
nicou84120
Sylve2012 a écrit :
En mai 1968, les jeunes avaient des revendications claires et nettes face au gouvernement de de Gaulle. Il y avait vraiment l'espoir d'améliorer leur situation. Et ils ont entraîné les ouvriers, les employés dans leur sillage.
Maintenant, devant l'incompétence du gouvernement actuel, ils sont certainement blasés.
Ce serait les employés et ouvriers qui sont à la tête du mouvement. Mais plus par désespérance que par espoir : travailler plus pour gagner moins, l'incertitude de leur retraite à venir, l'augmentation incessante du coût de la vie ...
Je ne pense pas que cela deviendra un mouvement aussi important qu'en 68 car les jours de grève coûtent plus cher pour moins de résultat.
Je crois aussi
nicou84120
En mai 68 il y avait beaucoup de choses à changer
On travaillait 44 h par semaine, la 5ème semaine de congé, un peu plus d'égalité pour les femmes, etc... c'était de vrais choses à changer pour le bien être des travailleurs !
Aujourd'hui ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils ont obtenu ils demandent des choses incroyables (32h, semaine de 4 jours, etc...)
Si il est décidé la suppression de 2 jours fériés ça déclenche la 3ème guerre mondiale même si c'est pour aider les finances de la FRANCE.....
Il n'y a un manque de respect pour nous, les jeunes de 68, qui leur ont permis d'avoir tout ce s'ils ont.
Je trouve cette mentalité d'aujourd'hui un peu dommage !
Jean Claude
Mai 68 ...
Ouvrier spécialisé dans une chaudronnerie, avec quel plaisir, j'ai arrêté ma machine suivant les consignes d'un ouvrier qui se découvrait l'âme d'un meneur, lui , homme rangé, travailleur forcené et méticuleux.
On y croyait au changement , il y eut à la suite les accords de Grenelle, mon salaire horaire qui passa de2,40 F à 3,00 Francs et nombre d'avancées sociales . Et aussi l'engagement politique et syndical qui fut le lot commun d'un nombre important de femmes et d'hommes.
Un an, plus tard, De Gaulle pliait bagage , puis il y eut la signature du Programme Commun de la Gauche, et de fil en aiguille, l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981.
A mon sens, une partie de la gauche n'a pas osé s'attaquer vraiment au pouvoir de l'argent, lui préférant les compromissions au prétexte ... Quel prétexte, en fait ?
Certainement, la méfiance envers le peuple ?
Parmi les quintos, nul doute que nous sommes nombreux à avoir vécu mai 68. Sommes-nous en capacité d'en tirer des leçons par nous-même en toute objectivité ?
Je ne suis plus de l'âge à "passer devant" mais je pense qu'il est de nombreux jeunes qui sont en capacité d'impulser un mouvement susceptible de faire changer les choses .
Sauront-ils vaincre les ferments de divisions qu'introduisent sournoisement l'idéologie bien pensante ?
joiedevivre15
beijaflor a écrit :
Non en Mai 68, ce sont des meneurs qui ont manipulé les etudiants de la cite universitaire. C’était les cancres qui ont essayé de prendre le pouvoir avec cet horrible manipulateur un faux etudiant nommé conbendit. Ce sont les cancres qui ont tout saccagé, je sais, j’étais là pour vivre ce drame historique dans cette université toute neuve, les bureaux cassés, les téléphones qui pendaient aux fenêtres etc.
D’ailleurs ce sont toujours des meneurs d’extrême gauche qui detruisent le monde. Les etudiants sont victimes
👍
Natichat
Whouahhh !!! quand je lis tous les commentaires, je comprend que certains jeunes ne respectent rien, chacun veut avoir raison sur tout et tous les autres, les qualificatifs agressifs et négatifs fusent de toutes parts, et là je dis : "chapeau la tolérance ...!!!"
Boomers ou pas, soixantehuitars, étudiants ou pas, nous avons tous été jeunes, adolescents, insouciants, rebelles et provocateurs ou pas, mais aucun d'entre nous n'a initié l'idéal et la perfection.
Si tout ça n'était qu'une fiction dont je suis simple spectateur, je dirais : - "comment le monde peut-il aller bien et harmonieusement quand il devient impossible d'échanger des opinions, des avis, des contradictions dans un soucis d'écoute bienveillante, de tolérance et de respect et je ne parle pas d'humilité lorsque par chance, certains ont plus de connaissance que d'autres ..."
