UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

rdbrdb
La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.
Feuilles de jour et MOUSSE de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,
Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.
La Courbe de tes yeux
Citations de Eugène Emile Paul Grindel, dit Paul Eluard
COURBE
janine33
Ils éclairent avec des bougies. La Seine, que sillonnaient de lourdes canonnières, de temps en temps lâchant un obus, reflétait l’Hôtel de Ville illuminé. À gauche, à droite, au sud, au septentrion, partout s’étalaient, en plein midi, des lueurs de couchant. Un crépuscule permanent d’ocre, de bitume et de vermillon.
De tous les côtés, des vapeurs montaient, s’étalaient, s’aggloméraient. La coloration générale était non pas rouge, mais grise. Et cependant tout Paris flambait, mais la masse des nuées lourdes, des fumées tirebouchonnantes, enveloppait tout, et mettait comme un écran entre chaque brasier ardent. On distinguait très nettement, s’élevant hardie et finement amenuisée, la flèche dorée de la Sainte-Chapelle ; elle émergeait, intacte et comme mystérieusement protégée, des flocons noirâtres de la préfecture incendiée.
Le Pelletier
La SEINE
rdbrdb
Puisque le coeur même, et le temps,
Et les chétives circonstances
Peuvent altérer la constance,
J’ai bien fait de t'aimer autant !
J’ai bien fait de graver mon âme
Sur le joyau de ton regard,
Pour qu'un jour toi-même réclames
Contre les assauts du hasard,
Pour que jamais plus tu n'oublies
Cette chaîne des yeux mêlés,
Ces flambeaux perforants qui lient
Deux corps avides et comblés.
- L’orgueilleuse et calme décence
Qui succède à la VOLUPTé
Vient de ce que la conscience
Veut que ce qui fut ait été…
Poème de l'amour
Poèmes de Anna de Brancovan, comtesse de Noailles
CHAÎNE(s) ENCHAINé
janine33
Renée VIVIEN (1877-1909)
(Recueil : La Vénus des aveugles)
Le Labyrinthe
J'erre au fond d'un savant et cruel labyrinthe...
Je n'ai pour mon salut qu'un douloureux orgueil.
Voici que vient la Nuit aux cheveux d'hyacinthe,
Et je m'égare au fond du cruel labyrinthe,
Ô Maîtresse qui fus ma ruine et mon deuil.
HYACINTHE
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Douceur des mots
Les mots libérés s’unissent dans le silence
Et les phrases douces s’écrivent avec éloquence.
Un florilège de tendresse prend place sur la page
Et délivre une sensibilité ; un grand partage.
L’expression d’un mot, l’esprit de la beauté,
Un message d’amour, une simple périphrase,
Déploient une révérence à la Pensée
Qui fleurit la lettre ; l’allocution des phrases.
Un mouvement harmonieux de l’écriture,
Décrit une générosité sans paresse.
Le choix d’un synonyme sans rature,
Décrit une confidentialité ; une caresse.
La sympathie captive et embellit les cœurs ;
L’affinité attendrit et parfume comme une fleur.
Une ronde de phrases se détache tout en vers
Et compose dans un texte amical un poème salutaire.
Yves Lambert Boersch 2008
CAPTIVE
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Etre là et ailleurs, presque au même moment,
Faire un peu de sa vie un travail à mi-TEMPS.
Dans sa bulle d’amour, rêver du mot toujours,
Se sentir si heureux de voir un nouveau jouRT
Savourer les instants que nous offre le TEMPS
Au rythme des saisons respirer le printemps,
Les premières odeurs de terre qui renaît
Et ses primevères, ses violettes cachées.
Ecouter les jours de pluie la mélancolie
Du lac, dissimulé sous des nuages gris…
Le plaisir des bourgeons qui s’ouvrent à la vie
Des prés qui verdissent, miracle de survie.
L’été et son soleil qui réchauffe le cœur
Dans le petit matin s’éveiller au bonheur.
Quand au lever du jour il fait déjà si beau,
Que le ciel se confond, s’épouse avec l’eau.
L’automne et ses couleurs jour après jour si beau
Accroche à nos regards de l’art sur ses tableaux…
Mais sur l’autre chemin flâne la liberté
Elle nous tend la main avec son chant voilé.
Comme les sirènes dans la mer démontée
Envoutent, attirent loin des réalités
N’avoir que soi à aimer…enfin libéré
De ces liens que le temps a tendrement tissé.
Se sentir prisonnier de la douce araignée
Dans sa toile, illusion de sécurité…
Choisir de rester, être libre de partir,
Et changer, d’un lancer de dé, son avenir.
Vivre l’instant présent, pas de bagage lourd
Juste la conviction : Demain un autre jour !
Boucler un sac à dos sans plus se retourner,
D’un claquement de doigt voilà la liberté.
Et selon son humeur se laisser emporter
Vers de nouvelles vies, toujours sans un regret…
Terrible dualité de l’humain en sursis :
Etre si tiraillé dans une courte vie.
Avoir ce sentiment de passer à côté
D’un TEMPS donné précieux, qui dans un sablier,
Entre nos mains fermées, s’écoule sans pitié
Et ne voir en l’amour qu’un simple geôlier.
Copyright . Antoine Chiappetta
DONNER
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Paroles de L'Amour Est Un Bouquet De Violettes
Violetta, mon amie,
Mon amie si jolie,
Violetta, je t'en prie,
N'aie pas peur de la vie.
Il faut perdre la tête
Et songe que l'amour
Est comme ces violettes,
Il se fane un beau jour...
REFRAIN
L'amour est un bouquet de violettes.
