L’homme est-il vraiment libre ou esclave de ses instincts et de la société ?
Julia - 29 janvier 2026 11:56

janine33
Julia a écrit :
Vous faites ici un lien très intéressant avec Sartre et Freud. Effectivement, Sartre considère que l’homme est « condamné » à être libre : même dans un cadre contraint, nous devons choisir, assumer nos décisions et porter le poids de notre liberté. Cette « sentence » peut être lourde, car elle nous oblige à être responsables, même lorsque les circonstances semblent nous limiter.
Freud, quant à lui, rappelle que notre liberté n’est jamais totale : nos instincts, notre inconscient et nos pulsions influencent nos choix, souvent à notre insu. Cela rejoint ce qui a été dit précédemment sur les contraintes sociales et économiques : liberté et dépendances coexistent, et l’homme doit composer avec ces tensions.
Peut-être que la vraie question n’est pas de savoir si l’homme est libre ou non, mais comment exercer sa liberté malgré les contraintes internes et externes, et comment assumer ses choix dans un monde qui nous façonne en permanence.
Qu’en pensez-vous : la liberté est-elle une responsabilité à accepter, ou un idéal toujours hors de portée ?
Moi , j’ai besoin de sécurités , de certitudes , de sécurité .
Donc je préfère plus de sécurité et moins de libertés que l’inverse . La doctrine de l’épanouissement personnel tous azimuts et à tout prix n’a pas la côte chez moi .
J’aime qu’il y ait un cadre , bien sûr pas un cadre fait d’imbécilités .
Bridget91
Dès la naissance le bébé est dépendant de sa mère pour s'alimenter (ou son père si biberon), ensuite, l'enfant s'intègre petit à petit dans la société qui l'entoure et apprend à respecter les règles de vie que sa famille et la société lui enseigne pour que tout se passe au mieux, en vieillissant il fait appel à ses connaissances et à son intelligence pour raisonner et s'adapter au mode de vie de son pays.
L'homme est libre s'il n'est pas en prison et qu'il peut manger ce qu'il veut, s'habiller comme il veut, voyager où il veut, choisir son parcours professionnel, aimer qui il veut. La liberté c'est ça et ça n'existe pas dans tous les pays.
Moi, je pense que l'homme est libre à partir du moment où il comprends et qu'il accepte de vivre dans un milieu régit par des lois et des règles. Nous sommes tous guidés par des normes sociales, par des valeurs, par une religion et ceux qui se révoltent contre tout cela sont esclaves d'eux mêmes.
Julia
FRANCOIS a écrit :
Sartre disait que "l'homme serait "condamné" à être libre: sentence parfois lourde à porter !... Freud soutenait que nos instincts et notre inconscient nous gèneraient lourdement dans nos décisions.
Vous faites ici un lien très intéressant avec Sartre et Freud. Effectivement, Sartre considère que l’homme est « condamné » à être libre : même dans un cadre contraint, nous devons choisir, assumer nos décisions et porter le poids de notre liberté. Cette « sentence » peut être lourde, car elle nous oblige à être responsables, même lorsque les circonstances semblent nous limiter.
Freud, quant à lui, rappelle que notre liberté n’est jamais totale : nos instincts, notre inconscient et nos pulsions influencent nos choix, souvent à notre insu. Cela rejoint ce qui a été dit précédemment sur les contraintes sociales et économiques : liberté et dépendances coexistent, et l’homme doit composer avec ces tensions.
Peut-être que la vraie question n’est pas de savoir si l’homme est libre ou non, mais comment exercer sa liberté malgré les contraintes internes et externes, et comment assumer ses choix dans un monde qui nous façonne en permanence.
Qu’en pensez-vous : la liberté est-elle une responsabilité à accepter, ou un idéal toujours hors de portée ?
yalow
Julia a écrit :
Votre remarque sur le « monde de spectacle » et les rôles que nous jouons est également pertinente : vivre en société implique nécessairement certaines conventions, et ces interactions sociales façonnent et limitent nos choix.
Peut-être que la liberté absolue n’existe que pour ceux qui se retirent du monde, mais il reste intéressant de se demander si la liberté relative – choisir comment agir et se comporter même sous contrainte – n’a pas elle aussi sa valeur. Même dans un monde mercantile, peut-on apprendre à cultiver une forme de liberté intérieure, une autonomie de pensée ou de conscience ?
Bien sur en philo pour un sujet comme cela, on avait 4 h. J ai donné juste en 4 phrases mes impressions.
Julia
yalow a écrit :
Des lors que tu as besoin d' un patron pour travailler ou de clients pour faire vivre la boutique. Tu n' es pas libre. On est dans un monde de spectacle et tout le monde joue un role et manipule. Des lors qu on est dans un groupe, il n y a pas de liberté. Que des convenances.Il n y a de liberté dans un monde mercantile. Il y sans doute des exceptions pour ceux qui se retirent du monde . Vaste sujet... moi libre, jamais. Comme on dit chez Damart.
Votre remarque sur le « monde de spectacle » et les rôles que nous jouons est également pertinente : vivre en société implique nécessairement certaines conventions, et ces interactions sociales façonnent et limitent nos choix.
Peut-être que la liberté absolue n’existe que pour ceux qui se retirent du monde, mais il reste intéressant de se demander si la liberté relative – choisir comment agir et se comporter même sous contrainte – n’a pas elle aussi sa valeur. Même dans un monde mercantile, peut-on apprendre à cultiver une forme de liberté intérieure, une autonomie de pensée ou de conscience ?
Julia
janine33 a écrit :
L’Homme est un individu sous influence : celle de ses besoins, celles de son environnement physique , sociologique . Il est aussi sous l’emprise de son affectif . J’aime ou je n’aime pas .
Puis-je obtenir tout ce que j’aime ?
La frustration fait partie de la vie .
Y sommes nous tous encore préparés ?
Je crois que non .
C’est bien dommage .
Vous soulevez un point fondamental : l’homme est effectivement influencé par ses besoins, son environnement et ses émotions. La question de la liberté semble alors se poser comme un équilibre fragile entre ce que nous désirons et ce que la vie nous offre réellement.
La frustration fait partie de l’expérience humaine, mais se pose alors la question : limite-t-elle réellement notre liberté, ou constitue-t-elle simplement le cadre dans lequel nous devons apprendre à exercer notre libre arbitre ? Peut-être que la véritable liberté ne réside pas dans le fait d’obtenir tout ce que l’on aime, mais dans la capacité à choisir comment réagir face à ce que l’on ne peut pas changer.
Et vous avez raison : beaucoup d’entre nous ne sont pas préparés à cette tension entre désir et réalité, et c’est là que la réflexion, l’éducation et la conscience de soi deviennent essentielles.
yalow
Des lors que tu as besoin d' un patron pour travailler ou de clients pour faire vivre la boutique. Tu n' es pas libre. On est dans un monde de spectacle et tout le monde joue un role et manipule. Des lors qu on est dans un groupe, il n y a pas de liberté. Que des convenances.Il n y a de liberté dans un monde mercantile. Il y sans doute des exceptions pour ceux qui se retirent du monde . Vaste sujet... moi libre, jamais. Comme on dit chez Damart.
janine33
L’Homme est un individu sous influence : celle de ses besoins, celles de son environnement physique , sociologique . Il est aussi sous l’emprise de son affectif . J’aime ou je n’aime pas .
Puis-je obtenir tout ce que j’aime ?
La frustration fait partie de la vie .
Y sommes nous tous encore préparés ?
Je crois que non .
C’est bien dommage .
