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La gauche et la collaboration.

paulau - 29 octobre 2025 03:18

LA GAUCHE ET LA COLLABORATION.


Sa supériorité morale la gauche l' a construite en s' appropriant la douloureuse période qui a suivi la défaite de notre pays en 1940. C' est du haut d' un piédestal qu' elle affirme : " j' étais du côté de la Résistance ", qu'elle profère ses insultes : vous êtes pétainiste, vous êtes facho.
Pourtant ceux qui ont tant fait pour la libération de la France n' étaient pas tous de gauche : Leclerc, Juin, De Lattre, Chaban Delmas et tant d' autres moins connus étaient des conservateurs. De même De Gaulle qui a déclaré : " à Londres je n'ai trouvé que des juifs ou des Maurassiens". Certains cagoulards, l' extrême droite de l' époque, étaient de fervents nationalistes, anti-allemands et hostiles à toute compromission avec l'occupant. La lutte pour la libération de la patrie devient donc pour eux une priorité. Et on trouvera des anciens de la cagoule ou de milieux apparentés parmi les premiers résistants.
A gauche l'appui du parti communiste au Pacte germano-soviétique a entraîné sa dissolution en septembre 1939 par le gouvernement d'Édouard Daladier et son entrée en clandestinité.
Le PCF, via son journal l' Humanité devenu clandestin, a montré une volonté de collaboration :
« Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheur de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir avec les soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistro du coin. Bravo camarades, continuez même si cela ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants ! La fraternité des peuples ne sera pas toujours une espérance, elle deviendra une réalité vivante » ( source : L’Humanité clandestine 4 juillet 1940 cf. ci-après colonne de droite 3ème paragraphe. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k879187h/f2.image.r=humanite%20clandestine.lan )
De plus le PCF fait tout pour que son journal sorte de la clandestinité. En effet en juin 1940, dans Paris occupé, les dirigeants communistes proposent aux autorités allemandes d'autoriser la reparution de "L'Humanité".

Concernant les socialistes les choses sont moins claires. On peut cependant noter que Mitterrand, créateur du parti socialiste en 1969, était un grand ami de Bousquet, entre autres organisateur de la rafle du Vel d' hiver. Mitterrand avait aussi été décoré de la francisque par Pétain. On peut par ailleurs avoir une idée des choix politiques de certains socialistes en prenant connaissance de l' existence du journal collaborationniste La France socialiste. Ce quotidien est publié à partir du 10 novembre 1941 sous la direction politique de René Château et de Georges Daudet, proche de l'ambassade d'Allemagne.... Il accueille alors essentiellement des hommes de gauche ralliés à la collaboration comme Eugène Frot, Gabriel Lafaye, Paul Rives, René de Marmande, Hubert Lagardelle, Claude Jamet, Pierre Hamp, Georges Daudet et René Saive.
L'équipe animatrice est formée de socialistes tentés par le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat .....
On y trouve aussi les députés socialistes amis de Paul Faure [ haut dirigeant socialiste, collaborationniste ] : Roger Lefèvre, Alexandre Rauzy ou Fernand Roucayrol ou des intellectuels comme Félicien Challaye ou Claude Jamet..... Hubert Lagardelle, figure du socialisme révolutionnaire et ami de Benito Mussolini [y participe ] du 28 janvier 1944 au 17 août 1944.
( source https://fr.wikipedia.org/wiki/La_France_socialiste )

Pour résumer on peut prendre l' avis de Simon Epstein auteur du livre " un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance " : à Londres en 1940, autour du général de Gaulle, on trouve une conjonction de Juifs sur-représentés par rapport à leur poids dans la population et d’anciens maurrassiens et cagoulards, eux-mêmes en surnombre par rapport à leur poids politique d’avant-guerre.
Quant à la gauche pour cacher sa collaboration avec l' occupant elle n' a de cesse de " lutter contre le fascisme " et de nous rappeler " les heures les plus sombres de notre histoire ".



sources :

Quand le PCF négociait avec les nazis
https://www.lemonde.fr/societe/article/2006/12/09/quand-le-pcf-negociait-avec-les-nazis_843769_3224.html

