
Coccyvette
J’ai appris que la vie
n’est qu’une danse entre les secondes,
un souffle suspendu, un éphémère constant.
Que je peux trébucher aujourd’hui,
perdre une bataille dans le tumulte des heures,
mais demain, une lumière douce
peut encore me couronner victorieuse.
J’ai appris que certains amis,
comme des ombres fuyantes,
t’abandonnent sur des routes sans retour.
Et que certains amours, si brûlants soient-ils,
n’ont pas la vocation d’éternité.
J’ai appris qu’offrir son visage à la pluie,
laisser chaque goutte glisser sur ma peau,
peut apaiser des blessures invisibles.
J’ai compris qu’un adieu murmuré
peut parfois être une bénédiction déguisée,
le plus beau des cadeaux.
Et qu’il est doux, parfois,
de s’abandonner à la solitude.
J’ai appris que les larmes
ne s’épuisent jamais vraiment,
mais qu’elles creusent en moi des rivières
où renaît l’espoir.
Chaque aube est une toile vierge,
chaque jour une chance d’esquisser un sourire
et d’embrasser la beauté fragile de l’instant.
J’ai découvert que des âmes
croient en moi, même de loin.
Elles ne soufflent peut-être pas le vent sous mes ailes,
mais elles pansent leurs fractures.
J’ai appris à aimer les autres
sans oublier de m’aimer moi-même.
À cueillir les éclats de lumière,
et ne plus m’effrayer des ombres.
J’ai appris à déposer la peur,
à gravir les montagnes,
à avancer dans l’obscurité,
et à danser, pieds nus, sur la terre qui respire.
J’ai appris à ressentir,
à accueillir le frisson du vivant.
J’ai compris que les circonstances
ne sont qu’un décor mouvant.
Qu’il est possible de valser avec la tristesse,
de trembler et de tomber,
tout en sachant, au plus profond,
que tout ira bien.
– Céline Dion.
Le monde littéraire
delphinium29
Poète : Anna de Noailles (1876-1933)
Recueil : Le cœur innombrable (1901).
Être dans la nature ainsi qu'un arbre humain,
Étendre ses désirs comme un profond feuillage,
Et sentir, par la nuit paisible et par l'orage,
La sève universelle affluer dans ses mains.
Vivre, avoir les rayons du soleil sur la face,
Boire le sel ardent des embruns et des pleurs,
Et goûter chaudement la joie et la douleur
Qui font une buée humaine dans l'espace.
Sentir, dans son cœur vif, l'air, le feu et le sang
Tourbillonner ainsi que le vent sur la terre ;
— S'élever au réel et pencher au mystère,
Être le jour qui monte et l'ombre qui descend.
Comme du pourpre soir aux couleurs de cerise,
Laisser du cœur vermeil couler la flamme et l'eau,
Et comme l'aube claire appuyée au coteau
Avoir l'âme qui rêve, au bord du monde assise...
Coccyvette
Oui je m'isole, non pas parce que je n'aime pas les gens,
mais parce que je m'épuise au contact du monde, le bruit, la foule, les discussions trop longues, aussi parce que je préfère être seul qu'entouré de personnes qui ne vibrent pas sur les mêmes fréquences que moi.
Non, je ne dis pas qu'elles sont moins intéressantes, je n'ai nullement cette prétention. Je dis simplement que nous sommes différents. Nos sensibilités et ressentis n'atteignent pas les mêmes sommets.
Je dis aussi que plus je vieillis et plus je sais qui je suis, où je vais et ce que je veux et ce qui ne me correspond plus du tout. Je n'ai pas besoin d'avoir de la compagnie. Je ne me sens jamais seul, je me sens merveilleusement bien dans le silence.
Et si je reçois du monde, c'est que l'envie est là et le plaisir aussi !
Bien souvent, mon calme, ma paix intérieure, mes ressources, mon lâcher prise, ma sérénité, je les puise dans ma bulle "chez moi" seul, ou dehors "en pleine nature" seul encore et toujours.
Je ne suis pas associal, je suis un empathe sélectif. Un empathe qui respecte ses ressentis et écoute son corps, son mental, son âme.
J'aime profondément les gens, les écouter, les conseiller et les aider...Mais après cela, mon "Moi" réclame une pause.
Alors si quelques personnes se reconnaissent, elles sauront que si l'on passe du temps avec quelqu'un, ce n'est nullement pour combler un vide, mais c'est que l'on en a envie... Vraiment !
Eden Cara 😍
Coccyvette
Ballade de la Nouvelle Année
par Edmond Rostand
Edmond Rostand
O bon jour de l'an de demain matin,
Pour chacun de nous qui vivons sans trêve
Apporte la fleur, l'objet, le pantin
Qui fait oublier l'existence brève :
Ève pour Adam, la pomme pour Ève,
La noix de coco pour le sapajou,
La rime au rimeur dont le vers s'achève…
Il faut à chacun donner son joujou.
Donne un papillon aux touffes de thym
Et des goélands au cap de la Hève ;
Le touriste anglais au Napolitain ;
Au duc de Nemours Madame de Clève ;
Au vieillard un songe, au jeune homme un rêve ;
Donne un livre au sage, un tambour au fou,
Un élève au maître, un maître à l'élève…
Il faut à chacun donner son joujou.
