
Coccyvette
Je me suis assise un instant au bord de ma vie !
J'ai regardé passer les gens qui l'avaient remplie...
Il y avait des bons, des gentils et des méchants.
Vus d'ici, je pouvais les contempler en pensant
Que certains l'avaient comblé de beaucoup de joies,
Que d'autres, en revanche, avaient abusé de moi.
Fallait-il, de ces derniers, regretter leur passage ?
Sachant qu'avec eux j'avais fait l'apprentissage
De la méfiance, du mensonge et de la trahison...
Et qu'ils avaient été une leçon, me réveillant de mes songes !
J'étais assise, sereine et à voir l'ensemble ainsi,
Je me rendais compte qu'il ne restait que les bons et les gentils.
À regarder dans ma direction avec franchise,
Je ne voyais plus les visages de mes méprises.
Je me suis levée et vers la franchise j'ai tendu les bras...
J'ai, d'un battement de cil, déshumanisé les scélérats !
Le regard droit vers le reste de mon chemin,
Je me suis prise, pour le reste de la route, par la main,
Et j'ai dit : . "Viens, on part ensemble vers demain"💕
-Marie Buisson-
Capusa06
"Je pense beaucoup à ces gens qui veulent être à tout prix heureux, et je crois qu'ils se trompent parce qu'ils considèrent le fait d'être heureux comme une fin en soi. On se dit tous qu'on sera heureux, que la vie sera super quand on aura la voiture de nos rêves, un bon emploi, qu'on se mariera avec une personne merveilleuse. Mais le bonheur c'est une pensée, un état d'esprit, rien de concret que l'on possède, c'est comme être fatigué ou en colère, c'est pas permanent, ça va, ça vient, c'est comme ça. Je crois que si les gens abordaient la question de cette façon, ils rencontreraient le bonheur beaucoup plus souvent"
Coccyvette
Tu vieillis, on m'a dit que tu n'étais plus toi, tu deviens aigri et solitaire."
Non, je ne vieillis pas, je deviens sage.
J'ai cessé d'être ce que les autres aiment pour devenir ce que j'aime être, j'ai cessé de chercher l'acceptation des autres pour m'accepter moi-même, j'ai laissé derrière moi les miroirs menteurs qui trompent sans pitié.
Non, je ne vieillis pas, je deviens sélectif des lieux, des gens, des coutumes et des idéologies.
J'ai laissé partir les attaches, les douleurs inutiles, les gens, les âmes et les cœurs, ce n'est pas par amertume, c'est simplement pour préserver la santé.
J'ai arrêté les soirées pour des insomnies d'apprentissage, arrêté de vivre des histoires et commencé à les écrire, mis de côté les stéréotypes imposé, arrêté de me maquiller pour cacher mes blessures, maintenant je porte un livre qui embellit mon esprit.
J'ai troqué l'alcool contre des tasses de café, oublié d'idéaliser la vie et commencé à la vivre.
Non, je ne vieillis pas.
Je porte entre les mains la tendresse d'un cocon qui, en s'ouvrant, élargira ses ailes vers d'autres sites inaccessibles pour ceux qui ne cherchent que la frivolité du matériel.
Je porte sur mon visage le sourire qui s'échappe en regardant la simplicité de la nature, je porte dans mes oreilles le trille des oiseaux égayant ma marche.
Non, je ne vieillis pas, je deviens sélectif, je parie mon temps sur l'intangible, réécrivant l'histoire qu'on ne m'a jamais racontée, redécouvrant des mondes, sauvant ces vieux livres que j'avais oubliés à moitié.
Je deviens de plus en plus prudent, j'ai laissé de côté les évènements qui ne m'enrichissent pas, j'apprends à parler de choses importantes, j'apprends à cultiver des connaissances, je sème des idéaux et forge mon destin.
Non, ce n'est pas que je vieillis pour dormir tôt le samedi, c'est juste que le dimanche aussi il faut se réveiller tôt, profiter du café sans hâte et lire calmement un poème.
Ce n'est pas pour la vieillesse qui marche lentement, c'est pour observer la maladresse de ceux qui se baladent vite et trébuchent sur le mécontentement.
Ce n'est pas pour la vieillesse que parfois on garde le silence, c'est simplement parce qu'il ne faut pas faire écho à tout mot.
Non, je ne vieillis pas, je commence à vivre ce qui m'intéresse vraiment. 💖
M.Lopez Parra
Coccyvette
J'ai appris à être seule,
Pour ne plus étouffer autrui,
Et également à faire les deuils,
De ce qui était bien fini.
J'ai appris à m'apprécier,
Pour ne plus dépendre des regards,
Que d'autres pouvaient prendre ou donner,
Pour une vie, un mois, un soir.
J'ai appris à voir le mieux,
Même quand j'étais au fond du pire,
Pour que mon coeur ne soit pas vieux,
Et qu'il connaisse le plaisir.
J'ai appris à m'élever,
Pour ne pas perdre la lumière,
Je n'ai jamais cessé d'aimer,
Pour que ne vienne pas l'hiver.
