
Capusa06
Guillaume le Pieux, parfois nommé Guillaume Ier d'Aquitaine par les généalogistes de l'époque moderne mort le 28 juin 918 à Lyon ; inhumé à Brioude le 6 juillet 918), est marquis de Gothie, duc d'Aquitaine, comte d'Auvergne, de Bourges, de Mâcon, du Limousin et de Lyon, et abbé laïque de Saint-Julien-de-Brioude de 893 à 918.
Biographie
Guillaume était le fils de Bernard Plantevelue, comte d'Auvergne et de son épouse Ermengarde; il succéda à son père en 886.
Il passe à la postérité avec le surnom de « Pieux » du fait de son attachement à la chose spirituelle. Par exemple, dans la charte fondatrice de l'abbaye de Cluny, il fait préciser de nombreuses clauses comminatoires religieuses pour quiconque ne respecterait pas la charte.
Il était maître de l'Auvergne et du Limousin par son père, et duc d'Aquitaine. Ses biens s'étendaient de la Bourgogne au Toulousain en passant par l'Autunois, le Mâconnais, le Lyonnais, le Berry, l'Auvergne, le Velay, le Gévaudan, la Gothie (actuel Languedoc).
Avant 898, il épousa Engelberge ou Ingelberge, fille du roi de Bourgogne-Provence Boson de Vienne et d'Ermengarde, elle-même fille unique de l'empereur Louis II le Jeune.
Engelberge donne probablement naissance à des filles, et à un fils, Boson mais qui ne pourra pas succéder à Guillaume d'Aquitaine.
En 901, il est pourvu du duché de Lyon. Il y donne plusieurs chartes dont l'une en 913 au profit des églises Saint-Just et Saint-Irénée.
Il fonda l'abbaye de Cluny le 11 septembre 909, et y nomma Bernon de Baume comme abbé. Cette fondation est en plusieurs aspects exceptionnelle puisque Guillaume donne sans réserve des terres et des villae (grands domaines agricoles) à l'abbaye qui jouit ainsi d'une grande autonomie. L'abbaye de Cluny n'a ainsi pour seul supérieur que le pape auquel elle doit verser un cens tous les cinq ans. On notera que l'abbaye est ainsi protégée de l'influence du duc d'Aquitaine, du roi des Francs et de l'épiscopat local. En échange, l'abbaye doit pratiquer une oraison perpétuelle pour Guillaume le Pieux et ses proches (donation pro anima). Il reçut Odon de Cluny pour son apprentissage de la chevalerie à treize ans en sa cour.
Guillaume le Pieux fait le don de la villa Magenciacum (Moissat-Bas, en Basse-Auvergne) aux moines de l'abbaye Saint-Lomer de Blois en 912 pour y fonder un prieuré. Une bulle du pape Jean X confirme ce don en 914.
Guillaume le Pieux est considéré par l'historiographie comme un « prince territorial ». Il exerce des prérogatives régaliennes (celles du princeps médiéval), comme la nomination des comtes et est très largement autonome par rapport au roi. Par ailleurs, les rois Eudes puis Charles III reconnaissent l'hérédité de ses charges, chose encore non systématique à l'époque .
Il mourut le 28 juin 918 et fut inhumé en la basilique Saint-Julien de Brioude le 6 juillet suivant près des tombes du martyr saint Julien et de l'empereur d'Occident Avitus.
Lui succèderont brièvement comme ducs d'Aquitaine ses deux neveux, fils de sa sœur Adélinda d'Aquitaine et d'Acfred Ier : Guillaume II le Jeune (918-926) et Acfred (926-927). Ces derniers ne laissent pas d'héritiers, et après eux, pendant plusieurs années, a lieu une véritable « guerre de succession » au duché d'Aquitaine, entre la maison de Poitiers, où ils avaient choisi comme successeur leur cousin éloigné Ebles Manzer, et la maison de Toulouse.
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27 juin 1955 :
Naissance de l'actrice Isabelle Adjani.
Elle est la fille de Mohammed Chérif Adjani (1923-1983), français d'origine algérienne, engagé à l'âge de seize ans dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, et d'une mère allemande, d'origine bavaroise, Augusta Emma Schweinberger (1919-2007), dite Gusti, morte en février 2007.
Elle grandit dans une HLM de Gennevilliers, auprès de son père garagiste, de sa mère qui fait des ménages, et de son frère cadet Éric (né le 29 avril 1957 et mort le 25 décembre 2010), qui deviendra photographe.
Elle va au lycée Paul-Lapie de Courbevoie, et poursuit un temps ses études secondaires à Reims, au lycée Jean-Jaurès, pendant qu'elle y répète et joue La Maison de Bernarda Alba.
Elle obtient un premier rôle à quatorze ans dans un film pour enfants, Le Petit Bougnat, tourné pendant les vacances scolaires, puis joue à seize ans dans Faustine et le Bel Été avec les jeunes premiers Muriel Catala, Francis Huster, Jacques Spiesser, Jacques Weber, et même Isabelle Huppert, qui y fait sa première courte apparition.
En 1972, âgée de 17 ans, elle entre à la Comédie-Française.
Elle devient célèbre dès le début des années 1970 grâce à la télévision puis au cinéma et accède rapidement au vedettariat.
Elle est la première à recevoir un César de la meilleure actrice pour un rôle non francophone (Possession en 1982), et la première actrice française à être deux fois candidate à l'Oscar de la meilleure actrice pour une interprétation en français (L'Histoire d'Adèle H en 1976 et Camille Claudel en 1990).
Outre le français, Isabelle Adjani parle couramment allemand, anglais et italien.
En allemand, elle a interprété le rôle féminin principal de Nosferatu, fantôme de la nuit.
Elle a également joué Driver, Possession, Quartet, Ishtar, Diabolique et Nosferatu, fantôme de la nuit en langue anglaise, ce dernier ayant été tourné en allemand et en anglais dans deux versions bien distinctes.
Elle reçoit à cinq reprises le César de la meilleure actrice, pour Possession, L'Été meurtrier, Camille Claudel, La Reine Margot et La Journée de la jupe. Elle est par ailleurs nommée deux fois à l'Oscar de la meilleure actrice, pour L'Histoire d'Adèle H. et Camille Claudel.
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C'est sa fête : Fernand
Le Fernand que l'on célèbre ce jour comme étant un ancien évêque de Caiazzo, en Italie, n'a jamais existé. Les reliques honorées dans le diocèse de ce nom sont en fait celles de saint Ferdinand, roi de Castille et de Leon.
Mort en 1252, il fut contemporain du roi de France saint Louis. L'époque voulait que les rois fussent des modèles de piété.
C'est aussi sa fête : Cyrille d'Alexandrie
Fils du patriarche d'Alexandrie, Cyrille succède à son père en 403. Il se signale par sa brutalité à l'égard des païens. Ses écrits lui valent néanmoins la sainteté et, en 1882, le titre de Docteur de l'Église. Au concile d'Ephèse, en 431, Cyrille proclame « Marie Mère de Dieu ».
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Louis XII
27 juin 1462 à Blois - 1er janvier 1515 à Paris
Fils tardif du poète Charles d'Orléans, Louis a dû épouser en 1476 Jeanne la Boîteuse, la fille contrefaite de Louis XI, lequel espérait que s'éteindrait de cette façon la branche honnie des Orléans !
Mais quand meurt le fils et successeur de Louis XI et que lui-même monte sur le trône sous le nom de Louis XII, il se hâte de faire annuler son mariage par le pape et d'épouser la veuve du précédent roi, la duchesse Anne de Bretagne, richement dotée et jolie, ce qui ne gâte rien.
Louis XII, séduisant et plutôt intelligent, gagne le surnom enviable de «Père de son Peuple» lors des états généraux de 1506, en dépit de ses déconvenues italiennes. Il est vrai qu'il gère avec modération le royaume et réussit même le tour de force d'alléger la pression fiscale, avec des conseillers de qualité : le maréchal de Gié, le cardinal d'Amboise et Florimond Robertet, secrétaire des finances, qui servira également son successeur François 1er.
supernanette
Le 26 juin 1945, à San Francisco, les représentants de 51 pays fondent l'Organisation des Nations Unies (ONU) conformément aux principes de la Charte de l'Atlantique (1941). La nouvelle institution remplace la Société des Nations (SDN), née en 1920 des suites de la Première Guerre mondiale et établie à Genève.
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26 Juin 1977 :
Dernier concert d'Elvis Presley.
Il se produit pour la dernière fois en concert au Market Square Garden d'Indianapolis.
Sous l’emprise de l’alcool et des drogues, Elvis a beaucoup grossi.
Mais le geste est encore sûr et la voix exceptionnelle quand il entame sa dernière tournée, qui se tient du 17 au 26 juin 1977.
Le rythme est effréné (un concert par soir) et Elvis est épuisé.
Il fait plus de 100 kg.
Pendant le concert, il fait monter des proches sur scène, et notamment son père.
Six semaines plus tard, le 16 août 1977, Elvis meurt après avoir pris une dose de somnifère avant d’aller se coucher.
100 000 personnes viendront lui rendre un dernier hommage deux jours plus tard à Graceland.
