
nandocinqsix
nandocinqsix a écrit :
Exact ! Ilya des plats qui ont une histoire ..!
Surtout ne pas confondre l'Histoire avec H , avec les légendes avec un S !
C'est le propre des légendes d'être multiples, et souvent très belle, alors que l'histoire des plats est unique, et souvent prosaïque !
Et puis il n'est pas interdit à un gastronome, d'adapter à son goût une recette.: vous le dites !
nandocinqsix
janine33 a écrit :
Poulet marengo dit-aux écrevisses .
Accompagné d’une anecdote croustillante sur son origine, le plat n’en sera que meilleur.
Je crois bien que je vais m’en cuisiner 1 petite quantité pour Pâques .On peut se contenter d’une cuisse et acheter des langoustines plus faciles à trouver que les écrevisses . ( chez Picard , vous en trouverez )
Avant de devenir un poulet, Marengo était une bataille, plus exactement une victoire qui faillit être une défaite. Il s’en fallut d’un cheveu… Le 14 juin 1800, alors que Bonaparte était en campagne contre les Autrichiens en Italie du Nord, les armées s’affrontèrent près de Marengo, un petit village du Piémont. Les célèbres dragons autrichiens, plus nombreux, eurent d’abord l’avantage, contraignant vers 14 h 30 les grognards à se replier. Mais à 17 heures, enfin, des renforts arrivèrent, renversant la situation in extremis. L’estomac creusé par tant d’émotions, Bonaparte réclama une poularde, bien grasse et bien tendre. À vos ordres, mon général ! Sauf que… les Autrichiens avaient intercepté les fourgons de l’armée et que le cuisinier Dunand n’avait plus aucun ustensile et pas l’ombre d’un ingrédient. Dans l’urgence, on dépêcha des officiers dans la campagne environnante – une zone marécageuse – charge à eux de se procurer vivres et gamelles. L’un rapporta trois œufs et des croûtons ; un autre des tomates, une tête d’ail et de l’huile d’olive ; un troisième une volaille et l’on vit arriver un quatrième avec des écrevisses pêchées dans les marais. Un dernier officier accourut enfin, une poêle dans une main et un litron de blanc dans l’autre.
Le cuisiner découpa le poulet au sabre et le plaça dans la poêle contenant de l’huile d’olive puis il ajouta ail, tomates, vin blanc et écrevisses. Son inspiration lui commanda ensuite d’accompagner la fricassée de croûtons et d’œufs frits. L’assemblage improbable fit merveille. Bonaparte s’en lécha les doigts et ordonna à son cuisinier : « Tu m’en serviras comme ça après chaque bataille. » Manquant un jour d’écrevisses, Dunand les remplaça par des champignons. Mal lui en prit : « Tu as supprimé les écrevisses au poulet à la Marengo, cela me portera malheur, je n’en veux pas ! » Après avoir régalé la Grande Armée, le « poulet de la victoire » fit carrière dans les restaurants parisiens. La recette fut néanmoins adaptée. Si l’huile d’olive, les tomates et le vin blanc étaient incontournables, les écrevisses demeuraient en option, n’en déplaise au général superstitieux. Le poulet marengo contribua au xixe siècle à rendre populaire la tomate et l’huile d’olive dans le nord de la France. La recette à la marengo fut ensuite appliquée à du veau et du lapin tandis que les écrevisses s’effaçaient peu à peu de la liste des ingrédients
Exact ! Ilya des plats qui ont une histoire ..!
janine33
Poulet marengo dit-aux écrevisses .
Accompagné d’une anecdote croustillante sur son origine, le plat n’en sera que meilleur.
Je crois bien que je vais m’en cuisiner 1 petite quantité pour Pâques .On peut se contenter d’une cuisse et acheter des langoustines plus faciles à trouver que les écrevisses . ( chez Picard , vous en trouverez )
Avant de devenir un poulet, Marengo était une bataille, plus exactement une victoire qui faillit être une défaite. Il s’en fallut d’un cheveu… Le 14 juin 1800, alors que Bonaparte était en campagne contre les Autrichiens en Italie du Nord, les armées s’affrontèrent près de Marengo, un petit village du Piémont. Les célèbres dragons autrichiens, plus nombreux, eurent d’abord l’avantage, contraignant vers 14 h 30 les grognards à se replier. Mais à 17 heures, enfin, des renforts arrivèrent, renversant la situation in extremis. L’estomac creusé par tant d’émotions, Bonaparte réclama une poularde, bien grasse et bien tendre. À vos ordres, mon général ! Sauf que… les Autrichiens avaient intercepté les fourgons de l’armée et que le cuisinier Dunand n’avait plus aucun ustensile et pas l’ombre d’un ingrédient. Dans l’urgence, on dépêcha des officiers dans la campagne environnante – une zone marécageuse – charge à eux de se procurer vivres et gamelles. L’un rapporta trois œufs et des croûtons ; un autre des tomates, une tête d’ail et de l’huile d’olive ; un troisième une volaille et l’on vit arriver un quatrième avec des écrevisses pêchées dans les marais. Un dernier officier accourut enfin, une poêle dans une main et un litron de blanc dans l’autre.