Et quand parfois survient le froid,
Je voyage dans la solitude,
Pour prendre un peu plus soin de moi,
Et faire tomber les habitudes.
J'ai appris à me découvrir,
Pour aller vers le mieux pour moi,
Et c'est avec le sourire,
Que je continue sur ma voie... "💕
-Alexandra JULIEN-
Capusa06
"Tu mérites un amour qui veuille danser avec toi, qui trouve le paradis chaque fois qu’il regarde dans tes yeux, qui ne s’ennuie jamais de lire tes expressions.
Tu mérites un amour qui t’écoute quand tu chantes, qui te soutiens lorsque tu es ridicule, qui respecte ta liberté, qui t’accompagne dans ton vol, qui n’a pas peur de tomber.
Tu mérites un amour qui balayerait les mensonges et t’apporterait le rêve, le café et la poésie..."
_______________ Frida Kahlo
suzon
La tolérance,
c’est effacer les différences
c’est accepter
que les autres n’aient
pas les mêmes idées
que le verbe aimer
soit toujours conjugué
à tous les modes, à tous les temps
et que seul soit important
le sentiment que l’on ressent
La tolérance,
c’est le monde entier qui pense
que les religions
quels que soient leurs noms
n’ont aucune frontière
et ne posent pas de barrières
qu’elles nous rassemblent tous en frères
pour éradiquer la misère
et ne servent pas la colère
pour déclencher des guerres
La tolérance,
c’est savoir donner un sens
c’est savoir trouver les mots
pour dire qu’importe la couleur de peau
qu’importe le pays ou le drapeau
que nous soyons laids ou beaux
le sang qui coule dans nos veines
est pour tous les hommes, le même
et comme une immense chaîne
nous unira dans nos peines.
Coccyvette
Sous ses écailles de sirène
Le jour elle se transforme
En fée immortelle
Et la nuit venue
Elle plonge dans l'abime des profondeurs
Là où la vie n'est que silence
Et éternel recommencement
Elle nage dans l'étreinte des vagues
Qui la portera jusqu'au prochain rivage.
S🌹
Coccyvette
LES MOTS DU SILENCE
"Les mots du silence sont des mots très rares qu’on ne trouve dans aucun livre, qui restent longtemps coincés dans la poitrine, qui se glissent parfois jusque dans la gorge mais n’arrivent pas jusqu’à la bouche.
Les mots du silence ne sont pas faits pour être entendus avec les oreilles.
Les mots du silence se murmurent avec des gestes infimes et des mimiques immobiles, ils se lisent avec les yeux fermés, s’écoutent avec le cœur, se gardent au profond de soi, dans la douceur des émotions..."
_____________ Jacques Salomé
Capusa06
Je comprends enfin que toutes les belles choses ont une fin, quand je comprens ce qui existe, quand je suis là et quand je ne le suis pas. Quand je comprends que le verbe aimer se conjugue à tous les temps et n'importe quand, quand je réalise que le temps et les kilomètres nous aident à quitter notre voie, quand l'absence de nouvelles ne fait mal qu'un temps et que l'amour s'en va trop rapidement. Ça fait un bien fou de décrocher, et de passer au livre suivant. On a pas besoin d'une longue et belle histoire d'amour pour être heureux, on a seulement besoin de quelqu'un avec qui on est bien, peu importe le temps passé avec elle, tant qu'on a été heureux un instant. Parce-que le plus important c'est d'avancer dans tout ce qu'on entreprend et de ne jamais reculer, on peut s'arrêter, quelques instants seulement. En étant sur de repartir après. On peut tourner et changer de voie, mais jamais sous l'influence de quelqu'un autre. Trouvez une personne qui vous correspond et qui vous aime. Soyez sur de chacun de ses critères avant de vous autoriser à être heureux. Si elle ne les respecte pas, ne vous en contentez pas, avancez, toujours tout droit.
Coccyvette
J'ai vu une larme couler
J'ai demandé à l'oeil:
"Pourquoi pleures-tu?
Est-ce un amour?
Est-ce un ami?
Est-ce une promesse non tenue?"
L'oeil m'a répondu :
"Je pleure ce monde
Que le matérialisme inonde
Ce monde de ventrus
Où l'altruisme et la générosité n'existent plus
Ce monde où on est rassasié
De trahison et de méchanceté
Je pleure l'infidélité des proches et la malhonnêteté
Je pleure l'amour éphémère qui s'éteint avec rapidité
Je pleure l'indifférence de l’être cher .
Je pleure les désespérés qui se droguent pour oublier leurs soucis
Je pleure la haine et la jalousie
Je pleure ceux qui, clandestinement ,quittent leur pays
Je pleure les valeurs bafouées
Je pleure les femmes agressées
Je pleure le virus qui touche l'humanité
Et entrave le monde entier
Je pleure les coeurs durs , sans pitié
Je pleure l'absence de tendresse et de bonté
Le manque de cette main douce qui puisse m'essuyer...
Valentino Riad