
Capusa
Abri
Dans les lignes de ta main
Pour me plaire j’y veux voir
Que rien ne nous sépare
Et qu’avons même destin.
Dans les lignes de ta main
Je découvre en cherchant
Les signes bienfaisants
De ce qui me convient.
Dans le creux de ta paume
Où ma main se blottit
Je retrouve mon abri
Doux et calme. Comme un baume.
Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon, 1978
Coccyvette
T’es plus là ...
Mon cœur bat encore
Je me demande pourquoi,
Lui et moi en désaccord
Puisque tu n’es plus là !
C’est plus facile certain jour
Quand je pense moins à toi,
Ton souvenir pour toujours
Continue de vivre en moi ...
Cinq années déjà écoulées
La douleur n’a pas d’échéance,
Pas un jour sans y penser
Je vis pour oublier ton absence.
Ceux qui partent à jamais
Aller simple pour les cieux,
Nous laissent le cœur défait
Des larmes plein les yeux ...
Coulent des larmes de joie
Sur nos souvenirs heureux,
Ils résonnent encore en moi
Pour des jours plus lumineux ...
À maman ...
Coccyvette
Aimer, c'est risquer d’être rejeté ;
Choisir, c’est risquer de se tromper ;
Essayer, c'est risquer l'échec ;
Espérer, c'est risquer la déception ;
Vivre, c'est risquer de mourir ;
La plus grande erreur que nous puissions vivre, c'est de ne pas risquer pour rester enchaînés à nos certitudes.
Brisons nos chaînes, faites de croyances, pour nous libérer enfin !
Isabelle Hatier
Capusa
Une nuit d'amour.
Recueil : Poésie d'amour (2001)
Ton parfum volage sur mes doigts ce matin
Et le souvenir de cette nuit m'envahit :
Mon cœur ne bat plus seul et s'accorde sans fin
À ton cœur en une musique qui jaillit.
Comme cette source fraîche et bienfaisante
Au plein cœur d'un trop aride et mortel désert
Fatal au voyageur de l'amour qui s'y perdu
À tout jamais errant sans but sur ses sentes.
C'était hier et nos deux coeurs se sont unis
Dans ce doux frisson que crée l'amour partagé.
Mer inconnue de délices et de voluptés
De saveurs nouvelles et de parfums fleuris.
Nous t'avons longtemps contemplée dans le lointain
Comme l'horizon proche et fuyant à la fois
D'une terre remplie de promesses et de joies
Pour nous plonger enfin et sans peur en ton sein.
C'était hier ; la nuit nous a enveloppé
De son velours noir éclairé de mille étoiles
Et nos corps serrés se cachant dans ses voiles
Se sont étreints en un baiser tendre et sucré
Moment intense et magique, où tout s'oublie
Où rien n'a plus vraiment d'importance, monde
De tendresse partagée où deux coeurs fondent
En un seul ; nos âmes se sont réunies.
Yves Le Guern
Coccyvette
On dit que le temps arrange tout,
Il suffit de l'attendre.
Mais qu'il est donc lent,
Le temps de l'attente.
L'attente de l'ami,
Qu'on a pas vu depuis longtemps.
L'attente des secours,
Quand survient l'accident.
L'attente de la guérison,
Quand s'éternise la souffrance.
L'attente du soleil,
Quand tarde le printemps.
L'attente de la compassion,
Quand dure l'indifférence.
L'attente du pardon,
Pour une lointaine offense.
Pourtant, il suffit qu'on l'oublie, le temps.
Quand arrive l'ami qu'on attendait depuis longtemps.
Que se réveillent les souvenirs d'antan.
Et qu'on déroule les histoires du bon vieux temps.
Il en profite pour nous échapper et galoper, le temps.
Et quand vient le temps d'aller voir où en est le temps,
On s'aperçoit qu'il a filé comme le vent, le temps.
Et qu'on ne peut le rattraper, le temps.
On a parfois envie de l'emprisonner dans les bons moments.
Mais lent ou rapide, on ne peut l'arrêter de passer, le temps.
Puis quand vient le temps de disposer de notre temps,
On voudrait arrêter, histoire de regarder passer le temps.
Mais on se lasse vite à ne faire que regarder passer le temps.
