
Coccyvette
Vieilles Amorettes
Jean Richepin
Aux prés de l’enfance on cueille
Les petites amourettes,
Qu’on jette au vent feuille à feuille
Ainsi que des pâquerettes.
On cueille dans ces prairies
Les voisines, les cousines,
Les amourettes fleuries
Et qui n’ont pas de racines.
Ô douce gerbe liée
Avec des rubans d’aurores.
Fraîche rosée oubliée,
Me parfumez-vous encore ?
Hélas ! bouquets éphémères,
Depuis cette heure lointaine
Combien de larmes amères
Ont coulé dans ma fontaine !
Des choses se sont passées
Qui m’ont changé ma jeunesse
Beaucoup trop, ô trépassées,
Pour que je vous reconnaisse.
Le dur amour qui ravage
Dans mon cœur a pris racines,
Comme un grand rosier sauvage
Aux épines assassines.
Qu’êtes-vous près de ces roses
Sanglantes, éblouissantes,
Ô pâquerettes écloses
Dans les prés aux vertes sentes ?
Qu’est votre parfum qui rôde
Évaporé dans la brise,
Près de l’odeur âcre et chaude
Qui me pénètre et me grise ?
Ô mignonnes marguerites,
Enfantines amourettes,
Hélas ! mes pauvres petites,
Je ne sais plus qui vous êtes.
Dans de vagues mausolées,
Enfants blondes, rousses, brunes,
Pour moi vous dormez voilées
Au pays des vieilles lunes.
Capusa06
Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y'aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux
Octobre tiendra sa revanche
Le soleil sortira à peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine
Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines
Il y aura certainement
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'octobre nous prenne
On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu'octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux
Devant le monde qui s'incline
Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris sur les antennes
Je t'offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu'octobre nous prenne
Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être
Francis Cabrel
Coccyvette
Dans le désordre de la nuit
Je fuis les ennuis
Les choses sont fragiles
Pour mon âme docile
Alors je me soumets
Aux rêves de la nuit
Peu importe où tu es
Je rejoins ton abri
Dans les songes étranges
Je déshabille un ange
Dans mes prières
Tu me laisses faire
Sur les chemins sinueux
Il y a de la place pour deux
Au fond de la glace
C'est une impasse
Mais au bout du couloir
Dans l'évasion du soir
La nuit est belle
L'espace d'un rêve.
David Bréant
Coccyvette
Les couleurs jaune, rouge, orange sont l'amour de l'automne, La forêt boueuse et recouverte de feuilles, Les arbres perdant leurs belles feuilles, Les rosées du matin. Les nuages roses et oranges Représentant le souffle d'un dragon Passant chaque matin pour nous réveiller Réchauffant notre cœur et notre âme.