

chantoon
Bonjour, bonjour.., allez.... une petite ritournelle pour tourner en boucle toute la journée...bon lundi à vous.... :lol:
Lundi, lundi
Il faisait gris
Lundi, lundi
C'est le jour où elle est partie
Si les semaines
Qui s'enchaînent
M'apportent un peu l'oubli
Oh, lundi, lundi
C'est un jour, un jour de pluie
Lundi, lundi,
Triste journée
Lundi, lundi
Qui me rappelle tout mon passé
Quand me reviennent
Mes joies et mes peines
Qui se sont enfuies
Oh, lundi, lundi
Si tu pouvais quitter ma vie
Tous les autres jours (x3)
Je me sens si bien, si bien
Mais dès que le lundi vient (x2)
Je pleure seul sur mon chagrin
Lundi, lundi
Il faisait gris
Lundi, lundi
C'est le jour où elle est partie
Anniversaire
Hebdomadaire
D'un amour fini
Oh, lundi, lundi
Qui revient et me poursuit
Tous les autres jours (x3)
Je me sens si bien, si bien
Mais dès que le lundi vient (x2)
Je pleure seul sur mon chagrin
Lundi, lundi
Triste journée
Lundi, lundi
Qui rappelle mon passé
Lundi, lundi
Laisse-moi en paix
mistouflette
AIMER
C'est prendre ses enfants dans ses bras
En tremblant qu'ils ne soient plus là
Rêver pour eux d'un Avenir
Qui ne les fera pas souffrir
Aimer,c'est accepter les différences
Comprendre tous les silences
Savoir se mettre en retrait
Les soutenir dans leurs projets
Se réjouir de les voir heureux
Les imaginer"Amoureux"
Transformer leurs peurs en sourires
Pleurer en les voyant souffrir
Vous mes fils, mes Amours
Vous êtes partis sans espoir de retour
Mais il me plaît d'imaginer
Que de là-haut vous me protégez
Mistou 29 Janvier 2016
Copyright 2R6U1FA

chantoon
Cette poesie vous dira sûrement quelque chose....moi oui....je n m'en souvenais plus....
LA NEIGE
I
Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d'arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !
Quand seul dans un ciel pâle un peuplier s'élance,
Quand sous le manteau blanc qui vient de le cacher
L'immobile corbeau sur l'arbre se balance,
Comme la girouette au bout du long clocher !
Ils sont petits et seuls, ces deux pieds dans la neige.
Derrière les vitraux dont l'azur le protège,
Le Roi pourtant regarde et voudrait ne pas voir,
Car il craint sa colère et surtout son pouvoir.
De cheveux longs et gris son front brun s'environne,
Et porte en se ridant le fer de la couronne ;
Sur l'habit dont la pourpre a peint l'ample velours
L'empereur a jeté la lourde peau d'un ours.
Avidement courbé, sur le sombre vitrage
Ses soupirs inquiets impriment un nuage.
Contre un marbre frappé d'un pied appesanti,
Sa sandale romaine a vingt fois retenti.
Est-ce vous, blanche Emma, princesse de la Gaule ?
Quel amoureux fardeau pèse à sa jeune épaule ?
C'est le page Eginard, qu'à ses genoux le jour
Surprit, ne dormant pas, dans la secrète tour.
Doucement son bras droit étreint un cou d'ivoire,
Doucement son baiser suit une tresse noire,
Et la joue inclinée, et ce dos où les lys
De l'hermine entourés sont plus blancs que ses plis.
Il retient dans son coeur une craintive haleine,
Et de sa dame ainsi pense alléger la peine,
Et gémit de son poids, et plaint ses faibles pieds
Qui, dans ses mains, ce soir, dormiront essuyés ;
Lorsqu'arrêtée Emma vante sa marche sûre,
Lève un front caressant, sourit et le rassure,
D'un baiser mutuel implore le secours,
Puis repart chancelante et traverse les cours.
Mais les voix des soldats résonnent sous les voûtes,
Les hommes d'armes noirs en ont fermé les routes ;
Eginard, échappant à ses jeunes liens,
Descend des bras d'Emma, qui tombe dans les siens.
II
Un grand trône, ombragé des drapeaux d'Allemagne,
De son dossier de pourpre entoure Charlemagne.
Les douze pairs debout sur ses larges degrés
Y font luire l'orgueil des lourds manteaux dorés.
Tous posent un bras fort sur une longue épée,
Dans le sang des Saxons neuf fois par eux trempée ;
Par trois vives couleurs se peint sur leurs écus
La gothique devise autour des rois vaincus.
Sous les triples piliers des colonnes moresques,
En cercle sont placés des soldats gigantesques,
Dont le casque fermé, chargé de cimiers blancs,
Laisse à peine entrevoir les yeux étincelants.
Tous deux joignant les mains, à genoux sur la pierre,
L'un pour l'autre en leur coeur cherchant une prière,
Les beaux enfants tremblaient en abaissant leur front
Tantôt pâle de crainte ou rouge de l'affront.
D'un silence glacé régnait la paix profonde.
Bénissant en secret sa chevelure blonde,
Avec un lent effort, sous ce voile, Eginard
Tente vers sa maîtresse un timide regard.
Sous l'abri de ses mains Emma cache sa tête,
Et, pleurant, elle attend l'orage qui s'apprête :
Comme on se tait encore, elle donne à ses yeux
A travers ses beaux doigts un jour audacieux.
L'Empereur souriait en versant une larme
Qui donnait à ses traits un ineffable charme ;
Il appela Turpin, l'évêque du palais,
Et d'une voix très douce il dit : Bénissez-les.
Qu'il est doux, qu'il est doux d'écouter des histoires,
Des histoires du temps passé,
Quand les branches d'arbres sont noires,
Quand la neige est épaisse et charge un sol glacé !
Je n'avais pas appris une aussi longue poesie...je m'étais arrêté à clocher.

chantoon
Bonjour, bonjour....
Il a neigé
Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que le chaton croit rêver.
C'est à peine s'il ose
Marcher.
Il a neigé dans l'aube rose
Si doucement neigé,
Que les choses
Semblent avoir changé.
Et le chaton noir n'ose
S'aventurer dans le verger,
Se sentant soudain étranger
À cette blancheur où se posent,
Comme pour le narguer,
Des moineaux effrontés.
Maurice Carême