
Misterprof-
14 janvier 1852 :
Une Constitution sur mesure pour Louis-Napoléon.
Un mois plus tôt, le 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er et premier président de la République française, a commis un coup d'État, au prix d'environ 400 morts et 26 000 arrestations.
Le 21 décembre 1851, avec plus de 7 millions de voix contre 646 000, un plébiscite accorde à Louis-Napoléon tout pouvoir pour établir une nouvelle Constitution.
Rédigée à la hâte, celle-ci est promulguée sans vote le 14 janvier 1852.
Inspirée de la Constitution de l'An VIII qui a fondé le Consulat en 1800, elle instaure une monarchie déguisée.
Elle accorde au Prince-Président des pouvoirs quasi-dictatoriaux pour une durée de dix ans.
Elle lui donne le droit de déclarer la guerre et de signer les traités, le droit de nommer à tous les emplois et de choisir les ministres.
Elle lui donne aussi l'initiative des lois.
Les fonctionnaires et les membres des assemblées ont qui plus est l'obligation de prêter serment de fidélité au président de la République.
Le Sénat, composé des cardinaux, maréchaux, amiraux et d'autres membres désignés à vie par le président, a quant à lui mission de régler par sénatus-consulte tout ce qui n'a pas été prévu par la Constitution.
Il vérifie aussi la constitutionnalité des lois.
Enfin, un Corps Législatif est chargé de discuter et voter les impôts ainsi que les projets de lois présentés par le président.
C'est une assemblée composée de députés élus tous les six ans au suffrage universel.
Tout est fait pour l'empêcher de nuire à l'autorité du président.
Le nouveau régime est bien accepté par l'opinion publique, qui aspire à la stabilité et a été déçue par les ténors de la IIe République.
Louis-Napoléon et son entourage songent très vite à abattre les apparences républicaines et à instaurer une véritable monarchie.
En premier lieu, ils limitent la liberté de la presse par un décret de février 1852 qui rétablit l'autorisation préalable pour toute création de journal, ainsi qu'un cautionnement, un droit de timbre et diverses possibilités de suspension ou interdiction à l'égard de tout journal qui critiquerait de trop le gouvernement.
En second lieu, ils endoctrinent habilement l'opinion publique en organisant une tournée du Prince-Président dans les principales villes du pays.
Pour plus de sûreté, la claque présidentielle est du voyage et d'une ville à l'autre, ce sont souvent les mêmes personnes qui, aux premiers rangs de la foule, acclament Louis-Napoléon aux cris de « Vive l'Empereur ! ».
À Bordeaux, dans un discours mémorable, le président fait en sorte de rassurer l'opinion publique sur ses intentions futures.
Il veut convaincre chacun que « l'Empire, c'est la paix ».
À son retour à Paris le Sénat, docile, prenant acte de la demande de l'opinion, décide de soumettre à un plébiscite le « rétablissement de la dignité impériale en la personne de Louis-Napoléon ».
Le 20 novembre 1852, le plébiscite restaure l'Empire par 7 390 000 oui et 253 000 non.
Il prend effet le 2 décembre 1852 (jour anniversaire du sacre de Napoléon 1er, d'Austerlitz et du coup d'État) par un simple décret qui énonce : « Louis-Napoléon Bonaparte est empereur des Français sous le nom de Napoléon III ».
Le nouvel empereur parfait le scénario en épousant le 30 janvier 1853 à Notre-Dame de Paris une belle et jeune aristocrate espagnole dont il s'est épris, Eugénie de Montijo.
Le régime débute sous des formes très autoritaires.
Tous les pouvoirs sont de fait aux mains de l'empereur et les opposants royalistes et républicains ont le plus grand mal à se faire entendre, si ce n'est par l'entremise de Victor Hugo, poète volontairement exilé à Guernesey, qui publie en 1853 un recueil de poésies anti-bonapartistes : Les Châtiments.
