Avatar Carmenlustucru

« S’il ne pleut pas dans le désert, c’est parce qu’il n’y a pas d’arbres, et non l’inverse ! »

Carmenlustucru - 11 août 2022 11:56

Pierrick Berthou est agriculteur, producteur de lait bio à Quimperlé, en Bretagne. En 2003, la canicule meurtrière qui s’abat sur la France lui fait prendre conscience de la valeur inestimable de l’eau. Depuis, il s’est formé pour apprendre à gérer de la façon la plus résiliente possible cette ressource indispensable à la vie. Il a souhaité nous livrer ses apprentissages, avec une leçon clé : il nous faut réapprendre à connaître le cycle de l’eau et favoriser le phénomène d’évapotranspiration pour empêcher les sécheresses. Les paysans sont vraiment stressés par l’eau. Pour les autres, leurs contemporains, du moment qu’il y a du soleil et que l’eau coule abondamment du robinet, tout va bien. Justement, le problème est là : tant que l’eau coule du robinet, tout va bien. Actuellement, nous ne payons pas l’eau en tant que telle, notre facture d’eau correspond aux traitements de l’eau et à son acheminement. Or, il suffit d’imaginer qu’un jour l’eau ne coule plus du robinet. Et, cette possible imagination devient déjà réalité. Avec la sécheresse qui frappe l’Hexagone, ce sont déjà 100 communes qui se retrouvent aujourd’hui sans eau potable en France. Mais sachons bien, qu’avant que l’eau ne coule plus du robinet, des personnes auront pris les devants pour nous faire acheter l’eau dont nous avons besoin. C’est ce que l’on appelle la marchandisation de l’eau. Alors, un véritable business très lucratif se mettra en place. Tout est fait pour nous faire accepter cette idée totalement folle. A moins que nous ne réagissions dès maintenant.
1000 ans avant notre ère, les ancêtres des Aztèques vivaient dans l’actuel Mexique, une zone géographique plutôt aride. Ils avaient mis au point des techniques de récupération d’eau de pluie. A ces techniques s’ajoutaient des terrasses sur les flancs des collines afin de ralentir le ruissellement de l’eau de pluie. L’alliance de ces différentes techniques permettaient aux Aztèques d’avoir de l’eau, donc de la nourriture toute l’année.
En 2020, en France, nous avons subi durement une sécheresse, comme en 2019 et en 2018, et comme cette année. Comment réagissons-nous ? Où en sommes-nous ? Que faisons-nous ? Pour ainsi dire, rien ! Ce qu’il nous faut réapprendre aujourd’hui, c’est favoriser le phénomène d’évapotranspiration d’une région pour lui permettre de rester verte. « Il va nous manquer d’eau, donc il faut l’économiser », voilà une phrase à l’emporte pièce qui révèle une erreur d’analyse. A vouloir économiser l’eau, on concourt à sa pénurie en la forçant à aller dans les rivières, donc partir dans les océans. L’évapotranspiration correspond à l’eau transpirée par les plantes vertes ; par exemple un arbre à feuilles caduques rejette dans l’atmosphère autant d’eau qu’il a captée. Un chêne adulte transpire ainsi jusqu’à 1 000 litres d’eau par jour. C’est cette eau qui servira à »fabriquer » les prochaines pluies un peu plus loin. L’irrigation massive est un cache misère de la catastrophe qui se déroule sous nos pieds : la chute du taux d’humus de nos sols. Ainsi que l’explique Vandana Shiva dans le livre-journal Vivant, “les sols riches en matière organique qui crée de l’humus peuvent retenir 90% de leur poids en eau. Les sols vivants sont le plus grand réservoir à la fois d’eau et de nourriture”. L’irrigation massive ne pourra bientôt plus compenser ce problème. La première réserve d’eau est donc le sol et sa richesse en humus.
Paolo Lugari est un homme vraiment exceptionnel. En effet, au cœur de l’Amérique du sud, cet homme a relevé un défi surhumain. Il a entrepris de réhabiliter une zone qui souffrait de maux terribles : chaleurs excessives, manque d’eau, et l’eau qui s’y trouvait était d’une qualité plus que douteuse, la terre était acide, bref ce n’était pas le paradis. Il a établi un plan d’action précis. Le pivot de cette action était de rétablir l’évapotranspiration. Pour cela, il planta 8 000 hectares de forêts. 25 ans plus tard, le constat est sans ambiguïté. Les précipitations ont augmenté de 10%, la température moyenne a baissé de 3°, la qualité de l’eau est retrouvée. Pour comprendre et savoir comment protéger le vivant, notre livre VIVANT, écrit par Vandana Shiva, Pablo Servigne et bien d'autres grands noms, vous donne toutes les clés de compréhension sur le fonctionnement du monde vivant. Tout cela pour vous donner une dose d'inspiration positive et devenir de véritables gardiens du vivant. Pour le commander, rendez-vous sur notre site internet La Relève et La Peste.