« Quand la gauche collaborait, 1939-1945 »
https://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/12/10/tv-quand-la-gauche-collaborait-1939-1945_5227582_1655027.html

« Quand l’extrême droite résistait »
http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/12/03/tv-quand-l-extreme-droite-resistait_5224002_1655027.html

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Un_paradoxe_fran%C3%A7ais

Mitterrand et Bousquet.
https://www.lepoint.fr/histoire/francois-mitterrand-fidele-a-ses-collabos-09-10-2016-2074610_1615.php

https://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2011/05/09/mitterrand-photos-taboues_1519152_3208.html

La gauche et la collaboration.

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paulau29 octobre 2025 03:18

LA GAUCHE ET LA COLLABORATION.


Sa supériorité morale la gauche l' a construite en s' appropriant la douloureuse période qui a suivi la défaite de notre pays en 1940. C' est du haut d' un piédestal qu' elle affirme : " j' étais du côté de la Résistance ", qu'elle profère ses insultes : vous êtes pétainiste, vous êtes facho.
Pourtant ceux qui ont tant fait pour la libération de la France n' étaient pas tous de gauche : Leclerc, Juin, De Lattre, Chaban Delmas et tant d' autres moins connus étaient des conservateurs. De même De Gaulle qui a déclaré : " à Londres je n'ai trouvé que des juifs ou des Maurassiens". Certains cagoulards, l' extrême droite de l' époque, étaient de fervents nationalistes, anti-allemands et hostiles à toute compromission avec l'occupant. La lutte pour la libération de la patrie devient donc pour eux une priorité. Et on trouvera des anciens de la cagoule ou de milieux apparentés parmi les premiers résistants.
A gauche l'appui du parti communiste au Pacte germano-soviétique a entraîné sa dissolution en septembre 1939 par le gouvernement d'Édouard Daladier et son entrée en clandestinité.
Le PCF, via son journal l' Humanité devenu clandestin, a montré une volonté de collaboration :
« Il est particulièrement réconfortant en ces temps de malheur de voir de nombreux travailleurs parisiens s’entretenir avec les soldats allemands, soit dans la rue, soit au bistro du coin. Bravo camarades, continuez même si cela ne plaît pas à certains bourgeois aussi stupides que malfaisants ! La fraternité des peuples ne sera pas toujours une espérance, elle deviendra une réalité vivante » ( source : L’Humanité clandestine 4 juillet 1940 cf. ci-après colonne de droite 3ème paragraphe. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k879187h/f2.image.r=humanite%20clandestine.lan )
De plus le PCF fait tout pour que son journal sorte de la clandestinité. En effet en juin 1940, dans Paris occupé, les dirigeants communistes proposent aux autorités allemandes d'autoriser la reparution de "L'Humanité".

Concernant les socialistes les choses sont moins claires. On peut cependant noter que Mitterrand, créateur du parti socialiste en 1969, était un grand ami de Bousquet, entre autres organisateur de la rafle du Vel d' hiver. Mitterrand avait aussi été décoré de la francisque par Pétain. On peut par ailleurs avoir une idée des choix politiques de certains socialistes en prenant connaissance de l' existence du journal collaborationniste La France socialiste. Ce quotidien est publié à partir du 10 novembre 1941 sous la direction politique de René Château et de Georges Daudet, proche de l'ambassade d'Allemagne.... Il accueille alors essentiellement des hommes de gauche ralliés à la collaboration comme Eugène Frot, Gabriel Lafaye, Paul Rives, René de Marmande, Hubert Lagardelle, Claude Jamet, Pierre Hamp, Georges Daudet et René Saive.
L'équipe animatrice est formée de socialistes tentés par le Rassemblement national populaire (RNP) de Marcel Déat .....
On y trouve aussi les députés socialistes amis de Paul Faure [ haut dirigeant socialiste, collaborationniste ] : Roger Lefèvre, Alexandre Rauzy ou Fernand Roucayrol ou des intellectuels comme Félicien Challaye ou Claude Jamet..... Hubert Lagardelle, figure du socialisme révolutionnaire et ami de Benito Mussolini [y participe ] du 28 janvier 1944 au 17 août 1944.
( source https://fr.wikipedia.org/wiki/La_France_socialiste )

