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30 mars 1349 :
L'héritier du roi de France devient le Dauphin.
Le 30 mars 1349, Jean II le Bon. remet le Dauphiné, région alpine qui s'étend autour de Vienne et Grenoble, à son fils Charles (futur Charles V).
Du coup, Charles prend le titre de dauphin du Viennois, qui était celui des comtes du Dauphiné depuis 1192.
À sa suite, jusqu'au XIXe siècle, tous les héritiers du royaume de France porteront ce titre et seront appelés «Dauphin».
L'origine du nom "Dauphiné" demeure obscure.
On peut seulement noter que deux dauphins figurent sur les armoiries du comté.
Peut-être une allusion à une légende locale ?
Peut-être aussi le nom vient-il du prénom Dolfin, en usage au nord de l'Angleterre, qui aurait été donné au XIIe siècle par la comtesse Mahaut, d'origine anglaise, à son fils aîné.
Au Moyen Âge, c'est une terre d'Empire dont le comte doit rendre hommage à son suzerain, l'empereur d'Allemagne.
Au milieu du XIVe siècle, le Dauphin Humbert II de Viennois se voit endetté et désespéré à la suite de la mort de son fils unique.
Son voisin le comte de Savoie menace également de s'emparer de ses terres.
Faute de mieux, le Dauphin décide de vendre ses États au fils du roi de France Philippe VI de Valois.
L'acquisition du Dauphiné constitue le premier agrandissement du royaume depuis l'avènement de la dynastie capétienne, 350 plus tôt.
De nombreux autres suivront par le mariage, par l'épée ou la diplomatie, jusqu'à l'acquisition de Nice et la Savoie en 1860.
La transaction est conclue pour la coquette somme de 120 000 florins et signée au château de Vincennes le 23 avril 1343.
Après quo, Humbert II, bien qu'âgé de seulement 29 ans, s'enferme dans un couvent de dominicains.
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Paul Verlaine, né le 30 mars 1844 à Metz et mort le 8 janvier 1896 à Paris, est un écrivain et poète français. Il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens, en 1866, à 22 ans. Il épouse en 1870 Mathilde Mauté. Le couple aura un enfant, Georges Verlaine."
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29 mars 1971 :
Naissance de l'acteur Alexandre Brasseur.
Alexandre Espinasse, dit Alexandre Brasseur, est le fils de l'acteur Claude Brasseur et de Michèle Cambon et le petit - fils de Pierre Brasseur et Odette Joyeux.
Après avoir suivi les cours de l'école du cirque d'Annie Fratellini, il joue dans plusieurs films tels que entre 1992 et 2004, des téléfilms entre 1994 et 2008, des séries télévisées entre 1997 et 2013 (notamment Maigret, Les Thibault, Alice Nevers : le juge est une femme, u Commissaire Magellan).
Il a également interprété, entre 1995 et 2008, des pièces de théatre telles que 1995 Viens chez moi j'habite chez une copine de Didier Kaminka et Luis Rego, mise en scène de Jean-Luc Moreau, au Théâtre Rive Gauche (1995), Crime et châtiment de Fiodor Dostoïevski, mise en scène Jean-Claude Idée, au Théâtre Mouffetard (1996), ou Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand, mise en scène Jérôme Savary, au Théâtre national de Chaillot (1997)
E 2007, il reçoit le Prix Raimu de la révélation théâtrale.
Capusa06
Yaoya Oshichi (八百屋お七, littéralement « Oshichi marchande de fruits et légumes »?), née vers 1667 et exécutée sur le bûcher à l'âge de 16 ans le 29 mars 1683 est la fille d'un marchand de fruits et légumes résidant à Edo, dans le quartier de Hongō. Elle tente de provoquer un incendie pour retrouver un garçon qu'elle aime. Malgré son jeune âge mais parce qu'elle a dépassé 15 ans, elle subit le châtiment réservé aux incendiaires.
Histoire
Oshichi est la fille d'un agriculteur nommé Tarobei qui vend ses produits dans la rue, d'où son surnom de « Yaoya » (« marchand de fruits et légumes », équivalent d'un « marchand des quatre-saisons »). Elle réside à Edo, dans le quartier de Hongō. C'est alors un endroit très animé. Oshichi est une jolie jeune fille, qui aide sa mère en confectionnant des vêtements et en effectuant de petites courses.
