville natale, grâce aux recommandations du Vicaire général de la ville. Elle prend aussi le rôle d'assistante sociale lors du début de la Seconde Guerre mondiale (1940-1945). Elle faisait partie de la congrégation de religieuses de Notre-Dame de Sion, engagées dans la vie laïque. Elle aura un rôle important dans la résistance. Par ailleurs la congrégation, contraire à son engagement, l'exclura de ce fait.
Résistance et après-Guerre
Grâce à sa participation importante dans la Résistance, Lucie recevra la croix de guerre avec citation (étoile de bronze) lors de la Libération. Elle sera ensuite sollicitée par l'Abbé Pierre, pour l'aider dans son projet Emmaüs et elle deviendra très vite cofondatrice du Mouvement Emmaüs et directrice (officieuse) de celui-ci dès 1954 avec l'Appel de l'Abbé Pierre.
Relation avec l'Abbé Pierre
C'est en 1943 que Henri Grouès, alias Abbé Pierre, rencontre Lucie. Il cherche des faux papiers pour faire passer en Suisse des Juifs venus frapper à la porte de son presbytère de Grenoble, au moment des rafles. Elle est déjà connue pour cela. Là, commence une collaboration qui durera jusqu'à la mort de Lucie en 1982 : après la guerre, elle sera recontactée par l'Abbé, d'abord comme secrétaire, lorsqu'il est élu comme député à la suite de sa série de conférences sur la Résistance, puis pour participer à son projet Emmaüs, qui vise à lutter contre la pauvreté.
Rôle dans le mouvement Emmaüs
En 1945, Lucie Coutaz accepte le rôle de secrétaire et de cofondatrice du mouvement Emmaüs proposé par l'Abbé Pierre. Elle s'occupera alors de l'administration du mouvement, tout en assistant l'Abbé dans toutes ses tâches. Elle fut un pilier très important pour l'organisation, mais aussi pour Henri Grouès.
Elle accompagne l'Abbé Pierre dans l'expansion internationale d'Emmaüs ou gère la maison pendant ses nombreuses absences. Une anecdote célèbre dans le mouvement Emmaüs témoigne de sa force de caractère : en l'absence de l'Abbé Pierre, il y avait eu un incendie dans la première communauté. Lorsqu'il rentre, il entend des compagnons rentrant d'avoir été boire un verre avec les pompiers : « La Coutaz, pour une emmerdeuse, c'est une emmerdeuse, mais pour un mec, c'est un mec !! » Et pourtant c'est son doux sourire qui reste à l'esprit de tous ceux qui l'ont connue.
Lors de l'Appel de février 1954 de l'Abbé Pierre, celui-ci a la volonté d'opérer un changement dans les mentalités et une sensibilisation de la population, face à la pauvreté des autres. Cette lutte lui tient très à cœur et c'est justement à ce moment-là qu'il commence à laisser de plus en plus de tâches importantes dans l'organisation du mouvement à Lucie Coutaz. Elle devra bientôt gérer l'organisation et l'administration complète des communautés et des centres d'hébergements que compte le mouvement Emmaüs ; elle a de plus en plus de responsabilités. L'abbé Pierre prend alors le rôle de directeur représentant, il est la figure du mouvement tandis que Lucie Coutaz prend la direction administrative de celui-ci et opère plus dans l'ombre.
Heureusement, de nombreux autres compagnons de route prendront des responsabilités, responsables de communautés, des camps de jeunes, d'Emmaüs International qui se fédèrent en 1969, d'Emmaüs Fraternité, centres d'accueil de jour dans les villes, de la Fondation Abbé Pierre pour le Logement.
Lucie Coutaz vouera sa vie à cette organisation et à l'Abbé Pierre. Elle est décédée dans l'appartement de l'Abbé Pierre, veillée par lui et son secrétaire et photographe, Roger Dick.
FAE
Bonjour et bonne fête à tous les chrétiens ! 😃
"L' Ascension vient du latin "ascensio", qui signifie "monter vers". Chez les Chrétiens, elle désigne l'élévation du Christ au ciel. Elle correspond donc à la dernière rencontre de Jésus avec ses disciples et au commencement de l'Église et de la "mission" de propagation de la foi catholique par les apôtres."