Alors on proposera à un ami, à qui il ne reste que peu de temps,
De l'accompagner jusqu'au bout de son temps.
On répondra à l'enfant qui nous demande un peu de temps,
Que pour lui, on a tout notre temps
.
En espérant que, quand il ne nous restera que peu de temps,
Quelqu'un aura pour nous, un peu de temps.
~Martial Noureau
Capusa
— Maître, je vis avec tellement d’angoisses au quotidien. J’ai tellement de choses à penser, à accomplir, tout me devient insurmontable, et j’ai parfois l’impression d’être à deux doigts de craquer. Que faire ?
— L’angoissé vit dans le futur, le dépressif vit dans le passé. Un jour tu comprendras qu’il n’y a rien à réussir, ni à accomplir, et encore moins à gagner, qui ne trouve sa source dans le moment présent. Ce moment, qui, quand il est pleinement vécu, dissout les angoisses du futur et le poids du passé.
— C’est tellement facile à dire ! Je me suis toujours vue en-haut, dans le haut du panier, et là j’ai l’impression de sombrer, de stagner dans ma vie, de ne plus être à la hauteur de mes objectifs.
— Il n’y a pas d’en-haut ou d’en-bas : Il y a éventuellement un dedans, et un dehors. Et tu es terriblement en-dehors de toi. Nous sommes pollués par des attentes illégitimes envers la vie, qui, faut-il le rappeler, ne nous est pas due. Ces constructions mentales nous font dire qu’il faut arriver là, ou là-bas, remplir tel objectif pour arriver à telle situation, et entretiennent en nous une insatisfaction permanente.
— A vous entendre, je dois comprendre que je suis responsable de tout, c’est ça ?
— Nous sommes souvent notre propre tortionnaire. Se préoccuper de son futur et ruminer son passé équivaut à passer la serpillière autour d’une baignoire dont le robinet est ouvert, ou faire le ménage dans une maison en feu. Tu n’es pas tes angoisses, tu n’es pas la serpillère, tu n’es pas l’eau qui coule. Il y a un tyran en toi, ton mental, avec lequel tu refuses encore de rompre. Car il te dit : « si tu romps avec moi, tout ira mal, car tu ne contrôleras plus rien, et tu n’atteindras jamais ce que tu veux ». C’est son grand stratagème de défense. Nous ne sommes pas notre mental (nos pensées, ou nos croyances), puisque nous pouvons à tout moment l’observer nous torturer. Tu n’es déjà plus tout à fait cette personne qui passe la serpillère, puisque tu es à présent la spectatrice de cette scène.
— Il est clair que je me dis souvent : « Plus tard quand j’aurai ce job je serai heureuse. Plus tard quand j’aurai trouvé l’âme soeur je serai bien. Plus tard quand j’aurais telle situation je serai en paix... etc. »
— Tout ce que nous avons, à chaque seconde s’appelle maintenant et le plus tard ou le un jour nous en sépare et nous en prive. Il est d’une impopulaire sagesse d’affirmer que : Celui qui n’est pas en mesure d’être heureux maintenant quelle que soit la situation, ne pourra jamais vraiment l’être profondément. Car rien d’extérieur n’apporte de paix profonde. Pose la serpillière et trouve le robinet...
Stephan Schillinger- (Par un Curieux Hasard)
Coccyvette
Je conseille a certaines personnes de se rendre dans le magasin de l' INTELLIGENCE
Situé non loin de la rue de la RÉFLEXION
Lorsque vous serez sur la place de la TOLÉRANCE
Vous n aurez alors qu' a suivre l' avenue du COURAGE
Une fois dedans vous trouverez de magnifiques lots de NEURONES D OCCASION un peu usagés certes , mais plus efficaces que ceux qui vous MANQUENT
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Carine et ses poèmes
Capusa
Il y a aussi des personnes très "comme il faut " qu'on croise en leur demandant : " ça va bien ? " et qui répondent "ça va". Elles ne peuvent dire autre chose, prisonnières d'elles-mêmes et du carcan social. Elles ne peuvent pas dire la souffrance qui les étouffe et les brise. Et nous passons, sans croiser leur regard-feux de détresse, ni écouter le silence de leur cri, sans même nous apercevoir que la météo de leur cœur est à "tempête".
Tim Guénard- (Plus fort que la haine)