Edo est alors une ville sujette aux incendies : on en dénombre pas moins de 96 à cette époque. En décembre 1682, pendant l'ère Tenna, un grand incendie ravage la ville. Beaucoup de familles quittent leur maison pour se réfugier dans des temples. La famille Yaoya trouve asile au temple Enjō-ji, où Oshichi rencontre un jeune garçon qui y travaille, Ikuta Shōnosuke (ou Saemon). Elle en tombe amoureuse. Redoutant de s'en séparer, elle imagine d'allumer un incendie aussi grave que le précédent, qui lui permettrait de ne pas quitter Ikuta et de s'enfuir avec lui. Elle exécute son projet mais est très vite capturée.
À l'époque, en application de la loi du talion, la peine réservée à un incendiaire est d'être brûlé vif. Seules les adolescents âgés de moins de seize ans peuvent obtenir une grâce. Or Oshichi a dépassé cet âge. Le juge le sait mais il fait preuve de pitié, tant Oshichi semble innocente et effrayée. Il lui demande : « Vous avez quinze ans, n'est-ce-pas ? ». Elle répond en avoir seize. Le juge lui repose la question. Mais Oshichi, qui ne comprend pas la raison de cette insistance, réitère naïvement sa réponse. Elle ne laisse alors pas d'autre choix au magistrat que de la condamner. Conduite au lieu d'exécution de Suzugamori, elle périt brûlée vive.
Dans la culture populaire
Trois ans après sa mort, l'écrivain Ihara Saikaku décrit l'affaire dans son livre Kōshoku Gonin Onna (« Cinq femmes qui aimaient l'amour »). Vingt ans plus tard, le dramaturge Ki no Kaion prend de grandes libertés avec l'histoire et réalise une pièce de bunraku (marionnettes) intitulée Yaoya Ohichi. En 1773, trois dramaturges, Suga Sensuke, Matsuda Wakichi et Wakatake Fuemi, modifient la pièce de Ki no Kaion pour réaliser Date musume koi no higanoko. Dans ces deux versions, Oshichi ne provoque pas d'incendie. Pendant une nuit de neige, elle grimpe dans une tour de guet et fait sonner une cloche pour sauver la vie de son amoureux, qu'elle ne peut atteindre à cause du couvre-feu nocturne. Faire sonner indûment une cloche est alors puni de mort. Oshichi choisit de faire face à son destin. Dans la pièce de marionnettes, Oshichi est représentée non pas comme la fille impétueuse et stupide que dépeignent les chroniques mais comme une âme noble, dont le dévouement sauve la vie de celui qu'elle aime. D'autres dramaturges s'inspirent d'Oshichi pour réaliser des pièces, comme Tamenaga Tarobei avec Junshoku Edo Murasaki et Tsuruya Nanboku avec Katakiuchi Yagura daiko. Plus récemment, en 1973, elle est l'un des principaux personnages du manga Kyōjin Kankei (狂人関係, Folles passions) de Kazuo Kamimura aux côtés du peintre Hokusai, bien qu'ils n'aient pas été contemporains.
Capusa06
Comenius, né Jan Amos Komenský le 28 mars 1592 à Uherský Brod en margraviat de Moravie et mort le 15 novembre 1670 à Amsterdam (Pays-Bas), est un philosophe, grammairien et pédagogue morave.
Membre du mouvement protestant des Frères tchèques, il s'occupa toute sa vie de perfectionner les méthodes d'instruction.
Biographie
Son père était un maître-meunier extrêmement religieux, suivant les doctrines de Jean Hus. Devenu orphelin à douze ans, il intègre à seize ans l'école latine de Přerov où ses professeurs remarquent des aptitudes prometteuses et le protègent. Il s'inscrit en 1611 à l'université calviniste de Herborn en Allemagne où, sous l'influence des théologiens Johann Piscator et Johann Heinrich Alsted, il s'initie au millénarisme (attente d'un royaume millénaire parfait sur terre). Il soutient en 1612 sa thèse Problemata miscellanea sous la direction de Heinrich Gutberleth. Sa formation philosophique est bien plus marquée par l'étude de la Bible que par l'étude de penseurs hétérodoxes. En 1613, il s'inscrit à la faculté de théologie de l'université de Heidelberg.