Capusa06
Sebastião Pombal
13 mai 1699 à Lisbonne (Portugal) - 8 mai 1782 à Pombal (Portugal)
Né Sebastião José de Carvalho e Melo (on écrit aussi Melho de Carvalho), le marquis de Pombal est l'un des grands «esprits éclairés» du Siècle des Lumières...
Un esprit éclairé sur les bords du Tage
Il participe au gouvernement du Portugal à l'avènement du roi Joseph 1er, en 1750, et devient Premier ministre après le tremblement de terre de Lisbonne. Il révèle alors ses talents d'organisateur et sa clairvoyance.
Pragmatique, il lance une enquête dans tout le pays sur les indices avant-coureurs du séisme. C'est la première fois que l'on tente une explication scientifique des tremblements de terre.
Le Premier ministre encourage autant que faire se peut l'industrie portugaise (notamment le commerce du vin de Porto). Il modernise surtout l'administration et bride la noblesse.
Il engage un bras de fer avec les Jésuites, auxquels il reproche leur monopole sur l'éducation. Ils sont finalement expulsés du pays sous le fallacieux prétexte d'avoir inspiré un attentat contre le roi.
Le Premier ministre n'en reste pas là. Il use de son pouvoir et de son argent pour contraindre le pape Clément XIV à supprimer la Compagnie de Jésus dans toute la chrétienté en 1773 (ce n'est sans doute pas ce qu'il a fait de mieux car les Jésuites étaient d'excellents pédagogues et, en Amérique latine, protégeaient les Indiens contre les colons).
À 70 ans, enfin, Carvalho e Melo est honoré par le roi du titre de marquis de Pombal, nom sous lequel il restera dans l'Histoire.
Misterprof-
8 mai 1947 :
Naissance de l'actrice Katia Tchenko.
Catherine Kraftschenko est une comédienne française d'origine ukrainienne.
Formée au Centre national d'art dramatique de la rue Blanche, au Conservatoire national supérieur de musique et de danse et au Ballet Russe d'Irina Grjebina, elle a tourné dans plus de quatre-vingts films au cinéma et à la télévision, a chanté et dansé dans des opérettes et comédies musicales à succès et interprété de nombreux rôles au théâtre.
Après avoir débuté à Paris dans la comédie musicale américaine Sweet Charity et dans des opérettes célèbres de Francis Lopez, et mené pendant plus d'un an la Revue des Folies Bergère, elle commence sa carrière au cinéma en 1967 dans J'ai tué Raspoutine de Robert Hossein et au théâtre en 1968 dans la comédie Que les hommes sont bêtes ! avec Suzy Delair.
Dans les années 1970 et 1980, elle apparaît dans des films à grand succès comme La Carapate ou Mon curé chez les nudistes, et joue dans des séries télévisées comme Demain l'amour et Vivement lundi !, ce qui lui vaut d'être l'une des fréquentes invitées de Jean-Pierre Foucault dans le jeu télévisé L'Académie des neuf.
Katia Tchenko a reçu le 13 juin 2005 les insignes de chevalier dans l’ordre national du Mérite des mains de Renaud Donnedieu de Vabres.
FAE
"Henry Dunant, de son prénom de naissance Jean-Henri, né le 8 mai 1828 à Genève et mort le 30 octobre 1910 à Heiden, est un homme d'affaires humaniste suisse, considéré comme le fondateur du mouvement de la Croix-Rouge internationale. Chrétien protestant, il est naturalisé français en avril 1859.
Pendant un voyage d'affaires en juin 1859, il se trouve à proximité de la ville italienne de Solférino et découvre les dégâts humains de la bataille qui s’y est déroulée. À partir de cette expérience, il écrit un livre intitulé Un souvenir de Solférino qu'il publie en 1862. Une année plus tard, il participe à Genève à la fondation du Comité international de secours aux militaires blessés, désigné dès 1876 sous le nom de Comité international de la Croix-Rouge. La première convention de Genève est ratifiée en 1864 et se réfère largement à ses propositions. Il obtient avec Frédéric Passy le premier prix Nobel de la paix en 1901."
