
pzernettya
Un peu décalé , mais il fait soleil et j'ai envie de m'amuser
C'est moi l'escargot
Qui danse le mambo
Dans le jardin de madame Angot
Il a plu cette nuit
Et j'ai ri
Tellement j'étais content
J'aime ce temps
Où sous la pluie
Je me régale de feuilles de radis
Tentacules toutes dehors
Coquille brillante sous la lune
J'avance à grands pas
Je veux être le premier
A atteindre le magnolia
Je veux la médaille
Et je fait gagner la bataille
Go,je suis parti
J'arriverai demain matin
Tout parfumé de thym

chantoon
A lire a haute voix. Lentement . Que du bonheur qui se disperse avec les mots dans l'air .....
LE BONHEUR EST PARTOUT
Une table en bois blanc,
Une pomme et un couteau;
A travers le carreau,
Un grand champ de froment.
Tu te tournes à droite,
Le bonheur est a droite;
Tu te tournes a gauche,
Le bonheur est a gauche.
Inutile , je crois,
De demander pourquoi.
Pas plus que toi, l'horloge
Que le temps interroge
N'élève ici la voix.

chantoon
Ma petit poésie, ce soir....
L'après midi sur la grève de Fernand Dauphin - les Allégresses.
Douceur du sable chaud ! Plénitude ! Paresse !
On savoure a longs traits l'immense après-midi.
Mon corps, que mon esprit s'imagine engourdi,
Gît sur le sable, heureux, délié du servage :
Quelles fêtes, le grain délicat de la plage,
L'embruns, les flaques d'or, les rubans de varech,
L'odeur du large ! Il n'est plus mien. Il joue avec
Ces grands êtres, le vent, le ciel, la mer, la terre;
Il retrouve leur beau langage élémentaire,
Que l'esprit , tout guindé sur l'abstrait, n'entend plus,
Du rire des cailloux roulés par le reflux
Au bond des flots rentrant dans la grotte qui gronde,
Il écoute le chant des premiers jours du monde,
Ravi de se savoir si neuf et primitif,
D'être tiré du même fond que le récif
Ou du même tissu que l'onde aux vertes moires ;
Il n'est plus chair , il n'est plus sang : il est mémoire .
baobab
Rêve pour l'hiver d'Arthur Rimbaud
L' hiver, nous irons dans un petit wagon rose
Avec des coussins bleus.
Nous serons bien, un nid de baisers fous repose
dans chaque coin moelleux.
Tu fermera l'oeil pour ne point voir, par la glace,
Grimacer les ombres des soirs.
Ces monstruosités hargneuses, populace
De démons noirs et de loups noirs.
Puis tu te sentiras la joue égratignée...
Un petit baiser, comme une folle araignée
Te courra par le cou
Et tu me diras "Cherche" et inclinant la tête,
Et nous prendrons du temps à trouver cette bête
Qui voyage beaucoup...
En wagon, le 7 octobre 1870
bern515
là Chantoon , tu m'as eu, je suis séduit : non seulement tu écris des vers charmants mais voilà une prose délicieuse, un régal !!!!!! hélas, je ne sais comment tu fais mais moi je n'ai pas de smileys à ma disposition sur ce windows
Bonne journée belle poétesse de la Martinique! chef lieu : Nancy
Je suis vraiment incapable d'écrire sans dire une bêtise , c'est affreux !!!!! Comment faites-vous pour me supporter ??????????

chantoon
Ah Bern. Mon gentil poète....qui ne dort pas..a l'heure où nous sommes tous au royaume de Morphée, blottis dans ses bras a la recherche de nos rêves perdus, et ne découvrant que nos cauchemars, qui nous engluent et que la douceur du petit matin fait s'enfuir au plus profond de nous, guettant la prochaine nuit , à moins que les légions de petits cupidons fassent éclater, de leurs flèches, les petits cœurs d'amour qui nous font sourire en dormant......
Bern: :bisous: