
Coccyvette
Le temps qui passe est sans pitié sauf pour l'amour, le vrai, le bel amour, l'inconditionnel. Quand a aimé profondément quelqu'un, au delà de soi-même, quand on l'a imprimé dans sa chair et dans son cœur, le temps ne change rien à l'affaire. Le temps est assassin aux amours mortes mais pas à celles éternelles.
Alors il reste..
Juste une trace au temps qui passe
L'effluve d'un parfum fugace
Quelques dentelles que l'on ramasse
Une photo que l'on déplace...
Coccyvette
Ce qui me manque dans ma vie c'est toi... C'est ton odeur, les mots d'amour sortant de ta bouche, ta respiration, ton sourire, la douceur de ta peau, la chaleur de ton corps, le son de ta voie, la douceur de tes mains, la chaleur de tes bras, l'odeur de tes cheveux, leur longueur, tes bisous dans mon cou, ton corps sur mon corps, tes lèvres contre mes lèvres, ta jalousie quand je m'approchais trop d'une fille, ça me manque de ne plus t'entendre dire "je ne suis qu'à toi", ton sourire me manque... mais ce qui me manque le plus c'est de ne plus t'entendre me dire "Je t'aime".
Coccyvette
La liberté n'est pas le fait de pouvoir faire ce que l'on veut, mais plutôt la capacité à prendre du plaisir en chaque chose que l'on fait.
Revenir aux plaisirs primaires... S'arrêter pour admirer une fleur, s'émouvoir à la vue d'un vol d'oiseau, écouter le bruit d'un ruisseau... Toutes ces petites choses sans importance qui ont désormais déserté les endroits où nous vivons et qui font le bonheur de chacun lorsque l'on prend le temps de les contempler.
Les plaisirs essentiels sont souvent les meilleurs. Il y a de la musique dans le soupir du roseau ; il y a de la musique en toutes choses si les hommes pouvaient l'entendre..🐦
Lord Byron.
Coccyvette
Vieillir, c'est chiant. J'aurais pu dire : vieillir, c'est désolant, c'est insupportable, c'est douloureux, c'est horrible, c'est déprimant, c'est mortel. Mais j'ai préféré "chiant " parce que c'est un adjectif vigoureux qui ne fait pas triste.
~ Bernard Pivot - Les mots de ma vie
Coccyvette
Je l'attendais.....
On m'avait pourtant prévenu qu'elle viendrait.
Puis, un bon matin, il y a bien quelques années, j'ai senti son souffle.
Elle était là, dans mon dos,
m'enlaçait tout doucement de ses grands bras
tout en m'enveloppant dans son manteau moelleux.
Seul, devant mon miroir,
j'ai levé les yeux et je l'ai enfin aperçue.
Ses petits yeux bleus, myopes,
probablement charmeurs autrefois,
étaient partiellement cachés par d'étranges lunettes grises.
Autour d'eux cherchait à se camoufler tant bien que mal
l'arnaque de sa vie, ses rides.
Une cicatrice à la lèvre supérieure lui rappelait sans nul doute
l'exubérance de sa jeunesse.
Ses cheveux, blanchis par un quelconque processus biologique,
qu'elle seule devait connaître,
dégarnissaient de plus en plus sa tête.
Sur son front et dans son cou,
les plis se multipliaient, signes évidents d'une grande sagesse.
Enfin, la peau striée de ses mains meurtries, devenues tremblantes,
ne parvenaient plus à dissimuler le labeur de sa vie.
Malgré tout, elle me fascinait.
Son sourire moqueur et la naïveté de son regard enfantin l'embellissaient.
Le temps ne semblait plus pressé.
Sa joie de vivre se lisait sur ses traits
comme si elle goûtait à chaque instant qui passait.
Elle paraissait tellement heureuse...
J'ai penché doucement la tête, baissé les yeux.
La vieillesse, timidement,
s'excusa de son intrusion dans mon existence et,
par peur de me perdre,
me pressa tout contre elle..... ''. 😕
Coccyvette
Je nous souhaite d’aimer
Je nous souhaite la folie de croire
Que le monde peut être transformé,
C'est-à-dire plus juste, plus fraternel.
Mais c’est en nous
Que la flamme doit être ranimée.
Osons !
Je nous souhaite la vigilance,
Au milieu de la nuit
Et la force de rêver.
Et si la clarté des étoiles
Nous paraît encore lointaine,
Je demande la force du souffle
Qui conduit le coureur épuisé
A transmettre à d’autres le flambeau.
Peu importe si, parfois,
Le genou fléchit et le cœur se serre,
Le feu est dans le ciel noir
Où nous ranimerons notre vaillance.
Le feu est en chacun de nous
Comme un miroir
Où nous nous reconnaissons
Hommes parmi les hommes.
Jean Ristat
Coccyvette
Quelques pétales de roses
En symbiose
Aux couleurs de l'amour
Qui frôlent nos contours
Juste un délicat parfum
Aux doux embruns
Comme une caresse
Il nous effleure avec adresse
Sur notre peau, il glisse
S'évapore et s'immisce
Sur notre corps fébrile
En traces indélébiles
Il s'imprègne à l'intérieur
Tout en douceur
Comme un baiser délicat
Sur notre corps que l'on reçoit
Les Ecrits d'Isabelle
