
alyde
le général Valérie André, une vie de pionnière
À l’aube de sa 103e année, le général Valérie André, première femme à devenir officier général en France, s’est éteinte ce mardi 21 janvier 2025
Retour sur la vie de cette pionnière, dont l’audace a façonné l’histoire de notre armée.
Après une enfance à rêver tout haut de devenir Aviatrice, le médecin général inspecteur Valérie André décide au sortir de ses études d’allier ses deux passions : la médecine et l’aviation.
Ses premières heures de vol se feront dès son adolescence mais seront interrompues par la Seconde Guerre mondiale.
Originaire de Strasbourg, elle décide de quitter ses parents pour rejoindre la France libre, en Mayenne, afin d’y terminer ses études.
Dès l’obtention de son diplôme de médecine en 1947, elle s’engage sur conseil de son maître de thèse comme médecin militaire.
Au sein du corps expéditionnaire, elle part pour la guerre d’Indochine en tant que médecin-capitaine.
Dans un premier temps affectée à l’hôpital de My Tho en 1949, elle sera par la suite assistante en neurochirurgie à Saïgon.
C’est à ce moment qu’elle fera ses premiers sauts militaires en parachute afin de venir en aide aux blessés des zones les plus isolées.
« Il n’y a pas de mission périlleuse, il y a seulement des missions qu’il faut accomplir à tout prix, car il en va de la vie humaine. »
Sur le front indochinois, Valérie André prend conscience du potentiel des hélicoptères pour les évacuations de blessés sur les terrains les plus sommaires.
Après un retour en France où elle se forme au pilotage, elle entame ses premières missions aux commandes de son Hiller 360 puis sur Sikorsky H-34.
Grâce à son idée visionnaire, elle permettra l’évacuation d’environ 165 blessés dans des conditions souvent extrêmement dégradées.
Valérie André a été une pionnière dans les évacuations sanitaires héliportées
De retour en France, elle poursuit une brillante carrière d’officier au Service de santé des armées.
Elle occupera le poste de médecin-chef de la base aérienne 107 de Vélizy-Villacoublay et sera nommée conseillère du Commandement du transport aérien militaire notamment.
Une carrière qui force le respect et qui la conduit à la consécration, en avril 1976, lorsqu’elle devient la première femme promue au grade de général.
Le général Valérie André intègre le service de santé de la 4e puis de la 2e région aérienne en tant que directrice.
Sa carrière militaire se terminera pour elle au rang de général de division.
Son deuxième combat
Devenue une référence dans le monde des femmes militaires, Valérie André fait sa transition vers le monde civil en prenant la tête de la Commission d'étude prospective de la femme militaire.
Loin des champs de bataille, elle gardera la même hargne pour mener un autre combat si cher à ses yeux, celui d’une meilleure intégration des femmes dans les armées. Un sujet sur lequel elle sera, encore une fois, une pionnière.
Elle est la première femme élevée à la dignité de la grand-croix de l’ordre national du Mérite
Pour sa carrière exceptionnelle au sein de l’armée de l’Air et du Service de Santé, le général Valérie André sera décorée à de multiples reprises.
En 1987, elle est la première femme élevée à la dignité de la grand-croix de l’ordre national du Mérite.
En 1999, le président de la République Jacques Chirac l’élève à la dignité de grand-croix de la Légion d'honneur, une première également.
À titre honorifique, elle s’est vue recevoir son brevet de pilote d’hélicoptère militaire numéro 001 le 2 septembre 2010 lors d’une cérémonie spéciale sur la BA 107, en présence du général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros, chef d’état-major de l’armée de l’Air (2009-2012).
alyde
Mary Anderson, inventrice, aura marqué les époques en créant un système qui aujourd’hui encore, offre à chaque usager la possibilité de se déplacer plus confortablement et de façon plus sécurisée. C’est le genre femme au destin marquant, qui pourrait rejoindre le groupe des « culottées » de Pénélope Bagieu !
Comment Mary Anderson inventa l’essuie-glace ?
De la viticulture à une invention planétaire
L’essuie-glace après Mary Anderson ?
Comment Mary Anderson inventa l’essuie-glace ?
De la viticulture à une invention planétaire
Originaire du comté de Greene en Alabama, Mary Anderson est née en 1866 aux Etats-Unis. Viticultrice, promotrice immobilière, éleveuse, cette femme aura surtout marqué l’Histoire grâce à son talent d’invention.
Birmingham, Fresno… la jeune femme a de nombreuse fois déménagé, mais c’est lors d’un voyage à New York que Mary Anderson aura l’idée qui marquera le secteur de l’automobile à tout jamais…
En novembre 1903, elle a obtenu un brevet pour un dispositif automatique de nettoyage des vitres de voiture contrôlé de l’intérieur du véhicule : l’essuie-glace.
