
soso92
Émile VERHAEREN (1855-1916)
Asseyons-nous tous deux près du chemin
Asseyons-nous tous deux près du chemin,
Sur le vieux banc rongé de moisissures,
Et que je laisse, entre tes deux mains sûres,
Longtemps s'abandonner ma main.
Avec ma main qui longtemps s'abandonne
A la douceur de se sentir sur tes genoux,
Mon coeur aussi, mon coeur fervent et doux
Semble se reposer, entre tes deux mains bonnes.
Et c'est la joie intense et c'est l'amour profond
Que nous goûtons à nous sentir si bien ensemble,
Sans qu'un seul mot trop fort sur nos lèvres ne tremble,
Ni même qu'un baiser n'aille brûler ton front.
Et nous prolongerions l'ardeur de ce silence
Et l'immobilité de nos muets désirs,
N'était que tout à coup à les sentir frémir
Je n'étreigne, sans le vouloir, tes mains qui pensent ;
Tes mains, où mon bonheur entier reste celé
Et qui jamais, pour rien au monde,
N'attenteraient à ces choses profondes
Dont nous vivons, sans en devoir parler.
huarsy
Vent et pluie d'amour...
Le soir tombait sur la campagne.
Le souffle d'amour d'une pluie,
Au loin, un parfum de montagne
Venait à moi en cette nuit.
Le souffle d'amour d'une pluie
Enlacée d'une douce brise,
Venait à moi en cette nuit,
Et je rêvais à ma promise...
Enlacée d'une douce brise,
La pluie chantonnait son amour,
Et je rêvais à ma promise...
Au ciel de traîne, tel un toujours.
La pluie chantonnait son amour
Au vent soufflant passionnément.
Au ciel de traîne, tel un toujours...
S'endormait au gré des amants...
(inconnu)
Merci à vous - :bisous:
kankou
L'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !
Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L'air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau !
Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?
Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? ...
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux
Alphonse de LAMARTINE
huarsy
Le chat et le soleil ☼
Le chat ouvrit les yeux, ♥
Le soleil y entra. ☼
Le chat ferma les yeux, ♪
Le soleil y resta.☼
Voilà pourquoi, le soir
Quand le chat se réveille,
J'aperçois dans le noir
Deux morceaux de soleil.☼☼
Maurice Carême
(1899-1978)
Merci à vous d'être fidèles à ce post -
kankou
Rentrée des classes
Des souriants, des craintifs, des anxieux
Des pressés, des endormis, des heureux
Parfois quelques légers pleurs
Sur le visage ou cachés au fond du cœur
Premiers pas, nouvelle classe peut-être
La tête de la maîtresse ou celle du maître
Ribambelle de nouveaux cartables
Cahiers et classeurs neufs sur chaque table
Allez, en avant toute, nouvelle année !
On est tous sûrement super motivés !
Retour des copines et des copains
Ici la rentrée, c’est toujours bien !
John DURILI (enseignant à Frouzins- 31)
huarsy
Comme il est gai
Sous ses airs des fois
A ne pas paraître.
Comme il est généreux
Ce cœur battant
A tant aimer.
Comme il ne fait pas
Dans la dentelle
A passer par ici-par là.
Comme il n'est pas facile
A comprendre ton sourire
Désamorçant nos peines.
Comme j'aime simplement
A lire ces mots
Egayants ma vie.
@Kankou - Aimer n'est pas facile ! merci - bon dimanche
huarsy
@Frimousse - je n'ai rien à faire et libre comme l'air tout le wkend !!!!!
@Kankou - c'est SUPER -
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Nérée BEAUCHEMIN (1850-1931)
La maison vide
Petite maison basse, au grand chapeau pointu,
Qui, d'hiver en hiver, semble s'être enfoncée
Dans la terre sans fleurs, autour d'elle amassée.
Petite maison grise, au grand chapeau pointu,
Au lointain bleu, là-bas, dis-le-moi, que vois-tu ?
Par les yeux clignotants de ta lucarne rousse,
Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort,
Et froncer les sourcils sous ton chapeau de mousse.
Vers ces couchants de rêve où le soleil s'endort,
Pour voir plus clair, plus loin, tu sembles faire effort.
Il est couché, là-bas, au fond du cimetière,
Celui qui t'aime encore autant que tu l'aimais.
