
Coccyvette
Laissez moi vivre pour ce que je suis.
Terriblement émotionnelle que je ne peux retenir mes larmes devant ce que me présente la vie en bonheur ou en peine , humble quand je me remets en question, si cohérente dans mon incohérence quand je reviens sur mes pas.
Laissez moi vivre pour ce que je suis.
Terriblement fragile mais sans réelle faiblesse , avec cette immense peur des choses que j'affronte mais qui ne m'a, jamais, empêchée d'agir, consciente que ma manie d'aller toujours plus loin me laisse souvent sans forces. Dans ma manie de procrastination ponctuelle où règne l'espoir d'un signe de meilleur et celle de me retrancher dans ma bulle, ma protection, mes rêveries d'ailleurs et de paix, espace vital à mon âme, à mon cœur, mon essentiel.
Laissez moi vivre pour celle que je suis.
Terriblement amoureuse de la vie, capable de me perdre dans un coucher de soleil, dans un vol de papillon, les notes et les mots d'une chanson.
Laissez moi vivre celle que je suis, perdue dans mes souvenirs les plus beaux, avec mes sauts dans le passé, mes promenades dans le présent et ses obstacles. Mais les yeux vers l'horizon, toujours.
Toujours les yeux vers l’horizon..
Asha
Coccyvette
SI J'AVAIS DEVINÉ
Si j'avais deviné ce que tu deviendrai
Je serais allé hier te prendre par la main
Je t'aurais rassuré
La mort n'est pas une fin
Et je t'aurais serré si fort contre mon coeur
Que je l'aurais vidé de toutes ses terreurs
Si j'avais deviné ce que tu deviendrai
Je t'aurais embrassé
Pour mieux te faire renaître
Tu serais là peut être
Si j'avais deviné ce que tu deviendrai
Je t'aurais accompagné sur ton chemin
J'aurais trompé la mort tu sais
Si bien que tu serais là encore demain
Que meure avec toi la joie de ma jeunesse
Qu'aurai je donc pu faire
Pour que tu restes sur terre
Mais ce qui me console
Dans ces heures qui s'affolent
C'est que tu ne connaîtras pas les affres de la vieillesse
Nul ne savait Comme toi autant aimer
Ta bonté était un don discret inné
Ces mots que je ne cesse d'aimer
En guise de fleurs reçoit ces vers
C'est ce que je préfère
On n'enterre pas les mots
Et pourtant ils fleuriront là haut
L'ami que nous aimions
Le père le mari le frère que nous pleurons
Est déjà loin de nous
Mais il n'est pas parti sans nous
Son âme a emporté ses souvenirs
Tous ceux chers à son coeur
Ils pourront aux cieux refleurir
Non ils ne vont pas mourir
Cette certitude va nourrir
Et apaiser nos cœurs
L'amitié et l'amour ont accompli leur tâche
Même si la douleur emprunte aux remords son venin
Des Souvenirs lancinants nous poursuivent en vain
Tout ce qu'on n'a pas fait nulle vie n'est sans tache
Mais nous continuerons sans relâche
Il n'a pas fini de revivre
Sandrine Coudert
Coccyvette
A vivre seul, au moins quelques années, on apprend à passer du besoin qui ligote au désir et au rêve qui ouvrent grand l'espace en soi et autour de soi.
A vivre seul, on apprend à choisir ses relations au lieu de les supporter, de s'en accommoder.
Sauvage et sociable tout à la fois, l'individu solitaire ne se croit pas obligé d'aller à des repas de famille, de participer à des fêtes dont les convives l'ennuient.
Et de cela il ne se sent nullement culpabilisé parce qu'il est en accord avec ce qu'il fait.
Se tenir en solitude, c'est chérir une situation propice à inattendu, à l'incroyable dont les tableaux de Van Eyck et de Brueghel esquissent l'apparition.
C'est se vouloir disponible, absolument; et non disponible pour quelque chose, en attente de quelqu'un.
Se tenir dans la fraîcheur du commencement.
C'est donc un état émerveillé.
- J. Kelen.
Capusa06
"Ne plus ruminer le passé et être dans le présent. D'ailleurs, on lui a expliqué combien créer aide à s'affirmer dans le réel. La créativité, c'est le meilleur remède pour tous les grands sensibles. Chaque être sensible porte en soi un domaine de créativité personnelle — écriture ? musique ? peinture ? culture ? jardinage ? L'essentiel est de trouver ce qui nous fait vibrer. Ce qui va nous permettre d'exister plus fort."
Coccyvette
Ce que j'ai perdu est irrattrapable...
Je ne parle ni des objets, ni des biens, ni de l'argent, mais des êtres. J'ai perdu des êtres qui étaient pour moi des sources de soleil.
Ce soleil a été mis en terre.
Apparemment mis en terre.
Moi je continue à en recevoir les rayons.
Mais je sais aussi en même temps que c'est une perte et qu'elle est irrattrapable.
Je sais les deux choses.
Que dire de plus ?"
Christian Bobin,
Nicole
Coccyvette a écrit :
Je me suis assise un instant au bord de ma vie !
J'ai regardé passer les gens qui l'avaient remplie...
Il y avait des bons, des gentils et des méchants.
Vus d'ici, je pouvais les contempler en pensant
Que certains l'avaient comblé de beaucoup de joies,
Que d'autres, en revanche, avaient abusé de moi.
Fallait-il, de ces derniers, regretter leur passage ?
Sachant qu'avec eux j'avais fait l'apprentissage
De la méfiance, du mensonge et de la trahison...
Et qu'ils avaient été une leçon, me réveillant de mes songes !
J'étais assise, sereine et à voir l'ensemble ainsi,
Je me rendais compte qu'il ne restait que les bons et les gentils.
À regarder dans ma direction avec franchise,
Je ne voyais plus les visages de mes méprises.
Je me suis levée et vers la franchise j'ai tendu les bras...
J'ai, d'un battement de cil, déshumanisé les scélérats !
Le regard droit vers le reste de mon chemin,
Je me suis prise, pour le reste de la route, par la main,
Et j'ai dit : . "Viens, on part ensemble vers demain"💕
-Marie Buisson-
C'est un peu ce que je ressens depuis une dizaine d'années.
Et depuis je fais comme elle, mais je ne sais pas l'ecrire
