Dix années de désindustrialisation ...

- 12 février 2022 08:22

Article du 11/02/2022 par Martine Orange

L’industrie est le talon d’Achille d’Emmanuel Macron. Car, en ce domaine, son bilan est de dix ans et non de cinq. Et il est tout sauf convaincant.
Il est revenu trois fois en cinq ans. Fin novembre 2021, Emmanuel Macron s’est à nouveau rendu à Amiens (Somme) pour voir les anciens ouvriers de Whirpool. Ceux qu’il avait rencontrés entre les deux tours de l’élection présidentielle, en avril 2017. Pas question de tomber dans la démagogie comme François Hollande à Florange, en Moselle, en 2012, s’était-il alors défendu. Mais il avait pris des engagements pour aider à sauver les emplois de Whirpool en particulier, l’industrie en général.
Cinq ans plus tard, alors que l’usine a été fermée, que deux plans de reprise ont échoué, que l’un des repreneurs vient d’être condamné pour abus de bien social et banqueroute, Emmanuel Macron a dû le concéder: «Je me suis fait avoir avec vous.»

Emmanuel Macron le sait. L’industrie est son talon d’Achille. D’autant qu’en ce domaine il a un passé et un passif de dix ans et non de cinq.
Dès son arrivée comme secrétaire général adjoint de l’Élysée puis comme ministre de l’économie, il s’est occupé, souvent en sous-main, des grands dossiers industriels et du sort des grands groupes français. Rien n’a changé depuis son arrivée à l’Élysée : c’est au Château que s’arbitrent les grandes décisions industrielles, selon des choix jamais expliqués, et dont on ne sait s’ils procèdent d’Emmanuel Macron lui-même ou du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler. Au point que cette dyarchie a provoqué des conflits ouverts et publics avec le ministre des finances Bruno Le Maire, comme dans l’affaire Suez-Veolia.
Dix ans d’interventions et de choix, cela laisse le temps d’imprimer une politique. En matière industrielle, son bilan n’est guère convaincant. Pourtant, entre les différents allégements, suppression d’impôt, l’État a versé plus de 60 milliards d’euros par an aux entreprises depuis le début du quinquennat.
Une désindustrialisation continue
C’est la grande victoire proclamée de Bruno Le Maire : l’hémorragie industrielle a été stoppée. « Grâce à notre politique, nous avons réussi à stabiliser l’emploi industriel en France depuis deux ans », dit-il dans Les Échos.
Mais il était difficile de tomber plus bas. En dix ans, l’économie française a perdu plus d’un million d’emplois industriels. La part de l’industrie dans le PIB est passée de 20 % à 10 %. À l’exception de Chypre, de Malte et du Luxembourg, aucun autre autre pays de la zone euro n’affiche un taux aussi bas.
Ascoval, GM&S, Doux, Saint Louis Sucre, Roquette, Luxfer, Arjowiggins, La Chapelle Darblay, Bosch, Ferropem et aujourd’hui les fonderies du Poitou, de MBF, les fonderies de Bretagne, la Société de métallurgie aveyronnaise et tant d’autres… La chronique de cette destruction industrielle sans précédent s’est déclinée ces dernières années en une litanie sans fin. Plus de 100 usines ont été sacrifiées chaque année.
Il a fallu la crise sanitaire du Covid-19 pour que le gouvernement réalise soudain l’ampleur du désastre, prouvant au passage le désintérêt qu’il avait jusqu’à présent porté à la question industrielle. Non seulement Sanofi, censé être le leader mondial des vaccins, n’était pas capable d’en élaborer un, mais le pouvoir découvrait que la France n’était plus en capacité de produire des masques, du gel, des petits matériels médicaux, et même des principes actifs aussi essentiels et basiques que le paracétamol. Sans parler des composants électroniques, des semi-conducteurs, du bois, etc.
Cet affaissement industriel trouve sa traduction dans les comptes de la nation. Alors que la France affichait un excédent commercial jusqu’en 2004, sa situation se dégrade année après année. Les exportations n’ont cessé de baisser en volume et en valeur, tandis que les importations grimpent. Fin 2021, le déficit commercial atteignait 84,7 milliards d’euros. Un niveau jamais atteint.