Capusa06
14 janvier 1858
Attentat d'Orsini
Le 14 janvier 1858, Felice Orsini commet un attentat contre Napoléon III devant l'opéra de la rue Le Peletier, à Paris. Avec ses complices, il lance trois bombes en direction du carosse impérial.
L'impératrice Eugénie et l'Empereur s'en tirent heureusement avec de simples égratignures grâce à des plaques de fer judicieusement glissées dans les flancs de leur carosse. Mais les bombes font huit morts dans le cortège. Plus gravement encore, elles vont entraîner la France dans une guerre douteuse contre l'Autriche...
Fabienne Manière
Attentat de l'Opéra (14 janvier 1858), par H. Vittori (Paris, musée Carnavalet)
De l'émotion à la répression
L'auteur de l'attentat est un conspirateur italien de 38 ans. Il a milité très tôt dans les mouvements patriotiques comme Jeune-Italie. Il participe au côté de Giuseppe Mazzini à l'éphémère république fondée à Rome en 1848.
Condamné à plusieurs reprises pour conspiration, Felice Orsini finit par s'exiler à Londres où il prépare son attentat contre Napoléon III. Il reproche à l'Empereur des Français d'avoir trahi ses idéaux de jeunesse, du temps où il adhérait à la Charbonnerie italienne, ainsi que d'avoir provoqué la chute de la République romaine et d'entraver l'unification de son pays !
Napoléon III profite de l'émotion créée par l'attentat pour faire passer une loi de sûreté générale qui lui donne le droit d'expulser ou d'interner sans jugement les républicains et les personnes qui auraient été punies lors des événements de juin 1848 ou du coup d'État du 2 décembre 1851. 300 personnes étrangères à l'attentat sont en conséquence bannies ou déportées... Pour Napoléon III, qui bénéficie encore d'un état de grâce, il n'est pas encore temps de libéraliser le régime !
Deux précautions valant mieux qu'une, les candidats aux élections législatives doivent désormais prêter un serment écrit de fidélité. Cela n'empêche pas deux républicains de se faire élire à Paris aux élections complémentaires de 1858.
L'empereur décide accessoirement de reconstruire l'Opéra en un lieu plus sûr, là où il est actuellement.
De l'émotion à la guerre
Quant au terroriste, il est condamné à mort mais, de sa prison, il trouve le moyen d'envoyer des lettres à l'empereur, le suppliant d'apporter son appui à la cause italienne. Ces lettres vont bouleverser Napoléon III et, par un effet inattendu, atteindre leur but.
La première, qui sera publiée par le journal officiel Le Moniteur avec l'accord de l'Empereur, se termine par ces mots : « Que votre Majesté ne repousse pas le voeu suprême d'un patriote sur les marches de l'échafaud, qu'elle délivre ma patrie, et les bénédictions de 25 millions de citoyens la suivront dans la postérité ».
Le 11 mars 1858, deux jours avant d'être guillotiné, Orsini se repent dans une deuxième lettre. À propos de son acte, il écrit : « Que mes compatriotes au lieu de compter sur ce moyen apprennent de la bouche d'un patriote prêt à mourir que leur abnégation, leur dévouement, leur union... peuvent seuls assurer la délivrance de l'Italie... » Napoléon III transmet la lettre à Cavour, Premier ministre du roi de Piémont-Sardaigne, qui la publie dans la Gazette piémontaise.
L'entrevue de Plombières
Les 20 et 21 juillet 1858, Napoléon III invite secrètement Cavour à le rejoindre dans la station thermale de Plombières, dans les Vosges, à l'insu de ses ministres. Dans un tête-à-tête de sept heures, les deux hommes élaborent un accord sur le dos de l'Autriche, dont le joug pèse sur la péninsule italienne.
