

ANCOLIE67
L'assassinat de Sadi Carnot, président de la République française en exercice, a lieu à Lyon le 24 juin 1894, à quelques mois de la fin de son mandat et à la suite de l'adoption des deux premières « lois scélérates » visant le mouvement anarchiste français.
Évènement déterminant de l'histoire de l'anarchisme en France, cet attentat a pour conséquence l'adoption par la Chambre des députés de la dernière et de la plus marquante des « lois scélérates » interdisant tout type de propagande anarchiste en France. Le texte sera abrogé en 1992.
Sadi Carnot, né le 11 août 1837 à Limoges, est le fils de Lazare Hippolyte Carnot, le petit-fils de Lazare Carnot (surnommé « le Grand Carnot »), le neveu du physicien Sadi Carnot, le frère de Marie-Adolphe Carnot et le père d'Ernest Carnot. Il est haut fonctionnaire de carrière et a assumé de nombreuses charges politiques et gouvernementales : député de la Côte-d'Or, préfet de la Seine-Inférieure, puis sous-secrétaire d'État aux Travaux, il fut nommé ministre des Travaux publics, puis des Finances. À la suite de la démission de Jules Grévy, mis en cause dans le scandale des décorations, Sadi Carnot devance Jules Ferry au premier tour de l'élection présidentielle de 1887, puis l'emporte au second tour, le 3 décembre 1887, face au général Félix Gustave Saussier.
Montée de l’anarchisme
Dans un contexte d'agitation syndicale et anarchiste caractérisée par la stratégie dite de « propagande par le fait » (une partie des lois relatives à la liberté individuelle et aux délits de presse visant à réprimer cette agitation, qualifiées de lois scélérates par l'opposition socialiste, venaient d'être votées), Sadi Carnot, président de la République depuis 1887, est particulièrement haï dans les rangs anarchistes. Il est l'une des cibles principales du mouvement anarchiste : il avait refusé de gracier Ravachol, Auguste Vaillant, guillotiné le 5 février 1894 pour l'attentat de la Chambre des députés du 9 décembre 1893, et Émile Henry[1].
À Lyon, plusieurs attentats d’anarchistes ont eu lieu quelques années avant l’assassinat de Sadi Carnot, conduisant notamment au « procès des 66 ».
Le Président Carnot avait déjà été visé par deux attentats :
le 5 mai 1889, alors qu'il se rend à Versailles pour fêter le centenaire des états généraux de 1789, un magasinier de la Marine, Jean-Nicolas Perrin, tire une fois ; Perrin souhaitait protester contre sa mutation au Sénégal (des six cartouches du revolver, trois — dont celle tirée — contenaient de la poudre sans balle, les trois autres des balles mais pas de poudre) ;
le 14 juillet 1890, l'inventeur Martial Jacobs, pour protester d'avoir été spolié de certaines de ses inventions, tire en l'air (encore des balles à blanc) au passage du président avenue de Marigny.
alors que Sadi Carnot salue une foule compacte et vient de faire écarter un cavalier lui gênant la vue, la voiture présidentielle s'engage rue de la République. C’est à ce moment que l’anarchiste italien Sante Geronimo Caserio monte sur le marche-pieds et blesse le président en le frappant au foie à l'aide d'un couteau au manche bombé présentant une lame damasquinée de 16,5 centimètres[6]. Le président s'effondre en arrière sur le siège, portant la main à sa blessure et prononçant « Je suis blessé ».
Caserio laisse tomber son arme et part en criant « Vive l'anarchie ! »[5]. Peu après, il est immobilisé et arrêté par les badauds et les gendarmes. Le député Gaston Doumergue, futur président de la République, est témoin de la scène.
Bien que très symbolique, la mort de Sadi Carnot ne remet pas en question la stabilité des institutions républicaines, confortées par les échecs du projet de Troisième Restauration et du boulangisme[9]. Les quatre jours suivant l'attentat sont le théâtre d'exactions contre la communauté italienne de Lyon. Les maisons, magasins et commerces des ressortissants italiens sont incendiés et pillés (les voleurs s'intéressent en particulier aux produits de luxe tels que le chocolat)[10] ; des Italiens sont violentés. L'armée quadrille les rues à partir du 26 juin jusqu'au 5 juillet pour contenir les émeutes, et protège le consulat[10]. 1 300 personnes sont arrêtées, 348 sont jugées en correctionnelle et de nombreuses peines de prison, allant jusqu'à trois mois ferme, sont prononcées[10]. Les dégâts matériels seront mal indemnisés, et ce cinq ans après les faits. Le consulat italien de Grenoble est également mis à sac[10].