Le Monopoly comme stratégie industrielle
Alstom. Le nom lui colle comme un sparadrap depuis des années et Emmanuel Macron ne parvient pas à s’en débarrasser. Car cette affaire est emblématique de toute sa politique industrielle. À la manœuvre dès 2012 à partir des soupentes de l’Élysée, il a œuvré activement au démantèlement accéléré de ce qui fut le premier conglomérat français (CGE puis Alcatel-Alstom). La branche électromécanique d’Alstom a été vendue à GE, et Emmanuel Macron a veillé à neutraliser les rares défenses mises en place par son prédécesseur, Arnaud Montebourg. Alcatel a été cédé au Finlandais Nokia et l’essentiel des emplois détruits. Sans l’opposition de la direction européenne de la concurrence, la partie ferroviaire d’Alstom aurait d’ailleurs été absorbée par l’Allemand Siemens.
En parfait « connaisseur de la grammaire des affaires », Emmanuel Macron n’a jamais eu la moindre critique contre la financiarisation débridée des capitaines d’industrie. Au contraire. Il en épouse toutes les vues : le Monopoly financier – vendre, acheter, fusionner, scinder, démanteler – tient lieu pour lui de stratégie industrielle. Il s’agit toujours de créer un géant mondial, peut-être européen, en tout cas un champion français. Avec à chaque fois des centaines de millions de commissions pour les banquiers d’affaires, les avocats et bien sûr les cabinets de conseil. Et, à chaque fois, des productions délocalisées, des sites fermés, des emplois directs et indirects détruits.
Avec les encouragements de l’Élysée, quand ce n’est pas à son initiative, des groupes entiers ainsi ont été essorés, liquidés pendant cette mandature. Car il n’y a pas eu qu’Alstom. Il convient d’y ajouter Lafarge, Essilor, Rhodia, Suez pour ne citer que quelques noms de groupes privés.
Mais l’État mérite une mention spéciale pour les entreprises dont il est actionnaire. Le secteur de l’énergie, jadis un des points forts de l’économie française, a été particulièrement saccagé. Le groupe parapétrolier Technip est ressorti vidé de sa substance après l’échec, prévisible dès le départ, de sa fusion avec l’Américain FMC. EDF, à qui Emmanuel Macron a imposé d’assumer une partie des pertes liées à la faillite cachée d’Areva, puis la construction de deux EPR sur le site britannique de Hinkley Point, est affaibli, endetté et menacé d’être démantelé pour pouvoir reverser une partie de la rente nucléaire au privé. Quant à Engie, l’ancien GDF, il est vendu à la découpe à Total, Bouygues, Veolia et autres fonds. En attendant que Total, le grand gagnant de cette mise à sac du secteur de l’énergie, rachète les restes de l’ancien monopole public gazier.
Le secteur automobile a été un peu plus préservé. Mais Renault a failli aussi sombrer dans le scandale provoqué par Carlos Ghosn, que les pouvoirs publics ont laissé prospérer pendant des années, bien qu’ils aient été parfaitement informés de la situation. PSA, lui, s’est marié avec Fiat pour créer Stellantis. Et sa première décision a été d’implanter son siège social aux Pays-Bas avec l’assentiment de l’État actionnaire.