En 1614, il retourne en Moravie où l’Unité des frères de Bohême (hussites) lui confie la direction de l'école de Přerov. Devenu pasteur en 1616, il se voit confier en 1618 la très importante paroisse de Fulnek. Cette même année, il épouse Madeleine Vizovská, de qui il a deux enfants. En 1621, au début de la guerre de Trente Ans, les troupes espagnoles prennent la ville de Fulnek et mettent à prix la vie de son pasteur, Comenius. Celui-ci s'enfuit dans les forêts avoisinantes, abandonnant son épouse alors enceinte et son fils. Il écrit pour sa femme un traité de consolation intitulé Réflexions sur la perfection chrétienne. Madeleine et ses deux enfants meurent de la peste sans avoir revu Comenius. Ayant perdu en quelques mois son pays, sa paroisse, ses travaux et sa famille, il est condamné à l’éternel exil et voyage dans une grande partie de l'Europe.
En 1624, il se remarie avec la fille du pasteur Cyrille, Dorothée. En 1628, il s'établit à Leszno en Pologne. À partir de 1630, il commence à s'intéresser à la pédagogie. Il enseigne le latin à Lissa où il publie son Pansophiae prodromus (1630) et son Janua linguarum reserata (1631), ouvrage qui sera traduit en douze langues européennes ainsi qu'en arabe, en persan et en turc. Il devient un personnage extrêmement en vue, écouté par les catholiques comme par les protestants. En 1638, il est invité par la Suède à dresser un plan d'aménagement des écoles du pays. En 1641, il se rend en Angleterre, où le Parlement l'invite à participer à une commission de réforme de l'éducation, mais le projet n'a pas de suite en raison des troubles politiques qui secouent alors le pays. Le cardinal de Richelieu l'invite – sans succès – en France. Il s'établit un temps en Angleterre, puis en Suède dont il réforma les écoles, sur l'invitation de Louis De Geer. On lui fait même la proposition d'aller diriger dans le Nouveau Monde l'école de Harvard, dans la colonie puritaine du Massachusetts.
De 1651 à 1654, invité par le prince hongrois Sigismund Rákóczi, il réside à Sárospatak, où il tente de mettre en place ses idées pédagogiques.
Espérant la défaite des forces catholiques et de la Maison d'Autriche, il prête foi aux prophéties du tanneur Christophe Kotterus, de Nicolaus Drabicius et de la jeune Christina Poniatovia, une hallucinée de 16 ans qu'il considéra comme sa propre fille. Il recueille leurs prophéties dans Lux in tenebris (1657), dont il envoie un exemplaire à Louis XIV pour l'inviter à se joindre à sa campagne contre les ennemis de Dieu.
Il perd sa deuxième épouse et se marie une troisième fois. À Leszno, en Pologne, à la suite d'une attaque des catholiques polonais, Comenius perd sa bibliothèque et tous ses travaux des vingt années précédentes. En 1656, la Hollande, si généreuse envers les réfugiés de l'époque, l'accueille et la ville d'Amsterdam, où il meurt 14 ans plus tard, lui verse une pension de 800 florins. Comenius est enterré non loin de cette ville à Naarden.
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28 mars 1939
Entrée des franquistes à Madrid
Le 28 mars 1939, les nationalistes espagnols font le défilé de la victoire devant leur chef, le « caudillo », Francesco Franco, un général de 46 ans.
C'est la fin d'une guerre civile de trois ans qui aura coûté à l'Espagne 400 000 morts et autant d'exilés. C'est aussi la fin de la « République démocratique des travailleurs de toutes classes », née en 1931.
Hitler et Mussolini avaient soutenu la rébellion « nationaliste » tandis que les gouvernements démocrates de Londres et Paris avaient évité d'intervenir officiellement, se contentant de fournir des armes au gouvernement légitime.
