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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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FAE

8 février 2025 13:20

😰 😥

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Capusa06

8 février 2025 10:10

8 février 1807
Du sang dans la neige à Eylau
Le 8 février 1807, à Eylau, Napoléon 1er affrontait les Russes dans la bataille la plus sanglante et la plus indécise de son épopée.

Boucherie au cimetière
Après la mise hors jeu des Autrichiens à Austerlitz (1805) et des Prussiens à Iéna (1806), il ne restait que les Russes pour s’opposer à l’Empereur sur le Continent.

La Grande Armée, après une entrée triomphale à Berlin puis à Varsovie, se met à leur poursuite dans les plaines gelées de la Prusse orientale. Le harcèlement de l’ennemi s’ajoute à la morsure du froid et aux difficultés de ravitaillement.

Enfin, au pied du village d’Eylau, les 60 000 Russes du général Bennigsen se présentent en ordre de bataille. Napoléon 1er engage le combat dès le matin avec 40 000 soldats. Ney et ses hommes doivent le rejoindre incessamment.

Les troupes de Davout et Augereau se jettent sur l’ennemi et tout se passe pour le mieux jusqu’au moment où survient une violente tempête de neige. Les Français sont désorientés.

Quand arrive l’éclaircie, les Russes découvrent une brèche dans le dispositif français. Ils se ruent jusqu’à la butte d’Eylau. Là, près du cimetière et de l’église, se tient l’Empereur.

Napoléon n’est sauvé que par la folle charge des cavaliers de Murat. On s’étripe jusque dans le cimetière. L’arrivée de Ney, à la fin de la journée, évite une déconfiture à la Grande Armée.

Les Russes s’attribuent la victoire même si les Français restent maîtres du terrain. Bilan : 40 000 morts et blessés. L’Empereur, sincèrement ému, mesure pour la première fois le coût de la guerre.

Le 14 février, encore sous le choc, Napoléon 1er écrit à l'impératrice Joséphine : «Je suis toujours à Eylau. Ce pays est couvert de morts et de blessés. Ce n'est pas la plus belle partie de la guerre. L'on souffre et l'âme est oppressée de voir tant de victimes».

Comme ses troupes sont épuisées, et lui-même tout autant, l'Empereur prend ses quartiers d'hiver sur place, en Prusse orientale, et attend le printemps pour repartir en campagne.

Il remportera alors sur les Russes, à Friedland, la victoire incontestable dont il avait besoin pour briser la quatrième coalition (il y en aura sept au total !).

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8 février 2025 10:06

8 février 1867 :
Naissance de l'Autriche-Hongrie.
L'empire autrichien cède la place à une double-monarchie austro-hongroise.
Le nouvel État, appelé Autriche-Hongrie, se présente comme l'union de deux pays indépendants simplement unis par l'allégeance à un même souverain.
La création de ce nouvel État est l'aboutissement d'une très longue histoire, qui a permis à une famille issue du modeste château des Habsbourg de dominer toute l'Europe centrale grâce à de fructueuses alliances matrimoniales.
En 1806, les Habsbourg échangent le titre symbolique d'empereur d'Allemagne contre celui d'empereur d'Autriche.
En 1866, battu à Sadowa par la Prusse, l'empereur d'Autriche François-Joseph Ier renonce à ses prétentions sur l'Allemagne et choisit de s'intéresser désormais à ses différents peuples.
Il prend conseil auprès de son épouse, Élizabeth, une princesse bavaroise sensible au charme des Hongrois.
Surnommée « Sissi », l'impératrice est une belle femme dont le destin tragique nourrira une abondante littérature et fera la gloire de l'actrice Romy Schneider.
François-Joseph Ier partage ses États entre les Autrichiens de langue allemande et les Hongrois.
À l'est d'une rivière nommée Leitha, la Transleithanie inclut la Hongrie historique mais aussi la Croatie, la Transylvanie, la Slovaquie.
Sa capitale est Pest, unie par la suite à la ville de Buda pour former Budapest.
Le reste de l'empire devient la Cisleithanie, avec une majorité d'Allemands ainsi que des Slaves et des Italiens, ayant pour capitale Vienne.
Les Tchèques, qui se réclament du prestigieux royaume de Bohême, sont les grands perdants du compromis austro-hongrois.
Mais ils placent leurs espoirs dans l'avènement d'une triple monarchie.
Avec sa structure politique très souple, l'Autriche-Hongrie est un précurseur de l'Europe actuelle.
Elle va bénéficier, pendant près de cinquante ans, d'un immense rayonnement culturel.
De Trieste à Cracovie, toute l'Europe centrale en conserve la nostalgie dans son architecture comme dans son art de vivre.
Mais au terme de la Grande Guerre de 1914-1918, le président américain Woodrow Wilson et le Français Georges Clemenceau encourageront l'éclatement de la « Mitteleuropa » (Europe centrale en allemand) en invoquant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
L'Autriche-Hongrie, forte de 50 millions d'habitants, avec une capitale rivale de Paris, Londres ou Berlin, va céder la place à plusieurs Etats rivaux, arc-boutés sur le mythe de leur identité nationale, linguistique ou ethnique : Autriche, Hongrie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie.