Pour résumer on peut prendre l' avis de Simon Epstein auteur du livre " un paradoxe français, Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance " : à Londres en 1940, autour du général de Gaulle, on trouve une conjonction de Juifs sur-représentés par rapport à leur poids dans la population et d’anciens maurrassiens et cagoulards, eux-mêmes en surnombre par rapport à leur poids politique d’avant-guerre.
Quant à la gauche pour cacher sa collaboration avec l' occupant elle n' a de cesse de " lutter contre le fascisme " et de nous rappeler " les heures les plus sombres de notre histoire ".



sources :

Quand le PCF négociait avec les nazis
https://www.lemonde.fr/societe/article/2006/12/09/quand-le-pcf-negociait-avec-les-nazis_843769_3224.html

« Quand la gauche collaborait, 1939-1945 »
https://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/12/10/tv-quand-la-gauche-collaborait-1939-1945_5227582_1655027.html

« Quand l’extrême droite résistait »
http://www.lemonde.fr/televisions-radio/article/2017/12/03/tv-quand-l-extreme-droite-resistait_5224002_1655027.html

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Un_paradoxe_fran%C3%A7ais

Mitterrand et Bousquet.
https://www.lepoint.fr/histoire/francois-mitterrand-fidele-a-ses-collabos-09-10-2016-2074610_1615.php

https://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2011/05/09/mitterrand-photos-taboues_1519152_3208.html

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paulau

13 janvier 2026 10:32

.
.
Il y a un moment où l’indignation morale devient obscène.
Un moment où ceux qui ont tout excusé, tout relativisé, tout justifié, devraient se taire.
La gauche française a dépassé ce moment depuis longtemps.
Car il faut le rappeler, encore et encore : la gauche a soutenu, accompagné, justifié ou minimisé la plupart des grands régimes criminels du XXᵉ siècle et du début du XXIᵉ.

La longue liste qu’ils veulent faire oublier


la suite:

https://www.tribunejuive.info/2026/01/13/jusqua-quand-la-gauche-nous-donnera-t-elle-des-lecons-par-paul-germon/?amp=1

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Avatar 2ALAIN

2ALAIN

30 octobre 2025 11:15

Comment être pour la paix , la liberté d'expression et contre la délinquance peut-il susciter autant de haine , d'agressivité , de lâcheté ( même en chaise roulante les réseaux sociaux peuvent permettre de jouer les kapos de pacotille , les super bellicistes en carton .... ) .... LE GRAND MYSTERE D INIQUITE ?
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2ALAIN

30 octobre 2025 11:09

Les cas Mounier , Giono , Alain ( LE philosophe de la III e république ) ..... entre autres sont emblématiques du renouveau idéique des années 30 ( " les non conformistes " ) .

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Aurore

30 octobre 2025 09:59

Si les gens votent aujourd'hui extrême droite à cause de l'histoire de la gauche en 1940 (qu'ils connaissent bien), alors là... chapeau ! 😂

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joiedevivre15

30 octobre 2025 09:34
kunzite a écrit :
Pour faire bonne mesure faîtes le même topic avec la droite et la collaboration !
Ce serait plus honnête parce qu'il est évident que compte tenu de vos opinions politiques, votre topic est orienté .

Et moi, je dus, il est temps de mettre tout ça, Droite, Gauche et compagnie dans un trou noir, de mettre en place de nouveaux paradigmes. Et c'est ce qui va arriver. Vous verrez.
Cessons de ressasser le pass. Je pense qu'il a été suffisamment analysé, pour tourner la page.