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La Ruée vers l'or (The Gold Rush) est un film américain à long métrage de comédie dramatique réalisé par Charlie Chaplin et sorti le 26 juin 1925
Muet lors de sa sortie, le film a fait l'objet d'une reprise en 1942 dans une version plus courte et sonorisée par Chaplin lui-même.
Synopsis
Pendant la ruée vers l'or dans le Klondike (Yukon) au nord-ouest du Canada en 1896, une file de chercheurs d'or s'étire au creux des montagnes enneigées.
Pris dans une tempête de neige, un pauvre prospecteur solitaire ("Charlot") trouve refuge dans la cabane isolée de Black Larsen, un dangereux repris de justice (ce que notre vagabond ignore alors) qui refuse de le secourir. Entre alors Big Jim McKay, autre prospecteur à la recherche d'un abri, qui mate Larsen et obtient que tous trois puissent rester sur place. La faim les tenaille : qui sera mangé ? Black Larsen perd le tirage au sort et doit partir à la recherche de secours ou de vivres. Il tue deux policiers à sa recherche puis tombe sur le filon prospère de Big Jim qu'il commence à piller.
Du côté de ce dernier et de son compagnon, la chair est rare ; ils en viennent d'ailleurs jusqu'à tenter de manger le cuir de leurs chaussures. Big Jim commence à perdre la raison et, pris d'hallucinations, prend son infortuné compagnon de cabane pour un poulet géant de taille humaine. Un ours à la chair fraîche vient mettre fin à l'horrible dilemme. Rassasiés, les deux hommes se quittent avec regret une fois la tempête passée. Le prospecteur solitaire part vers la ville tandis que Big Jim retourne à sa mine. Il y retrouve Black Larsen et lui saute dessus lorsqu'il comprend la trahison de celui-ci. Larsen l'assomme et s'enfuit mais une crevasse s'ouvre sous ses pas et l'engloutit à jamais.
À la ville, le modeste prospecteur fait des petits boulots ; il est séduit un soir par Georgia, une danseuse du saloon. Elle feint de répondre à ses avances pour faire enrager Jack, un homme à femmes qui souhaite l'ajouter à son tableau de chasse alors qu'elle lui résiste. La jeune femme accepte une invitation à dîner pour le nouvel an chez Charlot, où elle promet de venir avec les autres danseuses. Celui-ci trouve asile chez un ingénieur des mines, qui lui laisse sa cabane le temps de faire un déplacement plus au Nord. Mais Georgia et ses amies lui font faux bond, alors qu'il avait tout préparé ; s'endormant en les attendant, le pauvre petit homme fait le rêve de ce dîner, où il fait danser ses petits pains pour amuser ces dames et où Georgia l'embrasse. Celle-ci, se rappelant assez tard sa promesse, vient accompagnée des autres danseuses et de Jack, auquel elle commence à céder. Devant les vestiges du repas préparé, comprenant que Charlot avait tant espéré les voir, elle a des remords. Elle rejette Jack et écrit un mot à son hôte lui exprimant excuse et promesse.
De son côté, Big Jim, qui a perdu la mémoire au cours de la bagarre avec Larsen, a besoin de Charlot pour retrouver l'emplacement exact de la montagne d'or qu'il avait auparavant découverte. Il le retrouve enfin ce soir de Saint-Sylvestre, alors que Charlot tente de retrouver Georgia dans le saloon. Jim lui saute dessus et l'entraîne ; Charlot, comprenant que sa fortune est faite, demande à Georgia, dont il accepte toutes les excuses, de l'attendre.
Après quelques péripéties, les deux compagnons retrouvent d'abord la cabane isolée (entraînée par le vent à côté d'une vallée où elle penche dangereusement), et enfin la mine. Devenu l'associé de Big Jim et millionnaire, Charlot, à l'occasion d'un reportage, revêt ses anciens habits de pauvre prospecteur sur le paquebot le ramenant vers le sud avec Jim. En raison d'un quiproquo, il est séparé du reste de son personnel et des journalistes, et tombe sur Georgia, elle aussi en route vers le sud. Prise de remords, et le prenant pour un passager clandestin, elle tente de le couvrir auprès du personnel de bord. La confusion dissipée, Charlot lui propose de continuer le voyage ensemble.
FAE
"Dany Boon , né Daniel Farid Hamidou, est un acteur, humoriste, réalisateur, scénariste et producteur français né le 26 juin 1966 à Armentières (Nord).
