
Capusa06
Nous irons là où l'air est pur, là où tous les bruits sont apaisants, là où, si fier soit-on, on se sent humble et se trouve petit, bref, on ira à la mer. J'aime la mer comme on aime une maîtresse et je la désire quand je ne l'ai pas vue depuis un certain temps.
Alexandre Dumas- (Le Comte de Monte Cristo)
Coccyvette
J'ai appris à être seule,
Pour ne plus étouffer autrui,
Et également à faire les deuils,
De ce qui était bien fini.
J'ai appris à m'apprécier,
Pour ne plus dépendre des regards,
Que d'autres pouvaient prendre ou donner,
Pour une vie, un mois, un soir.
J'ai appris à voir le mieux,
Même quand j'étais au fond du pire,
Pour que mon cœur ne soit pas vieux,
Et qu'il connaisse le plaisir.
J'ai appris à m'élever,
Pour ne pas perdre la lumière,
Je n'ai jamais cessé d'aimer,
Pour que ne vienne pas l'hiver.
Et quand parfois survient le froid,
Je voyage dans la solitude,
Pour prendre un peu plus soin de moi,
Et faire tomber les habitudes.
J'ai appris à me découvrir,
Pour aller vers le mieux pour moi,
Et c'est avec le sourire,
Que je continue sur ma voie...
- Alexandra Julien -
Capusa06
Soyez le vivant de la vie, ne cherchez pas d'autres richesses que celles de l'amour à donner et à recevoir. N'allez en quête que du meilleur de vous-même. Osez, osez, car le possible est toujours un tout petit pas… après l'impossible.
Jacques Salomé- (Pensées d'amour)
suzon
Les éternelles manipulatrices qui jouent sur l'affectif, la maladie pour exercer un chantage pour de fausses raisons ..... devraient plutôt s'inquiéter de la vraie souffrance, de la misère des gens qui n'ont plus rien à manger. des peuples qui subissent l'oppression, de la terre ...... dieu que c'est insupportable .
Coccyvette
A une Dame créole
Au pays parfumé que le soleil caresse,
J’ai connu, sous un dais d’arbres tout empourprés
Et de palmiers d’où pleut sur les yeux la paresse,
Une dame créole aux charmes ignorés.
Son teint est pâle et chaud; la brune enchanteresse
A dans le cou des airs noblement maniérés;
Grande et svelte en marchant comme une chasseresse,
Son sourire est tranquille et ses yeux assurés.
Si vous alliez, Madame, au vrai pays de gloire,
Sur les bords de la Seine ou de la verte Loire,
Belle digne d’orner les antiques manoirs,
Vous feriez, à l’abri des ombreuses retraites
Germer mille sonnets dans le coeur des poètes,
Que vos grands yeux rendraient plus soumis que vos noirs.
— Charles Baudelaire (1821-1867)
Les fleurs du mal
suzon
Il y a des mots qui font vivre et ce sont des mots innocents : le mot chaleur, le mot confiance, amour, justice et le mot liberté, le mot enfant et le mot gentillesse, et certains noms de fleurs et certains noms de fruits, le mot courage et le mot découvrir et le mot frère et le mot camarade et certains noms de pays de villages et certains noms de femmes et d'amis.
Paul Eluard
Capusa06
Surtout, prends soin des personnes qui compteront pour toi, mon phénomène. Sans le vouloir, on les néglige souvent. On les fait passer après bien des urgences qui n'en sont pas. C'est une erreur dont on ne prend conscience que trop tard. Accorde du temps à ceux que tu aimes, pour savoir déceler chez eux le mensonge lorsqu'ils te diront que tout va bien, alors qu'en vérité ils auront juste besoin que tu les regardes dans les yeux et que tu les prennes dans tes bras. Sois toujours là pour ceux qui ont foi en toi et qui t'aiment pour celle que tu es. Comme eux te soutiendront les jours où tu te sentiras vaciller.
Claire Norton- (Le sens de nos pas)
Coccyvette
La nuit m’est courte, et le jour trop me dure,
Je fuis l’amour, et le suis à la trace,
Cruel me suis, et requiers votre grâce,
Je prends plaisir au tourment que j’endure.
Je vois mon bien et mon mal je procure,
Désir m’enflamme, et crainte me rend grâce,
Je veux courir, et jamais ne déplace,
L’obscur m’est clair, et la lumière obscure.
Vôtre je suis, et ne puis être mien,
Mon corps est libre, et d’un étroit lien
Je sens mon cœur en prison retenu.
Obtenir veux, et ne puis requérir,
Ainsi me blesse, et ne veut guérir
Ce vieil enfant, aveugle archer, et nu.
(l’Olive)
Joachim du Bellay (1522-1560)
Capusa06
Je sais qu'on utilise parfois le mensonge pour ne pas blesser, mais je ne crois pas que son effet soit bienfaisant. La douleur fulgurante de la vérité se dissipe, alors que la douleur lancinante du mensonge demeure. C'est un mal rongeant.
John Steinbeck- (À l'est d'Éden)
Coccyvette
Le regard,
Est le langage de nos émotions...
C'est la couleur d'un écrin
Où l'on y dépose
La lourdeur d'un chagrin.
Il devient modestement
Ce pur diamant
Scintillant
Sur l'eau de l'émerveillement.
Il estompe sombrement
L'intensité de sa lueur
Quand pénètre dans notre être
L'indéfinissable douleur.
Il s'entoure allègrement
De ces petits sillons
Telle la mer de rochers
Reflétant nos moindres expressions.
Oui,
L’œil parle si bien
Des sentiments
Et jamais il ne ment.
Pascaline