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2ALAIN

30 octobre 2025 09:34
Jean Claude a écrit :
Merci Roselyne pour cet avis éclairé ...
Concernant le rôle des communistes en France, force est de constater qu'ils ont toujours été présents et actifs en faveur du peuple. Certains ont laissé leurs noms à de grandes oeuvres qui ont fait et font encore de la France ce qu'elle est : Ambroise Croizat avec la Sécurité Sociale, Marcel Paul avec l'EDF, Maurice Thorez avec le statut de la Fonction Publique ...
Certes, le PCF s'est tu pendant la période stalinienne , mais cla ne saurait escamoter ce qui est à l'actif des élus communistes dans les Municipalités qu'ils dirigeaient, par exemple : fournitures scolaires gratuites jusqu'au baccalauréat, constructions de logements sociaux là où il en était besoin.
Je pense à une ville qui m'a accueilli de 1977 à 2001 . En parallèle avec la Municipalité "ouvrière" et la forte implantation du PCF parmi la population , se développait les activités coopératrices .
C'est explicité sous ce lien :
https://www.journal-ipns.org/les-articles/490-la-republique-cooperative-de-saint-junien.

Enfin, à l'heure où un ex-Président de la République dort en prison, il est relativement difficile de citer un élu communiste qui ait eu à répondre devant la justice d'enrichissement personnel ...

Certes, le PCF s'est tu pendant la période stalinienne

????
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Avatar Jean Claude

Jean Claude

30 octobre 2025 07:15
Roselyne a écrit :
Tous les chefs des partis politiques ont des choses à se reprocher, ainsi que leurs proches collaborateurs. Par contre la base est pratiquement toujours honnête. Elle croit aux valeurs de leur cause. Je me souviens qu'une fois, des personnes du parti communiste étaient venus toquer à ma porte. Ils venaient expliquer leurs idées et essayer de faire adhérer. J'ai dis à ces 2 hommes. Vous, vous êtes sincères, vous y croyez, mais ça n'est pas le cas de vos dirigeants français, ni russes, donc désolée mais je ne suis pas intéressée. Et j'aurai fais la même réponse à tous partis politiques qui seraient venus me démarcher. A l'heure actuelle, il faudrait trouver des personnes qui ne roulent pas pour la grosse paye et les avantages énormes que leur procure les postes de politiciens. Des personnes honnêtes et franches qui veulent vraiment s'investir et faire leur boulot correctement. Faire acte de présence a toutes les séances et réunions de travail et ne pas dormir ou jouer avec leur téléphone pendant celles ci. Et qu'ils puissent êtres contrôlé par un groupe de citoyens lambdas de toutes les couches de la société avec sanctions et licenciement si ils ne font pas leur travail. Des personnes qui n'ai pas peur des ultras riches et qui ne soient pas à leurs bottes

Merci Roselyne pour cet avis éclairé ...
Concernant le rôle des communistes en France, force est de constater qu'ils ont toujours été présents et actifs en faveur du peuple. Certains ont laissé leurs noms à de grandes oeuvres qui ont fait et font encore de la France ce qu'elle est : Ambroise Croizat avec la Sécurité Sociale, Marcel Paul avec l'EDF, Maurice Thorez avec le statut de la Fonction Publique ...
Certes, le PCF s'est tu pendant la période stalinienne , mais cla ne saurait escamoter ce qui est à l'actif des élus communistes dans les Municipalités qu'ils dirigeaient, par exemple : fournitures scolaires gratuites jusqu'au baccalauréat, constructions de logements sociaux là où il en était besoin.
Je pense à une ville qui m'a accueilli de 1977 à 2001 . En parallèle avec la Municipalité "ouvrière" et la forte implantation du PCF parmi la population , se développait les activités coopératrices .
C'est explicité sous ce lien :
https://www.journal-ipns.org/les-articles/490-la-republique-cooperative-de-saint-junien.

Enfin, à l'heure où un ex-Président de la République dort en prison, il est relativement difficile de citer un élu communiste qui ait eu à répondre devant la justice d'enrichissement personnel ...

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Plumes

29 octobre 2025 21:31

Merci pour ce retour en arrière on en a bien besoin !!!
"Quand tu perds ton chemin,( comme actuellement,) n'oublie jamais d'où tu viens "

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pourquoi

29 octobre 2025 20:23

Vote des pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain


Le vote des pleins pouvoirs constituants à Philippe Pétain est un vote de l'Assemblée nationale (réunion du Parlement composé de la Chambre des députés et du Sénat) convoquée à Vichy (Allier) le 10 juillet 1940 par le président de la République française Albert Lebrun, à la demande du président du Conseil Philippe Pétain, maréchal de France, conformément au conseil des ministres du 4 juillet. Quelques jours avant, l'armistice du 22 juin 1940 avait été signé à Rethondes, après la défaite de la France contre l'Allemagne nazie.