Napoléon III promet d'engager ses troupes aux côtés des Piémontais dans l'éventualité d'un « geste agressif » de l'Autriche. Au terme de la guerre, il est entendu que le roi Victor-Emmanuel II annexerait la Lombardie et la Vénétie, les duchés de Parme et de Modène ainsi qu'une partie des États de l'Église. La Toscane deviendrait un royaume et l'ensemble de la péninsule formerait une confédération sous la présidence du pape ! En récompense de ses services, la France recevrait Nice et la Savoie.
Habilement, Cavour va provoquer l'intervention de la France mais la guerre ne va pas se passer comme prévu.....
Capusa06
13 janvier 1953 : Le « complot des blouses blanches »
Le 13 janvier 1953 éclate à Moscou l'affaire des « médecins empoisonneurs ». Un article de la Pravda accuse ces médecins - tous juifs - de préparer des assassinats médicaux à l'instigation d'une organisation sioniste. Plusieurs médecins sont prestement inculpés et déportés. Parmi eux le médecin personnel de Staline !
Selon sa tactique habituelle, le dictateur prévoit de faire condamner les médecins après leur avoir arraché de faux aveux, de les faire pendre sur la Place Rouge, de susciter des pogroms dans le pays, enfin, à l'appel « spontané » de personnalités juives du monde de la culture, de protéger les juifs soviétiques en leur offrant un « asile » dans les régions orientales du pays !
L'appel est déjà prêt, ainsi que l'explique l'historien Léon Poliakov quand la mort surprend le « petit père des peuples » et l'empêche de mener à bien son dernier exploit...
Misterprof-
13 janvier 1898 :
J'accuse.
Dans une lettre ouverte au président de la République, publiée dans L'Aurore sous le titre «J'accuse», Émile Zola dénonce les manigances qui entourent le procès du capitaine Alfred Dreyfus, accusé à tort d'espionnage, et l'acquittement par le conseil de guerre, trois jours plus tôt, du capitaine Esterhazy, le vrai coupable.
Ce faisant Émile Zola, riche et comblé d'honneurs, prend sciemment à 48 ans le risque de se faire arrêter et condamner pour diffamation publique.
Son article fait d'emblée l'effet d'une bombe.
Dès le lendemain a lieu une «pétition des intellectuels» en soutien de l'écrivain.
Cette pétition est une première dans l'Histoire de France.
Zola reçoit par ailleurs le soutien empressé de Georges Clemenceau, qui tient une chronique dans L'Aurore depuis que le scandale de Panama l'a exclu de la vie parlementaire.
Sincèrement indigné, il saisit l'occasion de faire sa rentrée politique en s'en prenant, selon son habitude, au gouvernement en place.
Le 23 février 1898, Émile Zola est traduit en cour d'assises et condamné à un an de prison.
Mais l'affaire prend de l'ampleur et met l'opinion publique en ébullition.
Un coup de théâtre intervient en août : le colonel Henry, qui a décrypté le bordereau à l'origine de l'Affaire, met au jour un nouveau document.
Mais un examen minutieux révèle des anomalies.
Le 30 août, le colonel est convoqué par le ministre de la guerre auquel il avoue avoir «arrangé les choses».
Emprisonné , il se suicide le lendemain dans sa cellule, grâce à la bienveillance de ses gardiens qui, contrairement aux usages, lui ont laissé un rasoir.
Devant le scandale, le ministre est contraint à la démission et son remplaçant consent à la révision du procès de Dreyfus qui rentre enfin du bagne.
Un procès se tient à Rennes dans une atmosphère houleuse.
Le 9 septembre 1899, la cour militaire reconnaît à nouveau Dreyfus coupable de haute trahison, mais le condamne seulement à dix ans de réclusion en raison de «circonstances atténuantes».
Le président de la République Émile Loubet grâcie Dreyfus dès le 19 septembre, mais l'ancien capitaine exige un acquittement complet.
L'émotion provoquée par l'Affaire concourt à la formation d'un bloc républicain et relance le principe d'une laïcisation complète de l'État, en latence depuis l'époque de Jules Ferry, vingt ans plus tôt.
