
Capusa
— Maître, je vis avec tellement d’angoisses au quotidien. J’ai tellement de choses à penser, à accomplir, tout me devient insurmontable, et j’ai parfois l’impression d’être à deux doigts de craquer. Que faire ?
— L’angoissé vit dans le futur, le dépressif vit dans le passé. Un jour tu comprendras qu’il n’y a rien à réussir, ni à accomplir, et encore moins à gagner, qui ne trouve sa source dans le moment présent. Ce moment, qui, quand il est pleinement vécu, dissout les angoisses du futur et le poids du passé.
— C’est tellement facile à dire ! Je me suis toujours vue en-haut, dans le haut du panier, et là j’ai l’impression de sombrer, de stagner dans ma vie, de ne plus être à la hauteur de mes objectifs.
— Il n’y a pas d’en-haut ou d’en-bas : Il y a éventuellement un dedans, et un dehors. Et tu es terriblement en-dehors de toi. Nous sommes pollués par des attentes illégitimes envers la vie, qui, faut-il le rappeler, ne nous est pas due. Ces constructions mentales nous font dire qu’il faut arriver là, ou là-bas, remplir tel objectif pour arriver à telle situation, et entretiennent en nous une insatisfaction permanente.
— A vous entendre, je dois comprendre que je suis responsable de tout, c’est ça ?
— Nous sommes souvent notre propre tortionnaire. Se préoccuper de son futur et ruminer son passé équivaut à passer la serpillière autour d’une baignoire dont le robinet est ouvert, ou faire le ménage dans une maison en feu. Tu n’es pas tes angoisses, tu n’es pas la serpillère, tu n’es pas l’eau qui coule. Il y a un tyran en toi, ton mental, avec lequel tu refuses encore de rompre. Car il te dit : « si tu romps avec moi, tout ira mal, car tu ne contrôleras plus rien, et tu n’atteindras jamais ce que tu veux ». C’est son grand stratagème de défense. Nous ne sommes pas notre mental (nos pensées, ou nos croyances), puisque nous pouvons à tout moment l’observer nous torturer. Tu n’es déjà plus tout à fait cette personne qui passe la serpillère, puisque tu es à présent la spectatrice de cette scène.
— Il est clair que je me dis souvent : « Plus tard quand j’aurai ce job je serai heureuse. Plus tard quand j’aurai trouvé l’âme soeur je serai bien. Plus tard quand j’aurais telle situation je serai en paix... etc. »
— Tout ce que nous avons, à chaque seconde s’appelle maintenant et le plus tard ou le un jour nous en sépare et nous en prive. Il est d’une impopulaire sagesse d’affirmer que : Celui qui n’est pas en mesure d’être heureux maintenant quelle que soit la situation, ne pourra jamais vraiment l’être profondément. Car rien d’extérieur n’apporte de paix profonde. Pose la serpillière et trouve le robinet...
Stephan Schillinger- (Par un Curieux Hasard)
Coccyvette
Je conseille a certaines personnes de se rendre dans le magasin de l' INTELLIGENCE
Situé non loin de la rue de la RÉFLEXION
Lorsque vous serez sur la place de la TOLÉRANCE
Vous n aurez alors qu' a suivre l' avenue du COURAGE
Une fois dedans vous trouverez de magnifiques lots de NEURONES D OCCASION un peu usagés certes , mais plus efficaces que ceux qui vous MANQUENT
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Carine et ses poèmes
Capusa
Il y a aussi des personnes très "comme il faut " qu'on croise en leur demandant : " ça va bien ? " et qui répondent "ça va". Elles ne peuvent dire autre chose, prisonnières d'elles-mêmes et du carcan social. Elles ne peuvent pas dire la souffrance qui les étouffe et les brise. Et nous passons, sans croiser leur regard-feux de détresse, ni écouter le silence de leur cri, sans même nous apercevoir que la météo de leur cœur est à "tempête".
Tim Guénard- (Plus fort que la haine)

Nicole
Capusa a écrit :
Les souvenirs, c'est quelque chose qui vous réchauffe de l'intérieur, et qui vous déchire violemment le cœur en même temps."
"Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit – je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos cœurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque."
Haruki Murakami
Superbe