Dissolution des Soulèvements de la Terre : l’obscénité des Verts

- 21 juin 2023 07:10

Ce mercredi, Gérald Darmanin présente en conseil des ministres un projet de dissolution du mouvement Les Soulèvements de la Terre, qui s'est illustré violemment dans diverses manifestations interdites, à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres fin mars, puis ce week-end dans la vallée de la Maurienne contre le projet ferroviaire Lyon-Turin.

Entre-temps, ces sympathiques amis de la planète ont détruit des cultures maraîchères expérimentales sans pesticide et économes en eau. Tout a été dit sur l'incohérence d'un collectif qui prétend sauver le monde en refusant la solution du rail contre les camions et qui confond l'agro-industrie avec le maraîchage vertueux.

La nouveauté du jour réside dans la réaction des Verts à cette annonce de dissolution. La députée EELV Sandrine Rousseau arborait ce mardi, à l'Assemblée nationale, un collier « Darmanin démission » en soutien aux Soulèvements de la Terre : « On doit désobéir à l'ordre social qui nous envoie dans le mur », proclame-t-elle. Le même jour, elle publie un tweet plus que douteux, qu'elle a depuis supprimé : « Lors de l'appel du 18 juin, le mouvement résistant était considéré comme terroriste. Nous sommes le 20 juin, et demain, un mouvement de la défense de la Terre va être considéré comme terroriste. »

La comparaison n'est pas seulement inepte, elle est obscène. Fervente adepte de la Nupes, l'élue a sûrement apprécié le discours d'un de ses collègues de LFI, Jean-François Coulomme, pour qui les militants des Soulèvements de la Terre sont « les héritiers de Manouchian ».

On aurait pu espérer que Yannick Jadot ramène un peu de raison dans ces péroraisons. Mais non ! En écriture inclusive dans le texte, l'ancien candidat à la présidentielle choisit son camp : « La France sous Macron a été mise en demeure ou condamnée pour inaction en faveur du climat, de la qualité de l'air, des renouvelables, des économies d'énergie, des espèces protégées… Donc il criminalise les militant.e.s [sic] écologistes. Pathétique diversion. »

Que la condamnation de la France pour sanction climatique concerne la période 2015-2018 ne semble pas le perturber. Pas plus que d'inclure, débonnaire, un groupuscule qui se situe dans l'illégalité à la grande famille des militants écologistes.

Bien plus dramatique, l'agression glaçante, en plein Bordeaux, d'une grand-mère et de sa petite-fille de 7 ans par un SDF français d'origine étrangère en rupture de soins psychiatriques a choqué l'opinion et provoqué l'habituelle litanie de la part du RN. Eh bien cette « récupération politique » traumatise davantage le maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, que l'épisode de violence extrême qui a sévi dans sa ville. Au motif de « ne pas hurler avec les loups », il ne veut pas répondre aux questions lors de son point presse. Ce refus du débat, de la confrontation des points de vue, est le degré zéro, voire la négation de la politique. Surtout après avoir affirmé que « les réponses à apporter sont complexes, à Bordeaux comme ailleurs ». Alors, si c'est complexe, pourquoi ne pas en parler, monsieur Hurmic ?

Source : Sophie Coignard – Le Point, 21/06/2023

Dissolution des Soulèvements de la Terre : l’obscénité des Verts

21 juin 2023 07:10

Ce mercredi, Gérald Darmanin présente en conseil des ministres un projet de dissolution du mouvement Les Soulèvements de la Terre, qui s'est illustré violemment dans diverses manifestations interdites, à Sainte-Soline dans les Deux-Sèvres fin mars, puis ce week-end dans la vallée de la Maurienne contre le projet ferroviaire Lyon-Turin.

Entre-temps, ces sympathiques amis de la planète ont détruit des cultures maraîchères expérimentales sans pesticide et économes en eau. Tout a été dit sur l'incohérence d'un collectif qui prétend sauver le monde en refusant la solution du rail contre les camions et qui confond l'agro-industrie avec le maraîchage vertueux.

La nouveauté du jour réside dans la réaction des Verts à cette annonce de dissolution. La députée EELV Sandrine Rousseau arborait ce mardi, à l'Assemblée nationale, un collier « Darmanin démission » en soutien aux Soulèvements de la Terre : « On doit désobéir à l'ordre social qui nous envoie dans le mur », proclame-t-elle. Le même jour, elle publie un tweet plus que douteux, qu'elle a depuis supprimé : « Lors de l'appel du 18 juin, le mouvement résistant était considéré comme terroriste. Nous sommes le 20 juin, et demain, un mouvement de la défense de la Terre va être considéré comme terroriste. »

La comparaison n'est pas seulement inepte, elle est obscène. Fervente adepte de la Nupes, l'élue a sûrement apprécié le discours d'un de ses collègues de LFI, Jean-François Coulomme, pour qui les militants des Soulèvements de la Terre sont « les héritiers de Manouchian ».

On aurait pu espérer que Yannick Jadot ramène un peu de raison dans ces péroraisons. Mais non ! En écriture inclusive dans le texte, l'ancien candidat à la présidentielle choisit son camp : « La France sous Macron a été mise en demeure ou condamnée pour inaction en faveur du climat, de la qualité de l'air, des renouvelables, des économies d'énergie, des espèces protégées… Donc il criminalise les militant.e.s [sic] écologistes. Pathétique diversion. »

Que la condamnation de la France pour sanction climatique concerne la période 2015-2018 ne semble pas le perturber. Pas plus que d'inclure, débonnaire, un groupuscule qui se situe dans l'illégalité à la grande famille des militants écologistes.

Bien plus dramatique, l'agression glaçante, en plein Bordeaux, d'une grand-mère et de sa petite-fille de 7 ans par un SDF français d'origine étrangère en rupture de soins psychiatriques a choqué l'opinion et provoqué l'habituelle litanie de la part du RN. Eh bien cette « récupération politique » traumatise davantage le maire EELV de Bordeaux, Pierre Hurmic, que l'épisode de violence extrême qui a sévi dans sa ville. Au motif de « ne pas hurler avec les loups », il ne veut pas répondre aux questions lors de son point presse. Ce refus du débat, de la confrontation des points de vue, est le degré zéro, voire la négation de la politique. Surtout après avoir affirmé que « les réponses à apporter sont complexes, à Bordeaux comme ailleurs ». Alors, si c'est complexe, pourquoi ne pas en parler, monsieur Hurmic ?

Source : Sophie Coignard – Le Point, 21/06/2023

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mick26

21 juin 2023 07:37

Les écolos n'ont pas compris qu'une écologie "punitive" ne sera jamais attractive pour la majorité des gens !!! Ils sont sur une idéologie et non sur une étude à charge et décharge du problème !!!

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