Petite maison vieille, au chapeau de poussière,
Celui qui t'aime encore autant que tu l'aimais,
L'absent, tant regretté, ne reviendra jamais.
kankou
Coucou les poêtesses .Toujours un plaisir de vous lire :cligne:
Vie
J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le coeur, tant de fois ! J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre)... Mais j'ai survécu ! Et je vis encore !
Et la vie, je ne m'en passe pas...
Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer. Vis !!!
Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !
Charlie Chaplin
huarsy
(Jacques Prévert)
Baptiste
Hélène
Un village écoute désolé
Le chant d'un oiseau blessé
C'est le seul oiseau du village
Et c'est le seul chat du village
Qui l'a à moitié dévoré
Et l'oiseau cesse de chanter
Le chat cesse de ronronner
Et de se lécher le museau
Et le village fait à l'oiseau
De merveilleuses funérérailles
Et le chat qui est invité
Marche deriière le petit cercueil de paille
Où l'oiseau mort est allongé
Porté par une petite fille
Qui n'arrête pas de pleurer
Si j'avais su que cela te fasse tant de peine
Lui dit le chat
Je l'aurais mangé tout entier
Et puis je t'aurais raconté
Que je l'avais vu s'envoler
S'envoler jusqu'au bout du monde
Là-bas où c'est tellement loin
Que jamais on n'en revient
Tu aurais eu moins de chagrin
Simplement de la tristesse et des regrets
Il ne faut famais faire les choses à moitié.
@Frimousse - merci pour ta brocante - :bisous:
huarsy
@Toinette - ainsi viennent les jours...........................
@Frimousse - attendre des nouvelles........................
Merci pour ton coucou Ctoicmoi -
Christian MERVEILLE (1949 - ... )
Chouette, c’est la rentrée
Chouette, c’est la rentrée
On va bien s’amuser !
Zut, c’est la rentrée
Plus de grasses matinées !
Chouette, c’est la rentrée !
La maîtresse est bronzée !
Zut, c’est la rentrée
Bientôt fini l’été !
Chouette, c’est la rentrée
J’ai de nouveaux souliers !
Zut, c’est la rentrée
J’ai un peu mal aux pieds.
Sylvie POILLEVÉ (1960 - ... )
huarsy
@Frimousse127 - merci de ce petit rappel - @Saphie a pensé bien faire -
Si je vous dis : j'ai tout abandonné
C'est qu'elle n'est pas celle de mon corps,
Je ne m'en suis jamais vanté,
Ce n'est pas vrai
Et la brume de fond où je me meus
Ne sait jamais si j'ai passé.
L'éventail de sa bouche, le reflet de ses yeux,
Je suis le seul à en parler,
je suis le seul qui soit concerné
Par ce miroir si nul où l'air circule à travers moi
Et l'air a un visage aimant, ton visage,
A toi qui n'as pas de nom et que les autres ignorent,
La mer te dit : sur moi, le ciel te dit : sur moi,
Les astres te devinent, les nuages t'imaginent
Et le sang de la générosité
Te porte avec délices.
Je chante la grande joie de te chanter,
La grande joie de t'avoir ou de ne pas t'avoir,
La candeur de t'attendre, l'innocence de te connaitre,
O toi qui supprimes l'oubli, l'espoir et l'ignorance,
Qui supprimes l'absence et qui me mets au monde,
Je chante pour chanter, je t'aime pour chanter
Le mystère où l'amour me crée et se délivre.
Tu es pure, tu es encore plus pure que moi-même.
[ Celle de toujours, toute ]
Poèmes de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard
Citations de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard
Livres de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard
kankou
Je m'appelle Larme
Je nais dans tes yeux quand tu baisses les armes,
Je coule lentement le long de ta joue
Et fini au creux de ton cou,
Je m'appelle Blessure,
Je suis comme un trou dans un mur,
J'apparais quand tu as mal
Que la vie est bien trop fatal
Je m'appelle Souffrance,
J'hante ton âme douloureuse,
Quand tu vis la dépendance
Lors d'une histoire amoureuse ou autre,
Je m'appelle Désir,
J'anime ton corps
Lorsque les sentiments sont trop fort
Qu'une preuve d'amour tu veux offrir
,
Je m'appelle Espoir,
Il envahit ton esprit,
Et te fait croire en ce que tout haut tu ne dis,
Loin de toi, il exile le noir.
(un internaute)