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8 février 2025 08:24

8 février 1919 : Première liaison aérienne commerciale
La première liaison aérienne régulière, pour le transport du courrier, est établie le 8 février 1919 par un bimoteur Farman F60 Goliath. Il relie en 3 heures et demi Toussus-le-Noble, près de Paris, à Kenley, près de Londres. Vitesse maximale de l'appareil : 150 km/h. On est encore dans l'époque héroïque de l'aviation...

Notons pour l'anecdote que cinq ans plus tôt, le 1er janvier 1914, une première « liaison commerciale » pour le transport de voyageur(s) avait eu lieu entre St Petersburg et Tampa, en Floride (21 miles), avec un Benoist XIV de deux places, avec le pilote... et son passager payant.

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8 février 2025 08:22

Troisième jour des journées mondiales sans téléphone portable le 8 février de chaque année.

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8 février 2025 07:50

8 février 1828 : naissance de Jules Verne, écrivain français († 24 mars 1905 ).

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8 février 2025 07:47

Bonjour ! 😃
Merci à tous !

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7 février 2025 09:27

7 février 1563 : Turin devient la capitale des États de Savoie
Le 7 février 1563, le duc de Savoie Emmanuel-Philibert et sa femme Marguerite font une entrée solennelle à Turin. Ils en font la nouvelle capitale des États de Savoie, au détriment de Chambéry, jugée trop proche de la France ! Ainsi se concrétise la destinée italienne de la Maison de Savoie.

Turin était à l'origine une bourgade sans importance, avec néanmoins de beaux vestiges romains (la Porte palatine). La ville va faire l'objet d'un programme d'urbanisme remarquable, avec un plan en damier, de larges avenues bordées d'arcades et une architecture classique, selon les canons idéaux de la Renaissance, théorisés par Léon Battista Alberti (De Re Ædificatoria, 1485) et Andrea Palladio (I Quattro Libri dell'Architettura, 1570).

L'ensemble s'ordonne autour de la place principale et du palais ducal érigé par l'architecte Vitozzi à partir de 1584 dans un style baroque. Seule la via Po, oblique, déroge à l'orthogonalité des artères. Aussi Turin se démarque-t-elle des villes qui ont grandi au Moyen Âge de façon plus ou moins spontanée. Sous l'impulsion des ducs, elle atteint à la fin du XVIe siècle 90 000 habitants et devient l'une des grandes capitales européennes. Dans un environnement boisé et vallonné, sur les bords du Pô, Turin demeure aujourd'hui l'une des plus belles villes d'Italie, excellemment dotée en lieux culturels et patrimoniaux...

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7 février 2025 09:25

7 février 1992 :
Signature du traité de Maastricht.
Les douze ministres des affaires étrangères de l'Union européenne signent un « traité d'union économique, monétaire et politique » à Maastricht (Pays-Bas).
C'est une conséquence indirecte de l'effondrement de l'URSS, à la suite de la chute du mur de Berlin en novembre 1989, entraînant dans sa chute les régimes communistes européens.
Le chancelier allemand Helmut Kohl annonce dans la foulée son intention de réunifier l’Allemagne.
François Mitterrand, qui craint que l’Allemagne ne se détourne du coup du projet européen, accepte la réunification mais négocie, en contrepartie, le sacrifice du deutsche Mark sur l'autel de l'union monétaire européenne et met sur la table le projet d'une monnaie européenne.
En décembre 1990, l’Union Européenne (UE) remplace la Communauté Économique Européenne.
La signature du traité de Maastricht, plus important jalon de l’aventure européenne depuis le traité de Rome de 1957, projette la création d’une citoyenneté européenne, partagée par tous les citoyens des État-membres et annonce une politique étrangère et de sécurité commune.
Il est aussi prévu une coordination entre les pays-membres sur le contrôle des frontières, la lutte contre le banditisme, le doit d’asile et la gestion des flux migratoires.
La disposition la plus importante concerne l’union monétaire, qui deviendra réalité en janvier 1999 pour tous les membres, sauf le Royaume-Uni.
Certains économistes doutent toutefois des gains économiques qu’elle est censée amener, d’autres craignent pour la souveraineté des États.
Des voix dénoncent aussi le fait que l’UE se concentre sur le domaine économique, alors que la guerre fait rage en Bosnie-Herzégovine.
Ces oppositions se renforcent lorsque le Danemark refuse le traité par référendum .
Sous pression, le président Mitterrand accepte l’organisation d’un référendum en France, qui donne lieu à d’âpres débats.
Le climat politique qui en résulte donne à voir une fracture entre les tenants de la démocratie, et ceux qui préfèrent réserver les décisions à une élite éclairée.
Le traité est finalement accepté de justesse en septembre 1992.
Dès le début de l’année suivante, ses dispositions commencent à être appliquées avec la mise sur pied du Marché unique, sans barrières douanières.

