
Capusa06
"Je te revois le soir et cela me rend pleinement et profondément heureux, enfin tu es rentré !" semblent dire tous les chiens du monde à leur maître de retour. [...] Notre monde humain manque de cette fête, de cette chaleur du retour, de ce plaisir de l'accueil. De la joie d'être ensemble, sans occasion ni raison autre que celle-là.
Audrey Jougla- (Montaigne, Kant et mon chien)
Capusa06
Elle avait toujours pensé que l’air automnal et les livres allaient bien ensemble, que les uns comme les autres se mariaient bien avec des plaids, des fauteuils confortables et de grandes tasses de café ou de thé.
Katherine Bivald- (La bibliothèque des cœurs cabossés)
Capusa06
Bonjour, bon dimanche à vous 🥰🌹🌺🍂🍁
"L'automne est là. La fraîcheur, l'imprévisibilité du jour, la luminosité des couleurs sur fond de ciel changeant. Tout est nouveau: Les couleurs, les feuilles mortes crissent sous nos pas, le vent, la pluie...
La nature se prépare à l'arrivée de l’hiver. Elle nous offre une multitude de tons flamboyants, apaisants, parfois mélancoliques."
Capusa06
J'aime la gaieté simple de l'enfance.
Ceux que la vie étonne, que la vie surprend, et qui s'amusent du monde, ceux-là aussi ont la vertu.
Ils ne sont pas sérieux.
Les grandes choses, les beaux discours, les événements historiques, ça ne les intéresse pas.
Même, quelquefois, ils les regardent, du coin de l'œil, ils les écoutent du coin de l'oreille, l'air un peu étonné, et ces grandes choses et ces belles phrases tombent à plat, un peu dépitées, sans plus oser être solennelles.
Ceux qui ont cette gaieté n'ont pas mauvais esprit.
Mais c'est simplement que les grandes choses ne sont pas toujours celles qu'on croit, et que la beauté et la vérité n'ont pas besoin d'être sérieuses.
Jean-Marie Gustave le Clézio- (L'inconnu sur la terre)
Capusa06
Delon
Il ne t’aura pas suffi d’être beau
pour émouvoir le tombeau
ni d’être impeccable dans « Monsieur Klein »
pour attendrir le destin
La Mort est cette garce
qui emporte qui elle veut
quand bon lui semble
Toi, las de ce monde, terrible farce
tu es parti,
sans que ton âme ne tremble
ni ne prenne feu
Tu es allé rejoindre tes chers disparus
Désincarné, tu réalises enfin ce rêve
de voir tes parents réunis
Faut-il donc que l’on crève
pour cesser d’être punis ?
Il ne t’aura pas suffi d’être beau
pour guérir d’être mortel
Tu reposes
en un lieu où n’a plus cours le Réel
où capitule ce qui est faux
Kamal Zerdoumi, août 2024
Coccyvette
La vie nous apprend chaque jour
Que l'on doit sortir de notre tour
Tomber, se relever
Même si l'on se sent blessée
On essaye de cicatriser
Nos larmes continuent de couler
On est humain avant tout
Tout ne glisse pas sur nous
Nos émotions nous emportent
Aussi loin que la vie nous porte
Si la vie était si facile
On se sentirait moins fébrile
Mais chaque trace du temps
Nous transforme lentement
On continue son chemin
Vers de meilleurs lendemains
Les Ecrits d'Isabelle