Un plan « France 2030 » sans vision
En septembre 2020, le gouvernement, déclarant avoir tiré quelques leçons de la crise sanitaire, annonçait la création du Haut-Commissariat au plan, disparu dans les années 1990. Nommé président, François Bayrou a pour mission « d’éclairer les choix collectifs que la nation aura à prendre pour maintenir ou reconstruire sa souveraineté ».
Un an plus tard, impossible de trouver la moindre trace de l’apport de ce Haut-Commissariat au plan. Il n’a même pas été officiellement associé au plan « France 2030 », censé tracer les pistes de l’avenir et présenté en grande pompe par Emmanuel Macron en octobre 2021. 30 milliards d’euros pour répondre « aux défis de notre temps », pour aider à « l’émergence des futurs champions technologiques », à « la transition de nos secteurs d’excellence que sont l’automobile, l’aéronautique, ou l’espace ». 30 milliards d’euros surtout saupoudrés en de multiples projets, répondant tous à la croyance absolue du numérique, du tout électrique, du nucléaire. Bien entendu, tout est placé sous la responsabilité du privé, l’État n’entendant avoir ni droit de regard ni effet d’entraînement. Et il ne demande aucune contrepartie.
Mais c’est une question d’habitude. L’État a distribué plus de 40 milliards d’euros d’allégements fiscaux et sociaux, d’aides diverses chaque année, sans que les dépenses en R&D n’augmentent, sans que l’investissement productif ne progresse significativement, sans que les productions manufacturières ne montent en gamme, sans que la productivité ne s’améliore.

Avec le « quoi qu’il en coûte » adopté depuis le Covid-19, les largesses publiques ont été encore plus abondantes. Sans le moindre contrôle. Alors que les groupes français figurent depuis des années parmi les firmes mondiales qui reversent le plus de dividendes à leurs actionnaires, ils s’apprêtent cette année à battre tous les records : les entreprises du CAC 40 ont prévu de redistribuer 98 % des profits engrangés en 2021. Des profits en partie améliorés grâce aux subsides de l’État.
En dix ans, Emmanuel Macron, qui se voulait le président de la « start-up nation », a surtout conforté les rentes existantes. Au lieu des Gafam, la France a les LHOCK (LVMH, Hermès, L’Oréal, Chanel, Kering), cinq groupes de luxe qui dominent la vie des affaires et le CAC 40.

https://www.mediapart.fr/journal/economie/110222/dix-annees-de-desindustrialisation-la-sauce-macron

Dix années de désindustrialisation ...

12 février 2022 08:22

Article du 11/02/2022 par Martine Orange

L’industrie est le talon d’Achille d’Emmanuel Macron. Car, en ce domaine, son bilan est de dix ans et non de cinq. Et il est tout sauf convaincant.
Il est revenu trois fois en cinq ans. Fin novembre 2021, Emmanuel Macron s’est à nouveau rendu à Amiens (Somme) pour voir les anciens ouvriers de Whirpool. Ceux qu’il avait rencontrés entre les deux tours de l’élection présidentielle, en avril 2017. Pas question de tomber dans la démagogie comme François Hollande à Florange, en Moselle, en 2012, s’était-il alors défendu. Mais il avait pris des engagements pour aider à sauver les emplois de Whirpool en particulier, l’industrie en général.
Cinq ans plus tard, alors que l’usine a été fermée, que deux plans de reprise ont échoué, que l’un des repreneurs vient d’être condamné pour abus de bien social et banqueroute, Emmanuel Macron a dû le concéder: «Je me suis fait avoir avec vous.»

