
navigateur
Actuellement, il faut travailler pour payer la voiture et son carburant pour pouvoir aller travailler !
Il ne faut pas confondre travail et occupation salariée, l'un se vit comme une obligation, l'autre comme un plaisir. Certains ne vivent que par le rapport avec les autres au travail.
Jean Claude
vajrapema a écrit :
Dans la phrase "on n'apprend plus aux jeunes à travailler", on comprend qu "avant" on leur apprenait. On leur apprenait quoi?
A ne pas compter ses heures.
A obéir au patron quoi qu'il se passe,
A accepter d'être payé très peu, du moment qu'on pouvait manger et se loger
Mais tout cela a changé.
Les débats sont sortis du cercle fermé des plateaux télé avec intellos choisis pour se passer maintenant sur les réseaux sociaux.
Les jeunes discutent , beaucoup, sur ce qu'ils vivent au travail: les patrons qui se croient tout permis , les heures sup jamais payées, les augmentations de 50 euros tous les 4 ans, les horaires variables où on vous prévient la veille, les semaines de vacances supprimées au dernier moment...et être viré fissa si on résiste. Les lieux de travail hors la loi sont légion. (il y a même un site qui note les lieux de travail selon les conditions)
Tout ça pour des salaires minables qui ne permettent que de manger mais pas se loger.
Le travail comble t il les besoins vitaux actuellement? NON , donc pour un grand nombre de salariés et même d'auto-entrepreneurs, c'est encore un autre chapitre: les charges étouffantes;
L'Ennui? On peut aussi gravement s'ennuyer quand on fait un travail qui n'a aucun sens et sans espoir d'en sortir, voire de la dépression latente. Etre Occupé ne veut pas dire ne pas s'ennuyer.
Le vice? Mon fils me dit que les nanas veulent des mecs avec de l'argent, les abonnements au smic pour des légions de jeunes et moins jeunes compliquent les choses. Quand tu as réussi à payer ton loyer exorbitant, tes charges, que reste t il pour les sorties? Nada.
Alors reste le porno, par nécessité pas par choix, pour les garçons , les séries romantiques pour les filles, merci les écrans , ça évite au moins les agressions!
Qui a dit qu'on pouvait perdre sa vie à la gagner?
Depuis le Covid , beaucoup de gens réfléchissent au coût, à la place du travail dans leur vie.
J'ai eu la chance d'avoir un travail très intéressant que j'ai choisi mais les conditions sont devenues de pire en pire: on nous rajoutait du travail tout le temps>> stress, maux physiques , troubles du sommeil. Perdre sa santé pour "gagner sa vie"??? Ne plus avoir d'énergie pour rien faire en dehors de bosser???
Perso , je comprends que beaucoup de jeunes remettent en cause le travail comme centre de la vie.
Votre point de vue est empreint d'une grande sagesse y compris dans votre évocation de la jeunesse actuelle.
Question : que font les "décideurs" politiques, économiques, sociaux vis à vis des problèmes que vous soulevez ?
Ils causent , ils causent...
Les mauvaises langues diront qu'ils se contentent de profiter du système ...
vajrapema
Dans la phrase "on n'apprend plus aux jeunes à travailler", on comprend qu "avant" on leur apprenait. On leur apprenait quoi?
A ne pas compter ses heures.
A obéir au patron quoi qu'il se passe,
A accepter d'être payé très peu, du moment qu'on pouvait manger et se loger
Mais tout cela a changé.
Les débats sont sortis du cercle fermé des plateaux télé avec intellos choisis pour se passer maintenant sur les réseaux sociaux.
Les jeunes discutent , beaucoup, sur ce qu'ils vivent au travail: les patrons qui se croient tout permis , les heures sup jamais payées, les augmentations de 50 euros tous les 4 ans, les horaires variables où on vous prévient la veille, les semaines de vacances supprimées au dernier moment...et être viré fissa si on résiste. Les lieux de travail hors la loi sont légion. (il y a même un site qui note les lieux de travail selon les conditions)
Tout ça pour des salaires minables qui ne permettent que de manger mais pas se loger.
Le travail comble t il les besoins vitaux actuellement? NON , donc pour un grand nombre de salariés et même d'auto-entrepreneurs, c'est encore un autre chapitre: les charges étouffantes;
L'Ennui? On peut aussi gravement s'ennuyer quand on fait un travail qui n'a aucun sens et sans espoir d'en sortir, voire de la dépression latente. Etre Occupé ne veut pas dire ne pas s'ennuyer.
Le vice? Mon fils me dit que les nanas veulent des mecs avec de l'argent, les abonnements au smic pour des légions de jeunes et moins jeunes compliquent les choses. Quand tu as réussi à payer ton loyer exorbitant, tes charges, que reste t il pour les sorties? Nada.