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Le 8 mai est une date mémorable inscrite dans l’Histoire, mais savez-vous réellement ce qu’elle représente et pourquoi est-elle importante pour nous ? À cette date, en 1945, les représentants de l’Allemagne signèrent l’acte de capitulation à Berlin devant leurs homologues français, américains, britanniques et soviétiques. Le 8 mai marque la fin de la guerre en Europe, mais celle-ci se poursuit en Asie jusqu’à la capitulation du Japon en septembre."
Capusa06
Olympe de Gouges
7 mai 1748 à Montauban - 3 novembre 1793 à Paris
Née à Montauban, dans un ménage modeste, sous le nom de Marie Gouzes, la future Pasionaria de la Révolution française, précurseur du féminisme, est libérée du mariage par un veuvage précoce.
Montée à Paris, elle fréquente les milieux littéraires et multiplie les écrits (pièces, romans, libelles…).
En 1791, elle publie une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne où l'on peut lire : «La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune».
Au club des Jacobins, elle dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe. Mais elle s'oppose aussi à Robespierre, ce qui lui vaut de... monter à l'échafaud.
Personnage secondaire de la Révolution française, Olympe de Gouges a été redécouverte à la fin du XXe siècle par les mouvements féministes qui se l'ont appropriée, à juste titre d'ailleurs. Nul doute qu'elle aurait soutenu leurs combats pour l'égalité des droits entre les sexes.
Libre de moeurs, libre de pensée
Portrait de Madame Aubry, future Olympe de Gouges, (1784, aquarelle, musée Carnavalet) (7 mai 1748, Montauban - 3 novembre 1793, Paris)Née en mai 1748 dans un ménage modeste de Montauban sous le nom de Marie Gouzes, elle se marie à seize ans. Veuve et mère deux ans plus tard, elle se remet sans attendre en ménage avec un entrepreneur qu'elle suit à Paris.
À vingt ans, tandis que le règne de Louis XV arrive sur sa fin, la jeune provinciale entame une nouvelle vie, libre de toute contrainte... mais avec tout de même le soutien financier de son compagnon.
Reniant ses origines quercynoises, elle prend le nom de scène Olympe de Gouges et fréquente assidûment les écrivains et intellectuels qui gravitent autour du duc d'Orléans.
Quant arrive la trentaine, elle s'offre divers amants dont l'écrivain François Sébastien Mercier, auteur du Tableau de Paris, et écrit des pièces de théâtre et des romans qui fleurent bon les sentiments compassionnels à la mode. Mais son ton et ses idées ne tardent pas à mûrir...
En 1785, elle publie pour le Théâtre-Français une violente dénonciation de l'esclavage. En 1788, elle récidive avec ses Réflexions sur les hommes nègres, qui lui valent d'être accueillie par les abolitionnistes dans la Société des Amis des Noirs.
En 1786, elle écrit aussi une suite au Mariage de Figaro de Beaumarchais dans laquelle elle dénonce le mariage forcé des filles et plaide pour l'émancipation féminine.
Femme et révolutionnaire
Quand survient la Révolution française, en 1789, Olympe de Gouges, déjà quadragénaire, redouble d'activité et multiplie brochures et libelles dans lesquels elle réclame avant toute chose l'égalité des droits entre tous les citoyens sans distinction de sexe, de couleur ou de revenu. Elle plaide aussi pour le droit au divorce (elle sera exaucée dès le 20 septembre 1792).
Olympe de Gouges brave la bienséance révolutionnaire en publiant une parodie de l'auguste Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen sous l'intitulé : Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, avec une dédicace à la reine Marie-Antoinette, où l'on peut lire : « La femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » (article 10).
En matière institutionnelle, Olympe s'en tient toutefois au souhait d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise et restera jusqu'à la mort attachée à la royauté.
Sous la Convention, après la chute de celle-ci, elle milite au club des Jacobins. Elle y dénonce la peine de mort et revendique le droit de vote sans distinction de sexe... Hostile à la Terreur et proche des Girondins, elle est arrêtée sur ordre de Robespierre et guillotinée le 3 novembre 1793. « Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » lance-t-elle avant de mourir.