
Coccyvette
Tu vieillis, on m'a dit que tu n'étais plus toi, tu deviens aigri et solitaire."
Non, je ne vieillis pas, je deviens sage.
J'ai cessé d'être ce que les autres aiment pour devenir ce que j'aime être, j'ai cessé de chercher l'acceptation des autres pour m'accepter moi-même, j'ai laissé derrière moi les miroirs menteurs qui trompent sans pitié.
Non, je ne vieillis pas, je deviens sélectif des lieux, des gens, des coutumes et des idéologies.
J'ai laissé partir les attaches, les douleurs inutiles, les gens, les âmes et les cœurs, ce n'est pas par amertume, c'est simplement pour préserver la santé.
J'ai arrêté les soirées pour des insomnies d'apprentissage, arrêté de vivre des histoires et commencé à les écrire, mis de côté les stéréotypes imposé, arrêté de me maquiller pour cacher mes blessures, maintenant je porte un livre qui embellit mon esprit.
J'ai troqué l'alcool contre des tasses de café, oublié d'idéaliser la vie et commencé à la vivre.
Non, je ne vieillis pas.
Je porte entre les mains la tendresse d'un cocon qui, en s'ouvrant, élargira ses ailes vers d'autres sites inaccessibles pour ceux qui ne cherchent que la frivolité du matériel.
Je porte sur mon visage le sourire qui s'échappe en regardant la simplicité de la nature, je porte dans mes oreilles le trille des oiseaux égayant ma marche.
Non, je ne vieillis pas, je deviens sélectif, je parie mon temps sur l'intangible, réécrivant l'histoire qu'on ne m'a jamais racontée, redécouvrant des mondes, sauvant ces vieux livres que j'avais oubliés à moitié.
Je deviens de plus en plus prudent, j'ai laissé de côté les évènements qui ne m'enrichissent pas, j'apprends à parler de choses importantes, j'apprends à cultiver des connaissances, je sème des idéaux et forge mon destin.
Non, ce n'est pas que je vieillis pour dormir tôt le samedi, c'est juste que le dimanche aussi il faut se réveiller tôt, profiter du café sans hâte et lire calmement un poème.
Ce n'est pas pour la vieillesse qui marche lentement, c'est pour observer la maladresse de ceux qui se baladent vite et trébuchent sur le mécontentement.
Ce n'est pas pour la vieillesse que parfois on garde le silence, c'est simplement parce qu'il ne faut pas faire écho à tout mot.
Non, je ne vieillis pas, je commence à vivre ce qui m'intéresse vraiment.
M.Lopez Parra
Capusa06
Aurore
Dérober au soleil,
Un rai portant ton nom
Pour qu’à chaque réveil,
Tu caresses mon front.
En quittant le sommeil,
Ressentir ta chaleur,
Sentir que tu veilles,
Lovée contre mon cœur.
Le matin savourer,
Ce moment rien qu’à deux,
Fait pour me rappeler
Ce qu’est être amoureux.
Vouloir vivre le jour,
Souhaiter l’Aurore,
Vouloir vivre toujours,
Blotti contre ton corps.
Et même loin de toi,
Regarder l’horizon,
Dans le noir, dans le froid,
Bercé par tes rayons.
Et pouvoir te trouver,
Juste en ouvrant les yeux.
Toujours à mes côtés,
Qu’importent temps et lieu.
(Logan Moray)
Coccyvette
C'est dans la nuit sereine
Que les rêves vous surprennent
Que des êtres vous rejoignent,
Effleurant le passé
Bousculant le présent
C'est dans les rêves ,
Qu'il est bon de revenir
Et quand ils vous réveillent
Rien n'est plus pareil.
Un soupir, une larme
Ou un sourire
Et la nuit vous fait réfléchir .
S.🌹
Coccyvette
suzon a écrit :
Partout où je rencontre la douceur ou la bonté, je me repose avec plaisir ; mais là où je ne trouve ni l'une ni l'autre, je ne puis m'empêcher de passer mon chemin. Convertir l'amertume en douceur est le propre d'une âme bien née. Il n'y a rien qui contribue davantage à la douceur de la vie que l'amitié.
💕 💋
suzon
Partout où je rencontre la douceur ou la bonté, je me repose avec plaisir ; mais là où je ne trouve ni l'une ni l'autre, je ne puis m'empêcher de passer mon chemin. Convertir l'amertume en douceur est le propre d'une âme bien née. Il n'y a rien qui contribue davantage à la douceur de la vie que l'amitié.