Alors reste le porno, par nécessité pas par choix, pour les garçons , les séries romantiques pour les filles, merci les écrans , ça évite au moins les agressions!
Qui a dit qu'on pouvait perdre sa vie à la gagner?
Depuis le Covid , beaucoup de gens réfléchissent au coût, à la place du travail dans leur vie.
J'ai eu la chance d'avoir un travail très intéressant que j'ai choisi mais les conditions sont devenues de pire en pire: on nous rajoutait du travail tout le temps>> stress, maux physiques , troubles du sommeil. Perdre sa santé pour "gagner sa vie"??? Ne plus avoir d'énergie pour rien faire en dehors de bosser???
Perso , je comprends que beaucoup de jeunes remettent en cause le travail comme centre de la vie.
Jean Claude
zoepivoine a écrit :
bonjour, c'était le sujet de français au BEPC en 1968
Ah ? alors, si mai 68 était déjà passé par là, il dut y avoir des devoirs de lycéens qui mériteraient certainement d'être exhibés pour comparaison avec le sentiment des ados d'aujourd'hui vis à vis du travail ...
Pour ma part, je n'ai pas connu cela car déjà sorti du circuit scolaire avec mon bâton de maréchal : le certif ou CEP ...
Jean Claude
A vrai dire, à mon sens, la conception du travail interroge chacun e d'entre nous, encore en activité professionnelle ou retraité.
Personnellement, chez moi, le travail commençait dès qu'on tenait sur ses gambettes suffisamment pour veiller au maintien des vaches dans leur pacage, sarcler le maïs à la houe ou encore essuyer la vaisselle.
Plus tard, chez le maraîcher, travail harassant, mais satisfaction à la vue des carrés plantés de salades, choux et autres céleris…
Devenu ouvrier spécialisé en chaudronnerie, j’étais impressionné par le savoir-faire des compagnons qui, à partir d’un plan du bureau d’études, menaient à bien la réalisation d’une pièce parfois très complexe. Et quand il y avait échec – la tôle, la cornière, le fer plat ne se conformaient pas toujours à ce qui leur était demandé ! – alors, l’ouvrier, face à son échec, à la matière gâchée, était malheureux comme les pierres !
Enfin, en qualité d’agent de la Fonction Publique d’État, d’entrée à Paris, les formateurs , cadres des Postes, en deux semaines, inculquaient aux futurs préposés toute la noblesse du service dû aux usagers fondée sur le respect du courrier. Ce fut trente années de travail au cours desquelles, je n’ai pas ressenti de véritable lassitude, avec en prime, le sentiment d’être utile à la société…
Et maintenant, en tant que retraité, entretenir le potager, les arbres fruitiers, le parc, veiller au bien-être de la volaille, tirer profit de la production sous forme de produits culinaires diversifiés, c’est une certaine quantité de travail, mais c’est aussi la satisfaction de bénéficier des bienfaits de la nature.
Cerise sur le gâteau : il y a l’écriture …
Et aujourd’hui, n’est-ce pas ce qui manque, porter un autre regard sur le travail pas seulement pour le salaire qui est à la clé mais parce que le travail est une aptitude essentielle accordée à l’Humain … Me semble-t-il, la sentence de Voltaire est un précepte toujours d’actualité … même si le progrès technique limite la nécessité de l’intervention manuelle et intellectuelle de l’Homme.
yalow
Djidji a écrit :
Vous avez raison bien sûr. J'ai sûrement eu tort "d'actualiser" la citation du grand homme.
Peut être suis je trop attentif au public auquel je m'adresse ici, ou pas assez?
Merci en tout cas pour cet échange, bonne journée à vous. Au plaisir...
Avec grand plaisir

Coquillette
bonjour, oui en partie d'accord avec vous..en partie parce que l'on discute ou que l'on entend les jeunes parler du travail " pourquoi travailler !! ils pensent qu'ils toucheront plus en étant au chomage , qu'une journée de "guetteur" gagne plus qu'une journée de travail , qu'ils sont bien chez papa et ou maman,que s'ils commencent une journée de travail ils arrêtent soit car un chef lui a mal parlé, soit c'est trop dur, soit fait trop chaud ou trop froid etc...." ils n'ont pas la notion de manque, de travailler pour obtenir , ce sont trop des fainéants scotchés à leur tél et en général sur leur lit et leur honneur d'être autonomes financièrement ils s'en tapent !! Moi je n'avais qu'une envie à 18 ans pour me "barrer" (j'emploie ce mot car c'est ce que je ressentais , l'envie de me barrer) et c'est ce que j'ai fait à 18 ans j'ai travaillé, autonome, et n'attendant rien des autres ! voilà mon idée !
bonne journée à vous.