L'amour est plus doux que ces fleurettes.
Quand le bonheur en passant vous fait signe et s'arrête.
Il faut lui prendre la main
sans attendre à demain.
L'amour est un bouquet de violettes.
Ce soir, cueillons, cueillons ces fleurettes.
Car, au fond de mon âme,
Il n'est qu'une femme.
C'est toi qui sera toujours
Mon seul amour.
On te dira parfois :
Prends bien garde au plaisir,
Prends bien garde à l'émoi
D'où naîtra le désir.
Mais dis-toi bien sans cesse
Que la vie n'a qu'un temps,
Et que même une Altesse
Doit aimer un instant.
AU REFRAIN
……...………………………………….
TEMPS
janine33
La classification Jonquille ou Narcisse divise les botanistes : voilà ce qu’écrit Robert Desnos
« Es-tu narcisse ou jonquille ?
Es-tu garçon, es-tu fille ?
Je suis lui et je suis elle,
Je suis narcisse et jonquille,
Je suis fleur et je suis belle
Fille. »
Ou bien encore , avec Hugues Aufray
🎶
« J’ai connu Émilie aux premières jonquilles.
Elle était si jolie des jonquilles aux derniers lilas.
Dans la ferme endormie, chaque fois que j’allais la voir,
Son père avec un fusil m’attendait derrière l’abreuvoir.
Il me chassa aux dernières jonquilles,
Me fusilla des jonquilles aux derniers lilas. »
🎶
PERCE-NEIGE
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Bonjour
Comme un diable au fond de sa boîte,
le bourgeon s'est tenu caché...
mais dans sa prison trop étroite
il baille et voudrait respirer.
Il entend des chants, des bruits d'ailes,
il a soif de grand jour et d'air...
il voudrait savoir les nouvelles,
il fait craquer son corset vert.
Puis, d'un geste brusque,
il déchire son habit étroit et trop court
"enfin, se dit-il, je respire,
je vis, je suis libre... bonjour !"
Paul Géraldy (1885-1983)
CORSET
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Le monde entier est un théâtre. et tous, hommes et femmes, nen sont que les acteurs. Et notre vie durant nous jouons plusieurs rôles.
William Shakespeare.
après cette citation connue de tous… et tellement vraie….
permettez moi clown et autres participants, de dévier un peu du MOT de référence… et de partager ce poème sur les acteurs les étoiles filantes…
Le crépuscule d'une étoile
Je voulais être cette étoile
Qu’on voit briller au firmament
Courant de scènes en récitals
Vivant sa vie comme un roman
Aujourd’hui une autre m’égale
Elle me détrônera surement
C’est le revers de la médaille
Un peu le désenchantement
Comme un objet que l’on délaisse
A ranger au fond d’un tiroir
Je finirai dans une caisse
Au magasin des accessoires
Comme un obstacle qui se dresse
Au milieu du grand tintamarre
Le temps vous dit avec rudesse
Que le succès est provisoire
Derrière le rideau de brocard
On dirait la fin de la pièce
Je ne vois plus dans mon miroir
Que mélancolie et tristesse
Quand les fantômes de la gloire
Quitte la scène, le jours baisse
Et les petits matins blafards
Ont comme une odeur de vieillesse
Et quand du fond de ma détresse
Je ferme mon livre d’histoire
Aucune couleur ne me reste,
C’est un roman en blanc et noir.
par Jakecrit un poète du net
..
la GLOIRE
rdbrdb
J'ai la mémoire qui flanche
Jeanne Moreau
J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien
Comme il était très musicien, il jouait beaucoup des mains
Tout entre nous a commencé par un très long baiser
Sur la veine bleutée du poignet, un long baiser sans fin
J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien
Quel pouvait être son prénom et quel était son nom
Il s'appelait, je l'appelai, comment l'appelait-on?
Pourtant c'est fou ce que j'aimais l'appeler par son nom
J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien
De quelle couleur étaient ses yeux, je crois pas qu'ils étaient bleus
Étaient-ils verts, étaient-ils gris étaient-ils vertdigris?
Ou changeaient-ils tout le temps de couleur, pour un non, pour un oui?
J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très…
J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien
Lequel de nous deux s'est lassé de l'autre le premier
Était-ce moi, était-ce lui, était-ce donc moi ou lui?
Tout ce que je sais, c'est que depuis, je ne sais plus qui je suis
J'ai la mémoire qui flanche, je me souviens plus très bien
Voilà qu'après toutes ces nuits blanches, il ne reste plus rien
Rien qu'un petit air, qu'il sifflotait chaque jour en se rasant
Pa dou di dou da di dou di
BLANC BLANCHE
janine33
« Sans espérer rien en retour »
Je rebondis sur cette phrase . Une clé de la sagesse dans les relations humaines et probablement d’un réalisme certain et pas forcément désabusé .
Elle a été formulée , la semaine dernière , par un jeune maçon âgé de 24 ans qui répare ma maison , au sujet de sa vie de couple .
Il m’a dit « Anaïs et moi , nous nous sommes promis de ne jamais rien attendre l’un de l’autre » ...
Or , ils sont très épris l’un de l’autre .
rdbrdb
J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.
Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-PUISSANTS accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.
C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,
Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.
La vie antérieure
Poèmes de Charles Baudelaire
La VIE
...…………...
En forme ?…. je dirais semaine difficile… tant il est vrai qu'une seule nuit, mais une nuit d'enfer peut nous miner durablement…. et nous faire oublier qu'une semaine a sept jours, et avait compté de belles heures !!!
…
mais la poésie, et les belles lettres heureusement nous allègent...
