
Coccyvette
J'ai froid dans ton absence,
Je m'anémie de toi quand ma peau te réclame,
Quand s'engourdit mon corps alvéolé d'angoisses,
Quand me brûle la flamme qui doucement s'éteint..
J'ai faim de tous tes mots, de tes rires en éclats
Jouant à se mêler sur ma nuque vaincue,
Frôlements chauds et tendres papillons de miel,
Me frissonnant le dos jusqu'au bas de mes reins..
J'ai peur dans ton silence qui habille mes nuits,
Quand je me veux impure, quand je me veux soumise,
Quand j'imagine encore le bonheur dans ce cri,
Et que je tue mon cœur au bord de mon amour..
J'ai mal de ce désir usé de renaissances,
De ces draps trop froissés par ma main qui te cherche,
De cette agonie lente pour effacer ton nom,
Essayer d'oublier, ne plus me souvenir…
Kristeen Van Ryswyck(tous droits réservés)
Coccyvette
ll est venu ce temps que je croyais lointain ,
Le temps des idées grises et des tempes blanchies,
Le temps par la pensée, de refaire le parcours,
De relire les pages, de revivre un instant
Toutes ces heures passées, ces mois et ces années..
Le temps a fait son oeuvre, le temps s'en est allé
Il s'est éparpillé sans le moindre remord,
Me laissant là, à regarder la mer.
Face à l'immensité,
Je me souviens alors, de mes jeunes années,
De mes cris, de mes rires, de ces êtres aimés,
De ces petits bonheurs alors sous estimés,
De ces bouleversements aussi..
Je revois les chemins que je n'ai pas su prendre,
Ces allées empruntées sans aucun horizon,
Ces courses aveuglées vers un bonheur fugace
N'ayant rien imprimé sur mon livre de vie..
Je me souviens des mots que je n'ai pas su dire,
De ces gestes aussi, bien souvent retenus,
De mes déchirements, mes pleurs et mes souffrances..
Il est vite venu ce temps qui mène à l'infini,
Bien trop vite il a su mettre à genoux ma vie
Pour mieux me faire comprendre qu'il est bien révolu,
Qu'il me faudra bientôt abandonner la place,
Et retrouver, plus loin, les âmes que j’ai perdues..
Kristeen Van Ryswyck(tous droits réservés)