Le bilan humain est de trois morts : un policier, deux émeutiers mais aucun Italien. En revanche des milliers d'Italiens quittent la région lyonnaise dès le début des émeutes ; on compte également au moins un suicide d'Italien directement lié aux troubles, un marchand de légumes ruiné par les dégâts subis par son magasin[10].
Vote des lois scélérates
L'assassinat commis par Caserio entraîne le vote par le Parlement de la dernière et de la plus marquante des lois dites « scélérates » visant les anarchistes, dont le but est de compléter l'arsenal répressif contre les menées anarchistes, qui sont privés de tout type de communication. Ce texte sera abrogé en 1992.

lyvi
delphinium29 a écrit :
C'est arrivé un 24 juin ...........
1859 : la bataille qui a donné naissance à la Croix-Rouge
Le 24 juin 1859, les armées française et autrichienne s’affrontent à Solférino, en Italie du Nord. Napoléon III mène personnellement ses troupes aux côtés du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II. En une seule journée, plus de 40 000 soldats tombent, morts ou blessés, sur un champ de bataille de moins de 15 kilomètres.
Un homme d’affaires suisse, Henry Dunant, se trouve par hasard dans la région. Ce qu’il découvre le soir même le hantera toute sa vie : des milliers de blessés agonisent sans
Un homme d’affaires suisse, Henry Dunant, se trouve par hasard dans la région. Ce qu’il découvre le soir même le hantera toute sa vie : des milliers de blessés agonisent sans aucun secours, abandonnés sur le terrain. Il organise lui-même les premiers soins avec des habitants du village voisin de Castiglione.
De retour en Suisse, Dunant écrit Un souvenir de Solférino, un livre qui bouleverse l’Europe. Son plaidoyer aboutit en 1863 à la fondation du Comité international de la Croix-Rouge, puis à la première Convention de Genève en 1864. Dunant recevra le tout premier prix Nobel de la paix en 1901. Sans ce 24 juin sanglant, le droit humanitaire moderne n’existerait peut-être pas.
Merci de nous le rappeler 🙏
delphinium29
C'est arrivé un 24 juin ...........
1859 : la bataille qui a donné naissance à la Croix-Rouge
Le 24 juin 1859, les armées française et autrichienne s’affrontent à Solférino, en Italie du Nord. Napoléon III mène personnellement ses troupes aux côtés du roi de Sardaigne Victor-Emmanuel II. En une seule journée, plus de 40 000 soldats tombent, morts ou blessés, sur un champ de bataille de moins de 15 kilomètres.
Un homme d’affaires suisse, Henry Dunant, se trouve par hasard dans la région. Ce qu’il découvre le soir même le hantera toute sa vie : des milliers de blessés agonisent sans
Un homme d’affaires suisse, Henry Dunant, se trouve par hasard dans la région. Ce qu’il découvre le soir même le hantera toute sa vie : des milliers de blessés agonisent sans aucun secours, abandonnés sur le terrain. Il organise lui-même les premiers soins avec des habitants du village voisin de Castiglione.
De retour en Suisse, Dunant écrit Un souvenir de Solférino, un livre qui bouleverse l’Europe. Son plaidoyer aboutit en 1863 à la fondation du Comité international de la Croix-Rouge, puis à la première Convention de Genève en 1864. Dunant recevra le tout premier prix Nobel de la paix en 1901. Sans ce 24 juin sanglant, le droit humanitaire moderne n’existerait peut-être pas.

lyvi
Le 24 juin, dans la plupart des régions de France, la fête de la Saint-Jean illumine l’été avec ses grands bûchers qui célèbrent le solstice d'été 🔥🥵🥵🥵
À Vouneuil sur Vienne, à une vingtaine de kms de Poitiers, c'est "la Jouannée" ou "Johannée"
https://www.vouneuil-sur-vienne.fr/page/fete-st-jean
La Constitution du 24 juin 1793
Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen
Le peuple français, convaincu que l'oubli et le mépris des droits naturels de l'homme, sont les seules causes des malheurs du monde, a résolu d'exposer dans une déclaration solennelle, ces droits sacrés et inaliénables, afin que tous les citoyens pouvant comparer sans cesse les actes du gouvernement avec le but de toute institution sociale, ne se laissent jamais opprimer, avilir par la tyrannie ; afin que le peuple ait toujours devant les yeux les bases de sa liberté et de son bonheur ; le magistrat la règle de ses devoirs ; le législateur l'objet de sa mission. En conséquence, il proclame, en présence de l'Etre suprême, la déclaration suivante des droits de l'homme et du citoyen.
