đâ€ïžđ POESIES, HAĂKUS, avez-vous dit? Dites m'en plus....đâ€ïžđ
chantoon - 16 janvier 2014 05:47


chantoon
Bonjour...les jours se suivent et ne se ressemblent en rien.....đĄđ§đ§đ§
« Toute la pluie tombe sur moi »
Toute la pluie tombe sur moi
Et comme pour quelquâun dont les souliers
Sont trop étroits,
Tout va de guingois
Toute la pluie tombe sur moi
De tous les toits
A chaque instant, je me demande vraiment
Ce qui mâarrive et ce que jâai fait au Bon Dieu
Ou Ă mes aĂŻeux pour
Quâautant de pluie tombe, soudain comme ça... sur moi
Mais je me dis quâau fond
Jâen ai reçu bien dâautres dans ma vie
Que je mâen suis toujours sorti avec le sourire
Toute la pluie tombe sur moi
Oui mais... moi je fais comme si je ne la sentais pas
Je ne bronche pas, car
Jâai le moral et je me dis quâaprĂšs la pluie...
Vient le beau temps et moi jâai tout mon temps
Coda :
Jâai le moral et je me dis quâaprĂšs la pluie
Oui, je sais bien quâaprĂšs la pluie
Vient le beau temps
Et moi jâai tout mon temps
Vient le beau temps
Et moi jâai tout mon temps...

chantoon
Bonjour...en parlant d'été, de soleil, il me revient quelques bribes d'une poesie, à l'époque on disait : RECITATION , apprise dans la classe de mon pÚre, en primaire , je l'ai retrouvée, l'avez-vous eu aussi en cours?
Charles-Marie LECONTE DE LISLE (1818-1894)
Midi
Midi, Roi des étés, épandu sur la plaine,
Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L'air flamboie et brûle sans haleine ;
La Terre est assoupie en sa robe de feu.
L'étendue est immense, et les champs n'ont point d'ombre,
Et la source est tarie oĂč buvaient les troupeaux ;
La lointaine forĂȘt, dont la lisiĂšre est sombre,
Dort lĂ -bas, immobile, en un pesant repos.
Seuls, les grands blés mûris, tels qu'une mer dorée,
Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil ;
Pacifiques enfants de la Terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du Soleil.
Parfois, comme un soupir de leur ùme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S'éveille, et va mourir à l'horizon poudreux.
Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes,
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu'ils n'achÚvent jamais.
Homme, si, le coeur plein de joie ou d'amertume,
Tu passais vers midi dans les champs radieux,
Fuis ! la Nature est vide et le Soleil consume :
Rien n'est vivant ici, rien n'est triste ou joyeux.
Mais si, désabusé des larmes et du rire,
Altéré de l'oubli de ce monde agité,
Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire,
GoĂ»ter une suprĂȘme et morne voluptĂ©,
Viens ! Le Soleil te parle en paroles sublimes ;
Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ;
Et retourne à pas lents vers les cités infimes,
Le coeur trempé sept fois dans le Néant divin.
Nous l'avions apprise en deux fois...
montreal
Vacances
TiĂšde est le vent
Chaud est le temps
FraĂźche est ta peau
Doux, le moment
Blanc est le pain
Bleu est le ciel
Rouge est le vin
Dâor est le miel
Odeurs de mer
Embruns, senteurs
Parfums de terre
Dâalgues, de fleurs
Gai est ton rire
Plaisant ton teint
Bons, les chemins
Pour nous conduire
LumiĂšre sans voile
Jours Ă chanter
Millions dâĂ©toiles
Nuits Ă danser
Légers, nos dires
Claires, nos voix
Lourd, le désir
Pesants, nos bras
TiĂšde est le vent
Chaud est le temps
FraĂźche est ta peau
Doux, le moment
Doux le momentâŠ
Doux le momentâŠ
Esther Granek

chantoon
LâĂ©tĂ©
âïžâïžâïžâïžâïžâïžâïž
Silence
silence
lâĂ©tĂ©
se balance
oĂč lâoiseau
se tait
lâherbe
séchée
tremble
dans lâair
brûlé
silence
silence
lâĂ©tĂ©
chante
dans
les blés
Anne-Marie Chapouton
âïžâïžâïžâïžâïžâïžâïž