Amère victoire
Le caudillo Franco au défilé de la victoireComme si la guerre n'avait pas fait assez de mal, Franco va multiplier les exécutions sommaires.
La répression fera presque autant de victimes que les combats eux-mêmes !
Le « caudillo » va instaurer en Espagne un régime autoritaire semblable à celui de Mussolini, en Italie, mais avec une présence encore plus marquée de la hiérarchie catholique.
Invoquant l'épuisement de son pays, le dictateur se tiendra à l'écart de la Seconde guerre mondiale.
Il renverra Hitler sans façon quand celui-ci viendra lui demander la permission de traverser son pays pour enlever Gibraltar aux Anglais. Il se contentera d'envoyer quelques troupes combattre les « hordes soviétiques ».
Cette réserve vaudra au franquisme de survivre à l'effondrement de l'Axe Berlin-Rome mais au prix d'un long isolement diplomatique.
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28 mars 1976 :
La France passe à l'heure d'été.
Cette décision remonte au 19 septembre 1975, date à laquelle un décret a introduit l'heure d'été en France, à la suite du choc pétrolier qui a conduit à une explosion de la facture énergétique.
Mais, contrairement à ce qui a été dit à l'époque et largement relayé par les médias, la France n'était pas le premier pays à appliquer cette mesure.
En Avril 1974, j'étais en vacances à Torremolinos, près de Malaga, et les horloges Espagnoles avaient été avancées d'une heure.
Capusa06
Claude Bourgelat, né le 27 mars 1712 à Lyon et mort le 3 janvier 1779 à Paris, est un écuyer et vétérinaire français.
Bourgelat est le précurseur de l’institutionnalisation de l'enseignement vétérinaire, à travers la fondation des deux premières écoles vétérinaires du monde, qu'il a impulsées à Lyon en 1761, puis à Maisons-Alfort en 1765. On peut également le regarder comme le fondateur de l’hippiatrique en France.
Biographie
Le père de Claude Bourgelat est un riche commerçant qui partage ses activités entre Lyon, où son élection à l'échevinage le fait accéder à la noblesse, et Livourne en Italie. Après son décès en 1719, Claude voit l’aisance matérielle s’amenuiser et l’ambiance familiale se dégrader au fil des procès autour de l’héritage.
Bourgelat démarre donc sa vie d'adulte avec très peu de moyens. Entre 1724 et 1729, il sert dans la troupe des mousquetaires. Puis, on le retrouve à Lyon où il tient un cabinet d'avocat de 1733 à 1740. Il plaide des affaires pour la haute bourgeoisie et la noblesse lyonnaise. Les relations qu'il se crée alors dans cette sphère du pouvoir local lui serviront pour la réalisation de ses ambitions professionnelles.
Le fondateur des sciences vétérinaires
Le 29 juillet 1740, Bourgelat obtient le brevet « d’écuyer du roi tenant l’Académie d’équitation de Lyon ». Il occupe cette fonction de 1740 à 1765. Dès 1744, il publie son premier ouvrage Le Nouveau Newcastle. Ce traité d'équitation qui présente une nouvelle approche de l’art équestre lui vaut une notoriété considérable dans l'Europe entière.
À l'occasion de la rédaction de ce livre, Bourgelat remarque des anomalies dans les descriptions antérieures de la biomécanique du cheval. Il les attribue à des erreurs dans les connaissances anatomiques de l'époque. Il décide alors de se consacrer à des recherches dans ce domaine et réclame, pour ce faire, la collaboration des chirurgiens humains exerçant à l'hôtel-Dieu. Claude Pouteau et Jean-Baptiste Charmetton, professeurs au collège de chirurgie de Lyon répondent avec intérêt et enthousiasme à sa demande. À la faveur de cette collaboration avec les médecins de l'homme, l'Écuyer a trois révélations :
la différence entre la démarche empirique et le raisonnement scientifique,
la similitude entre la « machine humaine et la machine animale »,
l'opportunité de créer le métier de « médecin des animaux ».
