
huarsy
Pourquoi cette sensibilité à fleur de peau ?
Sous un masque dissimule une âme
Ne disant mots plus hauts ; ressentis profonds, incompris !
Toi seul comprend mes maux s'en mots dire !
VB
@Frimousse - souvenir du houblon - journée ensoleillée à être ensemble à Meteren - merci -
@Moonsun - nous désirons trop souvent l'absolu -
Bien des questions restent sans réponses .
Le flou j'avoue, perturbe ma vie !!!!
kankou
Coucou à tous..Bonne journée à vous :cligne:
JUSTE UN PEU D'EMBRUN
Juste un peu d'embrun,
Avec un suave parfum,
En mélange à ce bon vin,
Que chacun désire tant, c'est divin!
Seuls quelques initiés
En comprennent la subtilité
Pour le plaisir et la volonté
De découvrir toute cette immensité.
Merveille ô merveille,
Où bon nombre s'émmerveille,
Avant le coucher du soleil,
Où brillent des centaines de treilles.
Juste un peu d'embrun,
Pour chasser les vilains,
Mais certainement aussi le malin
Avant que naisse le matin.
SEMAPHORE
huarsy
Merci à toutes - les hommes n'aiment-ils pas la poésie :lol:
La Pluie - Maurice Rollinat
Lorsque la pluie, ainsi qu’un immense écheveau
Brouillant à l’infini ses longs fils d’eau glacée,
Tombe d’un ciel funèbre et noir comme un caveau
Sur Paris, la Babel hurlante et convulsée,
J’abandonne mon gîte, et sur les ponts de fer,
Sur le macadam, sur les pavés, sur l’asphalte,
Laissant mouiller mon crâne où crépite un enfer,
Je marche à pas fiévreux sans jamais faire halte.
La pluie infiltre en moi des rêves obsédants
Qui me font patauger lentement dans les boues,
Et je m’en vais, rôdeur morne, la pipe aux dents,
Sans cesse éclaboussé par des milliers de roues.
Cette pluie est pour moi le spleen de l’inconnu :
Voilà pourquoi j’ai soif de ces larmes fluettes
Qui sur Paris, le monstre au sanglot continu,
Tombent obliquement lugubres, et muettes.
L’éternel coudoiement des piétons effarés
Ne me révolte plus, tant mes pensers fermentent :
À peine si j’entends les amis rencontrés
Bourdonner d’un air vrai leurs paroles qui mentent.
Mes yeux sont si perdus, si morts et si glacés,
Que dans le va-et-vient des ombres libertines,
Je ne regarde pas sous les jupons troussés
Le gai sautillement des fringantes bottines.
En ruminant tout haut des poèmes de fiel,
J’affronte sans les voir la flaque et la gouttière ;
Et mêlant ma tristesse à la douleur du ciel,
Je marche dans Paris comme en un cimetière.
Et parmi la cohue impure des démons,
Dans le grand labyrinthe, au hasard et sans guide,
Je m’enfonce, et j’aspire alors à pleins poumons
L’affreuse humidité de ce brouillard liquide.
Je suis tout à la pluie ! À son charme assassin,
Les vers dans mon cerveau ruissellent comme une onde :
Car pour moi, le sondeur du triste et du malsain,
C’est de la poésie atroce qui m’inonde.
Maurice Rollinat — Les Névroses
kankou
Canicule et orage.
La Belgique, tout comme la France, se retrouve accablée par cette chaleur
pénible: la canicule...
