UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

rdbrdb
"Un jour, mon Prince viendra,
Un jour, on s'aimera,
Dans son château, heureux, s'en allant
Goûter le bonheur qui nous attend ! "
Cette chanson ma sœur la chantait ... et ...
bien triste sire ...le prince ....
Là j'ai un coup de BLUES...... ou de déprime à votre idée
rdbrdb
Les chaînes.
J'ai voulu tout aimer, et je suis malheureux,
Car j'ai de mes tourments multiplié les causes ;
D'innombrables liens frêles et douloureux
Dans l'univers entier vont de mon âme aux choses.
Tout m'attire à la fois et d'un attrait pareil :
Le vrai par ses lueurs, l'inconnu par ses voiles ;
Un trait d'or frémissant joint mon cœur au soleil,
Et de longs fils soyeux l'unissent aux étoiles.
La cadence m'enchaîne à l'air mélodieux,
La douceur du velours aux roses que je touche ;
D'un sourire j'ai fait la chaîne de mes yeux,
Et j'ai fait d'un baiser la chaîne de ma bouche.
Ma vie est suspendue à ces fragiles nœuds,
Et je suis le captif des mille êtres que j'aime :
Au moindre ébranlement qu'un souffle cause en eux
Je sens un peu de moi s'arracher de moi-même.
René-François Sully Prudhomme.
Et pourquoi pas COLLIER ?

hieronymus
Tu es là
en face de moi
dans la lumière de l’amour
Et moi
je suis là
en face de toi
avec la musique du bonheur
Mais ton ombre
sur le mur
guette tous les instants
de mes jours
et mon ombre à moi
fait de même
épiant ta liberté
Et pourtant je t’aime
et tu m’aimes
comme on aime le jour et la vie ou l’été
Mais comme les heures qui se suivent
et ne sonnent jamais ensemble
nos deux ombres se poursuivent
comme deux chiens de la même portée
détachés de la même chaîne
mais hostiles tous deux à l’amour
uniquement fidèles à leur maître
a leur maîtresse
et qui attendent patiemment
mais tremblants de détresse
la séparation des amants
qui attendent
que notre vie s’achève
et notre amour
et que nos os leur soient jetés
pour s’en saisir
et le cacher et les enfouir
et s’enfouir
et s’enfouir en même temps
sous les cendres du désir
dans les débris du temps
Les ombres Jacques Prévert
Je vous propose…chaîne
Naturelle33
Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs.
ll est l'homme des utopies,
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C'est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu'on l'insulte ou qu'on le loue,
Comme une torche qu'il secoue,
Faire flamboyer l'avenir !
Victor Hugo - Les rayons et les ombres / La fonction du poète)
Je vous propose... OMBRES ?
rdbrdb
Tes Yeux
Tes yeux ont quelque chose de magique,
Une lueur divine, une fleur érotique.
Quand je te vois, tout est rose, même les nuages...
J'embrasse le bonheur sur ton visage!
Tes yeux ont les couleurs du soleil.
Ce sont deux antres de merveilles.
Ton regard est plus beau que le ciel:
C'est un univers immortel.
Sans ton regard doux et flamboyant,
Je ne sais ni où aller ni comment survivre
Car tes yeux me donnent force et raison
Même s'ils m'énivrent.
Si la terre s'écroule, si disparaît le soleil,
Si la mer s'assèche avec toutes ses écailles,
Je saurai refaire l'univers tout entier!
Rien que dans tes yeux, je trouverai les clés.
Je découvre la vraie vie dans tes yeux:
Le goût du paradis et les délices d'être amoureux.
Tes yeux sont les plus purs des diamants.
J'y perçois tes secrets les plus intimes, tes passions.
Je sais quand tu souffres et quand tu as peur.
Je lis dans tes yeux ce que cache ton coeur.
Ton regard est le plus passionnant roman qui soit.
J'y vis aventure, bonheur et espoir.
Tu m'inspires d'innombrables poèmes
Quand au plus profond, je perçois que tu m'aimes.
Tes yeux sont mes richesses les plus chères,
Les pierres les plus précieuses sur terre.
Car je peux enfermer dans ton regard
Tout ce que je n'ose pas te dire de vive voix.
Tes yeux sont les plus beaux yeux du monde.
Quand je les croise, tout s'arrête, même les secondes...
Ton regard est un océan de splendeurs.
J'apprends dans tes yeux ce qu'ignore mon coeur.
Tes yeux sont les étoiles de mes jours.
Ton regard est le soleil de mes nuits.
Tu es le rêve de ma vie.
Tes yeux sont les pétales de l'amour!
- Domoina Ratovozanany -
je vous invite à nous parler de .... DEMOCRATIE
rdbrdb
L'or
Je suis l'or, simulacre étrange de la vie,
Mode ultime de l'énergie
Que l'homme, prolongeant l'élan primordial,
Conçut pour insuffler une âme subalterne
À la matière qu'il gouverne,
À ses créations de fibre et de métal.
Je circule parmi les rêves
Et ceux que je touche se lèvent
Matérialisés en fantasques moissons
D'oeuvres d'art, de maisons,
De vin clair qui chatoie,
D'instruments et de pain, de bijoux et de soie.
Je suis un rayon de soleil
Qui paraît et métamorphose,
Autour de l'homme, toutes choses :
Un amas de charbon en un boudoir vermeil,
Une source chantante en écheveaux de laine,
Une plaque de bronze en essaim de phalènes.
Je suis une vibration
Qui répercute au loin l'effort de la matière.
Une machine impose au fer des torsions,
La masse tombe et fend la pierre,
Et par moi, quelque part, s'allongeront des bras,
Des outils couperont, la vapeur luttera.
Je suis une idée en voyage
Qui se transforme en acte et de lui se dégage.
Après m'être incarné dans le cuir ou le plomb
J'en sors pour quelque randonnée.
Je suis un mouvement né d'un autre, fécond
Dans le rythme éternel des forces alternées.
J'accours où voltige l'espoir,
Où les dieux ont juré de capter l'eau dansante
Et d'enchaîner la flamme au fond des antres noirs.
Je brille et des cités s'étalent, débordantes ;
Il rôde dans les champs de grands trains annelés,
Les grains percent le sol, des rocs sont descellés.
Subitement les murs fléchissent, les fenêtres
Semblent des orbites de morts.
On se demande avec angoisse : Où donc est l'or ?
Je suis caché dans l'ombre, inutile à mes maîtres.
Leur foi seule était mon soutien,
Ils ont tremblé, je ne suis rien. 'AlphonseBeauregard
Je vous propose l'OUBLI
Naturelle33
.....
Si le parasol change en paradis le sol
Jouons
À l'ange
À la mésange
Au passereau
Mais elles qui vaincraient les grêles et l'orage
Mes ailes oublieront les bras et les travaux
Plus léger que L'ARGENT de l'air où je me love
Je file au ras des rêts et m'évade du rêve
La Nature se plie et sait ce que je vaux.
Louis Aragon (Eclairage à perte de vue)