Emmanuel Macron le sait. L’industrie est son talon d’Achille. D’autant qu’en ce domaine il a un passé et un passif de dix ans et non de cinq.
Dès son arrivée comme secrétaire général adjoint de l’Élysée puis comme ministre de l’économie, il s’est occupé, souvent en sous-main, des grands dossiers industriels et du sort des grands groupes français. Rien n’a changé depuis son arrivée à l’Élysée : c’est au Château que s’arbitrent les grandes décisions industrielles, selon des choix jamais expliqués, et dont on ne sait s’ils procèdent d’Emmanuel Macron lui-même ou du secrétaire général de l’Élysée, Alexis Kohler. Au point que cette dyarchie a provoqué des conflits ouverts et publics avec le ministre des finances Bruno Le Maire, comme dans l’affaire Suez-Veolia.
Dix ans d’interventions et de choix, cela laisse le temps d’imprimer une politique. En matière industrielle, son bilan n’est guère convaincant. Pourtant, entre les différents allégements, suppression d’impôt, l’État a versé plus de 60 milliards d’euros par an aux entreprises depuis le début du quinquennat.
Une désindustrialisation continue
C’est la grande victoire proclamée de Bruno Le Maire : l’hémorragie industrielle a été stoppée. « Grâce à notre politique, nous avons réussi à stabiliser l’emploi industriel en France depuis deux ans », dit-il dans Les Échos.
Mais il était difficile de tomber plus bas. En dix ans, l’économie française a perdu plus d’un million d’emplois industriels. La part de l’industrie dans le PIB est passée de 20 % à 10 %. À l’exception de Chypre, de Malte et du Luxembourg, aucun autre autre pays de la zone euro n’affiche un taux aussi bas.
Ascoval, GM&S, Doux, Saint Louis Sucre, Roquette, Luxfer, Arjowiggins, La Chapelle Darblay, Bosch, Ferropem et aujourd’hui les fonderies du Poitou, de MBF, les fonderies de Bretagne, la Société de métallurgie aveyronnaise et tant d’autres… La chronique de cette destruction industrielle sans précédent s’est déclinée ces dernières années en une litanie sans fin. Plus de 100 usines ont été sacrifiées chaque année.
Il a fallu la crise sanitaire du Covid-19 pour que le gouvernement réalise soudain l’ampleur du désastre, prouvant au passage le désintérêt qu’il avait jusqu’à présent porté à la question industrielle. Non seulement Sanofi, censé être le leader mondial des vaccins, n’était pas capable d’en élaborer un, mais le pouvoir découvrait que la France n’était plus en capacité de produire des masques, du gel, des petits matériels médicaux, et même des principes actifs aussi essentiels et basiques que le paracétamol. Sans parler des composants électroniques, des semi-conducteurs, du bois, etc.
Cet affaissement industriel trouve sa traduction dans les comptes de la nation. Alors que la France affichait un excédent commercial jusqu’en 2004, sa situation se dégrade année après année. Les exportations n’ont cessé de baisser en volume et en valeur, tandis que les importations grimpent. Fin 2021, le déficit commercial atteignait 84,7 milliards d’euros. Un niveau jamais atteint.

Le Monopoly comme stratégie industrielle
Alstom. Le nom lui colle comme un sparadrap depuis des années et Emmanuel Macron ne parvient pas à s’en débarrasser. Car cette affaire est emblématique de toute sa politique industrielle. À la manœuvre dès 2012 à partir des soupentes de l’Élysée, il a œuvré activement au démantèlement accéléré de ce qui fut le premier conglomérat français (CGE puis Alcatel-Alstom). La branche électromécanique d’Alstom a été vendue à GE, et Emmanuel Macron a veillé à neutraliser les rares défenses mises en place par son prédécesseur, Arnaud Montebourg. Alcatel a été cédé au Finlandais Nokia et l’essentiel des emplois détruits. Sans l’opposition de la direction européenne de la concurrence, la partie ferroviaire d’Alstom aurait d’ailleurs été absorbée par l’Allemand Siemens.
En parfait « connaisseur de la grammaire des affaires », Emmanuel Macron n’a jamais eu la moindre critique contre la financiarisation débridée des capitaines d’industrie. Au contraire. Il en épouse toutes les vues : le Monopoly financier – vendre, acheter, fusionner, scinder, démanteler – tient lieu pour lui de stratégie industrielle. Il s’agit toujours de créer un géant mondial, peut-être européen, en tout cas un champion français. Avec à chaque fois des centaines de millions de commissions pour les banquiers d’affaires, les avocats et bien sûr les cabinets de conseil. Et, à chaque fois, des productions délocalisées, des sites fermés, des emplois directs et indirects détruits.
Avec les encouragements de l’Élysée, quand ce n’est pas à son initiative, des groupes entiers ainsi ont été essorés, liquidés pendant cette mandature. Car il n’y a pas eu qu’Alstom. Il convient d’y ajouter Lafarge, Essilor, Rhodia, Suez pour ne citer que quelques noms de groupes privés.
Mais l’État mérite une mention spéciale pour les entreprises dont il est actionnaire. Le secteur de l’énergie, jadis un des points forts de l’économie française, a été particulièrement saccagé. Le groupe parapétrolier Technip est ressorti vidé de sa substance après l’échec, prévisible dès le départ, de sa fusion avec l’Américain FMC. EDF, à qui Emmanuel Macron a imposé d’assumer une partie des pertes liées à la faillite cachée d’Areva, puis la construction de deux EPR sur le site britannique de Hinkley Point, est affaibli, endetté et menacé d’être démantelé pour pouvoir reverser une partie de la rente nucléaire au privé. Quant à Engie, l’ancien GDF, il est vendu à la découpe à Total, Bouygues, Veolia et autres fonds. En attendant que Total, le grand gagnant de cette mise à sac du secteur de l’énergie, rachète les restes de l’ancien monopole public gazier.
Le secteur automobile a été un peu plus préservé. Mais Renault a failli aussi sombrer dans le scandale provoqué par Carlos Ghosn, que les pouvoirs publics ont laissé prospérer pendant des années, bien qu’ils aient été parfaitement informés de la situation. PSA, lui, s’est marié avec Fiat pour créer Stellantis. Et sa première décision a été d’implanter son siège social aux Pays-Bas avec l’assentiment de l’État actionnaire.