C'est ainsi que la loi de séparation des Églises et de l'État est enfin votée après d'ardents débats le 5 décembre 1905.
Enfin, le 12 juillet 1906, l'Affaire trouve son épilogue avec un arrêt de la Cour de Cassation qui casse le jugement du 9 septembre 1899.
Dreyfus est définitivement innocenté.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur dans la cour de l'École militaire le 21 juillet 1906.
Picquart, que Clemenceau considère comme le véritable héros de l'Affaire car il a risqué sa carrière au nom de la justice et de l'honneur, est promu au grade de général et devient ministre de la Guerre dans le gouvernement du «Tigre» (surnom de Clemenceau).
L'Affaire sera close avec le transfert des cendres de Zola au Panthéon le 4 juin 1908.
Capusa06
12 janvier 1904
Les Hereros se révoltent... et meurent
Le 12 janvier 1904, les Hereros se révoltent contre les colons allemands qui occupent leur territoire, le Sud-Ouest africain (aujourd'hui la Namibie). Les Allemands réagissent avec une brutalité extrême et exterminent la presque totalité du peuple herero.
Un génocide ?
Le drame herero reflète les horreurs dont a été entachée l'expansion coloniale européenne à la fin du XIXe siècle. Il donne aussi un avant-goût des génocides du XXe siècle. Est-il lui-même un génocide comme en a convenu le gouvernement allemand en mai 2021 ? Cela se discute du point de vue des historiens car il ne relève pas du projet d'extermination d'un peuple coupable du seul fait d'exister. Il se présente comme une riposte disproportionnée à un soulèvement armé. De ce genre de riposte, l'histoire européenne en est hélas tissée et les peuples africains n'ont pas été les seuls à en pâtir. Que l'on songe à la répression du soulèvement vendéen par les républicains français et au compte-rendu du général Westermann !
Si les Allemands ont sévi contre les Hereros et laissé tranquilles les Ovambos et les Hottentots, autres peuples du Sud-Ouest africain, c'est que seuls les premiers les ont attaqués. Cela fait toute la différence entre ce massacre et les génocides ultérieurs d'Arméniens, de Juifs, de Tziganes ou encore de Tutsis... Il n'empêche que le gouvernement allemand a cru bon de reconnaître la réalité du génocide et de s'en excuser auprès du gouvernement namibien le 28 mai 2021, une démarche qui s'inscrit dans le raz-de-marée woke venu des États-Unis.
De l'oppression coloniale à la guerre
Le Sud-Ouest africain est un territoire grand comme deux fois la France, semi-désertique et inhospitalier, bordé à l'ouest par l'océan Atlantique et au sud par le fleuve Orange. Avant l'arrivée des Européens, il est seulement habité par des groupes clairsemés, Aborigènes (Hottentots et Khoisans) et Bantous ou Noirs (Ovambos et Hereros).
Le 24 avril 1884, le gouvernement du chancelier Bismarck en prend officiellement possession. Les colons allemands fondent une capitale proprette, Windhoek, et développent de vastes plantations en employant les indigènes à des travaux forcés, en volant leur bétail et à l'occasion leurs femmes (d'où l'apparition, rapidement, d'une communauté métissée).
Combats entre Herreros et AllemandsC'est dans ce contexte qu'éclate la révolte des Hereros. 123 Allemands sont massacrés en trois jours dans des conditions particulièrement horribles. Six mois plus tard, le général major Lothar von Trotha débarque dans la colonie avec un renfort de 3500 soldats.
Le 11 août 1904, ses troupes encerclent 7500 Hereros sur le plateau de Waterberg. Leurs armes puissantes ont facilement raison des assiégés. Les survivants sont chassés avec leur bétail vers le désert du Kalahari.
Le 2 octobre, un ordre du jour de Von Trotha leur enlève tout espoir de retour.