35 Articles
https://www.conseil-constitutionnel.fr/les-constitutions-dans-l-histoire/constitution-du-24-juin-1793
Misterprof-
24 juin 1947 :
Premières « soucoupes volantes » au-dessus de la Terre.
Au milieu de l'après-midi, un jeune pilote américain, Kenneth Arnold (32 ans), vole à bord de son monomoteur aux alentours du mont Rainier, (État de Washington) quand, tout à coup, il aperçoit un éclair lumineux puis discerne neuf objets volants non identifiés sillonnant brièvement le ciel à très grande vitesse.
Troublé, il pense à des engins soviétiques car l'on est alors en pleine « guerre froide ».
Il en parle à ses amis de l'aéroport de Seattle puis au FBI.
Faute d'être cru, il raconte son histoire au journal local en décrivant les objets « comme une soucoupe que vous feriez ricocher sur l'eau ».
Les journalistes s'en ouvrent à l'agence Associated Press et dès lors, les médias du monde entier s'emparent de l'affaire et, débordant les propos du pilote, ne parlent plus que de « soucoupes volantes » et d'extraterrestres.
L'imagination du public s'enflamme et bientôt les visions se multiplient.
delphinium29
Cest arrive un 23 juin ..................
Le 23 juin 1912 naît à Londres Alan Turing, l’homme sans qui tu ne lirais probablement pas cet article sur un écran. Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce mathématicien de Cambridge conçoit une machine capable de déchiffrer les messages codés par Enigma, le système de cryptage de la marine allemande.
Selon les historiens, son travail à Bletchley Park a raccourci la guerre d’au moins deux ans et sauvé environ 14 millions de vies. Ses travaux sur la « machine universelle » posent aussi les bases théoriques de l’ordinateur moderne, bien avant que le mot « informatique » n’existe.
Pourtant, en 1952, Turing est poursuivi par la justice britannique pour « indécence manifeste » — autrement dit, pour son homosexualité. Condamné à la castration chimique, il se suicide le 7 juin 1954 en croquant une pomme imbibée de cyanure. Il faudra attendre 2013 pour que la reine Elizabeth II lui accorde un pardon royal posthume.
Le 23 juin 1972, dans la cité de La Castellane, quartier nord de Marseille, naît Zinédine Yazid Zidane. Fils de parents algériens kabyles, il grandit dans un HLM et tape ses premiers ballons sur le bitume entre les barres d’immeubles.
Repéré à 14 ans par l’AS Cannes, il quitte Marseille sans jamais y avoir joué en professionnel. La suite, tu la connais : Bordeaux, la Juventus, le Real Madrid, deux buts en finale de Coupe du monde 1998, un coup de tête en 2006 qui hantera la mémoire collective pendant des décennies.
Ce que l’on sait moins, c’est que Zidane n’avait techniquement aucun pied dominant. Aussi à l’aise du gauche que du droit, il représentait selon Arsène Wenger « le joueur le plus complet jamais vu sur un terrain ». Né le même jour qu’Alan Turing, deux génies dans des univers radicalement différents.
FAE
Bonjour à tous !
Merci pour vos intéressantes participations.
Largement relayée par les médias cette semaine, la journée d'hier, était consacrée au don d'organes.
"Chaque année, le 22 juin marque la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs. Cette journée est un moment clé pour sensibiliser le grand public et encourager chacun à faire part de sa position à ses proches. En tant que professionnels de santé de proximité, les pharmaciens jouent un rôle essentiel."
Misterprof-
23 juin 1894 :
Renaissance des Jeux Olympiques.
Dans l'Antiquité, les Jeux Olympiques constituaient une occasion de réunir les Grecs tous les quatre ans autour de grandes compétitions pacifiques.
Ils avaient disparu au IVe siècle de notre ère, après plus de mille ans d'existence, mais leur souvenir était resté très vif au sein de la jeunesse occidentale, pétrie de culture classique.
Et c'est à un jeune homme de bonne famille, le baron Pierre de Coubertin, qu'est revenue l'idée de les ressusciter en leur donnant une dimension planétaire.
Sous son impulsion, les délégués de neuf pays (Belgique, France, Royaume-Uni, Grèce, Italie, Russie, Espagne, Suède et États-Unis) se réunissent à la Sorbonne et fondent le Comité International Olympique (CIO).