chantoon
Bonjour d'un dimanche d'été ...
TROIS CERISES ROUGES
Trois cerises rouges
Tout en haut d'un cerisier
Se balancent
Se balancent...
Je ne peux pas les attraper...
Trois groseilles rouges
Pendues Ă leur groseillier
Se balancent
Se balancent...
Le pinson les a gobées...
Trois petites fraises rouges
Bien cachées sous les fraisiers....
Pas de chance
Pas de chance !
L'escargot les a sucées !
Trois framboises rouges
Dressées sur leur framboisier
Je m'avance
Je m'élance...
C'est moi qui les ai mangées !
E. AYANIDĂS

chantoon
Bonjour d'une journée sans soleil...alors quoi de mieux que de découvrir
de jolis poémes.....
j'en ai trouvĂ© un , peut ĂȘtre un peu long. Mais qui nous emmĂšne (un peu) sous d'autres latitudes....jugez-en par vous-mĂȘme....
LES FLAMBOYANTS
Moiteur sucrée, rubans d'épices, un miel de frangipane avalé dans l'ivresse d'un palais des délices.
Labyrinthe de rĂȘveries en suspension oĂč gouttent les secondes dans un tic-taquement d'hĂ©bĂ©tude.
Ămergences en apnĂ©e dans la fumĂ©e caramel aux notes ocĂ©aniques dans l'air poudrĂ© d'agrumes.
Une brise joyeuse grignote l'humeur grincheuse.
Vidée du suc fiévreux des inquiétudes.
Vague inattendue d'ambre-brins de bonheur tombés de nulle part.
Cadeau d'un mosaïste qui a connu la chute d'un éternel détour.
Pour revenir sans bruit étendre ses mains étroites sur les coulées de plomb des paradis perdus.
Ătourdissement.
Nuit en éveil.
Refuges de nos fantÎmes rieurs qui ont franchi le seuil d'une demeure biscornue au toit de vétiver.
Le feu corail des soirs se coule dans les ruines,
dessine des entrelacs mouvants sur le palissandre,
des vitraux d'hibiscus et de rosiers palmiers,
des murets de pervenches,
des linteaux de dentelles oĂč grimpent de petits singes qui fauchent tout ce qui brille.
Le baccarat des cieux sur le vernis des rives révÚle des barques filiformes.
Elles flottent en apesanteur sous l'arc des plĂ©iades qui guident les pĂȘcheurs.
Les filets sont jetés sur les poissons qui bullent, qui volent sur des nuages, des meringues joufflues piquetés d'anthuriums.
Tremblant sur la lagune, des feux-follets rigolent, jaillissent des grands fonds, copains comme cochons avec le requin Ă l'aileron pointu qui trace son chemin sur les eaux de platine.
Et l'on entend par vagues des points d'exclamations,
des questions, des échos, des refrains exotiques sur la partition d'horizons parallÚles qui accrochent leurs notes aux bras des Flamboyants.
Et l'on écoute aussi la brise siffler les noms des amis retrouvés, les causeries languides, les accents d'une langue inconnue aux intrus.
Sous la toiture cendrée, les bardeaux céladon, ils sont venus nombreux.
Se griser de baisers vanillés et poivrés, danser comme on se damne aprÚs ce long sommeil qui les a pris de court quand il y a des siÚcles la morsure du cyclone les a coupés en deux.
Ravageant les logis, les vergers et les plantes, les pelouses veloutées bordées de filaos, les champs de cannes à sucre, la faune jacassante aux atours chamarrés.
Ces jours restent gravés comme une cicatrice sur le terreau des ùmes qui ont fui les torrents aux mùchoires jaunies, le suaire de la glaise sur les chairs arrachées.
Les épines enfoncées dans le sol ont fleuri des cassias, aujourd'hui tout est neuf, repeint et rebùti et les bougainvilliers sont plus beaux que jamais.
Les battements de cĆurs brisent la noix de coco Ă la liqueur fraĂźche sur les bouches gourmandes, les silhouettes se blottissent sous lâauvent des vivants, dans le nid odorant prĂȘt Ă les accueillir.
Les bruits familiers sont là pour le prouver : étouffés, chuchotés, suggérés, bondissant sur les rails d'un trajet au long cours.
Roulis d'une locomotive lancée dans une steppe d'orchidées frissonnantes qu'il ne faut pas cueillir sous peine de mauvais sort.
Combien de mots en nous se rejoignent et se perdent ?
Combien des doigts se posent sur les choses inertes pour en pincer les cordes,
les entendre renaĂźtre ?
Ni tout Ă fait des femmes, ni tout Ă fait des hommes...pas encore des enfants.
Et sur la véranda, l'aube lapis-lazuli éclabousse la scÚne :
la cire des bougies, les reliques d'un dßner frugal -mangues et fruits de la passion-, les flûtes de champagne dont les pieds ont valsé sur les lattes de bois qui gardent les empreintes des "revenus" de loin....

