
Coccyvette
Tant de belles choses
Même s'il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire "à demain"
Rien ne défera jamais nos liens
Même s'il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train
L'amour est plus fort que le chagrin
L'amour qui fait battre nos cœurs
Va sublimer cette douleur
Transformer le plomb en or
Tu as tant de belles choses à vivre encore
Tu verras au bout du tunnel
Se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas
Tu a tant de belles choses devant toi
Même si je veille d'une autre rive
Quoi que tu fasses, quoi qu'il t'arrive
Je serais avec toi comme autrefois
Même si tu pars à la dérive
L'état de grâce, des forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois
Dans l'espace qui lie le ciel et la terre
Se cache le plus grand des mystères
Comme la brume voilant l'aurore
Il y a tant de belles choses que tu ignores
La foi qui abat les montagnes
La source blanche dans ton âme
Pensez-y quand tu t'endors
L'amour est plus fort que la mort
Dans le temps qui lie ciel et terre
Se cache le plus beau des mystères
Penses-y quand tu t'endors
L'amour est plus fort que la mort
~ Françoise Hardy ~
Sa chanson d'adieu à son fils Thomas
Coccyvette
Laissez moi vivre pour ce que je suis.
Terriblement émotionnelle que je ne peux retenir mes larmes devant ce que me présente la vie en bonheur ou en peine , humble quand je me remets en question, si cohérente dans mon incohérence quand je reviens sur mes pas.
Laissez moi vivre pour ce que je suis.
Terriblement fragile mais sans réelle faiblesse , avec cette immense peur des choses que j'affronte mais qui ne m'a, jamais, empêchée d'agir, consciente que ma manie d'aller toujours plus loin me laisse souvent sans forces. Dans ma manie de procrastination ponctuelle où règne l'espoir d'un signe de meilleur et celle de me retrancher dans ma bulle, ma protection, mes rêveries d'ailleurs et de paix, espace vital à mon âme, à mon cœur, mon essentiel.
Laissez moi vivre pour celle que je suis.
Terriblement amoureuse de la vie, capable de me perdre dans un coucher de soleil, dans un vol de papillon, les notes et les mots d'une chanson.
Laissez moi vivre celle que je suis, perdue dans mes souvenirs les plus beaux, avec mes sauts dans le passé, mes promenades dans le présent et ses obstacles. Mais les yeux vers l'horizon, toujours.
Toujours les yeux vers l’horizon..
Asha
Coccyvette
A vivre seul, au moins quelques années, on apprend à passer du besoin qui ligote au désir et au rêve qui ouvrent grand l'espace en soi et autour de soi.
A vivre seul, on apprend à choisir ses relations au lieu de les supporter, de s'en accommoder.
Sauvage et sociable tout à la fois, l'individu solitaire ne se croit pas obligé d'aller à des repas de famille, de participer à des fêtes dont les convives l'ennuient.
Et de cela il ne se sent nullement culpabilisé parce qu'il est en accord avec ce qu'il fait.
Se tenir en solitude, c'est chérir une situation propice à inattendu, à l'incroyable dont les tableaux de Van Eyck et de Brueghel esquissent l'apparition.
C'est se vouloir disponible, absolument; et non disponible pour quelque chose, en attente de quelqu'un.
Se tenir dans la fraîcheur du commencement.
C'est donc un état émerveillé.
- J. Kelen.