Un plan « France 2030 » sans vision
En septembre 2020, le gouvernement, déclarant avoir tiré quelques leçons de la crise sanitaire, annonçait la création du Haut-Commissariat au plan, disparu dans les années 1990. Nommé président, François Bayrou a pour mission « d’éclairer les choix collectifs que la nation aura à prendre pour maintenir ou reconstruire sa souveraineté ».
Un an plus tard, impossible de trouver la moindre trace de l’apport de ce Haut-Commissariat au plan. Il n’a même pas été officiellement associé au plan « France 2030 », censé tracer les pistes de l’avenir et présenté en grande pompe par Emmanuel Macron en octobre 2021. 30 milliards d’euros pour répondre « aux défis de notre temps », pour aider à « l’émergence des futurs champions technologiques », à « la transition de nos secteurs d’excellence que sont l’automobile, l’aéronautique, ou l’espace ». 30 milliards d’euros surtout saupoudrés en de multiples projets, répondant tous à la croyance absolue du numérique, du tout électrique, du nucléaire. Bien entendu, tout est placé sous la responsabilité du privé, l’État n’entendant avoir ni droit de regard ni effet d’entraînement. Et il ne demande aucune contrepartie.
Mais c’est une question d’habitude. L’État a distribué plus de 40 milliards d’euros d’allégements fiscaux et sociaux, d’aides diverses chaque année, sans que les dépenses en R&D n’augmentent, sans que l’investissement productif ne progresse significativement, sans que les productions manufacturières ne montent en gamme, sans que la productivité ne s’améliore.

Avec le « quoi qu’il en coûte » adopté depuis le Covid-19, les largesses publiques ont été encore plus abondantes. Sans le moindre contrôle. Alors que les groupes français figurent depuis des années parmi les firmes mondiales qui reversent le plus de dividendes à leurs actionnaires, ils s’apprêtent cette année à battre tous les records : les entreprises du CAC 40 ont prévu de redistribuer 98 % des profits engrangés en 2021. Des profits en partie améliorés grâce aux subsides de l’État.
En dix ans, Emmanuel Macron, qui se voulait le président de la « start-up nation », a surtout conforté les rentes existantes. Au lieu des Gafam, la France a les LHOCK (LVMH, Hermès, L’Oréal, Chanel, Kering), cinq groupes de luxe qui dominent la vie des affaires et le CAC 40.

https://www.mediapart.fr/journal/economie/110222/dix-annees-de-desindustrialisation-la-sauce-macron

avatar
Avatar hervé Nono

hervé Nono

13 février 2022 10:02
mamyloulette a écrit :
En plus de tout ça, il céde la France aux etrangers.
Dire qu il y en a qui veulent voter pour lui....