Cet ordre d'extermination (Vernichtungsbefehl) est ainsi rédigé : « À l'intérieur de la frontière allemande, tout Herero, avec ou sans fusil, avec ou sans bétail, sera fusillé. Je n'accepte plus ni femme ni enfant, je les renvoie à leur peuple ou fais tirer sur eux. Telles sont mes paroles au peuple herero. Le grand général du puissant empereur. Von Trotha ».
Le 11 décembre de la même année, le chancelier allemand Bülow ordonne d'enfermer les Hereros survivants dans des camps de travail forcé et peu après, les dernières terres indigènes sont confisquées et mises à la disposition des colons allemands.
Dans les trois années qui suivent, des dizaines de milliers de Hereros succombent à la répression, aux combats, à la famine et aux camps. De près d'une centaine de milliers, leur population tombe à 15.000.
Du Sud-Ouest africain à la Namibie
Conséquence de cette tragédie, les Hereros sont aujourd'hui dépassés en nombre par les Ovambos dans la Namibie moderne (nouveau nom du Sud-Ouest africain).
Placé par l'ONU sous mandat sud-africain en 1945, le territoire est devenu indépendant en novembre 1989
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12 janvier 1951 :
Naissance de Charlotte Julian, chanteuse, actrice et artiste peintre française.
Elle suit les cours du conservatoire de Perpignan car, très jeune, elle souhaite devenir chanteuse et comédienne.
Elle participe à tous les concours de chant de la région et anime les petits bals.
Puis elle décide de monter à Paris pour faire carrière.
En 1970, elle participe à l'émission télévisée Le Petit Conservatoire de la chanson de Mireille.
Après deux ans de cabarets, elle rencontre le producteur Jean-Max Rivière qui lui fait enregistrer Fleur de province.
Malgré une carrière de chanteuse en dents de scie, elle connaît d'autres succès dans les années 1970 et 1980 : Tout le monde à la campagne (1973), Zoubida (1978) et Tu me pompes l'air (1986).
Elle apparaît notamment aux côtés de Patrick Bruel et Fabrice Luchini dans P.R.O.F.S, un film de 1985 réalisé par Patrick Schulmann.
Parallèlement à sa carrière de chanteuse, elle se produit en 1980 au théâtre dans Le Plus Beau Métier du monde, aux côtés d'Annie Gautrat dite Stone (du duo Stone et Charden), en 1996 La Puce à l'oreille aux côtés de Bernard Menez, mis en scène par Jean-Claude Brialy.
En 2006, retour sur scène à Paris, au Théâtre de Dix heures pour son spectacle Par le trou de la serrure, où elle interprète un montage de chansons coquines de l'époque d'entre-deux-guerres.
En 2011, elle participe à la tournée Âge tendre, la tournée des idoles.
En avril 2015, elle fait une apparition dans l'émission Midi en France sur France 3, présentée par Laurent Boyer en direct du village de Mougins où elle expose ses toiles.
En 2016, elle retrouve les planches avec la pièce de théâtre Belle-maman monte à Paris, écrite par Charlotte Julian et Philippe Arezki.
En novembre 2017, elle participe, avec près de 30 artistes, à la croisière Âge tendre, produite par Christophe Dechavanne.
Charlotte Julian est aussi peintre de style naïf depuis le début des années 1970 ; elle expose régulièrement dans des galeries et des expositions en France et à l'étranger.
Charlotte Julian est également la marraine de l'association France Cancer.
FAE
Bonjour et bon dimanche à tous ! 😃
"Proclamation de la République populaire de Zanzibar et Pemba, le 12 janvier 1964.
Le Tanganyika et le Zanzibar fusionnent à l'intérieur d'une République du Tanganyika et de Zanzibar qui deviendra, en octobre 1964, la République unie de Tanzanie. Le premier président du nouveau pays est Julius Nyerere.
