
Coccyvette
J’AI DÉCIDÉ DE ME REPOSER
J’en ai marre de croire que la maison doit tout le temps être impeccable
pour m’y sentir bien
J’en ai marre de penser que je dois être performante pour être appréciée
J’en ai marre d’imaginer que je n’ai pas le droit de me tromper pour être crédible
J’en ai marre de me comparer à ceux qui sont mieux que moi
et m’en servir pour me dévaloriser
J’en ai marre d’attendre que demain soit mieux qu’aujourd'hui
pour me sentir bien
J’en ai marre d’attendre que le soleil remplace la pluie
pour me permettre d’avoir le moral
J’en ai marre de regarder toutes ces nouvelles horribles à la télé
qui nous parle d’un monde sans espoir et sans amour
J’en ai marre de faire semblant d’être aimable
alors que j’aimerais hurler ma colère et crier mon indignation
J’en ai marre de chercher à l’extérieur l’approbation et la validation
que je n’ai jamais eues enfant
J’en ai marre de me priver de choses qui me font plaisir
parce que je crois que je ne suis pas une bonne personne
J’ai décidé de me sentir bien et tout de suite, même si tout n’est pas fait,
ni même si tout n’est pas parfait et que je ne le mérite pas.
Quand à cette notion de « mériter pour avoir » je n’y crois plus,
je sais que j’ai droit à tout puisque je suis Tout !
~ Maud Albertini ~
Coccyvette
Grave ton coeur sur l'horizon
À l'encre des passions
Notre amour indélébile
Est une fleur fragile
Aux nuits sans sommeil
Au goût d'éternel
Dans le bruissement du vent
Mêlons nos sentiments
À l'éclosion du soleil
Quand le monde s'éveille
Du bout des lèvres
Tu prolonges mes rêves
Je voyage à me perdre
Dans ton univers
Ton chemin sera le mien
Mon unique lendemain.
David Bréant
Coccyvette
LETTRE À MON CORPS
«Bonjour mon corps,
C’est à toi que je veux dire aujourd’hui combien je te remercie de m’avoir accompagné.e si longtemps sur les chemins de ma vie.
Je ne t’ai pas accordé l’intérêt, l’affection ou plus simplement le respect que tu mérites.
Souvent, je t’ai même maltraité, matraqué de
reproches violents, ignoré par des regards
indifférents, rejeté avec des silences pleins de doutes.
Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi. Et aujourd’hui, au mi-temps de ma vie, un peu ému.e, je te redécouvre avec tes cicatrices secrètes, avec
tes lassitudes, avec tes émerveillements et tes possibilités.
Je me surprends, surprends à t’aimer, mon corps, avec des envies de te câliner, de te choyer ou te donner du bon.
J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs et des rivières sur ta peau, de t’offrir du Mozart, de te donner les rayons du soleil et de t’introduire aux rêves des étoiles.
Tout cela à la fois dans l’abondance et le plaisir.
Mon corps, je te suis fidèle.
Oh, non pas malgré moi, mais dans l’acceptation profonde de ton amour.
Oui, j’ai découvert que tu m’aimais, mon corps. Que tu prenais soins de moi, que tu respectais ma présence.
Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, pour me laisser grandir avec toi !
Combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie !
Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus. Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune….
Et quoi qu’il arrive, nous vieillirons ensemble.»
Jacques Salomé
Coccyvette
Les arbres ont tenu une place essentielle dans ma vie et m'ont appris bien des leçons. Chaque arbre est le symbole vivant de la paix et de l'espoir. Avec ses racines profondément ancrées dans la terre et ses branches qui s'élancent vers le ciel, il nous dit que pour aspirer à aller toujours plus haut, nous aussi nous devons être bien enracinés au sol car, aussi haut que nous nous élancions, c'est toujours de nos racines que nous puisons notre force.
Wangari Maathai