Ainsi, Bourgelat se transforme en auteur scientifique. En 1750, il publie le tome I des Éléments d’hippiatrique. La conception du plan de cet ouvrage englobe toutes les notions d’anatomie, de physiologie, de pathologie, d’hygiène, de thérapeutique voire de zootechnie y compris la visite d’achat du cheval. L’auteur les aborde avec un esprit qui fait appel à l’expérience, à l’observation, au raisonnement, à l’analyse et à la déduction. Il s’agit d’une méthode novatrice qui repousse résolument l’empirisme et ses recettes.
En 1752, Bourgelat est nommé correspondant de l’Académie des sciences de Paris. C’est la reconnaissance de sa valeur scientifique et de sa qualité de savant du siècle des Lumières. Ami de d’Alembert, il est choisi comme collaborateur de l’Encyclopédie pour y rédiger les articles se rapportant au cheval. Il écrit plus de la moitié du contenu de l’Encyclopédie en matière d'équitation, de médecine et de chirurgie vétérinaire.
L'arrivée à Lyon en 1754 d'Henri Léonard Bertin est une providence pour Bourgelat. Ce jeune haut fonctionnaire vient y exercer les fonctions d'intendant de la Généralité, on dirait aujourd'hui préfet de région. Les deux hommes se lient rapidement d'une profonde amitié qui survivra au départ de Bertin pour la capitale lorsqu'il est nommé trois ans plus tard lieutenant général de police. Très vite admis à la Cour, il poursuivra sa brillante carrière en devenant contrôleur général des finances en 1763. Mais il n'attend pas cette haute promotion pour réussir à convaincre le roi Louis XV de l'intérêt, pour l'économie rurale du royaume, de créer une profession qui pourrait lutter contre les épizooties affectant le bétail.
Par arrêt du Conseil du Roi en date du 4 août 1761, l'autorisation est donnée à Bourgelat d'ouvrir une école vétérinaire dans les faubourgs de Lyon « … où l’on enseignera publiquement les principes et la méthode de guérir les maladies des bestiaux, ce qui procurera insensiblement à l’agriculture du Royaume les moyens de pourvoir à la conservation du bétail dans les lieux où cette épidémie désole les campagnes… ». C’est en effet le 4 août 1761 que Claude Bourgelat, directeur de l’académie d’équitation de Lyon, obtient du roi Louis XV l’autorisation et les moyens de créer, grâce à l’appui de son ami Henri-Léonard Bertin, alors Contrôleur Général des Finances, « une École où l’on enseignerait publiquement les principes et les méthodes de guérir les maladies des bestiaux ». Installée dans un ancien relais de poste dit le « Logis de l'Abondance » situé dans le quartier de la Guillotière, l'École accueille son premier élève le 13 février 1762. L’établissement fut élevé en 1764 au rang d’École Royale Vétérinaire et poursuivit son essor sur ce site jusqu’en 1796 quand, devenue trop exiguë et insalubre, elle fut transférée dans le quartier de Vaise sur les quais de Saône, dans l’ancien couvent des Deux-Amants. Elle fut transférée à Marcy-l'Étoile à la fin du xxe siècle.
Bertin veut aussi une École à Paris et souhaite en confier la direction à Bourgelat. Le 1er juin 1764, un arrêt royal nomme Bourgelat directeur et inspecteur général de l’École royale vétérinaire de Lyon et de toutes les écoles vétérinaires établies ou à établir dans le Royaume. Il s'installe à Paris fin juin 1765. À la fin de l’été 1766, l'École est ouverte au château d’Alfort, domaine qui est toujours son siège à ce jour.
La création de l’école nationale vétérinaire de Lyon, suivie quatre ans plus tard de celle d’Alfort a un retentissement dans toute l’Europe. Dès leur fondation, Bourgelat accepte des élèves venus de Suisse, d’Angleterre, de Suède, du Danemark, des états germaniques, d’Italie. De retour dans leurs pays, ces élèves font l’éloge des écoles françaises ainsi que celle de leur fondateur qu’ils considèrent comme le créateur de l’Art vétérinaire. Très vite, les disciples du Maître fondent à leur tour des écoles dans toutes le grandes villes d'Europe. Certaines ont eu une vie brève mais la plupart existent encore. Durant la deuxième moitié du xviiie siècle, quatorze écoles vétérinaires ont ainsi vu le jour en Europe.