« S’il ne pleut pas dans le désert, c’est parce qu’il n’y a pas d’arbres, et non l’inverse ! »

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Carmenlustucru11 août 2022 11:56

Pierrick Berthou est agriculteur, producteur de lait bio à Quimperlé, en Bretagne. En 2003, la canicule meurtrière qui s’abat sur la France lui fait prendre conscience de la valeur inestimable de l’eau. Depuis, il s’est formé pour apprendre à gérer de la façon la plus résiliente possible cette ressource indispensable à la vie. Il a souhaité nous livrer ses apprentissages, avec une leçon clé : il nous faut réapprendre à connaître le cycle de l’eau et favoriser le phénomène d’évapotranspiration pour empêcher les sécheresses. Les paysans sont vraiment stressés par l’eau. Pour les autres, leurs contemporains, du moment qu’il y a du soleil et que l’eau coule abondamment du robinet, tout va bien. Justement, le problème est là : tant que l’eau coule du robinet, tout va bien. Actuellement, nous ne payons pas l’eau en tant que telle, notre facture d’eau correspond aux traitements de l’eau et à son acheminement. Or, il suffit d’imaginer qu’un jour l’eau ne coule plus du robinet. Et, cette possible imagination devient déjà réalité. Avec la sécheresse qui frappe l’Hexagone, ce sont déjà 100 communes qui se retrouvent aujourd’hui sans eau potable en France. Mais sachons bien, qu’avant que l’eau ne coule plus du robinet, des personnes auront pris les devants pour nous faire acheter l’eau dont nous avons besoin. C’est ce que l’on appelle la marchandisation de l’eau. Alors, un véritable business très lucratif se mettra en place. Tout est fait pour nous faire accepter cette idée totalement folle. A moins que nous ne réagissions dès maintenant.
1000 ans avant notre ère, les ancêtres des Aztèques vivaient dans l’actuel Mexique, une zone géographique plutôt aride. Ils avaient mis au point des techniques de récupération d’eau de pluie. A ces techniques s’ajoutaient des terrasses sur les flancs des collines afin de ralentir le ruissellement de l’eau de pluie. L’alliance de ces différentes techniques permettaient aux Aztèques d’avoir de l’eau, donc de la nourriture toute l’année.
En 2020, en France, nous avons subi durement une sécheresse, comme en 2019 et en 2018, et comme cette année. Comment réagissons-nous ? Où en sommes-nous ? Que faisons-nous ? Pour ainsi dire, rien ! Ce qu’il nous faut réapprendre aujourd’hui, c’est favoriser le phénomène d’évapotranspiration d’une région pour lui permettre de rester verte. « Il va nous manquer d’eau, donc il faut l’économiser », voilà une phrase à l’emporte pièce qui révèle une erreur d’analyse. A vouloir économiser l’eau, on concourt à sa pénurie en la forçant à aller dans les rivières, donc partir dans les océans. L’évapotranspiration correspond à l’eau transpirée par les plantes vertes ; par exemple un arbre à feuilles caduques rejette dans l’atmosphère autant d’eau qu’il a captée. Un chêne adulte transpire ainsi jusqu’à 1 000 litres d’eau par jour. C’est cette eau qui servira à »fabriquer » les prochaines pluies un peu plus loin. L’irrigation massive est un cache misère de la catastrophe qui se déroule sous nos pieds : la chute du taux d’humus de nos sols. Ainsi que l’explique Vandana Shiva dans le livre-journal Vivant, “les sols riches en matière organique qui crée de l’humus peuvent retenir 90% de leur poids en eau. Les sols vivants sont le plus grand réservoir à la fois d’eau et de nourriture”. L’irrigation massive ne pourra bientôt plus compenser ce problème. La première réserve d’eau est donc le sol et sa richesse en humus.
Paolo Lugari est un homme vraiment exceptionnel. En effet, au cœur de l’Amérique du sud, cet homme a relevé un défi surhumain. Il a entrepris de réhabiliter une zone qui souffrait de maux terribles : chaleurs excessives, manque d’eau, et l’eau qui s’y trouvait était d’une qualité plus que douteuse, la terre était acide, bref ce n’était pas le paradis. Il a établi un plan d’action précis. Le pivot de cette action était de rétablir l’évapotranspiration. Pour cela, il planta 8 000 hectares de forêts. 25 ans plus tard, le constat est sans ambiguïté. Les précipitations ont augmenté de 10%, la température moyenne a baissé de 3°, la qualité de l’eau est retrouvée. Pour comprendre et savoir comment protéger le vivant, notre livre VIVANT, écrit par Vandana Shiva, Pablo Servigne et bien d'autres grands noms, vous donne toutes les clés de compréhension sur le fonctionnement du monde vivant. Tout cela pour vous donner une dose d'inspiration positive et devenir de véritables gardiens du vivant. Pour le commander, rendez-vous sur notre site internet La Relève et La Peste.

