
artmonika
Sylvaine a écrit :
Ce texte d'Aurélie GILLE mérite d'être affiché dans toutes les écoles françaises !
Tout est dit dans cet hommage si émouvant.
😪😪😪💛💚💙
Oui Sylvaine, tout est dit et je vous remercie de nous faire partager cet émouvant hommage.
Oui, ce professeur est un martyr, victime de la folie à laquelle peut amener le fanatisme.
Et cet acte est tellement ignoble qu'on ne saurait lui trouver ni excuse ni pardon.
Kenavo.
janine33
hervé Nono a écrit :
Ben moi ça ne m’étonne Pas plus que ça ,,,au regard des situations dans lesquelles ont met les gens parfois ,,
L'assassin En la circonstance n’ayant ni le droit d’être français ni le droit d’être expulsé concrètement,,,
C’est une situation psychologique pour le moins inconfortable..
..je pense que ça se nomme ,,,
une injonction contradictoire
Et qu’on ne me dise pas que je cautionne le crime
Je propose juste une piste d’explication,,,,
Je crois que l’histoire du seuil « avant ses 13 ans » , signifie que la personne est considérée de fait comme un français de souche , puis qu’élève en France , et donc devra répondre de ses actes en étant jugé par le doute français .
Je me trompe ?
Punition et pardon ne sont pas des termes de justice , mais de » morale » , Nono . Ils réfèrent au cœur , ou a l’esprit , ou aux mœurs …
La justice évalue la faute , et applique la loi du pays . Ce qu’on appelle « peine » ou/ et « circonstances atténuantes ou aggravantes ».
Je pense que dans le cas d’un jeune instruit et éduqué en France , les circonstances sont aggravantes .
hervé Nono
janine33 a écrit :
C’est toujours bien @évidence , d’écrire un hommage à une victime et d’exhorter à l’unité . Je suis sidérée par ces actes de folie furieuse envers des enseignants .
Ben moi ça ne m’étonne Pas plus que ça ,,,au regard des situations dans lesquelles ont met les gens parfois ,,
L'assassin En la circonstance n’ayant ni le droit d’être français ni le droit d’être expulsé concrètement,,,
C’est une situation psychologique pour le moins inconfortable..
..je pense que ça se nomme ,,,
une injonction contradictoire
Et qu’on ne me dise pas que je cautionne le crime
Je propose juste une piste d’explication,,,,
hervé Nono
Sylvaine a écrit :
Bon...
Vous auriez mieux fait d'aller vous pieuter, effectivement !
Votre post est complètement à l'ouest !
Un peu de respect !
Mais il me semble que le mouvement de la morale et de la justice contemporaine vont plutôt vers le pardon que vers la malédiction éternelle...
un seul exemple étant l’abolition de la peine de mort,,,👨🏻🎓😵👩🏻🎓
c’est mon simple avis ,,,
Cordialement 🐸🙂🐈
Sylvaine
hervé Nono a écrit :
Alors bon c’est vrai que c’est intéressant
Votre affaire
Mais c’est très compliqué
Un seule remarque avant d ´aller dormir
Concernant la question d’accorder ou non le pardon aux assassins
Je fais remarquer. que cette position est très éloignée des principes de la démocratie inclusive moderne ,,,
A mon cordial avis
🐸🙂🐈
Bon...
Vous auriez mieux fait d'aller vous pieuter, effectivement !
Votre post est complètement à l'ouest !
Un peu de respect !
hervé Nono
Alors bon c’est vrai que c’est intéressant
Votre affaire
Mais c’est très compliqué
Un seule remarque avant d ´aller dormir
Concernant la question d’accorder ou non le pardon aux assassins
Je fais remarquer. que cette position est très éloignée des principes de la démocratie inclusive moderne ,,,
A mon cordial avis
🐸🙂🐈
Sylvaine
Sylvaine a écrit :
Je l'ai retrouvé :
« Je n’oublierai jamais ta silhouette sur le perron » : l’hommage d’Aurélie à son ancien collègue Dominique Bernard
Aurélie Gille a été professeure dans le même établissement d’Arras que Dominique Bernard, ce professeur de français assassiné vendredi dernier.
Elle a témoigné de son amitié et de sa douleur sur Facebook, et autorisé l’Humanité à publier son texte.
« Que ce texte vive et aide à voir Dominique comme je l’ai vu », nous a-t-elle écrit.
"Dominique,
Ta silhouette, je la vois sur le perron du lycée Gambetta, quand nous arrivions ensemble pour aller enseigner et que nous gravissions ces quelques marches, alourdis par nos sacs, nos copies, nos livres et nos idées.
Alourdis, mais tellement légers ! Parce que toi et moi allions faire ce que nous aimions, ce pour quoi nous étions taillés : élever.
Ta silhouette, je la vois dans la salle des profs, je vois ta chemise, toujours, le gobelet que tu tiens, ton sourire malicieux parce que tu as un truc marrant à dire. Il était difficile de ne pas s’approcher, de ne pas t’écouter. De ne pas se laisser ravir par un conseil de lecture, une anecdote. Un rien. Un tout.
Ta silhouette, je la vois dans les couloirs, devant une classe un peu dispersée que ta présence ramenait au calme, parce que c’est monsieur Bernard alors bonjour m’sieur. C’était aussi ça ton pouvoir avec les élèves. Tu étais là pour eux, ils l’avaient compris et se nourrissaient en désordre de ta passion contagieuse pour la littérature, de ta foi en l’homme, des espoirs que tu mettais en eux.