De ce jour date la naissance des Jeux Olympiques de l'ère moderne, dont la première édition se tiendra deux ans plus tard à Athènes, du 6 au 15 avril 1896.
Né à Paris dans une famille bourgeoise, catholique et monarchiste, Pierre de Coubertin est prédestiné au métier des armes mais lui préfère la pédagogie.
Proche du christianisme social illustré par Frédéric Le Play, il se forme à l'institut libre des sciences politiques.
Sportif, il pratique la boxe, l'équitation, l'aviron et l'escrime.
C' est en Angleterre qu'Il découvre la place du sport dans les études et la formation des élites, et il en est émerveillé.
Il en tire un projet de rénovation du système français d'enseignement, la Réforme sociale, avec l'idée que le sport contribue à l'épanouissement de la personnalité et à la formation du caractère ce qui, à l'époque, n' allait pas alors de soi.
Beaucoup de médecins et d'enseignants s'y opposèrent même, au nom de la santé et de la discipline.
Dès le 25 novembre 1892, alors qu'il n'est âgé de 29 ans, Pierre de Coubertin avance, dans une première conférence à la Sorbonne, l'idée d'« internationaliser le sport ».
Il porte son projet à bout de bras, jusqu'à la création officielle du CIO, qui se donne pour mission de recréer les jeux antiques en évitant les excès du professionnalisme qui avaient gâté ces jeux sur leur fin.
Mais cette idée s'est imposée avec difficulté si on en juge par la sortie du film Les Fous du stade, avec les Charlots, en 1972 ou par la polémique autour de la 3e médaille d'or du Français Jean-Claude Killy lors des jeux de Grenoble de 1968.
L'épreuve du slalom, disputée dans un épais brouillard, est rocambolesque avec la disqualification de l'Autrichien Karl Schranz qui, gêné par un officiel, est autorisé à recourir, à titre « provisionnel », et emporte l'épreuve.
Mais le jury réexamine sa première tentative et le déclasse pour avoir manqué 2 portes avant d'avoir été gêné.
Mais le doute persiste, car un célèbre magazine hebdomadaire français d' actualités et d' images avait publié, la veille de l'épreuve, des photos de Jean-Claude Killy arborant ses 3 médailles d'or.

lyvi
LE 23 JUIN
La Journée olympique internationale a été instituée par le Comité international olympique (CIO) en 1948 pour commémorer le 23 juin 1894, date de la fondation du CIO par Pierre de Coubertin à Paris.
Elle est célébrée par des événements sportifs et des programmes de sensibilisation dans plus de 160 pays.
La Journée internationale des veuves a été proclamée par l'Assemblée générale des Nations Unies en 2010 afin d'attirer l'attention sur les plus de 259 millions de veuves dans le monde, dont beaucoup sont victimes de discriminations juridiques, financières et sociales qui les privent de leurs biens, de leur héritage et de leurs droits civiques.
La Journée internationale des femmes ingénieures a été créée par la Women's Engineering Society au Royaume-Uni en 2014 afin de promouvoir les femmes ingénieures et d'encourager les jeunes filles à s'orienter vers les carrières scientifiques, technologiques, d'ingénierie et mathématiques (STEM).
Misterprof-
22 juin 1986 :
Maradona venge l'Argentine;
C'est l'un des buts les plus célèbres de toute l'histoire du football, et il a été marqué de la main par Diego Maradona.
Encore aujourd'hui, de nombreux Anglais tremblent d'indignation lorsqu'on leur rappelle ce quart de finale de la Coupe du Monde mexicaine.
À la 51e minute, le génial numéro 10 argentin, trop court pour atteindre une balle haute, frappe la balle du poing et lobe le gardien anglais Peter Shilton.
L'arbitre, n'ayant rien vu, valide le but à la grande fureur des Anglais.
Cinq minutes plus tard, le même Maradona marque un des plus authentiquement extraordinaires buts de l'histoire de cette compétition, en passant en revue toute l'aile gauche anglaise avant d'aller tromper le gardien et assurer la qualification de son équipe (2-1).
Le capitaine anglais, Gary Lineker, dira par la suite : « Quand Diego nous a mis le deuxième but, j'ai eu envie d'applaudir ».
Le même Maradona mènera ensuite son équipe jusqu'à la victoire finale, mais c'est ce match qui reste dans toutes les mémoires, tant ses implications politiques dépassaient le cadre sportif.
Lorsque, après le match, le buteur déclare avoir marqué « un peu par la main de Dieu », il transforme cette partie en une affaire politique.