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Avatar paul

paul

12 août 2022 14:26

Les Chinois, ont déjà fait ce genre d'expérience, pas forcement dans un but de propagande
Je ,'ai plus les références, mais paru sur une chaine publique
Et comme il n'était pas possible de pérenniser l'arrosage, ce qui était sable, est retourné au sable
Si il y a un désert, ce n'est pas forcément par hasard
Mêmes causes, mêmes effets

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Avatar Cathy 77

Cathy 77

12 août 2022 12:45

Bon ! Sujet sur l'écologie, j'avais compris.
Comme dit Corto, ça serait bien de revenir sur l'essentiel...
Donc, le texte et l'écologie...
Ton texte, Carmen, il est coton, je l'ai relu quat' fois, je le trouve un peu embrouillé.
Si je suis la seule, à m'être mise la tête à l'envers avec, c'est pas grave...

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Avatar Dan

Dan

12 août 2022 08:26

j'apprécie ce contre-courant

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Avatar Claude-

Claude-

12 août 2022 05:46

Très instructif !

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

11 août 2022 22:08

@ corto
Je me sent interpellé positivement comme un benalla du forum ,,,

En effet je critique Mélenchon et les écolos,,la NUPES en général..
Motivé par le relatif conservatisme de ces courants ,,,,
Que propose la NUPES de si révolutionnaire?????

Le smic a 1500 euros 💶 mon dieu il est déjà réalisé avec la prime d’activité,,,
Quoi d’autre ,,,
Des salaires de 1 à 20 fois le smic maximum...🙂boula houla
C’est la convergence des luttes ça ,,,,on ratisse large et pourtant ça passe pas le premier tour ,,,

Parlent-ils ces terribles révoltés de la problématique hiérarchiste,,
A part une stigmatisation des milliardaires ,,,c’est pas évident ,,,,

Jadot dans sa campagne (((promesse de rétablissement du point d’indice ))),,,boula ´´´c’est révolutionnaire la résurrection d’un système très hiérarchiste ,,,
Promesse uniquement électoraliste ( on arrose l’électorat potentiel et on le conforte dans son conservatisme)
Après on changera le monde bien sûr ,,

Hidalgo ,,,doublement du salaire des enseignantes 👩🏻‍🏫 et enseignants ,,,houla 😶c’est vachement révolutionnaire,,,ah oui
Plus rétablissement du point d’indice également,,,dans la foulée 🤪
Rien que ça ,,,,le premier poste budgétaire de la nation doublé,,,
Par la révolution,,,,🙄
Pour financer tout ça on presse le citron 🍋 des milliardaires qui bien sûr se laissent traire pour plaire à Mélenchon