Il y aussi nos compatriotes qui possèdent la France sous forme de propriétés de biens immobilier et qui nous la revendent en location au prix exorbitants pour accroître leurs richesses personnelles ,,et ce sont des gens qui passent incognito,,,des commerçants,,des classes moyennes ,des professions libérales des agriculteurs,,des fonctionnaires ,,,des ouvriers même qui spéculent et mercantilisent la France 🇫🇷,,,,Et ce ne sont pas des grands groupes du tout ,,,
Ils investissent dans la Pierre....

🤫mais faut pas le dire 😅
Faut Dire que c’est les milliardaires qui prennent tout 😂🙃🙂

Répondre·

Avatar joiedevivre15

joiedevivre15

13 février 2022 10:00
hervé Nono a écrit :
Oh !!!!!!c’est à dire
il en vaut bien d’ autres ,,,,😅

Non, "il" vous a hypnotisé,, il n'y a pas d'autre terme !

Répondre·

Avatar hervé Nono

hervé Nono

13 février 2022 09:46
mamyloulette a écrit :
En plus de tout ça, il céde la France aux etrangers.
Dire qu il y en a qui veulent voter pour lui....

Oh !!!!!!c’est à dire
il en vaut bien d’ autres ,,,,😅

Répondre·

Avatar julietta_2

julietta_2

13 février 2022 09:04

Une analyse d'une pertinence de grande qualité dont devraient s'inspirer nos gouvernants et postulants.Merci.

Répondre·

Avatar tbu

tbu

13 février 2022 08:54
triccce a écrit :
Dix ans......mais c'est bien plus d'années, depuis Mitterand la désindustrialisation s'est accélérée !!!!

Ce même Mitterrand, qui disait, que la France n'était pas un pays à vocations industrielles, mais, plutôt un pays à vocations touristiques, de cultures, et, de loisirs!!
il avait même fait une 1ere mondiale, en nommant un ministre du "temps libre"!!??
De plus, il a instauré, la 5éme semaine de congés payés, les 39 heures, l'isf, la très forte hausse du smic, etc... qui ont rendu nos entreprises bien moins compétitives!!
D'où, les nombreuses délocalisations, accélérées par la suite, avec l'arrivée des 35 heures!!

Répondre·

Avatar caligai

caligai

13 février 2022 08:53
jokaire a écrit :
pardon y a t il pas erreur, c’était Mélonchon sur la 2
mais d'accord pour mettre Z.dehors
Méluche dommage tu t'es trompé de campagne
bravo à Fabien 😄

Autant pour moi. Vous avez raison.
Mais l'un ou l'autre, c'est du pareil au même.
Démagogie à tous les étages.

Répondre·

Avatar Bernard

Bernard

13 février 2022 08:51

Rien que le titre me suffit.
Surtout pas 10 années de désindustrialisation, depuis le 10 mai 1981 la France s'est appauvrie...
L'ère socialiste...

Répondre·

Avatar mamyloulette

mamyloulette

13 février 2022 08:33

En plus de tout ça, il céde la France aux etrangers.
Dire qu il y en a qui veulent voter pour lui....

Répondre·

Avatar jokaire

jokaire

12 février 2022 22:12
caligai a écrit :
Zemmour, face à Geoffroy Roux de Bézieux avant hier sue la 2.
Zemmour va imposer les entreprises à 31% au lieu de 25% actuellement.
GRdB réponds : vos avez raison, mais alors, que vont faire les patrons et le financiers si vous mettez ce niveau de taxation??
Tout simple, ils vont arrêter d’investir en France, et partir à l'étranger.

