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UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

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rdbrdb5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


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janine33

5 juillet 2018 07:33

Quand le sommeil me gagne, le monde me perd, mais il ne perd pas grand-chose.
Citation de Grégoire Lacroix ; Les euphorismes de Grégoire (2006)

CONTAGION

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rdbrdb

5 juillet 2018 04:46

La cigarette
...
Aujourd’hui le temps est épouvantable :
Il pleut et mon coeur s’embête à pleurer.
J’ai pris, d’un paquet traînant sur ma table,
Une cigarette au fin bout doré ;
Et j’ai cru te voir en toilette claire
Avec tous tes ors passés à tes doigts,
Traînant par la vie, élégante et fière
Sous les yeux charmés du monde et de moi.
Ah ! la bonne cigarette
Que j’ai fumée…

Pourtant mon coeur la regrette,
O bien-aimée !
Ah ! la bonne cigarette
Que j’ai fumée…
Pourtant mon coeur la regrette,
O bien-aimée !

J’ai pris une braise au milieu des cendres
Et je me suis mis alors à fumer
En m’entortillant dans les bleus méandres
De ma cigarette au goût parfumé ;
Et j’ai cru sentir passer sur mes lèvres
Un baiser pareil aux baisers brûlants
De ta bouche en feu, par les nuits de fièvres
Où je m’entortille entre tes bras blancs.
J’ai jeté ce soir parmi la chaussée
Cigarette morte au feu du tantôt ;
Un petit voyou qui l’a ramassée
Part en resuçant son maigre mégot ;
Et, devant cela, maintenant je pense
Que ton corps n’est pas à moi tout entier,
Que ta chair connaît d’autres jouissances
Et que je te prends comme un mégottier.

Gaston Couté


LEVRES

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LILAS

3 juillet 2018 10:44

Georgia de Philippe Soupault

Lorgnons et lunettes

Les sonnnettes et les champignons
se marieront si nous voulons
près des ruches
les bonbons et les cigarettes
rouleront si nous les volons
en cachette
Il ne reste plus qu'à courir
avec des lorgnons
avec des lunettes


CIGARETTES

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LILAS

2 juillet 2018 16:24

Amassez, dès la jeunesse, assez de bon esprit, assez de vertu, pour pouvoir un jour vous familiariser avec la patience. Le temps viendra que vous en aurez besoin. Si jamais l'injustice renverse vos projets, empoissonne votre conduite, vous préfère d'indignes concurrents ; si elle vous enlève une partie de vos biens ; si elle attente à votre réputation, à votre honneur, vous vous saurez bon gré d'avoir médité, par avance, sur l'injustice des hommes. Les coups prévus blessent moins.


Citation de Jean Baptiste Blanchard


HONNEUR

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Naturelle33

1 juillet 2018 20:48

Bien téméraire l'homme qui se repose sur sa constante fortune ! Napoléon lui-même, malgré son génie, était le joueur qui finit toujours par perdre contre la banque tenue par le destin. Lucien Arréat



Sage patience vaut mieux que téméraires efforts. Jacques Amyot


PATIENCE

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LILAS

1 juillet 2018 12:37

Qu'est-ce apparemment que la santé des âmes sinon la bonté ? Et leur maladie, sinon la méchanceté ? Et quel est celui qui préserve les bonnes choses et chasse les mauvaises, sinon Dieu, le maître et le médecin des âmes ?



Boèce


TÉMÉRAIRE

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1 juillet 2018 11:16

Voici l’adage anglais "An apple a day, keep the doctor away" revisité par Winston Churchill : "Une pomme par jour éloigne le médecin, pourvu que l’on vise bien."
Ainsi ça ressemble mieux au proverbe français : "La pomme du matin tue le médecin."


Gustave Pie a une idée poétique d’un sport qui ne l’est guère :
"La boxe est un sport très fruité : quand tu te prends une pêche en pleine poire, tu tombes dans les pommes et tu ne peux plus ramener ta fraise."


MEDECIN MEDECINE

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1 juillet 2018 10:05

“Si tu as une pomme, que j’ai une pomme, et que l’on échange nos pommes, nous aurons chacun une pomme. Mais si tu as une idée, que j’ai une idée et que l’on échange nos idées, nous aurons chacun deux idées.”



George Bernard Shaw


POMME

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Naturelle33

30 juin 2018 22:00

Le langage est la peinture de nos idées Antoine de Rivarol

La joie de contempler et de comprendre, voilà le langage que me porte la nature. Albert Einstein

Postillons : intempéries du langage. Jules Renard

IDÉE(S)

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LILAS

29 juin 2018 16:39

Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,

Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l'onde,
Tu sillonnes gaiement l'immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur
, Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

Derrière les ENNUIS et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l'existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d'une aile vigoureuse
S'élancer vers les champs lumineux et sereins ;

Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
- Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes !

Élévation

Charles Baudelaire

LANGAGE

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LILAS

29 juin 2018 08:18

I

Regardez-les passer, ces couples éphémères !
Dans les bras l'un de l'autre enlacés un moment,
Tous, avant de mêler à jamais leurs poussières,
Font le même serment :

Toujours ! Un mot hardi que les cieux qui vieillissent
Avec étonnement entendent prononcer,
Et qu'osent répéter des lèvres qui pâlissent
Et qui vont se glacer.


Vous qui vivez si peu, pourquoi cette promesse
Qu'un élan d'espérance arrache à votre coeur,
Vain défi qu'au néant vous jetez, dans l'ivresse
D'un instant de bonheur ?


Amants, autour de vous une voix inflexible
Crie à tout ce qui naît : « Aime et meurs ici-bas ! »
La mort est implacable et le ciel insensible ;
Vous n'échapperez pas.


Eh bien ! puisqu'il le faut, sans trouble et sans murmure,
Forts de ce même amour dont vous vous enivrez
Et perdus dans le sein de l'immense Nature,
Aimez donc, et mourez !


II

Non, non, tout n'est pas dit, vers la beauté fragile
Quand un charme invincible emporte le désir,
Sous le feu d'un baiser quand notre pauvre argile
A frémi de plaisir.


Notre serment sacré part d'une âme immortelle ;
C'est elle qui s'émeut quand frissonne le corps ;
Nous entendons sa voix et le bruit de son aile
Jusque dans nos transports.

Nous le répétons donc, ce mot qui fait d'envie
Pâlir au firmament les astres radieux,
Ce mot qui joint les coeurs et devient, dès la vie,
Leur lien pour les cieux.

Dans le ravissement d'une éternelle étreinte
Ils passent entraînés, ces couples amoureux,
Et ne s'arrêtent pas pour jeter avec crainte
Un regard autour d'eux.

Ils demeurent sereins quand tout s'écroule et tombe ;
Leur espoir est leur joie et leur appui divin ;
Ils ne trébuchent point lorsque contre une tombe
Leur pied heurte en chemin.

Toi-même, quand tes bois abritent leur délire,
Quand tu couvres de fleurs et d'ombre leurs sentiers,
Nature, toi leur mère, aurais-tu ce sourire
S'ils mouraient tout entiers ?

Sous le voile léger de la beauté mortelle
Trouver l'âme qu'on cherche et qui pour nous éclôt,
Le temps de l'entrevoir, de s'écrier : « C'est Elle ! »
Et la perdre aussitôt,


Et la perdre à jamais ! Cette seule pensée
Change en spectre à nos yeux l'image de l'amour.
Quoi ! ces voeux infinis, cette ardeur insensée
Pour un être d'un jour !

Et toi, serais-tu donc à ce point sans entrailles,
Grand Dieu qui dois d'en haut tout entendre et tout voir,
Que tant d'adieux navrants et tant de funérailles
Ne puissent t'émouvoir,

Qu'à cette tombe obscure où tu nous fais descendre
Tu dises : « Garde-les, leurs cris sont superflus.
Amèrement en vain l'on pleure sur leur cendre ;
Tu ne les rendras plus ! »

Mais non ! Dieu qu'on dit bon, tu permets qu'on espère ;
Unir pour séparer, ce n'est point ton dessein.
Tout ce qui s'est aimé, fût-ce un jour, sur la terre,
Va s'aimer dans ton sein.

III

Éternité de l'homme, illusion ! chimère !
Mensonge de l'amour et de l'orgueil humain !
Il n'a point eu d'hier, ce fantôme éphémère,
Il lui faut un demain !

Pour cet éclair de vie et pour cette étincelle
Qui brûle une minute en vos coeurs étonnés,
Vous oubliez soudain la fange maternelle
Et vos destins bornés.

Vous échapperiez donc, ô rêveurs téméraires
Seuls au Pouvoir fatal qui détruit en créant ?
Quittez un tel espoir ; tous les limons sont frères
En face du néant.

Vous dites à la Nuit qui passe dans ses voiles :
« J'aime, et j'espère voir expirer tes flambeaux. »
La Nuit ne répond rien, mais demain ses étoiles
Luiront sur vos tombeaux.

Vous croyez que l'amour dont l'âpre feu vous presse
A réservé pour vous sa flamme et ses rayons ;
La fleur que vous brisez soupire avec ivresse :
« Nous aussi nous aimons ! »

Heureux, vous aspirez la grande âme invisible
Qui remplit tout, les bois, les champs de ses ardeurs ;
La Nature sourit, mais elle est insensible :
Que lui font vos bonheurs ?