Le renversement du sultanat et la proclamation de la République populaire de Zanzibar et Pemba, le 12 janvier 1964, sont suivis de près par cette fusion. La fédération qui en est le fruit permet notamment aux deux États membres de préserver leur autonomie dans les affaires intérieures (budget, justice, etc.). Le premier président est Julius Nyerere alors qu'un des deux vice-présidents est l'ex-président du Zanzibar, Amani Karume. Lors de la formation de son cabinet, Nyerere choisit 17 ministres, dont des marxistes du Zanzibar. Un projet de fédération avec l'Ouganda et le Kenya, avancé peu de temps après la création du nouveau pays, restera lettre morte. En 1965, une nouvelle Constitution est adoptée et Nyerere est élu à la présidence pour cinq ans. Le modèle de socialisme original qu'il tente de développer en Tanzanie - expropriation des terres, mesures sociales progressistes, etc. - fera de lui un des hommes d'État les plus influents du continent africain."
Capusa06
11 janvier 1713 : Une école de danse pour les « petits rats » de Paris
Habitué à tout maîtriser, le roi Louis XIV ne pouvait pas laisser la danse, sa grande passion, sans lui donner un encadrement à la hauteur de ses ambitions. Après avoir créé en 1661 l'Académie royale de la Danse, il se penche sur le problème des effectifs, bien décidé à « parvenir à élever des sujets propres à remplir les emplois qui manqueront ». C'est ainsi que l'École de l'Académie voit le jour le 11 janvier 1713. Gratuite, elle a pour vocation de mener les jeunes danseurs au rang de professionnels.
Tout en veillant sur l'héritage de l'Académie; il s'agit de développer, dit l'ordonnance royale, « l'école française fondée sur la primauté de l'harmonie, la coordination des mouvements, la justesse des placements et le dédain de la prouesse », recommandations qui donneront naissance au XIXe s. à la danse classique. Installée depuis 1987 à Nanterre, près de Paris, l'École française de la danse, plus ancienne école de danse d'Occident, forme la presque totalité des danseurs des ballets de l'Opéra de Paris. Les « petits rats » n'ont pas fini d'user les parquets !
Misterprof-
11 janvier 1923 :
Les Français occupent la Ruhr.
60 000 soldats français et belges, qui occupaient la Rhénanie allemande depuis la fin de la Grande Guerre, pénètrent dans le bassin de la Ruhr, sur ordre du président du Conseil français Raymond Poincaré.
Leur mouvement inaugure pour les Allemands l'« année inhumaine ».
La République allemande, en proie à de graves difficultés, avait réclamé l'année précédente un moratoire dans le paiement des réparations de guerre prévues au traité de Versailles, au total 269 milliards de marks-or, soit plus qu'une année du produit intérieur brut.
De leur côté, les Britanniques et les Américains avaient demandé à la France de régler ses dettes de guerre à leur égard.
Poincaré subordonne donc le remboursement des dettes de guerre de la France au versement des réparations et, comme l'Allemagne renâcle, il décide d'occuper la Ruhr, sa principale région industrielle.
Le chancelier allemand Wilhelm Cuno proteste et appelle ses concitoyens à la « résistance passive » face à l'occupation.
Il s'ensuit un très brutal effondrement de la valeur du mark allemand, au point qu'il faut à l'automne 1923 plusieurs dizaines de milliards de marks pour s'offrir un dollar ou simplement une baguette de pain.
Cette hyperinflation ruine les rentiers et tous les bénéficiaires de revenus fixes.
Elle fait aussi le lit des mouvements révolutionnaires et antiparlementaires comme le parti communiste et le jeune parti nazi de Hitler.
Le 20 novembre 1923, le nouveau commissaire à la Monnaie du gouvernement, le docteur Hjalmar Schacht, stabilise la monnaie en remplaçant le mark par le Rentenmark sur la base d'un Rentenmark pour 1000 milliards de marks.
L'année suivante, après le putsch raté de Hitler à Munich, la situation politique se stabilise peu à peu, les partis extrémistes refluent et la démocratie retrouve des couleurs.