Conclusion: on aura tout gagné. On n'aura plus un incapable, et on n'aura plus d'emplois.

pardon y a t il pas erreur, c’était Mélonchon sur la 2
mais d'accord pour mettre Z.dehors
Méluche dommage tu t'es trompé de campagne
bravo à Fabien 😄

Répondre·

Avatar jasbelle

jasbelle

12 février 2022 17:40

On considère souvent l'Italie de haut qui, elle, exporte énormément à l'étranger en textiles, mais surtout en technologie. Alors pourquoi pas nous ?

Répondre·

Avatar campora

campora

12 février 2022 17:17
caligai a écrit :
Zemmour, face à Geoffroy Roux de Bézieux avant hier sue la 2.
Zemmour va imposer les entreprises à 31% au lieu de 25% actuellement.
GRdB réponds : vos avez raison, mais alors, que vont faire les patrons et le financiers si vous mettez ce niveau de taxation??
Tout simple, ils vont arrêter d’investir en France, et partir à l'étranger.

Conclusion: on aura tout gagné. On n'aura plus un incapable, et on n'aura plus d'emplois.

on s'en fout de zemmour je dis simplement de votez ,quand on pense que 80% des français s'abstiennent c'est GRAVE . ON SAIT QUE MITTERANT a vendu la France mais c'était avant

Répondre·

Avatar caligai

caligai

12 février 2022 15:08
campora a écrit :
IL suffit pas d'énumérés toutes ces incapacités car trop long à lire IL SUFFIT TOUS SIMPLEMENT DE VOTER EN AVRIL 2022,POUR CEUX QUI NE SAVENT PAS ,ET DE METTRE CET UNCAPABLE DEHORS

Zemmour, face à Geoffroy Roux de Bézieux avant hier sue la 2.
Zemmour va imposer les entreprises à 31% au lieu de 25% actuellement.
GRdB réponds : vos avez raison, mais alors, que vont faire les patrons et le financiers si vous mettez ce niveau de taxation??
Tout simple, ils vont arrêter d’investir en France, et partir à l'étranger.

Conclusion: on aura tout gagné. On n'aura plus un incapable, et on n'aura plus d'emplois.

Répondre·

Avatar Bibracte

Bibracte

12 février 2022 10:30

Lire en complément et pour davantage de détails : " La France vendue à la découpe " de Laurent Izard.
Édifiant.
Michelin qui annonce récemment un prochain plan social drastique, par qui sera-t-il un jour racheté ?
Bruno Lemaire, élections oblige, vient d'empêcher de justesse le rachat de Carrefour grâce à une crise sanitaire qui a eu au moins ce mérite de mettre enfin ce débat sur la place publique.
Les largesses fiscales accordées aux multinationales étrangères par Choose France pour s'établir en France, Choose France joujou aux résultats médiocres dont Macron est si fier, ces largesses devraient d'abord profiter aux P.M.E. hexagonales.

Répondre·

Avatar triccce

triccce

12 février 2022 10:30

Dix ans......mais c'est bien plus d'années, depuis Mitterand la désindustrialisation s'est accélérée !!!!

Répondre·

Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

12 février 2022 10:19

Merci pour ce constat déplorable qui démontre que la France est tombée bien bas ! Mais pas depuis l'ère Macron ! Comme disait Coluche "la France est séparée en deux, maintenant elle est pliée en quatre !"...Sauf que maintenant elle rit jaune, car la pilule est amère ! D'accord, les Français sont des râleurs (comme les autre pays, voir ce qui s'y passe...), car ils préfèreraient être dirigés par des politicards compétents, pas cyniques et humanistes, ceci depuis toutes les guerres qu'on a perdues et sauvées par le monde entier !...Maintenant c'est encore pire avec ce "banquier" qui n'a même pas été reconnu compétent par ses pairs, mais qui a su obtenir l'appui des financiers et autres lobbies en trahissant le naïf Hollande !.. A suivre !

Répondre·