Lors d’une visite à New York pendant l’hiver 1903, dans un tramway, elle a observé que le machiniste était obligé de conduire avec la vitre ouverte à cause du grésil qui se formait sur le pare-brise.
C’est à son retour en Alabama, qu’elle embaucha quelqu’un capable de mettre au point un dispositif à commande manuelle pour nettoyer un pare-brise et demanda à une entreprise locale de produire un prototype.
Elle obtint un brevet de 17 ans (jusqu’en 1920) pour cet essuie-glace.
Son dispositif était constitué d’un levier à l’intérieur du véhicule qui contrôlait une lame de caoutchouc à l’extérieur du pare-brise.
Le levier était actionné pour amener le bras à ressort à se déplacer sur le pare-brise.
Un contrepoids était utilisé pour assurer le contact entre la glace et la vitre.
Même si des dispositifs similaires avaient déjà été proposés, c’est celui de Mary Anderson qui fut le premier à avoir été efficace.
C’est en 1905 que Mary Anderson tente de vendre son dispositif à une entreprise canadienne mais sans succès, considérant que la valeur commerciale de ce dispositif d’essuie-glace ne justifiait pas une telle acquisition.

lyvi
ROSALIND FRANKHLIN,
physico-chimiste britannique, née le 25 juillet 1920 à Notting Hill et morte le 16 avril 1958 à Chelsea.
Elle est à l’origine de la découverte de la structure de l’ADN grâce à la radiographie aux rayons X. Sa découverte lui fut pourtant volée par deux hommes, James Dewey Watson et Francis Crick qui se procureront les clichés de ses recherches.
Ils publieront lesdits clichés dans la revue Nature, sans créditer la jeune scientifique.
Cette “découverte” leur vaudra le prix Nobel de médecine en 1962.

lyvi
kunzite a écrit :
Les femmes oubliées de l'Histoire, elles sont hélas nombreuses .
Anita CONTI ( 1899 - 1997 )
" Océanographe aux multiples facettes - essayiste, journaliste, photographe, cinéaste - Anita Conti a cherché toute sa vie a percé les mystères du monde marin . De Terre Neuve aux côtes mauritaniennes, de l'Adriatique à la Méditerranée, elle aura passé plus de temps sur l'eau que sur la terre ferme .
Dans les années 1930, Anita Conti lance l'alerte sur les dangers de la pollution et de la surpêche . Trente ans plus tard, elle tentera d'apporter une réponse en se révélant aussi pionnière de l'aquaculture .
La vie de celle que les marins surnommèrent " La Dame de la mer " illustre la prise de conscience d'un constat écologique universel : si les océans représentent les 3/4 de la surface de notre planète, l'avenir de celle-ci dépend de leur sauvegarde . "
Toutes ces femmes oubliées
Merci de leur rendre hommage
kunzite
Les femmes oubliées de l'Histoire, elles sont hélas nombreuses .
Anita CONTI ( 1899 - 1997 )
" Océanographe aux multiples facettes - essayiste, journaliste, photographe, cinéaste - Anita Conti a cherché toute sa vie a percé les mystères du monde marin . De Terre Neuve aux côtes mauritaniennes, de l'Adriatique à la Méditerranée, elle aura passé plus de temps sur l'eau que sur la terre ferme .
Dans les années 1930, Anita Conti lance l'alerte sur les dangers de la pollution et de la surpêche . Trente ans plus tard, elle tentera d'apporter une réponse en se révélant aussi pionnière de l'aquaculture .
La vie de celle que les marins surnommèrent " La Dame de la mer " illustre la prise de conscience d'un constat écologique universel : si les océans représentent les 3/4 de la surface de notre planète, l'avenir de celle-ci dépend de leur sauvegarde . "

lyvi
(1878-1968) Lise Meitner,
brillante physicienne d’origine autrichienne, a fait la découverte majeure de la fission nucléaire. Mais elle n’a pas pour autant reçu le Prix Nobel mérité. Pacifiste, elle a refusé de s’associer au programme menant à la bombe atomique.
en Allemagne, Lise Meitner, malgré ses origines juives et sa fuite de l’Allemagne nazie, s’est toujours opposée à l’utilisation de la bombe nucléaire. Elle est pourtant à l’origine d’une découverte fondamentale dans la construction de la bombe : la fission nucléaire.
Toutefois, son travail a été reconnu par de nombreux honneurs et distinctions au cours
de sa vie. Lise Meitner reste une figure emblématique des contributions des femmes
en science.
En 1949, elle prend la nationalité suédoise. En 1960,
elle part s’installer en Angleterre, où elle meurt le 27
octobre 1968 à l’age de 90 ans.