Elle n'a qu'un désir, la marâtre immortelle,
C'est d'enfanter toujours, sans fin, sans trêve, encor.
Mère avide, elle a pris l'éternité pour elle,
Et vous laisse la mort.

Toute sa prévoyance est pour ce qui va naître ;
Le reste est confondu dans un suprême oubli.
Vous, vous avez aimé, vous pouvez disparaître :
Son voeu s'est accompli.

Quand un souffle d'amour traverse vos poitrines,
Sur des flots de bonheur vous tenant suspendus,
Aux pieds de la Beauté lorsque des mains divines
Vous jettent éperdus ;

Quand, pressant sur ce coeur qui va bientôt s'éteindre
Un autre objet souffrant, forme vaine ici-bas,
Il vous semble, mortels, que vous allez étreindre
L'Infini dans vos bras ;

Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure
Déchaînés dans vos flancs comme d'ardents essaims,
Ces transports, c'est déjà l'HUMANITÉ future
Qui s'agite en vos seins.

Elle se dissoudra, cette argile légère
Qu'ont émue un instant la joie et la douleur ;
Les vents vont disperser cette noble poussière
Qui fut jadis un coeur.

Mais d'autres coeurs naîtront qui renoueront la trame
De vos espoirs brisés, de vos amours éteints,
Perpétuant vos pleurs, vos rêves, votre flamme,
Dans les âges lointains.

Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,
Se passent, en courant, le flambeau de l'amour.
Chacun rapidement prend la torche immortelle
Et la rend à son tour.

Aveuglés par l'éclat de sa lumière errante,
Vous jurez, dans la nuit où le sort vous plongea,
De la tenir toujours : à votre main mourante
Elle échappe déjà.

Du moins vous aurez vu luire un éclair sublime ;
Il aura sillonné votre vie un moment ;
En tombant vous pourrez emporter dans l'abîme
Votre éblouissement.

Et quand il régnerait au fond du ciel paisible
Un être sans pitié qui contemplât souffrir,
Si son oeil éternel considère, impassible,
Le naître et le mourir,

Sur le bord de la tombe, et sous ce regard même,
Qu'un mouvement d'amour soit encor votre adieu !
Oui, faites voir combien l'homme est grand lorsqu'il aime,
Et pardonnez à Dieu !

L’Amour et la Mort


Louise Ackermann

ÉPHÉMÈRE

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LILAS

28 juin 2018 10:24

L'instruction ! voyez ce que c'est, monsieur, que l'instruction. On apprend quelque chose à l'école, on se donne même du mal, beaucoup de mal, pour apprendre quelque chose à l'école, et puis vingt ans après, ou même avant, ce n'est plus ça, les choses ont changé, on ne sait plus rien, alors vraiment ce n'était pas la peine. Aussi je préfère penser qu'apprendre


Raymond Queneau ; Les fleurs bleues (1965)


CHOSE(S)

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coccinelle

28 juin 2018 10:07

Aime celui qui a le courage de te dire tes défauts, il ne fait là qu'un acte d'amour.
Proverbe Hébreu
----------------------------------------
Un des plus grands défauts de l'homme est de se complaire dans la médiocrité.
Jean-Paul Sartre
-----------------------------------------
Face à l'instruit, l'agressivité est l'arme de l'inculte pour masquer le pire des défauts : la jalousie
Simone de Beauvoir
-----------------------------------------
" Les défauts des autres, souvent, nous corrigent des nôtres ; tout sert d'instruction à qui cherche à s'amender. "
Pierre-Jules Stahl
-----------------------------------------
“On appelle défauts ce qui, chez les gens, nous déplaît, et qualités ce qui nous flatte.”
Pierre Reverdy
-----------------------------------------
“Il n’appartient qu’aux grands hommes d’avoir de grands défauts.”
François de La Rochefoucauld
-----------------------------------------
“On doit avouer ses qualités à voix basse, et ses défauts à haute voix.”
Le Talmud
-----------------------------------------
“Il est préférable d'avoir de très gros défauts que de toutes petites qualités.”
Frédéric Dard
------------------------------------------
“On doit mieux aimer ses amis pour leurs défauts que pour leurs qualités.”
Philippe Soupault
------------------------------------------

INSTRUCTION

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28 juin 2018 07:01

“Où l'on fait appel au talent, c'est que l'imagination fait défaut.”

Georges Braque

*********************
“Le talent arrive tant bien que mal aux conclusions alors que le génie fait des sauts de géant.

Edwin Percy Whipple

DÉFAUT

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Naturelle33

27 juin 2018 21:20

Parler plus bas pour se faire mieux écouter d'un public sourd. Joseph Joubert

Avec les transports publics, rien ne sert de partir à point, il faut attendre. Albert Brie

Le génie fonde les empires ; l'esprit public les conserve ; l'égoïsme les détruit. Louis-Philippe de Ségur

GÉNIE

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