Révélé sur scène en tant qu'humoriste en 1995 lors de la sortie en VHS du spectacle Dany Boon au Palais des glaces : Je vais bien, tout va bien !, Dany Boon connaît en 2008 un immense succès commercial en tant qu'acteur, réalisateur et producteur avec la comédie populaire Bienvenue chez les Ch'tis avec 26 700 012 entrées dans le monde, dépassant ainsi le nombre d'entrées réalisé par La Grande Vadrouille (1966), soit le meilleur résultat d'un film français au box-office national, et le deuxième au total, juste derrière Titanic (1998).
Depuis, il enchaîne les films populaires à succès en tant que scénariste, réalisateur et producteur, tels que Rien à déclarer (2011), Supercondriaque (2014), ou encore La Ch'tite Famille (2018).
Il mène également une carrière de comédien sous le regard de cinéastes français reconnus tels que Jean-Pierre Jeunet, Danièle Thompson, Pascal Chaumeil, Julie Delpy ou encore Yvan Attal."
FAE
Bonjour à tous ! 😃
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Né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe, mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France, Aimé Césaire, poète, dramaturge et homme politique fut l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude. Avec Léopold Sédar Senghor et Léon Gontran Damas, notamment, il fonde en 1934 la revue L'étudiant noir. La première version de Cahier d'un retour au pays natal, texte majeur de son œuvre poétique, date de 1939, et il en poursuit l'écriture jusqu'en 1956. Son dernier recueil Moi, laminaire est paru en 1982. Des obsèques nationales lui ont été rendues le 20 avril 2008."
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La fondation de Clairvaux remonte aux temps de la toute première extension de l'ordre cistercien. En 1115, l'abbaye-mère de Cîteaux a fondé deux abbayes-filles, La Ferté et Pontigny. Au moment de la fondation de Morimond, des pourparlers semblent être en cours pour une nouvelle fondation qui serait située sur les terres de Hugues de Troyes, comte de Champagne, dans le diocèse de Langres.
C'est ainsi que l'abbaye de Clairvaux (clara vallis, « vallée claire ») est fondée le 25 juin 1115 par Bernard de Clairvaux, accompagné de douze moines suivant la coutume cistercienne. L'emplacement de l'abbaye est choisi avec précaution. Il s'agit d'une clairière isolée, le val d'Absinthe, au bord de l'Aube. Ce site permet aux moines de vivre leur vocation à l'écart du monde tout en ayant accès à un cours d'eau, nécessaire pour des questions d'hygiène mais aussi pour pouvoir implanter un moulin. En effet, les cisterciens se doivent de respecter la règle de saint Benoît qui stipule le respect du vœu de stabilité et la vie en autarcie. Ce terrain est offert par un proche parent de Bernard.
Clairvaux I (1115-1135)
Mal connus, les premiers bâtiments de l'abbaye, en bois puis en pierre, forment un monastère conforme à la règle de saint Benoît avec, autour du cloître, une chapelle, un dortoir et un réfectoire. La cellule de Bernard communique certainement avec la chapelle. De 1115 à 1135, le territoire est aménagé et la forêt exploitée, tandis que le cours de l'Aube est dévié. L'abbaye est bientôt à la tête d'un riche patrimoine foncier constitué de vignes, forges, champs, mines de sel et forêts. Loin de fonctionner en autarcie, son emplacement le long de la route des foires de Champagne la met au cœur des circuits commerciaux de son temps. Son domaine agricole s'organise autour d'un réseau toujours plus vaste de granges.
Clairvaux II (1135-1708)
Devant l'afflux des vocations, l'abbaye, devenue trop exiguë, est déplacée à partir de 1135 à 400 mètres à l'est du site primitif. Le charisme de Bernard et la renommée de Clairvaux attirent des recrues de l'Europe entière : entre 1115 et 1153, 888 moines sont passés par Clairvaux, dont un futur pape, Eugène III. Le nouveau monastère est inachevé lorsque Bernard meurt le 20 août 1153. La dédicace de l'église abbatiale a lieu en 1174. Sa décoration est simple, répondant à la volonté de saint Bernard « que rien ne détourne l'œil de Dieu » : une croix en bois et, peut-être à partir du xiiie siècle, une statue de la Vierge. L'église est dotée d'un grand chœur à déambulatoire, autour du tombeau du saint fondateur, et de 9 chapelles rayonnantes. Du dortoir, un escalier mène à l'église, permettant aux moines de s'y rendre pour l'office de nuit.