Ta silhouette, je la vois sur le perron du lycée Gambetta, quand nous arrivions ensemble et que tu disais aux fumeurs amassés devant l’entrée, « alors, on se fume un petit clou de cercueil ? », l’air satisfait, content de ta vanne. Quelle ironie tragique que ce soit sur ce même perron où tu as usé tant de semelles que la vie t’ait été ravie. Tu ne l’as pas cherché, toi, ce clou. Il s’est planté en toi au hasard d’une haine aveugle et primitive. Quelle ironie aussi qu’un geste aussi sombre, aussi obscur, ait frappé celui que Victor Hugo aurait pu appeler « un porteur de flambeau ».
Te voilà élevé au rang des martyrs, toi, l’homme discret. Une Passion en remplace une autre. Et quelle perte pour le monde.
Je n’oublierai jamais ta silhouette, sur le perron du lycée Gambetta.
Aurélie"
Merci à Aurélie, à Bernard et à tous mes profs qui m'ont tant apporté !
Ce texte d'Aurélie GILLE mérite d'être affiché dans toutes les écoles françaises !
Tout est dit dans cet hommage si émouvant.
😪😪😪💛💚💙
Sylvaine
evidence29 a écrit :
Merci pour l'info.
Dommage, je l'aurais bien lu mais peut-être vais-je le trouver sur FB.
Je l'ai retrouvé :
« Je n’oublierai jamais ta silhouette sur le perron » : l’hommage d’Aurélie à son ancien collègue Dominique Bernard
Aurélie Gille a été professeure dans le même établissement d’Arras que Dominique Bernard, ce professeur de français assassiné vendredi dernier.
Elle a témoigné de son amitié et de sa douleur sur Facebook, et autorisé l’Humanité à publier son texte.
« Que ce texte vive et aide à voir Dominique comme je l’ai vu », nous a-t-elle écrit.
"Dominique,
Ta silhouette, je la vois sur le perron du lycée Gambetta, quand nous arrivions ensemble pour aller enseigner et que nous gravissions ces quelques marches, alourdis par nos sacs, nos copies, nos livres et nos idées.
Alourdis, mais tellement légers ! Parce que toi et moi allions faire ce que nous aimions, ce pour quoi nous étions taillés : élever.
Ta silhouette, je la vois dans la salle des profs, je vois ta chemise, toujours, le gobelet que tu tiens, ton sourire malicieux parce que tu as un truc marrant à dire. Il était difficile de ne pas s’approcher, de ne pas t’écouter. De ne pas se laisser ravir par un conseil de lecture, une anecdote. Un rien. Un tout.
Ta silhouette, je la vois dans les couloirs, devant une classe un peu dispersée que ta présence ramenait au calme, parce que c’est monsieur Bernard alors bonjour m’sieur. C’était aussi ça ton pouvoir avec les élèves. Tu étais là pour eux, ils l’avaient compris et se nourrissaient en désordre de ta passion contagieuse pour la littérature, de ta foi en l’homme, des espoirs que tu mettais en eux.
Ta silhouette, je la vois sur le perron du lycée Gambetta, quand nous arrivions ensemble et que tu disais aux fumeurs amassés devant l’entrée, « alors, on se fume un petit clou de cercueil ? », l’air satisfait, content de ta vanne. Quelle ironie tragique que ce soit sur ce même perron où tu as usé tant de semelles que la vie t’ait été ravie. Tu ne l’as pas cherché, toi, ce clou. Il s’est planté en toi au hasard d’une haine aveugle et primitive. Quelle ironie aussi qu’un geste aussi sombre, aussi obscur, ait frappé celui que Victor Hugo aurait pu appeler « un porteur de flambeau ».
Te voilà élevé au rang des martyrs, toi, l’homme discret. Une Passion en remplace une autre. Et quelle perte pour le monde.
Je n’oublierai jamais ta silhouette, sur le perron du lycée Gambetta.
Aurélie"
Merci à Aurélie, à Bernard et à tous mes profs qui m'ont tant apporté !
evidence29
Sylvaine a écrit :
Sur FB, un texte très émouvant d'une collègue de monsieur Bernard.
J'en ai eu les larmes au yeux et la gorge serrée en le lisant.
Un texte magnifique !
J'aurais bien fait un cc mais impossible de coller ici sur Quinto.
Dommage.
Merci pour l'info.
Dommage, je l'aurais bien lu mais peut-être vais-je le trouver sur FB.

alain
Le politique c'est l'action et non la pusillanimité des politiciens ou les arguties casuistiques , les circonvolutions jésuitiques , les petits twists sémanticosémiologiques chers à certains internautes ou les silences complices ou les fleurs , les petits drapeaux , les pleurs hypocrites , les silences minutés , une laïcité aléatoire , les hommages ......
Je l'ai dit ailleurs , un pays où la néo normalité est que Dominique Bernard , professeur de lettres , animateur culturel de 57 ans meurt égorgé , c'est hallucinant ! En effet être pour la paix , contre les attentats , contre la délinquance on passe bientôt pour un extra terrestre auprès de gens soumis qui depuis 40 ans ont permis ce climax mais on sait depuis 1948 que
GUERRE EST PAIX
LIBERTE EST ESCLAVAGE
IGNORANCE EST PUISSANCE
( G Orwell 1984 )
Ce soir deux morts à Bruxelles !
