
Capusa06
"Au fil des heures, des jours, des semaines, des saisons, tu te déprends de tout, tu te détaches de tout. Tu découvres, avec presque, parfois, une sorte d'ivresse, que tu es libre, que rien ne te pèse, ni te plaît ni te déplaît. […] Tu vis dans une bienheureuse parenthèse, dans un vide plein de promesses et dont tu n'attends rien. Tu es invisible, limpide, transparent. Tu n'existes plus : suite des heures, suite des jours, le passage des saisons, l'écoulement du temps, tu survis, sans gaieté et sans tristesse, sans avenir et sans passé, comme ça, simplement, évidemment, comme une goutte d'eau qui perle au robinet d'un poste d'eau sur un palier. "
-Georges Perec-
Capusa06
"Vous n'arriverez jamais à destination si vous vous arrêtez pour jeter une pierre à chaque chien qui aboie sur votre passage.
Alors laissez-les causer,brailler,critiquer,blablater et blablater à nouveau.
Laissez-les vomir leur "science"....tout ces gens là, vous ralentissent...pire ils peuvent même vous plomber les ailes..."
Coccyvette
Tant de belles choses
Même s'il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire "à demain"
Rien ne défera jamais nos liens
Même s'il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train
L'amour est plus fort que le chagrin
L'amour qui fait battre nos cœurs
Va sublimer cette douleur
Transformer le plomb en or
Tu as tant de belles choses à vivre encore
Tu verras au bout du tunnel
Se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas
Tu a tant de belles choses devant toi
Même si je veille d'une autre rive
Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive
Je serais avec toi comme autrefois
Même si tu pars à la dérive
L'état de grâce, des forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois
Dans l'espace qui lie le ciel et la terre
Se cache le plus grand des mystères
Comme la brume voilant l'aurore
Il y a tant de belles choses que tu ignores
La foi qui abat les montagnes
La source blanche dans ton âme
Pensez-y quand tu t'endors
L'amour est plus fort que la mort
Dans le temps qui lie ciel et terre
Se cache le plus beau des mystères
Penses-y quand tu t'endors
L'amour est plus fort que la mort
~ Françoise Hardy ~
Sa chanson d'adieu à son fils Thomas
Coccyvette
Laissez moi vivre pour ce que je suis.
Terriblement émotionnelle que je ne peux retenir mes larmes devant ce que me présente la vie en bonheur ou en peine , humble quand je me remets en question, si cohérente dans mon incohérence quand je reviens sur mes pas.
Laissez moi vivre pour ce que je suis.
Terriblement fragile mais sans réelle faiblesse , avec cette immense peur des choses que j'affronte mais qui ne m'a, jamais, empêchée d'agir, consciente que ma manie d'aller toujours plus loin me laisse souvent sans forces. Dans ma manie de procrastination ponctuelle où règne l'espoir d'un signe de meilleur et celle de me retrancher dans ma bulle, ma protection, mes rêveries d'ailleurs et de paix, espace vital à mon âme, à mon cœur, mon essentiel.
Laissez moi vivre pour celle que je suis.
Terriblement amoureuse de la vie, capable de me perdre dans un coucher de soleil, dans un vol de papillon, les notes et les mots d'une chanson.
Laissez moi vivre celle que je suis, perdue dans mes souvenirs les plus beaux, avec mes sauts dans le passé, mes promenades dans le présent et ses obstacles. Mais les yeux vers l'horizon, toujours.
Toujours les yeux vers l’horizon..
Asha
Coccyvette
SI J'AVAIS DEVINÉ
Si j'avais deviné ce que tu deviendrai
Je serais allé hier te prendre par la main
Je t'aurais rassuré
La mort n'est pas une fin
Et je t'aurais serré si fort contre mon coeur
Que je l'aurais vidé de toutes ses terreurs
Si j'avais deviné ce que tu deviendrai
Je t'aurais embrassé
Pour mieux te faire renaître
Tu serais là peut être
Si j'avais deviné ce que tu deviendrai
Je t'aurais accompagné sur ton chemin
J'aurais trompé la mort tu sais
Si bien que tu serais là encore demain
Que meure avec toi la joie de ma jeunesse
Qu'aurai je donc pu faire
Pour que tu restes sur terre
Mais ce qui me console
Dans ces heures qui s'affolent
C'est que tu ne connaîtras pas les affres de la vieillesse
Nul ne savait Comme toi autant aimer
Ta bonté était un don discret inné
Ces mots que je ne cesse d'aimer
En guise de fleurs reçoit ces vers
C'est ce que je préfère
On n'enterre pas les mots
Et pourtant ils fleuriront là haut
L'ami que nous aimions
Le père le mari le frère que nous pleurons
Est déjà loin de nous
Mais il n'est pas parti sans nous
Son âme a emporté ses souvenirs
Tous ceux chers à son coeur
Ils pourront aux cieux refleurir
Non ils ne vont pas mourir
Cette certitude va nourrir
Et apaiser nos cœurs
L'amitié et l'amour ont accompli leur tâche
Même si la douleur emprunte aux remords son venin
Des Souvenirs lancinants nous poursuivent en vain
Tout ce qu'on n'a pas fait nulle vie n'est sans tache
Mais nous continuerons sans relâche
Il n'a pas fini de revivre
Sandrine Coudert