Capusa06
Vacances
Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment
Blanc est le pain
Bleu est le ciel
Rouge est le vin
D’or est le miel
Odeurs de mer
Embruns, senteurs
Parfums de terre
D’algues, de fleurs
Gai est ton rire
Plaisant ton teint
Bons, les chemins
Pour nous conduire
Lumière sans voile
Jours à chanter
Millions d’étoiles
Nuits à danser
Légers, nos dires
Claires, nos voix
Lourd, le désir
Pesants, nos bras
Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment
Doux le moment…
Doux le moment…
Esther Granek
Coccyvette
Quand on aime, quand on ressent de l’amour, que ce soit pour un être humain, un animal, une fleur ou un coucher de soleil, on est porté au-delà de soi.
Nos désirs, nos peurs et nos doutes se dissipent.
Nos besoins de reconnaissance s’évanouissent.
On ne cherche plus à se comparer, à exister plus que les autres.
Notre âme s’élève tandis que nous sommes tout entier emplis de ce sentiment, de cet élan du cœur qui s’étend alors naturellement pour embrasser tous les êtres et toutes les choses de la vie.
Laurent Gounelle.
Capusa06
Vous m’avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l’une d’entre elles,
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.
Vous me parliez des temps prochains où nos années,
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;
Comment éclaterait le glas des destinées,
Comment on s’aimerait, en se sentant vieillir.
Votre voix m’enlaçait comme une chère étreinte,
Et votre cœur brûlait si tranquillement beau
Qu’en ce moment, j’aurais pu voir s’ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.
Émile Verhaeren, Les Heures d’après-midi
Capusa06
Tu me dis
tu m’as dit qu’entre nous il n’y avait pas de place pour le malheur,
et je te crois
parce que c’est la nuit
pas de place non plus pour le doute ;
tu me dis que les heures ont un sens,
celui du futur
que déjà le soleil se lève
mais pas ici encore,
que le moment arrivera
et je te crois
ensemble parcourant les plages de l’océan
sous le sourire de la lune
ensemble écoutant le ressac
tu me dis que tout cela a un sens
et je te crois.
Tu me dis que tu prendras ma main le moment venu
quand j’aurai peur
mais qu’il n’y a pas lieu
pas vraiment de raison de mourir avant que ne se lève le soleil de mai
que les mouettes ne s’affairent à me distraire pour que je ne voie pas,
que je ne voie rien d’autre que ton visage
tu me dis qu’il n’y a pas lieu de souffrir,
que tu es là
et je te crois.
J’ai encore tant de pages à tourner,
apporte-moi mes brouillons,
que je donne la dernière main
au poème de notre rencontre.
Tu me dis
combien de fois m’auras-tu dit
que seul compte le moment présent
et je te crois
puisque déjà se lève le soleil, quelque part, à l’Est,
mais pas ici
Jean - Pierre Villebramar
Coccyvette
Je crois qu’il y a des êtres destinés l’un à l’autre...
Un appel des corps, un appel des cœurs...
Un secret chuchoté au creux de la nuit...
Une promesse de vie...
Je crois qu’il y a des êtres que tout réunit...
Au-delà des apparences et des idées reçues...
Au-delà de tout ce qui existe et qui n’existe pas...
Je crois qu’il y a des êtres faits pour s’entendre...
Sans un mot, même...
S’entendre et se comprendre...
Langage d’âmes...
Je crois qu’il y a des êtres faits pour se trouver...
Se retrouver...
Et ne plus se quitter...
Des êtres faits pour découvrir l’amour ensemble...
Des âmes qui se souviennent comme elles s’aiment...
Je crois qu’il y a des âmes destinées l’une à l’autre...
Je crois que nous avons rendez-vous...»
▬ Samuel Benchetrit “Le cœur en dehors”
Capusa06
Promenade
Un banc, des coteaux,
des fleurs, une treille,
rayons de soleil
me chauffant le dos.
Des troncs noirs et hauts.
Émois du matin…
Que je me sens bien !
Bocages, ramures.
Un toit qui rassure.
Abri où je dure.
Du rêve. Un piano.
Des livres à gogo.
Pour moi un festin !
Que je me sens bien !
Et quittant la rade,
parfois en balade
ou en randonnée,
je prends le sentier,
coeur et pied légers.
Appel quotidien…
Que je me sens bien !
S’allongent les lieues.
Au vent mes cheveux.
Fatigue aux mollets.
Un coin oublié.
Un silence ailé.
Gazouillis soudain…
Que je me sens bien !
Des baies, des épines.
Et l’air qui burine.
Odeurs de résine
et de chèvrefeuille.
Un saut d’écureuil.
Soleil au déclin…
Que je me sens bien !
Chemin du retour.
Rougeoiement du jour.
Et paix alentour.
Au loin en beauté,
mon toit, mon grenier.
En moi un refrain…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Esther Granek