En effet, pour les Argentins, cette victoire était une revanche, insuffisante, certes, mais ô combien symbolique, sur les Anglais haïs depuis qu'ils avaient remporté la guerre des Malouines.
« La main de Dieu » est dans ce contexte la version moderne du « jugement de Dieu » que constituaient les batailles rangées au Moyen Âge, elle vient justifier leur bon droit.
En revanche, elle confirme tous les préjugés des Anglais sur les Latins tricheurs (l'invasion des Malouines n'avait pas été précédée d'une déclaration de guerre) et malhonnêtes.
Les débats pour savoir si Maradona doit s'excuser ou non continueront sans doute longtemps.
FAE
"Étienne Aignan, né le 9 avril 1773 à Beaugency et mort le 21 juin 1824 à Paris, est un haut fonctionnaire français, traducteur, poète, écrivain et journaliste royaliste, membre de l’Académie française. Ses nombreuses traductions et ses poésies sont estimées, contrairement à ses créations de dramaturge et librettiste."

lyvi
21 juin 1824 :
Mort du littérateur et académicien Étienne Aignan
S’attirant quelques épigrammes par ses larcins en littérature qui lui valurent le surnom de Cosaque de l’Institut, celui qui montra dès sa jeunesse un goût prononcé pour la poésie ne dut la vie sauve qu’à la chute de Robespierre, puis s’essaya au théâtre et aux brochures politiques
Dans ce dernier discours, prononcé dans la cathédrale d’Orléans, il évoque les offices catholiques auxquels il assista dans son enfance, et rapporte qu’il fut
« frappé de l’affluence variée d’hommes chamarrés de toute sorte et qui, malgré leur puérile vanité, étalaient tous la livrée honteuse de la servitude. »
Il avait à peine vingt ans quand il cédait à ce fâcheux entraînement, et ses actions étant peu d’accord avec ce langage, sa modération réelle le rendit bientôt suspect : il fut incarcéré, conduit à Paris, et enfermé à la Conciergerie. La mort de Robespierre vint le soustraire à une condamnation certaine
« Adieu cher Aignan ! adieu pour toujours : homme excellent, vertueux citoyen, écrivain courageux dont l’avenir conservera les nobles vestiges ! Adieu, toi qui précèdes ceux qui devaient te précéder ; s’ils te survivent, c’est pour pleurer sur ta cendre, et pour protéger ta renommée. »
Misterprof-
21 juin 1908 :
Manifestation des « suffragettes ».
Environ 250 000 « suffragettes » manifestent de façon quelque peu agitée à Hyde Park.
Malgré leur détermination et leur nombre, les manifestantes ne réussissent pas à faire avancer leur revendication : le droit de vote pour les femmes britanniques et européennes.
Elles n'arriveront à leur fin, par étapes, qu'après la première guerre mondiale.
Après des débuts laborieux, le combat pour le droit de vote féminin avait pris un tour spectaculaire avec la création, en 1903, du mouvement des « suffragettes » par une mère de cinq enfants, Emmeline Pankhurst (45 ans).
C'est qu'à la différence de la Ligue suffragiste de Millicent Fawcett, qui préconise des actions conventionnelles, dans une stricte légalité, la Women's Social and Political Union (WSPU) d'Emmeline Pankhurst et de sa fille Christabel prône le recours à des actions violentes contre les biens et les propriétés.
La WSPU réunit 5 000 militantes actives, issues de tous les milieux sociaux, ainsi qu'un certain nombre de sympathisants masculins.
Il bénéficie d'un vif courant de sympathie et de ressources financières importantes, ce qui lui permet d'organiser des marches massives comme le Women's Sunday du 21 juin 1908.
Mais ses actions se font de plus en plus violentes, tout autant que la répression policière.
Le 8 juin 1913, au Derby d'Epson, Emily Davison se jette sous les sabots du cheval du roi George V et meurt de ses blessures.
Le drame, filmé par la presse internationale, a un retentissement planétaire et nul n'ignore plus le mouvement.
Il faut toutefois attendre la fin de la Première Guerre mondiale pour que les « suffragettes » obtiennent enfin une demi-victoire, le 28 décembre 1918, avec l'octroi du droit de vote aux femmes de plus de 30 ans.
En France, c'est par une ordonnance du Comité français de la Libération nationale à Alger, datant du 21 avril 1944, que les femmes obtiennent officiellement le droit de vote et d’éligibilité.
Le Général de Gaulle, à l'initiative de cette ordonnance, voulait ainsi rendre hommage aux résistantes Françaises dont l'action avait été exemplaire.