Mais je ne peut pas cliquer pour interrompre ce spectacle désolant d'un monde que le destin nous a prêter pour le transmettre à notre tour ; et nous exigeons des autres un bon exemple que nous sommes incapables de démontrer.

Marie-louise
nandocinqsix a écrit :
NON ! C'est plus un mai 58, avec les cafouillages parlementaires signalant l'épuisement de la 4ème République, qui me laisse penser que nous sommes à la veille de recevoir un nouveau dictateur, et les démocraties voisines aussi ...
Hélas, tous les voyants sont au rouge pour une dictature.
janine33
Anicet a écrit :
La démocratie (pouvoir du peuple) n'existe pas et n'a jamais existé nul part. En effet nous sommes dirigés depuis toujours par des minorités d'individus plus ou moins malfaisants : l'oligarchie ... Aujourd'hui seul l'instauration de la démocratie directe par référendums permanents peut résoudre cette injustice.
Dispersés , nous allons redevenir comme un ensemble de tribus gauloises .Incultes et belliqueuses , mais épanouies . Je fais ce que je veux . Fini l’état français !
Quand il n’y a plus d’autodiscipline , il ne faut rien espérer .

Sylve2012
En mai 1968, les jeunes avaient des revendications claires et nettes face au gouvernement de de Gaulle. Il y avait vraiment l'espoir d'améliorer leur situation. Et ils ont entraîné les ouvriers, les employés dans leur sillage.
Maintenant, devant l'incompétence du gouvernement actuel, ils sont certainement blasés.
Ce serait les employés et ouvriers qui sont à la tête du mouvement. Mais plus par désespérance que par espoir : travailler plus pour gagner moins, l'incertitude de leur retraite à venir, l'augmentation incessante du coût de la vie ...
Je ne pense pas que cela deviendra un mouvement aussi important qu'en 68 car les jours de grève coûtent plus cher pour moins de résultat.
rodoalex
Il est regrettable que les jeunes maintenant se laissent un peu vivre.
Mais il faut se méfier de l'eau qui dort.
J'avais 17 ans en 68 ,comme tout le monde on fumait dans les toilettes en cachette .
La blouse obligatoire et les filles séparés des garçons.
Alors un moment donné on a dit stop.
Maintenant la donné est différente.
helene9434
Praecordia a écrit :
J'avais 22 ans en 1968, j'habitais le sud de la région parisienne et, avec des amis, le soir, en sortant du cinéma, on allait à St Michel voir les pavés voler !
Mais comment a débuté ce mouvement étudiant ?
La plupart des gens n'en connaissent pas la raison et parlent sans savoir.
Le mouvement a débuté tout simplement pour une histoire de sexe.
A l'université de Nanterre, les nouveaux locaux avaient été conçus de telle manière que les garçons n'aient pas accès aux chambres des filles.
Et vice-versa.
Le 22 mars 1968. Ils étaient 140 étudiants à manifester dans une partie de l'université de Nanterre.
Cette première occupation a précédé celle de la Sorbonne et les évènements qui s'ensuivirent .....
Comme quoi une révolution tient à peu de choses.
Si on tient le sexe pour peu de chose ...
tout à fait.
Toutefois, derrière le sexe, comme vous dites, c'était la société , le qu'en dira-t-on qui contrôlait les "bonnes moeurs" bourgeoises (rappelez-vous Brel et le bourgeois) , dont l'archétype était De Gaulle et surtout "Tante Yvonne" qui avait fait interdire Les jolies colonies de vacances de Pierre Perret à cause du pipi dans le lavabo (et je ne parle pas du zizi !!),
c'était ça que les jeunes - les boomers d'aujourd'hui - ont envoyé valser au départ -
et Cohn-Bendit n'était pas du tout une "faux étudiant"...
Lors du Referendum du 17 avril 1968, c'est à de Gaulle à qui toute la jeunesse qui votait pour la 1er fois (majorité à 21 ans) à dit Non.
(je me souviens de la date exacte : le 26, je me mariais , un jour pour le Oui, un jour pour le Non ) 😄