lyvi
Roselyne a écrit :
« Depuis sa mort en 1979, la femme qui a découvert la composition de l’univers n’a même pas eu droit à une plaque commémorative. Les journaux, dans leurs nécrologies, n’ont pas mentionné sa plus grande découverte. […] Chaque lycéen sait qu’Isaac Newton a découvert la gravité, que Charles Darwin a découvert l’évolution, qu’Albert Einstein a découvert la relativité du temps. Mais lorsqu’il s’agit de la composition de l’univers, les manuels scolaires se contentent d’énoncer que l’atome le plus abondant est l’hydrogène. Et personne ne se demande comment nous le savons. »
— Jeremy Knowles, évoquant l’absence totale de reconnaissance dont souffre encore aujourd’hui Cecilia Payne pour sa découverte révolutionnaire.
Oh, attendez, laissez-moi vous parler de Cecilia Payne.
Sa mère refusait de financer ses études universitaires ? Qu’à cela ne tienne, elle a décroché une bourse pour Cambridge.
Elle a brillamment terminé ses études ? Cambridge a refusé de lui délivrer un diplôme, car à l’époque, les femmes y avaient peu leur place. Alors, plutôt que de se laisser freiner, elle a tout quitté pour s’installer aux États-Unis et travailler à Harvard.
Elle est devenue la première personne à obtenir un doctorat en astronomie au Radcliffe College, avec une thèse qualifiée par Otto Strauve de « plus brillante thèse de doctorat jamais écrite en astronomie ».
Cecilia Payne n’a pas seulement découvert de quoi est fait l’univers, elle a aussi découvert la composition du Soleil. Pourtant, c’est Henry Norris Russell qui est souvent crédité de cette découverte… bien qu’il ait abouti aux mêmes conclusions quatre ans après elle, après lui avoir conseillé de ne pas publier ses résultats.
Cecilia Payne est la raison pour laquelle nous savons presque tout ce que nous savons aujourd’hui sur les étoiles variables, ces astres dont la luminosité fluctue lorsqu’on les observe depuis la Terre. Chaque étude ultérieure sur ce sujet repose sur son travail.
Elle a été la première femme à être promue professeure titulaire à Harvard, brisant ainsi le plafond de verre dans le département scientifique de l’université et ouvrant la voie à des générations entières de femmes scientifiques.
Cecilia Payne était une pionnière, une révolutionnaire, une scientifique de génie.
Et tout le monde devrait connaître son nom.
Bien d'accord, c'est tellement vrai.
"Et tout le monde devrait connaître son nom."
Merci pour ce beau portrait
Roselyne
« Depuis sa mort en 1979, la femme qui a découvert la composition de l’univers n’a même pas eu droit à une plaque commémorative. Les journaux, dans leurs nécrologies, n’ont pas mentionné sa plus grande découverte. […] Chaque lycéen sait qu’Isaac Newton a découvert la gravité, que Charles Darwin a découvert l’évolution, qu’Albert Einstein a découvert la relativité du temps. Mais lorsqu’il s’agit de la composition de l’univers, les manuels scolaires se contentent d’énoncer que l’atome le plus abondant est l’hydrogène. Et personne ne se demande comment nous le savons. »
— Jeremy Knowles, évoquant l’absence totale de reconnaissance dont souffre encore aujourd’hui Cecilia Payne pour sa découverte révolutionnaire.
Oh, attendez, laissez-moi vous parler de Cecilia Payne.
Sa mère refusait de financer ses études universitaires ? Qu’à cela ne tienne, elle a décroché une bourse pour Cambridge.
Elle a brillamment terminé ses études ? Cambridge a refusé de lui délivrer un diplôme, car à l’époque, les femmes y avaient peu leur place. Alors, plutôt que de se laisser freiner, elle a tout quitté pour s’installer aux États-Unis et travailler à Harvard.
Elle est devenue la première personne à obtenir un doctorat en astronomie au Radcliffe College, avec une thèse qualifiée par Otto Strauve de « plus brillante thèse de doctorat jamais écrite en astronomie ».
Cecilia Payne n’a pas seulement découvert de quoi est fait l’univers, elle a aussi découvert la composition du Soleil. Pourtant, c’est Henry Norris Russell qui est souvent crédité de cette découverte… bien qu’il ait abouti aux mêmes conclusions quatre ans après elle, après lui avoir conseillé de ne pas publier ses résultats.
Cecilia Payne est la raison pour laquelle nous savons presque tout ce que nous savons aujourd’hui sur les étoiles variables, ces astres dont la luminosité fluctue lorsqu’on les observe depuis la Terre. Chaque étude ultérieure sur ce sujet repose sur son travail.
Elle a été la première femme à être promue professeure titulaire à Harvard, brisant ainsi le plafond de verre dans le département scientifique de l’université et ouvrant la voie à des générations entières de femmes scientifiques.
Cecilia Payne était une pionnière, une révolutionnaire, une scientifique de génie.
Et tout le monde devrait connaître son nom.