Claude Bourgelat apparaît donc comme le fondateur incontesté de l'enseignement et, par là-même, de la profession vétérinaire en leur offrant en outre quatre racines patrimoniales et fondamentales :
la démarche scientifique,
la préoccupation économique,
la dimension comparative,
l'approche éthique.
Claude Bourgelat dirigea vingt-cinq ans l'académie d'équitation de Lyon. Il publia en 1744 Le Nouveau Newcastle, œuvre très personnelle malgré son titre, qui est remplie de bons principes
Sépulture
Le 3 janvier 1779, Claude Bourgelat meurt à Paris, rue Saint-Louis, au 80 de l'actuelle rue de Turenne dans la paroisse Saint-Gervais. Malgré tout, l'emplacement des restes de Bourgelat reste un mystère notoire deux cents ans après sa mort. Ses funérailles furent probablement célébrées en l’église Saint-Gervais, On peut dans ce cas supposer qu'il fut enterré à St Gervais ou au cimetière St Marcel .
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27 mars 1924 :
Naissance de la chanteuse Sarah Vaughan.
Sarah Lois Vaughan est une chanteuse de jazz américaine considérée, avec Ella Fitzgerald, Nina Simone et Billie Holiday, comme l'une des quatre plus grandes chanteuses de jazz de l'histoire.
Née dans une famille aussi religieuse que musicienne, elle apprend le chant et l'harmonium dans un contexte religieux, au sein de l'Église baptiste.
Elle garde la double spécialité chant et piano, jouant du piano dans l'orchestre de son école et chantant dans les chœurs à l'église.
Elle se consacre au chant lorsqu'elle gagne le concours d'amateurs du Théâtre Apollo à Harlem, dix ans après Ella Fitzgerald qui vient la féliciter.
Elle rejoint l'orchestre d'Earl Hines puis l'orchestre moderniste, qui introduit le bebop dans la musique de big band, de Billy Eckstine.
Elle est notamment influencée par Charlie Parker et Dizzy Gillespie, alors membres de l'orchestre.
En décembre 1944, elle enregistre sous son nom une version de A Night in Tunisia avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie.
En 1949, elle signe chez le label Columbia et y enregistre abondamment.
Dans les années cinquante, elle alterne des faces plutôt commerciales avec grand orchestre pour Mercury et des faces accompagnée par de petites formations, comme celle de l'album With Clifford Brown (1954).
En 1958, elle enregistre avec l'orchestre de Count Basie, No Count Sarah.
Dans les années 1960, sa voix perd légèrement en virtuosité mais gagne en profondeur comme le prouve sa performance au Tivoli de Copenhague en 1963 ou celle au Monterey Jazz Festival en 1971 publiée en 20071.
Elle enregistre au cours de ces années avec des orchestres symphoniques.
En 1982 elle enregistre pour Pablo Records un album très personnel.
Afin de maitriser toutes les étapes dans la création de cet album elle endosse le rôle de producteur, choisissant les musiciens, les chansons, les arrangements mais également la pochette et le titre de son album : Crazy and Mixed Up.
À partir de 1982, les enregistrements et concerts se font plus rares.
Elle meurt le 3 avril 1990 à Hidden Hills (Californie) d'un cancer du poumon, à l'âge de 66 ans.
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26 mars 1921 :
Naissance de Jacques Bodoin, artiste de music-hall, humoriste et parolier français, particulièrement connu comme créateur du personnage de « Philibert, cancre notoire » et pour avoir doublé plusieurs personnages du Manège enchanté, notamment le chien Pollux.
Il est issu d'une famille de coiffeurs.
En 1927 ses parents, ainsi que son oncle et sa tante, ouvrent un salon à Tournon-sur-Rhône (Ardèche),
Il est élève de l'école communale du Quai Farconnet, puis fait ses études secondaires au lycée de la ville.
Il est reçu au baccalauréat en 1939, et envisage de faire des études de médecine, projet interrompu par le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale le 3 septembre 1939.