Dans l'obscur gâteau qu'on nomme scrutin
Fais l'ambitieux découvrir la fève ;
Donne un beau suiveur au petit trottin ;
A ce vieux monsieur dont l'espoir endève
Donne l'habit vert orné de son glaive ;
La carte au joueur et l'or au grigou ;
A moi, jeune auteur, le rideau qu'on lève…
Il faut à chacun donner son joujou.
martinemdh
Coccyvette a écrit :
Je m'efface quand l'endroit où je suis ne résonne pas avec moi. Je m'efface quand je me sens rejetée, peu aimée...un peu trop. Je m'efface là où l'irrespect règne... là où les êtres humains se déchirent...se rabaissent...se haïssent. Je ne reste jamais là où personne ne connaît la valeur d'un " je t'aime" là où les cœurs durcissent ... là où les âmes refusent de s'unir et de vivre en harmonie.
Là où tout résonne faux, dans mes émotions. Là où on piétine mes fragilités .
Là où on ne respecte pas mes silences et mes absences. 💕
merci Coccy......
Coccyvette
Je m'efface quand l'endroit où je suis ne résonne pas avec moi. Je m'efface quand je me sens rejetée, peu aimée...un peu trop. Je m'efface là où l'irrespect règne... là où les êtres humains se déchirent...se rabaissent...se haïssent. Je ne reste jamais là où personne ne connaît la valeur d'un " je t'aime" là où les cœurs durcissent ... là où les âmes refusent de s'unir et de vivre en harmonie.
Là où tout résonne faux, dans mes émotions. Là où on piétine mes fragilités .
Là où on ne respecte pas mes silences et mes absences. 💕
Coccyvette
La sagesse des arbres me dit :
"Prends du temps pour t'arrêter, te refaire, réfléchir.
Ouvre bien tes yeux et nettoie ton regard.
Descends jusqu'à tes racines, vérifie leur état de santé.
Alors tu trouveras à l'intérieur de toi
assez de force et d'énergie
pour inventer, recommencer à faire
des feuilles au printemps et des fruits à l'automne.
Il te faut consentir à perdre
les feuilles mortes du passé et le bois desséché
pour ne pas alourdir ta marche et te renouveler"
Amédée Besset
"Paysages intérieurs"
Coccyvette
Soir d’hiver
Émile Nelligan
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À la douleur que j’ai, que j’ai.
Tous les étangs gisent gelés,
Mon âme est noire ! où-vis-je ? où vais-je ?
Tous ses espoirs gisent gelés :
Je suis la nouvelle Norvège
D’où les blonds ciels s’en sont allés.
Pleurez, oiseaux de février,
Au sinistre frisson des choses,
Pleurez, oiseaux de février,
Pleurez mes pleurs, pleurez mes roses,
Aux branches du genévrier.
Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.
Ah ! comme la neige a neigé !
Qu’est-ce que le spasme de vivre
À tout l’ennui que j’ai, que j’ai !…
Coccyvette
Dans l’interminable …
Dans l’interminable
Ennui de la plaine,
La neige incertaine
Luit comme du sable.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune,
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Comme des nuées
Flottent gris les chênes
Des forêts prochaines
Parmi les buées.
Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune.
On croirait voir vivre
Et mourir la lune.
Corneille poussive
Et vous, les loups maigres,
Par ces bises aigres
Quoi donc vous arrive ?
Dans l’interminable
Ennui de la plaine
La neige incertaine
Luit comme du sable.
Coccyvette
Souvenir du pays de France
Combien j’ai douce souvenance
Du joli lieu de ma naissance !
Ma soeur, qu’ils étaient beaux les jours
De France !
O mon pays, sois mes amours
Toujours ! Te souvient-il que notre mère,
Au foyer de notre chaumière,
Nous pressait sur son coeur joyeux,
Ma chère ?
Et nous baisions ses blancs cheveux
Tous deux. Ma soeur, te souvient-il encore
Du château que baignait la Dore ;
Et de cette tant vieille tour
Du Maure,
Où l’airain sonnait le retour
Du jour ? Te souvient-il du lac tranquille
Qu’effleurait l’hirondelle agile,
Du vent qui courbait le roseau
Mobile,
Et du soleil couchant sur l’eau,
Si beau ? Oh ! qui me rendra mon Hélène,
Et ma montagne et le grand chêne ?
Leur souvenir fait tous les jours
Ma peine :
Mon pays sera mes amours
Toujours ! François-René de Chateaubriand
Recueil : Poésies diverses
Coccyvette
Sèche tes larmes...
Chutt petit ange,
ne fait pas couler de larmes,
prend mon rire en échange,
car tes pleurs me désarment
je veux te voir heureux,
je t'envoie du bonheur,
je ne dirai pas l'adieu,
qui fera saigner ton coeur,
cesse donc de pleurer,
je ne te quitterai pas,
l'amour doit faire vibrer,
je serai là pour ça,
plus de larmes mon amour,
je veux te voir sourire,
et croire que de beaux jours,
feront notre avenir.
Ce Monde est fou et cruel
Il n'est pas pour toi
Pour nous !
Sylvie🌹
Coccyvette
L’hiver, nous irons dans un petit wagon rose / Avec des coussins bleus. Nous serons bien. / Un nid de baisers fous repose / Dans chaque coin moelleux. / Tu fermeras l’oeil, pour ne point voir, par la glace, / Grimacer les ombres des soirs, / Ces monstruosités hargneuses, populace1.