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6 février 2025 09:57

Merci les amis ! 😃

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6 février 2025 09:23

6 février 1917 :
Naissance de l'actrice Zsa Zsa Gabor.
Sári Gábor est une actrice américaine d'origine hongroise.
Elle est la sœur des actrices Eva Gabor et Magda Gabor.
Née dans une famille juive de la bourgeoisie hongroise elle fait, très jeune, ses débuts à Vienne au théâtre An der Wien dans l'opérette Der singende Traum (« Le rêve chantant »).
En 1936, elle est élue Miss Hongrie puis, poussée par sa mère Jolie Gabor, elle vient tenter sa chance à Hollywood.
Mais ce n'est que dans les années 1950, alors mariée à l'acteur George Sanders, qu'elle commence réellement sa carrière en apparaissant dans un show télévisé, Bachelor's Haven, qui la propulse sur le devant de la scène.
Mervyn LeRoy lui donne un rôle dans la comédie musicale Les Rois de la couture (1952).
Elle enchaîne avec plusieurs films, souvent en guest star : Cinq mariages à l'essai d'Edmund Goulding (1952) où elle partage l'affiche avec Ginger Rogers et Marilyn Monroe, Lili (1953) de Charles Walters où elle joue face à Leslie Caron.
Elle a aussi un petit rôle dans La Soif du mal (Touch of Evil) de Orson Welles (1958) et surtout Moulin Rouge (1952) de John Huston.
En Europe où elle est très populaire pour sa vie privée, elle joue avec Fernandel dans L'Ennemi public nº 1 d'Henri Verneuil11 et dans Sang et Lumières avec Daniel Gélin.
Elle est la vedette du film Queen of Outer Space (1958), dont l'action se passe sur la planète Vénus. Elle reçoit en 1958 le Golden Globe de l'actrice la plus glamour.
Dans les années 1960, elle apparaît davantage dans les shows télévisés que sur le grand écran.
On la voit sur scène à Broadway dans les années 1970 dans 40 Carats, L'esprit s'amuse de Noel Coward ou Arsenic et vieilles dentelles
Zsa Zsa Gábor reste connue pour son style flamboyant, son goût pour les bijoux et le luxe et ses nombreux mariages : elle a été mariée neuf fois, avec Burhan Asaf Belge, un journaliste et diplomate turc, de 1937à 1941 ; avec Conrad Hilton, fondateur des hôtels Hilton, de qui elle a une fille, Constance Francesca Hilton, de 1942 à 1947; George Sanders, qui épousera plus tard sa sœur Magda Gabor, de 1949 à 1954 ; Herbert Hutner, de 1962 à 1966; Joshua S. Cosden, Jr. de 1966 à 1967 ; Jack Ryan, qui avait participé à la conception de la poupée Barbie, de 1975 à 1976 ; Michael O'Hara, de 1976 à 1983 ;Felipe de Alba (1924 - 2005), avec qui son mariage a été annulé dès le lendemain des noces, en 1983 ; de 1986 à 2016, avecFrédéric Prinz von Anhalt, prince allemand non reconnu, né en 1943.
Il a indiqué qu'il était peut-être le père de Dannielynn Birkhead-Smith (née en 2006), la fille d'Anna Nicole Smith (1967 - 2007).
Cette paternité a été infirmée par des tests ADN.
Elle affirme que son premier amant était Atatürk et avoir eu des liaisons avec Sean Connery et Frank Sinatra, précisant toutefois avoir refusé les avances de John F. Kennedy, Elvis Presley, John Huston et Henry Fonda.
En 2002, Zsa Zsa Gábor est partiellement paralysée à la suite d'un accident de la route.
En 2005, elle fait un accident vasculaire cérébral et, dès lors, ne se déplace plus qu'en fauteuil roulant.
À l'été 2010, âgée de 93 ans, ayant chuté de son lit, on doit lui poser une prothèse à la hanche. Sortie de l'hôpital après trois semaines, elle y revient deux jours après, souffrante.
Les médecins lui enlèvent des caillots sanguins.
Elle demande un prêtre et reçoit l'extrême-onction.
Son mari, contrairement à sa fille, la juge toujours en grand danger.
De son côté, elle exige instamment son retour chez elle et refuse toute nouvelle opération, alors que les médecins veulent l'opérer du foie.
En janvier 2011, l'actrice est amputée de la quasi-totalité de la jambe droite lors d'une nouvelle hospitalisation pour venir à bout d'une infection.
À quelques jours de ses 94 ans, le 1er février 2011, elle est encore une fois hospitalisée, dans un état grave, en raison d'une infection pulmonaire.
Le 29 mars 2011, elle est de nouveau emmenée aux urgences du centre médical Ronald Reagan UCLA de Los Angeles, pour de sérieux problèmes de tension artérielle et pulmonaires, après avoir appris la mort de son amie de longue date, Elizabeth Taylor.
Le 17 mai 2011, l'actrice est encore admise à l'hôpital, cette fois à cause d'une infection à l'estomac ; elle tombe dans le coma mais reprend connaissance le 24 mai suivant.
Zsa Zsa Gábor meurt d'une attaque cardiaque le 18 décembre 2016, à 99 ans, à son domicile de Los Angeles, deux mois avant son centième anniversaire, entourée de sa famille, ses amis et son dernier époux, Frédéric Prinz von Anhal.