Pendant la période de l'Occupation et du régime de Vichy, il monte des spectacles de théâtre avec des amis de Tournon.
Passé dans la Résistance, il termine la guerre dans les rangs des tirailleurs marocains.
Il apprend à chanter avec le vocaliste Louis Liébard chez Les Compagnons de la musique (futurs Compagnons de la chanson) dont il a fait la connaissance à Lyon et avec lesquels il débutera au music-hall.
Mais il quitte le groupe six mois plus tard, au moment où ses membres s'apprêtent à poursuivre leur carrière au côté d'Édith Piaf.
Fin 1945, Jacques Bodoin devient chansonnier au Petit Casino à Paris en interprétant Les bourgeois de Calais.
Il prend alors le pseudonyme de « Jacques Parthenay », un autre imitateur exerçant sous le nom de Georges Bodoin.
En 1947, Alibert l'embauche au théâtre des Deux Ânes, où il joue jusque dans les années 1980.
En 1953, immobilisé un moment par un accident de la route, il est recruté par Gilbert Cesbron pour Radio Luxembourg, antenne sur laquelle il crée le personnage de Philibert, qui lui donne une grande notoriété.
Dans les années 1960, Jacques Bodoin s'installe à Méréville (Essonne).
Il participe à la vie locale, notamment en acceptant d'organiser plusieurs rétrospectives costumées.
Il s'installe ensuite à Dieulefit (Drôme).
Il épouse l'actrice Micheline Dax en 1960.
Ils ont une fille, Véronique Bodoin, devenue elle aussi comédienne et animatrice de télévision.
Ils divorcent à la fin des années 1960.
Il a eu par la suite une autre fille, Marie, avec sa deuxième épouse Michèle.
Aux côtés d'Annie Fratellini, il présente une émission de télévision pour la jeunesse (Le bœuf, l'âne et leurs amis) l'après-midi du 24 décembre 1966 sur la première chaîne ; émission réalisée, comme souvent dans les années 1960, par Jean Nohain, André Leclerc et Gabrielle Sainderichin.
À partir de 1970, il anime une émission quotidienne de deux heures sur Europe 1 Avec le sourire de Jacques Bodoin.
Il meurt le 8 mars 2019 à Dieulefit, à l'âge de 97 ans.
Il est inhumé dans le caveau familial au cimetière communal.
Capusa06
Eileen Alice Soper, née le 26 mars 1905 à Enfield, dans le Middlesex, et morte le 18 mars 1990 (à 84 ans), est une graveuse et illustratrice anglaise. Elle a notamment illustré la version originale de la série Le Club des Cinq (The Famous Five).
Biographie
Eileen Soper naît en 1905 dans la municipalité d'Enfield (Middlesex), fille de l'artiste illustrateur George Soper (en). Eileen passe toute sa vie dans la maison qu'a construite son père à Harmer Green, Welwyn, dans la campagne du Hertfordshire, à partir de 1908.
Elle fréquente l'école de filles de Hitchin (en) et est formée artistiquement principalement par son père.
Carrière
Eileen Soper est remarquée rapidement, et deux de ses gravures ont été exposées à la Royal Academy of Arts de Londres à l'âge de 15 ans, après qu'elle a présenté trois gravures lors d'une exposition organisée par l'International Society of Printmakers en Californie.
Elle a réalisé environ 180 gravures, principalement des enfants en train de jouer, jusqu'au début des années 1930. La reine Mary achète deux de ses gravures, dont Flying Swings en 1924. Son œuvre bénéficie d'un bon accueil public et est exposé au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Elle collabore avec l'écrivaine Enid Blyton, notamment pour tous les livres du Club des cinq. Elle publie également ses propres livres pour enfants dans les années 1940, ainsi qu'un recueil de poèmes.
À partir des années 1950, elle travaille principalement sur ses illustrations de la faune autour de sa maison de Welwyn.
Dernières années
Eileen et sa sœur aînée, l'artiste Eva, héritent de la maison après la mort de leur père en 1942 et y vivent jusqu'à tomber malade à peu près à la même époque, et meurent toutes les deux en 1990.