chantoon
Bonjour, aprés cette journée caniculaire d'hier, les orages vont reprendre, d'aprÚs la météo...alors vite figeons cet instant pour nous souvenir....
Soleil dâĂ©tĂ©
Soleil dâĂ©tĂ©
Tu viens caresser ma peau
câest la plus douce des sensations
que je puisse sentir
Soleil dâĂ©tĂ©
Tu illumines les jours les plus beaux
et le chemin des passions
Ă venir
Soleil dâĂ©tĂ©
Tu te couches Ă lâhorizon
au dessus dâune mer qui ne peut
que rougir
Soleil dâĂ©tĂ©
Tu brilles avec lâAmour
comme si lâĂ©ternitĂ© Ă©tait avant
lâAvenir
Elodie Santos

chantoon
Bonjour....mĂȘme en poĂšmes on peut Ă©voquer les soldes....si, si....
J'ai aimĂš lire celui-lĂ ....j'espĂšre qu'il vous plaira aussi et vous fera sourire...
TU SAIS QUTES BEAU, TOI ?
Tu sais qutes beau, toi
Je dis pas ça passque tes lĂ
Devant moi
Non âŠ
Mais franchement, pour ton Ăąge
Tu tiens la route
Pas un cheveu blanc
Des rides, juste oĂč il faut
Pour la frime !
Et ces yeux !
La couleur Bon Dieu !
Que du bleu
La Méditerranée à portée
On se noie dedans
Cest pas pour dire !
Les cils dociles
Graciles
MĂȘme pas fossiles
Pas facile
Pourtant !
Et ton corps, non ?
ĂlancĂ©
Balancé
Supermusclé
Taillé en V
Pas style Pépé
Décidemment
Jadore
Ce nouveau
Miroir
Sur
Pieds
Acheté
SoldĂ© âŠ
đđđ
mistouflette
A Toi mon Papa
Toi mon Papa,tu es parti
Sans me demander mon avis
Tu t'es choisi une autre Vie
Dont je ne faisais plus partie
Sans te préoccuper
Du mal que tu m'as fait
Toi qui,pour me cĆur d'enfant
Etait si important
Toi qui m'aurais compris
Et qui aurais souri
Si tu savais combien de fois
Je t'ai Ă©crit dans ma tĂȘte
Pour te confier mes joies,mes peines,mon mal ĂȘtre
Mon Enfance dévastée
Cette Sensation d'ĂȘtre abandonnĂ©e
Mon Adolescence brisée
Impossible de parler de Toi
Je n'en avais pas le droit
Le sujet était "Tabou"
Il y a de quoi te rendre fou
Je n'ai jamais osé dire
"Mes parents sont divorcés"
La Bienséance était bafouée
Les Années ont passées
La petite fille est devenue une femme,une épouse
Une mĂšre,une grand mĂšre
Longtemps je t'ai cherché
Finalement je t'ai retrouvé
J'ai "Enfin" pu te dire......
Tu as su m'expliquer
Puis Tu es reparti
Ce n'était plus ton choix
La"grande Faucheuse" a décidé pour Toi
Et si de lĂ haut Tu me vois
Je t'en supplie"Veille sur moi"
mistou
mistouflette
@ Chantoon Merci ma Belle tu fais un excellent ambassadeur. Ăa a Ă©tĂ© une trĂšs belle expĂ©rience,j'ai dĂ©couvert un studio radiophonique avec des personnes trĂšs sympas.Lâinterview s'est trĂšs bien passĂ©:Bonne humeur et chaleur humaine.Que demander de plus? Et puis,si ça ne dĂ©bouche sur rien,ce n'est pas grave.Je me suis fait plaisir en allant au bout de ma dĂ©marche.L'Ă©mission sera en ligne sur ma page facebook dans la journĂ©e.Avis aux amateurs !!!!!! Bonne journĂ©e Bisous Ă vs deux