Après des votes successifs, à la quasi-unanimité, du principe de la révision constitutionnelle par la Chambre des députés et le Sénat le 9 juillet, l'Assemblée nationale vote, à une très forte majorité, la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940 donnant « tout pouvoir au gouvernement de la République […] de promulguer […] une nouvelle constitution de l'État français [qui] devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie ». Ce vote met un terme à la Troisième République et institue l’« État français », dit régime de Vichy, qui s'engage dans la voie de la collaboration avec le Troisième Reich durant la Seconde Guerre mondiale et l'occupation.


Contexte

Pierre Laval devant l'opéra du Grand Casino de Vichy le jour du vote de la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940.
Le scrutin a lieu dans le contexte de l'écrasement des armées alliées au cours de la bataille de France. L'armée anglaise ayant rembarqué à Dunkerque tandis que les Allemands s'enfoncent vers le Sud, le gouvernement Paul Reynaud se retrouve devant le choix, soit de continuer la guerre depuis la Corse et les colonies, soit de demander un armistice.

Le 16 juin, Paul Reynaud ayant démissionné, le président de la République, Albert Lebrun, nomme à la tête du gouvernement le maréchal Pétain, vainqueur de la guerre de 1914-1918, âgé de 84 ans. Celui-ci forme son gouvernement et décide de demander l'armistice, qui est signé le 22 juin 1940 en forêt de Compiègne.

La France étant alors partagée en plusieurs zones occupées ou interdites et la majorité des hommes étant soit prisonniers en Allemagne soit exilés, il n'est pas opportun d'organiser des élections, d'autant plus que les lois constitutionnelles (« Constitution ») de la IIIe République n'accordent pas le droit de vote aux femmes. Pierre Laval, ministre de la Justice, manœuvre pour que les parlementaires accordent les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Le 9 juillet, conformément aux lois constitutionnelles de 1875, les chambres se réunissent séparément et déclarent, par 395 voix contre trois pour la Chambre des députés, et par 229 voix contre une pour le Sénat, « qu'il y a lieu de réviser les lois constitutionnelles »[1]. Les trois députés s'opposant au principe d'une révision sont Jean Biondi, Léon Roche (tous deux SFIO) et Alfred Margaine (radical), auxquels s'ajoute le marquis Pierre de Chambrun (sénateur non-inscrit, membre du Parti démocrate populaire)[2].


Déroulement

Voir le compte rendu intégral de la séance sur le site internet de l’Assemblée nationale[3].

Le 10 juillet 1940, l'Assemblée nationale — formée selon la Constitution de la Troisième République par la réunion de la Chambre des députés et du Sénat — se réunit dans le théâtre du Grand Casino de Vichy[4],[5]. La Chambre des députés est issue des élections législatives du 3 mai 1936 qui avaient vu la victoire du Front populaire, mais les députés communistes sont empêchés de siéger, et le Sénat s'était opposé au Front populaire.


Plaque en hommage aux 80 parlementaires sur la façade de l'opéra de Vichy, où s'est tenu le vote.
Le 10 juillet 1940, les parlementaires inscrits étaient au nombre de 846 (544 députés et 302 sénateurs)[6] sur les 907 députés et sénateurs inscrits en 1939[7]. Seuls 670 (sur les 907 parlementaires) prennent part au vote[7] (426 députés et 244 sénateurs[6]), en effet, 176 parlementaires sont absents[6] dont 27 sont à ce moment-là en mer, embarqués le 21 juin du port du Verdon[8] en aval de Bordeaux, vers Casablanca sur le paquebot Massilia (26 députés et un sénateur)[6],[8] ainsi que « 17 parlementaires décédés et un grand nombre se trouvant, à cause de la guerre, dans l'impossibilité de rejoindre Vichy ou ne souhaitant pas s'y rendre »[7].