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6 février 2025 08:45

Le soir du 6 février 1998, à Ajaccio, des dissidents du Front de Libération Nationale de la Corse (FLNC) assassinent à bout portant le préfet de Corse-du-Sud Claude Érignac qui allait rejoindre son épouse à un concert.

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6 février 2025 08:44

le 6 fevrier 1952
Elizabeth II devient reine régnante du Royaume-Uni et des autres royaumes du Commonwealth à la mort de son père, George VI. Au moment exact de la succession, elle se trouvait dans une cabane dans les arbres du Treetops Hotel au Kenya.

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6 février 2025 08:31

Bonjour ! 😃
Merci à tous !

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6 février 2025 08:24

6 février 1637
La « crise » de la tulipe aux Pays-Bas
Le 6 février 1637, dans les tavernes d'Amsterdam et Harlem, villes opulentes des Provinces-Unies (Pays-Bas actuels), des négociants se retrouvent comme à l'habitude pour acheter et vendre des tulipes. Il ne s'agit que de promesses de ventes car les bulbes ne seront disponibles qu'au printemps...

Mais voilà qu'en rupture avec les semaines précédentes, les acheteurs se font réticents. Les cours, qui avaient atteint des sommets faramineux dans les mois précédents, entament une tout aussi vertigineuse plongée.

Sur la base de quelques compte-rendus d'actualité, Charles Mackay, un journaliste britannique du XIXe siècle, verra dans ce phénomène la première bulle spéculative de l'Histoire, prélude à la faillite de Law ou à notre « crise des subprimes » (2008). Sans doute son interprétation est-elle très exagérée...

La tulipe, comme une oeuvre d'art
À partir de la fin du XVIe siècle, le nord de l'Europe voit se développer un engouement extraordinaire pour les fleurs en général et les tulipes en particulier. Les bulbes les plus recherchés s'échangent pour plusieurs milliers de florins, alors qu'un ouvrier spécialisé gagne environ 150 florins par an.

On se met à acheter des parts de bulbe d'autant plus facilement qu'on ne règle pas comptant mais à terme : on s'engage dès l'hiver à acheter en été - au moment où il pourra être transplanté -, tel ou tel bulbe, avec l'espoir de le revendre soi-même avec profit.

Un projet discuté à l'automne 1636 et soumis au Parlement l'année suivante prévoit que les contrats n'incluront plus une obligation d'achat, mais ne seront que des options.

C'est une aubaine pour les spéculateurs, qui affluent sur le marché... jusqu'à ce jour de février 1637 où les cours s'effondrent brusquement et les acheteurs se trouvent dans l'incapacité d'honorer leurs contrats.

Faut-il parler pour autant de crise ? La spéculation n'aurait touché qu'un cercle restreint de commerçants et aucun n'a été ruiné par l'effondrement des cours...

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