
suzon
Partout où je rencontre la douceur ou la bonté, je me repose avec plaisir ; mais là où je ne trouve ni l'une ni l'autre, je ne puis m'empêcher de passer mon chemin. Convertir l'amertume en douceur est le propre d'une âme bien née. Il n'y a rien qui contribue davantage à la douceur de la vie que l'amitié.
Capusa06
Vacances
Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment
Blanc est le pain
Bleu est le ciel
Rouge est le vin
D’or est le miel
Odeurs de mer
Embruns, senteurs
Parfums de terre
D’algues, de fleurs
Gai est ton rire
Plaisant ton teint
Bons, les chemins
Pour nous conduire
Lumière sans voile
Jours à chanter
Millions d’étoiles
Nuits à danser
Légers, nos dires
Claires, nos voix
Lourd, le désir
Pesants, nos bras
Tiède est le vent
Chaud est le temps
Fraîche est ta peau
Doux, le moment
Doux le moment…
Doux le moment…
Esther Granek
Coccyvette
Quand on aime, quand on ressent de l’amour, que ce soit pour un être humain, un animal, une fleur ou un coucher de soleil, on est porté au-delà de soi.
Nos désirs, nos peurs et nos doutes se dissipent.
Nos besoins de reconnaissance s’évanouissent.
On ne cherche plus à se comparer, à exister plus que les autres.
Notre âme s’élève tandis que nous sommes tout entier emplis de ce sentiment, de cet élan du cœur qui s’étend alors naturellement pour embrasser tous les êtres et toutes les choses de la vie.
Laurent Gounelle.
Capusa06
Vous m’avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l’une d’entre elles,
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.
Vous me parliez des temps prochains où nos années,
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;
Comment éclaterait le glas des destinées,
Comment on s’aimerait, en se sentant vieillir.
Votre voix m’enlaçait comme une chère étreinte,
Et votre cœur brûlait si tranquillement beau
Qu’en ce moment, j’aurais pu voir s’ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.
Émile Verhaeren, Les Heures d’après-midi
Capusa06
Tu me dis
tu m’as dit qu’entre nous il n’y avait pas de place pour le malheur,
et je te crois
parce que c’est la nuit
pas de place non plus pour le doute ;
tu me dis que les heures ont un sens,
celui du futur
que déjà le soleil se lève
mais pas ici encore,
que le moment arrivera
et je te crois
ensemble parcourant les plages de l’océan
sous le sourire de la lune
ensemble écoutant le ressac
tu me dis que tout cela a un sens
et je te crois.
Tu me dis que tu prendras ma main le moment venu
quand j’aurai peur
mais qu’il n’y a pas lieu
pas vraiment de raison de mourir avant que ne se lève le soleil de mai
que les mouettes ne s’affairent à me distraire pour que je ne voie pas,
que je ne voie rien d’autre que ton visage
tu me dis qu’il n’y a pas lieu de souffrir,
que tu es là
et je te crois.
J’ai encore tant de pages à tourner,
apporte-moi mes brouillons,
que je donne la dernière main
au poème de notre rencontre.
Tu me dis
combien de fois m’auras-tu dit
que seul compte le moment présent
et je te crois
puisque déjà se lève le soleil, quelque part, à l’Est,
mais pas ici
Jean - Pierre Villebramar
Coccyvette
Je crois qu’il y a des êtres destinés l’un à l’autre...
Un appel des corps, un appel des cœurs...
Un secret chuchoté au creux de la nuit...
Une promesse de vie...
Je crois qu’il y a des êtres que tout réunit...
Au-delà des apparences et des idées reçues...
Au-delà de tout ce qui existe et qui n’existe pas...
Je crois qu’il y a des êtres faits pour s’entendre...
Sans un mot, même...
S’entendre et se comprendre...
Langage d’âmes...
Je crois qu’il y a des êtres faits pour se trouver...
Se retrouver...
Et ne plus se quitter...
Des êtres faits pour découvrir l’amour ensemble...
Des âmes qui se souviennent comme elles s’aiment...
Je crois qu’il y a des âmes destinées l’une à l’autre...
Je crois que nous avons rendez-vous...»
▬ Samuel Benchetrit “Le cœur en dehors”
Capusa06
Promenade
Un banc, des coteaux,
des fleurs, une treille,
rayons de soleil
me chauffant le dos.
Des troncs noirs et hauts.
Émois du matin…
Que je me sens bien !
Bocages, ramures.
Un toit qui rassure.
Abri où je dure.
Du rêve. Un piano.
Des livres à gogo.
Pour moi un festin !
Que je me sens bien !
Et quittant la rade,
parfois en balade
ou en randonnée,
je prends le sentier,
coeur et pied légers.
Appel quotidien…
Que je me sens bien !
S’allongent les lieues.
Au vent mes cheveux.
Fatigue aux mollets.
Un coin oublié.
Un silence ailé.
Gazouillis soudain…
Que je me sens bien !
Des baies, des épines.
Et l’air qui burine.
Odeurs de résine
et de chèvrefeuille.
Un saut d’écureuil.
Soleil au déclin…
Que je me sens bien !
Chemin du retour.
Rougeoiement du jour.
Et paix alentour.
Au loin en beauté,
mon toit, mon grenier.
En moi un refrain…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Que je me sens bien !…
Esther Granek
Coccyvette
Pour qu’il existe, cet amour, il faut que les deux êtres soient tellement nés l’un pour l’autre, se trouvent accrochés l’un à l’autre par tant de points, par tant de goûts pareils, par tant d’affinités de la chair, de l’esprit, du caractère, se sentent liés par tant de choses de toute nature, que cela forme un faisceau d'attaches.
Fort comme la mort -
Guy de Maupassant
Capusa06
C'est le printemps qui est responsable de tout, et lui seul, avec la sève qui monte et qui vient vous tourmenter l'âme, qui vous emplit le coeur de nostalgie et suscite en vous les désirs les plus fous et les pensées les plus douces... ou les plus bêtes.
Heinz Günter Konsalik- (Le Gentleman)
Coccyvette
La beauté est un mystère qui danse et chante dans le temps et au-delà du temps. Depuis toujours et à jamais. Elle est incompréhensible... Elle est dans l’œil qui regarde, dans l'oreille qui écoute autant que dans l'objet admiré... Elle est liée à l'amour. Elle est promesse de bonheur. A la façon de la joie, elle est une nostalgie d'ailleurs.
~ Jean d'Ormesson -Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Coccyvette
J'ai vu une larme couler
J'ai demandé à l'oeil:
"Pourquoi pleures-tu?
Est-ce un amour?
Est-ce un ami?
Est-ce une promesse non tenue?"
L'oeil m'a répondu :
"Je pleure ce monde
Que le matérialisme inonde
Ce monde de ventrus
Où l'altruisme et la générosité n'existent plus
Ce monde où on est rassasié
De trahison et de méchanceté
Je pleure l'infidélité des proches et la malhonnêteté
Je pleure l'amour éphémère qui s'éteint avec rapidité
Je pleure l'indifférence de l’être cher .
Je pleure les désespérés qui se droguent pour oublier leurs soucis
Je pleure la haine et la jalousie
Je pleure ceux qui, clandestinement ,quittent leur pays
Je pleure les valeurs bafouées
Je pleure les hommes et femmes agressées
Je pleure le virus qui touche l'humanité
Et entrave le monde entier
Je pleure les coeurs durs , sans pitié
Je pleure l'absence de tendresse et de bonté
Le manque de cette main douce qui puisse m'essuyer...
_______________ Auteur inconnu