Non mais je veux bien ,,,y croire à l’écologie révolutionnaire,,,,mais pour moi elle n’est pas d’évidence Dans la NUPES ,,,

Ni dans Renaissance me direz vous ,,( probablement)
Enfin au moins ça c’est le réel,,,qui met tout de même les enseignantes 👩🏻‍🏫 et enseignants 👨‍🏫 à 2000 euros à l’embauche ,,,,

Des veinards 😊et veinardes 😊 ,,,tout de même

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

11 août 2022 15:47
Carmenlustucru a écrit :
L'histoire du désert c'est plutôt pour frapper les esprits je crois.
Le fait est qu'en ville il y a de moins en moins d arbres, ils sont en train de revégétaliser pour cette raison.

Exact ! On végétalise les espaces publics et les bâtiments ....

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Avatar Carmenlustucru

Carmenlustucru

11 août 2022 14:39
paul a écrit :
Ce reportage a déjà été publié sur ce forum
pour planter 8000ha, il faut une grande quantité d'eau..pas facile à trouver dans le désert
Et ensuite, même si une bonne partie des précipitations est due à l'évaporation, on apprend ça au lycée, et à la restitution par la pluie, ça ne peut en aucun cas remplacer des précipitations naturelles venant de l'océan
Et forcément, si c'était un désert, par manque de ces précipitations, ça va forcément se reproduire
Si c'était si simple, ça se saurait

L'histoire du désert c'est plutôt pour frapper les esprits je crois.
Le fait est qu'en ville il y a de moins en moins d arbres, ils sont en train de revégétaliser pour cette raison.

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Avatar paul

paul

11 août 2022 13:44

Ce reportage a déjà été publié sur ce forum
pour planter 8000ha, il faut une grande quantité d'eau..pas facile à trouver dans le désert
Et ensuite, même si une bonne partie des précipitations est due à l'évaporation, on apprend ça au lycée, et à la restitution par la pluie, ça ne peut en aucun cas remplacer des précipitations naturelles venant de l'océan
Et forcément, si c'était un désert, par manque de ces précipitations, ça va forcément se reproduire
Si c'était si simple, ça se saurait

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Avatar labichedada

labichedada

11 août 2022 13:42

Récupérateur d’eau pour les propriétaires c’est simple à installer dans son jardin 😏

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

11 août 2022 13:35
Cathy 77 a écrit :
Je fulmine.
Dans (mon bled), zone pavillonnaire intégrale ou presque...
Bref. Un ru alimente une toute petite rivière qui se jette dans une plus grande, etc, etc, etc...
Devinez donc ce que fait une connaissance pour avoir le plaisir de cueillir des haricots verts, bio, tout frais - du jardin et du matin ?
Je la fais courte...
Pompage avec la pompe qui va bien...
Avec écrevisses (ou autres) qui vont crever dans le filtre...

Pauvres bêtes 🦀🦞🦐
Faut les dénoncer pour maltraitance animale

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Avatar Cathy 77

Cathy 77

11 août 2022 13:08

Je fulmine.
Dans (mon bled), zone pavillonnaire intégrale ou presque...
Bref. Un ru alimente une toute petite rivière qui se jette dans une plus grande, etc, etc, etc...
Devinez donc ce que fait une connaissance pour avoir le plaisir de cueillir des haricots verts, bio, tout frais - du jardin et du matin ?
Je la fais courte...
Pompage avec la pompe qui va bien...
Avec écrevisses (ou autres) qui vont crever dans le filtre...

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Avatar hervé Nono

hervé Nono

11 août 2022 13:06

Vandana Shiva ,
J’ai justement un proche qui m’a envoyé un lien sur cette personne

Bon en France on est mal barré avec nos écologistes officiels,,,
Tout juste bons à surveiller mr Macron a la jumelle,,,😳🔭

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Avatar Carmenlustucru

Carmenlustucru

11 août 2022 12:42

J'ai reçu ça et ça me semble intéressant !

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