Le cuisiner découpa le poulet au sabre et le plaça dans la poêle contenant de l’huile d’olive puis il ajouta ail, tomates, vin blanc et écrevisses. Son inspiration lui commanda ensuite d’accompagner la fricassée de croûtons et d’œufs frits. L’assemblage improbable fit merveille. Bonaparte s’en lécha les doigts et ordonna à son cuisinier : « Tu m’en serviras comme ça après chaque bataille. » Manquant un jour d’écrevisses, Dunand les remplaça par des champignons. Mal lui en prit : « Tu as supprimé les écrevisses au poulet à la Marengo, cela me portera malheur, je n’en veux pas ! » Après avoir régalé la Grande Armée, le « poulet de la victoire » fit carrière dans les restaurants parisiens. La recette fut néanmoins adaptée. Si l’huile d’olive, les tomates et le vin blanc étaient incontournables, les écrevisses demeuraient en option, n’en déplaise au général superstitieux. Le poulet marengo contribua au xixe siècle à rendre populaire la tomate et l’huile d’olive dans le nord de la France. La recette à la marengo fut ensuite appliquée à du veau et du lapin tandis que les écrevisses s’effaçaient peu à peu de la liste des ingrédients
nandocinqsix
martinemdh a écrit :
Janine, les drives peut être enlèvent.la tentation d'aller fouiner dans les rayons..mais.il existe aussi les catalogues des magasins sur lesquels on peut noter.ce que l'on a en principe besoin.de chez soi ..commerce !!,commerce !!....
Certes il faut savoir profiter des bonnes occasions qui ne sont pas signalées sur les catalogues.
En fin de marché ils soldent sans prévenir ...; les fraises , les haricots, des crustacés qui ne passeront pas le W.E, etc ... Mais d'abord, j’achète ce dont j'ai besoin , voire l'essentiel ?
nandocinqsix
janine33 a écrit :
Revenir à moins … ? Impossible …?
Peut-être pas .
Le succès des Drive , dans les grandes enseignes , consiste à commander ses courses , lorsqu’elles sont prêtes , vous êtes averti , et quelqu’un les mets dans votre coffre . Le consommateur évite la tentation d’aller fouiner dans les rayons des magasins : gain de temps et d’argent .
Donald Trump ne se chauffe pas de ce bois-là … mais il faudra peut-être y venir car on nous fait honte de consommer autant , de salir la planète , d’appauvrir ses ressources .
Les vertus de la sobriété deviendront une politesse de vie .
Joliment dit, merci !
La sobriété , ne signifie pas d'être austère, mais économe et concis. En cuisine Kurnonski nous recommande d'être simple
janine33
nandocinqsix a écrit :
Faudrait-il revenir à plus d'autarcie à table, dans le bâtiment, le costume,etc..?
Donc réduire fortement le commerce international, donc se laisser aller à plus d'égoïsme ?
Quand mon grand-père en Saône et Loire, avait une orange à Noël, c'était "exceptionnel !
Revenir à moins … ? Impossible …?
Peut-être pas .
Le succès des Drive , dans les grandes enseignes , consiste à commander ses courses , lorsqu’elles sont prêtes , vous êtes averti , et quelqu’un les mets dans votre coffre . Le consommateur évite la tentation d’aller fouiner dans les rayons des magasins : gain de temps et d’argent .
Donald Trump ne se chauffe pas de ce bois-là … mais il faudra peut-être y venir car on nous fait honte de consommer autant , de salir la planète , d’appauvrir ses ressources .
Les vertus de la sobriété deviendront une politesse de vie .
nandocinqsix
martinemdh a écrit :
Il y a une chanson de G Brassens. qui dit:
"Tout est bon chez elle ,ya rien à jeter,sur l'île déserte il faut tout emporter ".....
Quand on porte "solosacàdos", tout ce dont on a besoin en voyage au bout du monde , on choisi avec soin son bagage Cf. Georges de Cosnes sur un île déserte avec son chien en 1960... Vive mon couteau suisse !
Roselyne
jani1 a écrit :
... et même "quand, où, comment et avec qui l'on veut" !!
C'est ça la vie d'une retraitée célibataire !
Sauf, sauf ... qu'il peut y avoir plusieurs "freins": cholestérol, diabète, prise (et perte, parfois!) de poids, allergies ... et encore.
Il suffit d'apprendre à les contourner, et surtout de se faire une raison pour s'en passer. Et cela devient tout simplement une habitude, et cesse d'être un privation:
"L'esprit face à la matière ".
- jani 🍔🍟🍨🍬🍫🍰🎂🍷🍾🥧🧁🍩🍪 ... tant pis!!!
Quand on est gourmand et gourmet, c'est quand même difficile de tenir. Je m'octroie un plaisir par semaine
nandocinqsix
coquelourde a écrit :
on n'a pas besoin de tout ce qu'on achète, réduire ses achats, réduire ses déchets .
J'ai été cambriolée lors d'un séjour à l'étranger, pratiquement, la maison a été mise à sac . J'ai racheté certains équipements, d'autres pas et je ne sais pas si je le ferai . Je m'en passe sans problème .
L'orange , j'ai connu, l'époque a changé . Il y en a plein les boutiques .
Exact, car évident : plus on achète, plus on jette, sauf quand on entasse comme les déchets nucléaires ..! Mais se réfugier derrière le changement "d'époque" pour prétendre vivre avec son temps, c'est vraisemblablement ignorer l'Histoire.
Sans à verser dans la décroissance, il s'agit pour chacun d'entre nous de savoir choisir ce que notre génie nous suggère .
En cuisine, il y a les copistes et les queux qui travaillent " à la manière de..." sachant qu'on n'a pas inventé l’électricité, en modernisant les bougies ..!