La chaleur est si forte qu’elle semble suspendue
Ardente et rougeoyante comme la gueule d’un four
Pas un souffle de vent depuis le point du jour
Chacun rase les murs en passant dans la rue
Le chien tire la langue affalé sur le sol
Accablé en sueur malgré le parasol
L’homme se traîne aussi sans aucune énergie
L’ombre se rétrécit comme fond la bougie
Les mouches se sont tues dans un coin du plafond
Parfois l’une s’élance esquisse un petit rond
La torpeur de l’air lourd la rabat aussitôt
Dolente et avachie : Dieu ! Comme il fait chaud…
Le ciel tout en moiteur ressemble à un mirage
Il flotte sans un pli sans le moindre nuage
Saoulée de canicule la Nature se tait
Les bêtes sont terrées dans les fourrés épais
Un léger souffle d’air offre enfin une trêve
La poussière du sol doucement se soulève
Un feuillage frémit un coin de ciel noircit
Chacun est attentif car la pression faiblit
Le vent plus hardiment agite les branchages
Dans la maison muette une porte a claqué
Les nuées se rassemblent prélude à l’orage
Et le premier éclair dans le ciel a fusé
Un grondement lointain fait se lever les têtes
Suivi presque aussitôt d’un craquement sonore
Le tonnerre s’approche dans le ciel c’est la fête
La foudre se déchaîne et frappe sans remords
Les vannes grand(es) ouvertes, lâchent des trombes d’eau
Que la Terre altérée avale goulûment
La poussière se noie dans le fond d’un torrent
Qui dévale les rues les pentes les coteaux
Les égouts submergés débordent de partout
Des flaques se remplissent au grand dam des passants
La pluie trempe les jupes s’insinue dans les cous
Les nuages se vident et pleurent abondamment
Au loin la Terre fume libérant sa chaleur
Des écharpes de brume montent de la vallée
Joyeusement s’ébrouent les oiseaux détrempés
Les arbres sont repus retrouvant leur vigueur
Debout devant sa porte le Poète respire
De la fraîcheur de l’air ardemment il s’enivre
Compose dans sa tête ses strophes de demain
La Nature rincée resplendit dans sa main...
Capucine (une internaute )
kankou
Le poème de la contre-éclipse
Tout d'un coup dans le ciel, il y eut deux Soleils;
Eblouissants et glorieux, d'un éclat sans pareils,
Et la nuit fut changée en torrents de splendeurs
Tout n'était plus partout qu'abondance de bonheur.
Le Soleil nouveau-né disait à son aîné,
"Mon ami, que je t'aime, je suis ton Amoureux,"
Le Soleil son aimé, répondait majestueux
"Que je t'aime moi aussi, tu es mon bien-aimé."
Et je vis de partout s'élever dans les cieux
Des hommes merveilleux éclatants de beauté,
Dont la vue me comblait d'un émoi étonné
Car c'était le printemps : la lumière en tout lieu,
Fleurissait de la terre en bouquets de lumières
Profusions de Soleils pour l'honneur de vous plaire.
(un internaute)
huarsy
« Qui dit un mensonge en dit cent. »
« Aux questions indiscrètes, réponds par un mensonge. »
de Proverbe espagnol
« Il n'est rien de plus profitable qu'un mensonge habile. »
de Tirso de Molina
Quelques citations qui font réfléchir que la vies n'est pas un long fleuve tranquille !!!!
J'ai horreur du mensonge -
Bonne journée -
kankou
Pour toi @Huarsy :bisous:
Si seulement mes mots pouvaient te consoler
De tout ce qui n'est plus et qui te fait souffrance
Je t'écrirai un livre pour te faire envoler
Vers des lieux enchanteurs loin de tes ambulances
Je t'offre en attendant mes baisers les plus doux
La main de l'amitié chargée de ma tendresse
Et viens les déposer dans le creux de ton cou
Pour que mon affection efface ta tristesse
N'hésite pas jamais à faire appel à moi
Je t'inventerai des histoires pour te faire oublier
Que ce début de jour est angoisse et effroi
Je te peindrai des mers et me ferai batelier
J'ai appelé le soleil pour le faire briller
Qu'il inonde ton quartier d'un éclat chaleureux
Qu'il remette dans tes yeux lueurs émerveillées
Afin que tout ton coeur redevienne chaleureux.
N'oublie pas que je t'aime beaucoup
(un internaute)
kankou
Un petit poème pour mettre de la gaieté dans notre vie et dans celles des autres.
Un petit geste de rien du tout mais qui peut apporter beaucoup.
Un sourire.
Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour sans passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crèe le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut n'y s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
Soyez généreux donnez lui le vôtre.
Car nul n'a autant besoin d'un sourire
Que celui qui ne peut en donner aux autres.
Raoul Follereau