
Coccyvette
Grave ton coeur sur l'horizon
À l'encre des passions
Notre amour indélébile
Est une fleur fragile
Aux nuits sans sommeil
Au goût d'éternel
Dans le bruissement du vent
Mêlons nos sentiments
À l'éclosion du soleil
Quand le monde s'éveille
Du bout des lèvres
Tu prolonges mes rêves
Je voyage à me perdre
Dans ton univers
Ton chemin sera le mien
Mon unique lendemain.
David Bréant
Capusa06
Pour moi, les livres sont un foyer. Les livres ne font pas un foyer- ils le sont,
dans le sens où de même que vous les ouvrez comme vous ouvrez une porte,
vous entrez dedans. A l'intérieur, vous découvrez un temps et un espace différents.
Il s'en dégage aussi de la chaleur - comme un âtre
Je m'assois avec un livre et je n'ai plus froid.
Jeanette Winterson- (Pourquoi être heureux quand on peut être normal)
Coccyvette
LETTRE À MON CORPS
«Bonjour mon corps,
C’est à toi que je veux dire aujourd’hui combien je te remercie de m’avoir accompagné.e si longtemps sur les chemins de ma vie.
Je ne t’ai pas accordé l’intérêt, l’affection ou plus simplement le respect que tu mérites.
Souvent, je t’ai même maltraité, matraqué de
reproches violents, ignoré par des regards
indifférents, rejeté avec des silences pleins de doutes.
Tu es le compagnon dont j’ai le plus abusé, que j’ai le plus trahi. Et aujourd’hui, au mi-temps de ma vie, un peu ému.e, je te redécouvre avec tes cicatrices secrètes, avec
tes lassitudes, avec tes émerveillements et tes possibilités.
Je me surprends, surprends à t’aimer, mon corps, avec des envies de te câliner, de te choyer ou te donner du bon.
J’ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs et des rivières sur ta peau, de t’offrir du Mozart, de te donner les rayons du soleil et de t’introduire aux rêves des étoiles.
Tout cela à la fois dans l’abondance et le plaisir.
Mon corps, je te suis fidèle.
Oh, non pas malgré moi, mais dans l’acceptation profonde de ton amour.
Oui, j’ai découvert que tu m’aimais, mon corps. Que tu prenais soins de moi, que tu respectais ma présence.
Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, pour me laisser grandir avec toi !
Combien d’accidents as-tu traversés pour me sauver la vie !
Mon corps, maintenant que je t’ai rencontré, je ne te lâcherai plus. Nous irons jusqu’au bout de notre vie commune….
Et quoi qu’il arrive, nous vieillirons ensemble.»
Jacques Salomé