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chantoon - 16 janvier 2014 05:47

martinemdh
Tout luit, tout bleuit, tout bruit,
Le jour est brûlant comme un fruit
Que le soleil fendille et cuit.
Chaque petite feuille est chaude
Et miroite dans lâair oĂč rĂŽde
Comme un parfum de reine-claude.
Du soleil comme de lâeau pleut
Sur tout le pays jaune et bleu
Qui grésille et oscille un peu.
Un infini plaisir de vivre
SâĂ©lance de la forĂȘt ivre,
Des blés roses comme du cuivre.
(Anna de Noailles, "L'Ombre des jours", 1902)
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martinemdh
L'AMITIĂ SE DIT SINCĂRE
LâamitiĂ© est une preuve de confiance,
OĂč naissent nos plus belles confidences,
Ă lâami des secrets dĂ©voilĂ©s,
De peines enfouies restées inavouables.
Une épaule amie sur laquelle se reposent,
Nos peines, nos chagrins qui explosent,
Partager ensembles nos joies, nos douleurs,
Cet arc-en-ciel de toutes les couleurs.
Un ami se doit dâĂȘtre loyal, fidĂšle,
Au fil du temps, au cours des ans,
Notre amitiĂ© nâen sera que plus belle,
Comme un jardin fleurissant.
LâamitiĂ© se dit sincĂšre, de toute confiance,
Sans un désir de reconnaissance.
Douce Ă©coute rĂ©chauffant un cĆur,
Dâune Ăąme en dĂ©tresse qui compte malheur.
LâamitiĂ© raisonne nos idĂ©es folles,
Et lâami vient ainsi conseiller, vous rĂ©conforter,
De la sagesse dans ses paroles,
Et ce désir noble de vous écouter, de vous aider.
- R. Vallade -
martinemdh
La vie c'est la pluie ,c'est le beau temps
la rosée du matin , la neige qui tombe sans bruit.
C'est la douceur d'un coucher de soleil.
C'est un sourire une larme, des souvenirs des espoirs
des jours noirs et des jours bleus. la vie c'est un changement
perpétuel et continuel c'est s'adapter
essayer, tomber échouer, se relever et gagner.
C'est un jeu qui suit les caprices
des vagues et du vent. la vie n'essaie pas de la prévoir
de la deviner de la comprendre ou de la changer.
La vie, vis-lĂ avec confiance courage optimisme et Amour.
Accroche un sourire à tes lÚvres regarde bien droit devant toi et suis ton étoile des jours Merveilleux Nous attendent
martinemdh
Ăcoute le murmure
d'une blanche parure,
joyeux présent,
parfum du printemps.
Doux premier mai,
voici le muguet.
Muguet en corolle
dans le jardin luciolent
les verts et les pĂąles
en habits de bal,
les oiseaux sont au nid
et le temps est pluie.
Le bonheur
est un cadeau :
en tendres parfums
naĂźt un bouquet de vie.
Dâun freesia, et dâun ruban,
s'orne l'Amour.
Un bouquet de muguet
en parfum de lumiĂšre.
martinemdh
Printemps
Victor Hugo
Voici donc les longs jours, lumiÚre, amour, délire !
Voici le printemps ! mars, avril au doux sourire,
Mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis !
Les peupliers, au bord des fleuves endormis,e courbent mollement comme de grandes palmes ;
Lâoiseau palpite au fond des bois tiĂšdes et calmes ;
Il semble que tout rit, et que les arbres verts
Sont joyeux dâĂȘtre ensemble et se disent des vers.
Le jour naĂźt couronnĂ© dâune aube fraĂźche et tendre ;
Le soir est plein dâamour ; la nuit, on croit entendre,
A travers lâombre immense et sous le ciel bĂ©ni,
Quelque chose dâheureux chanter dans lâinfini
martinemdh
Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent,
La rumeur du jour vif se disperse et s'enfuit,
Et les arbres, surpris de ne pas voir la nuit,
Demeurent éveillés dans le soir blanc, et songent...
Les marronniers, sur l'air plein d'or et de lourdeur,
Répandent leurs parfums et semblent les étendre On n'ose pas marcher ni remuer l'air tendre
De peur de déranger le sommeil des odeurs.
De lointains roulements arrivent de la ville...
La poussiĂšre, qu'un peu de brise soulevait,
Quittant l'arbre mouvant et las qu'elle revĂȘt,
Redescend doucement sur les chemins tranquilles.
Nous avons tous les jours l'habitude de voir
Cette route si simple et si souvent suivie,
Et pourtant quelque chose est changé dans la vie,
Nous n'aurons plus jamais notre Ăąme de ce soir...
delphinium29
1. Prélude
Une rose frileuse, au cĆur noyĂ© de pluie,
Sur un rameau tremblant vient de s'épanouir,
Et je me sens repris de la douce folie
De faire des chansons et de me souvenir !
Les amours trépassés qui dormaient dans mon ùme,
Doux Lazare sur qui j'ai tant versé de pleurs,
SoulĂšvent, en riant, leur suaire de fleurs,
Et demandent le nom de ma nouvelle dame.
Ma mignonne aux yeux bleus, mets ta robe et fuyons
Sous les bois remplis d'ombre et de mélancolie
Chercher le doux remĂšde Ă la douce folie.
Le soleil m'a blessé de ses premiers rayons !
Anne SYLVESTRE