61 parlementaires communistes (60 députés et un sénateur) ne peuvent siéger : depuis le 16 janvier 1940, ils sont déchus de leur mandat[6] à la suite du pacte germano-soviétique[7],[5] et du décret-loi d'Édouard Daladier du 26 septembre 1939 interdisant le Parti communiste (72 députés communistes avaient été élus en 1936).

La séance est présidée par le président du Sénat, Jules Jeanneney (qui ne prend pas part au vote en raison de sa fonction). 20 autres parlementaires s'abstiennent (12 députés et 8 sénateurs dont trois après une demande de rectification de leur vote).

Sur 649 suffrages exprimés[6],[9] :

80 parlementaires (57 députés et 23 sénateurs) votent « non » ;
569 approuvent (357 députés et 212 sénateurs) (soit 87,67 % des suffrages exprimés).
Les 649 suffrages exprimés représentent 71,55 % des 907 parlementaires que comptaient les deux chambres au début de 1940 et les voix « pour » représentent 62,73 %, soit la majorité absolue, exigée par la Constitution de la Troisième République.


Texte adopté
Article connexe : Loi constitutionnelle du 10 juillet 1940.

Le texte adopté est le suivant :

« Article unique. — L’Assemblée nationale donne tous pouvoirs au Gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. Cette constitution devra garantir les droits du travail, de la famille et de la patrie.
Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les Assemblées qu’elle aura créées.
La présente loi constitutionnelle, délibérée et adoptée par l’Assemblée nationale, sera exécutée comme loi de l’État.
Fait à Vichy, le 10 juillet 1940
Par le Président de la République,
Albert Lebrun
Le maréchal de France,
président du conseil,
Philippe Pétain[11] »

Le texte n'entraîne pas explicitement la dissolution des Chambres. Il ne s'agit pas non plus d'une motion d'abrogation des lois constitutionnelles de 1875 ayant établi la Troisième République.

Le texte n'entraîne pas la fin explicite de la présidence de la République. Le Président en exercice, Albert Lebrun, refuse toute démission mais se retire finalement. De fait, il est démis de ses fonctions et remplacé par le « chef de l'État », le maréchal Pétain.


Analyses et polémiques relatives à l'origine politique des votants

Pour Henry Rousso et Éric Conan, il est inexact de soutenir que ce serait « la Chambre du Front populaire » qui aurait accordé les « pleins pouvoirs » en raison, d'une part, de l'évolution politique advenue depuis 1936 et d'autre part, de la présence des sénateurs (212 « pour » sur les 235 votants) et enfin de l'absence de nombreux parlementaires[12] :

« […] il faut rejeter le slogan selon lequel c'est « la chambre du Front populaire » qui a sabordé la République, cliché véhiculé depuis longtemps par l'extrême-droite pour dédouaner le régime pétainiste et repris récemment par ceux qui affirment que les crimes de Vichy doivent être assumés par la République, celle-ci ayant eu sa part dans l'avènement du nouveau régime. Cette assertion, souvent répétée au cours des polémiques de 1992, est inexacte (même si elle recèle une part de vérité dans la mesure où il n'y eut pas d'élection législative entre le 5 mai 1936 et le 10 juillet 1940). Elle sous-estime d'abord l'évolution politique entre 1936 et 1940, la fragilité de la coalition des radicaux, des socialistes et des communistes ou encore les fractures engendrées en 1938 par la crise de Munich. Surtout, elle fait fi de la présence, au Casino de Vichy, de 245 sénateurs qui, pour le moins, n'avaient guère été favorables, dans leur immense majorité, au Front populaire, puisque c'est le Sénat qui avait fait chuter le premier gouvernement Blum. Ensuite, il faut rappeler que, sur un effectif de 907 députés et sénateurs en 1939, seuls 670 étaient présents à Vichy[12]. […] »

Selon Jean-Pierre Azéma et Olivier Wieviorka :