Le cloître est construit dans la seconde moitié du xiie siècle et modifié aux siècles suivants. Autour du cloître s'organisent le bâtiment des convers, la cuisine, le réfectoire des moines, le chauffoir et le bâtiment des moines. Celui-ci comprend, à l'étage, le dortoir des moines et, au rez de chaussée, le scriptorium. Un lavabo est situé devant l'entrée du réfectoire. De fait, l'architecture cistercienne, tant à Clairvaux qu'à Fontenay par exemple, répond à des nécessités. Il y a des bâtiments de vie (bâtiments des moines et des convers), des communs (moulins, cuisines, etc.) et l'abbatiale réservée à la prière. Les bâtiments se regroupaient autour du cloître. L'abbaye de Clairvaux était ainsi organisée d'après les sources écrites et autres vues cavalières et cela jusqu'au xviiie siècle.
Le rayonnement de Clairvaux
L'abbaye de Clairvaux est, de loin, la plus féconde de toutes les abbayes cisterciennes, en raison principalement du charisme de saint Bernard. Elle fonde ou incorpore à l'ordre cistercien quatre-vingts abbayes filles directes (et plus trois cent cinquante abbayes filles en tout) à travers toute l'Europe .
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25 juin 1876 :
Le général Custer est tué à Little Big Horn.
Au matin du 25 juin 1876, le général américain George Armstrong Custer tombe dans une embuscade tendue par 2500 guerriers sioux aux ordres du chef Sitting Bull.
Celui-ci n'était pas présent sur le champ de bataille, mais il avait convaincu ses hommes de l'opportunité de l'attaque après avoir lui-même exécuté une danse extatique.
Les 285 hommes du détachement de cavalerie se font proprement massacrer par les Indiens près de la rivière de Little Big Horn (Montana).
Cet épisode cruel des guerres indiennes va profondément bouleverser l'opinion américaine en raison de la mort, non des Indiens, mais de ceux qui avaient mission de les tuer.
Plusieurs années auparavant, le gouvernement américain avait promis aux Indiens de leur laisser la Prairie «aussi longtemps que les arbres croîtraient et que les eaux couleraient».
Mais, à la fin des années 1860, sous la pression des spéculateurs, le gouvernement cède une grande partie des terres aux compagnies de chemin de fer.
Comme de juste, les Indiens se lancent dans des rébellions désespérées.
Mais, rendus disponibles par la fin de la guerre de Sécession, les généraux Sherman et Sheridan brisent avec brutalité leurs révoltes.
Les guerres indiennes sont relancées en 1875 par la découverte de l'or dans les Black Hills (Dakota du Sud).
Les Sioux et les Cheyennes se soulèvent une nouvelle fois contre les aventuriers qui pénètrent au cœur de leurs dernières terres.
Les massacres de malheureux colons isolés indignent l'opinion américaine.
Le général Custer participe à la répression des soulèvements.
Quelques années plus tôt, en 1868, sur l'ordre du général Sheridan, Custer a attaqué un camp cheyenne, au bord de la rivière Washita.
Le camp ayant été abandonné par les guerriers, le général n'a trouvé à massacrer qu'une cinquantaine de femmes et d'enfants, ce qui lui a valu une réputation de tueur d'Indiens.
Cette fois Custer, qui a des ambitions présidentielles, veut à tout prix un succès militaire.
Cinq colonnes, dont celle du général Custer, partent à la chasse de Sioux insoumis, les Dakotas. Mais ceux-ci les repèrent de loin et, mettant à profit leur très grande mobilité, leur échappent régulièrement.
À la tête d'environ 600 cavaliers, Custer décide alors de foncer à marches forcées sur un campement qui lui a été signalé dans la vallée de Little Big Horn.
Sans prendre la peine d'évaluer les forces ennemies ni de jauger le terrain, il attaque le village par trois côtés.
Les Indiens, plus nombreux que ne le soupçonnait le général, surmontent très vite leur surprise et contraignent deux détachements à la retraite.
Lorsqu'ils apprennent que le troisième détachement est commandé par le «héros» de la rivière Washita, ils ne font pas de quartier et massacrent tous les hommes, prisonniers et blessés compris.
L'opinion américaine est une nouvelle fois indignée par le massacre.
Les Sioux sont définitivement vaincus, obligés soit de se retirer dans les réserves qui leur sont assignées, soit d'errer dans les montages, soit encore de s'enfuir au Canada comme le chef Sitting Bull.
Les guerres indiennes s'achèveront avec la défaite de Geronimo et de ses Apaches, au Nouveau-Mexique en 1886.
En 1885, le patron du cirque Barnum recrute le vieux Sitting Bull pour son spectacle.
Il participe aux spectacles aux côtés du célèbre Buffalo Bill.
Plus près de nous, les guerres indiennes et la bataille de Little Big Horn sont évoquées dans le film d'Arthur Penn, Little Big Man (1970), avec Dustin Hoffman dans l'un de ses meilleurs rôles.