« On affirme régulièrement que la République a été bradée par la chambre du Front populaire. Il faut apporter deux correctifs à cette assertion le plus souvent malveillante : tout comme les parlementaires du Massilia, les députés communistes étaient absents, exclus à la suite du pacte germano-soviétique ; et, surtout, l'« Assemblée nationale » comprenait les sénateurs qui, par deux fois, avaient fait tomber Blum[5]. »

Selon Olivier Wieviorka :

« La gauche, dans son ensemble, a offert une résistance certaine aux pleins pouvoirs ». En effet, « la gauche fournit 91 % des non, 80 % des abstentions, 85 % des embarqués sur le Massilia. » Cela contraste « avec le plébiscite unanime qu'accorde la droite au maréchal Pétain[13]. »

Selon Simon Epstein :

« 36 parlementaires de la SFIO votent contre Pétain, mais 90 parlementaires de la même SFIO votent pour le même Pétain, au Casino de Vichy. Le groupe SFIO résiste mieux que les autres groupes parlementaires, c’est vrai, et cela doit être dit, mais sa « résistance » est toute relative. Dans leur grande majorité (90 contre 36) les socialistes ont voté, comme les autres, comme l’ensemble des antifascistes du Front populaire, comme les partis du centre et de droite, la fin la République[14]. »

Concernant l'attitude des parlementaires issus du Front populaire :

Léon Blum a eu ce commentaire :
« Tel camarade qui, à mon entrée dans la salle, s'était précipité vers moi la main tendue, m'évitait visiblement au bout d'une heure. […] De moment en moment, je me voyais plus seul, je me sentais plus suspect. Il ne surnageait plus que quelques débris intacts à la surface de la cuve dissolvante. […] Le sentiment cruel de ma solitude ne m'avait pas trompé ; j'avais bien eu raison de me juger désormais comme un étranger, comme un suspect au sein de mon propre parti[15]. »

Vincent Auriol a eu ce commentaire :
« Voici Léon Blum. Quelques rares et fidèles amis autour de lui. Où sont les 175 parlementaires socialistes ? Quelques-uns sans doute n'ont pu venir... mais les autres ? […] Sur 150 députés et 17 sénateurs socialistes nous ne sommes que trente-six fidèles à la glorieuse et pure mémoire de Vaillant, de Guesde, de Jaurès[16]. »

En ce qui concerne les députés communistes, Simon Esptein avance l'analyse suivante : « Les communistes ayant dénoncé le pacte germano-soviétique sont là et ils votent en majorité pour Pétain. Quant aux autres, ceux qui sont restés fidèles à la nouvelle ligne du parti, ils soutiennent le pacte et sont en phase défaitiste révolutionnaire aiguë, ils sont hostiles à tout effort de résistance nationale […] ce n'est certainement pas sur eux, en juillet 1940, qu'on pouvait compter pour défendre une République dont ils dénonçaient, depuis l'automne 1939, le caractère impérialiste, belliciste et bourgeois »[17].

Selon l'historien Gilles Candar, 73 des 80 parlementaires ayant voté contre étaient des élus de gauche[18]. Concernant l'origine des opposants, Simon Epstein cite Daniel Mayer : « Les socialistes représentaient un pourcentage relativement important du total des opposants dira Daniel Mayer, mais il précisera aussitôt, dans la même phrase, qu'il s'agissait d'un pourcentage infime en face de la composition du parti socialiste »[16], ainsi que Vincent Auriol : « Les 80 opposants appartiennent à toutes les tendances politiques du Parlement et du pays. Tous les partis ont leurs renégats et leurs traîtres »[16].

Parmi ceux qui votèrent non, on trouve une sur-représentation de descendants de dynasties politiques pro-démocratie, c'est-à-dire de dynasties dont le fondateur soutenait déjà les idéaux démocratiques. Jean Lacroix, Pierre-Guillaume Méon et Kim Oosterlinck (2019) estiment que ces dynastes pro-démocratie ont eu une probabilité de 9,6 à 15,1 % plus élevée que les autres parlementaires de s'opposer au texte[19].

Parmi ceux qui votèrent non[20], Vincent Badie est célèbre pour s’être écrié après le vote « Vive la République quand même ! »[6]. Robert Aron attribue cette exclamation à Marcel Astier, sénateur de l'Ardèche[21].

La suite pour ceux qui veulent des noms 😄
https://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_des_pleins_pouvoirs_constituants_à_Philippe_Pétain#:~:text=Selon%20Olivier%20Wieviorka%20%3A,la%20droite%20au%20maréchal%20Pétain.%20»

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2ALAIN

29 octobre 2025 20:10

POST COLLABO
Fernand Iveton PC est guillotiné le 11 février 1957, à 5 h 10 ( garde des Sceaux de l’époque, François Mitterrand )
Georges Boudarel PCF fait l'objet, le 3 avril 1991, d'une plainte pour crimes contre l'humanité
il est considéré comme « insoumis » par l'armée française puis comme « déserteur ». Par la suite, il est, par décision de justice, condamné à mort par contumace

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babs1

29 octobre 2025 20:01

Aïe ... Le torchon brûle

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2ALAIN

29 octobre 2025 19:53
kunzite a écrit :
Si c'est pour avoir un discours aussi alambiqué que le vôtre, il vaut mieux éviter de lire n'importe quoi ! Il y a eu un court circuit au niveau des neurones !

" Chère Kunzite,

Quand vous vous adressez à certains interlocuteurs, cela revient à vous approcher de relents de peste bubonique ou de virus Ebola. Ne vous infligez pas ça, vous méritez mieux; laissez les croupir avec leurs semblables sur leur fumier nauséabond 💞"

CE GENRE DE RHETORIQUE NAZIE semble procurer une sorte de jouissance chez certaines
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yalow

29 octobre 2025 19:41
2ALAIN a écrit :
RECEVOIR des leçons de morale politique et .... d'histoire des woko - goulagueux - ichlamo-fââchôôs , fopadec , ils sont 5 ou 6 à insulter , invectiver , injurier tous ceux qui ne crachent pas sur Lola , Thomas ... ceux qui ne " pensent pas " comme eux . Ont ils lu quoi que ce soit ? Le minimum minimorum est au moins d'avoir lu les 990 pages des mémoires de Déat ou des histoires du PCF sous l'occupation et tant d'autres oeuvres . Ils paniquent parce que leur idole ( c'est Nicolas qui paye ) est en prison et que leurs projeeeeeeet plus de 8 français sur 10 n' y croient plus
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Leur idole n' est pas en prison.. leurs idoles risquent d'y aller plus vite qu 'on ne le pense...

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kunzite

29 octobre 2025 19:35
2ALAIN a écrit :
RECEVOIR des leçons de morale politique et .... d'histoire des woko - goulagueux - ichlamo-fââchôôs , fopadec , ils sont 5 ou 6 à insulter , invectiver , injurier tous ceux qui ne crachent pas sur Lola , Thomas ... ceux qui ne " pensent pas " comme eux . Ont ils lu quoi que ce soit ? Le minimum minimorum est au moins d'avoir lu les 990 pages des mémoires de Déat ou des histoires du PCF sous l'occupation et tant d'autres oeuvres . Ils paniquent parce que leur idole ( c'est Nicolas qui paye ) est en prison et que leurs projeeeeeeet plus de 8 français sur 10 n' y croient plus
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Si c'est pour avoir un discours aussi alambiqué que le vôtre, il vaut mieux éviter de lire n'importe quoi ! Il y a eu un court circuit au niveau des neurones !

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pourquoi

29 octobre 2025 16:55

Wiki sur Simon Epstein

Un paradoxe français : antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, 2008
revient sur le sujet du livre précédent à savoir les dreyfusards, militants antiracistes et pacifistes de gauche qui se tournèrent vers la Collaboration en le complétant par l'étude du parcours des antidreyfusards, militants antisémites et de la droite radicale qui s'engagèrent dans la France libre et la Résistance[3],[4]. Ce livre étudie un paradoxe, peu abordé par l'historiographie « classique »[4],[5].
Néanmoins, ces investigations historiques ne sont pas jugées très convaincantes par des critiques littéraires de la presse[3],[6].

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