
claudanne
Dans le froid, la boue et le vent,
Il a franchi mille monts et torrents,
Dans le ciel clair et dans la fièvre de mai,
Il a battu mille prés et sentiers
A perdre haleine,
A grande peine,
Par tous les temps, il a marché.
Il mangeait ce qu'il pouvait trouver,
Parfois c'était des restes qu'on lui jetait,
Il s'arrêtait tard le soir et cherchait
Le lit profond d'un fossé et dormait
Trois heures à peine,
Pour prendre haleine
Avant le jour il repartait.
La route est longue pour les humains,
Elle fut plus longue pour ce chien.
Tête basse et pattes ensanglantées,
Le chien sans race inlassablement marchait,
Guettant le moindre souffle d'air, le palpant,
Il espérait, dans les odeurs du vent,
Y reconnaître
Celle du maître,
De son vieux maître qu'il aimait.
Dans le froid et la bise qui mord,
Un chien vaincu a hurlé à la mort,
Trois longues nuits, mais de moins en moins fort,
Dans la vallée sa plainte pèse encore,
Puis en silence,
La neige dense
Posa un manteau sur son corps.
Georges Chelon : Le chien
CHIEN
Misterprof-
J'ai essayé à cent reprises
De vous parler de mon ami
Mais comment parler d'une église
Dont l'accès vous est interdit
Mais ce soir je sens sous ma plume
Un fourmillement familier
Quand le soleil du cœur s'allume
L'éteindre serait un péché
C'est mon ami et c'est mon maître
C'est mon maître et c'est mon ami
Dès que je l'ai vu apparaître
J'ai tout de suite su que c'était lui
Lui qui allait m'apprendre à être
Ce que modestement je suis
Comme une chèvre vendéenne
De ses secrets il est jaloux
Et même s'il a de la peine
Il ne vous parle que de vous
Il conserve de son bel âge
Un sourire au fond de ses yeux
Et je me dis que c'est dommage
De vous le décrire sans cheveux
C'est mon ami et c'est mon maître
Je le vouvoie encore aujourd'hui
Et quand j'ai mal dedans mon être
Je passe une heure ou deux chez lui
L'air qu'on respire à sa fenêtre
C'est l'air le plus pur de Paris
Il porte en lui dur comme une arme
Un orgueil au-delà de tout
Au point que même au bord des larmes
Il vous fera croire qu'il s'en fout
C'est lui qui a fortifié mon âme
Et si je suis encore en vie
Je ne le dois pas à cette femme
Qui me rend heureux aujourd'hui
Mais à mon ami, à mon maître
Et dans la chanson que voici
Je sais qu'il va se reconnaître
Mais puisque nous sommes entre amis
Ce soir je peux bien me permettre
De vous le présenter aussi.
Serge Lama : Mon ami, mon maître.
MAÎTRE
Misterprof-
C'est étrange, je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir
Je te regarde comme pour la première fois
Encore des mots toujours des mots
Les mêmes mots
Je ne sais plus comme te dire
Rien que des mots
Mais tu es cette belle histoire d'amou
Que je ne cesserai jamais de lire
Des mots faciles des mots fragiles
C'était trop beau
Tu es d'hier et de demain
Bien trop beau
De toujours ma seule verité
Mais c'est fini le temps des rêves
Les souvenirs se fanent aussi
Quand on les oublie
Tu es comme le vent qui fait chanter les violons
Et emporte au loin le parfum des roses
Caramels, bonbons et chocolats
Par moments, je ne te comprends pas
Merci, pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre
Qui aime le vent et le parfum des roses
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
Se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur
Une parole encore
Parole, parole, parole
Écoute-moi
Parole, parole, parole
Je t'en prie
Parole, parole, parole
Je te jure
Parole, parole, parole, parole, parole
Encore des paroles que tu sêmes au vent
Voilà mon destin
Te parler comme la première fois
Encore des mots toujours des mots
Les mêmes mots
Comme j'aimerais que tu me comprennes
Rien que des mots
Que tu m'écoutes au moins une fois
Des mots magiques, des mots tactiques
Qui sonnent faux
Tu es mon rêve défendu
Oui, tellement faux
Mon seul tourment et mon unique espérance
Rien ne t'arrête quand tu commences
Si tu savais comme j'ai envie
D'un peu de silence
Tu es pour moi la seule musique
Qui fait danser les étoiles sur les dunes
Caramels, bonbons et chocolats
Si tu n'existais pas déjà je t'inventerais
Merci, pas pour moi
Mais tu peux bien les offrir à une autre
Qui aime les étoiles sur les dunes
Moi, les mots tendres enrobés de douceur
Se posent sur ma bouche mais jamais sur mon cœur
Encore un mot juste une parole
Parole, parole, parole
Écoute-moi
Parole, parole, parole
Je t'en prie
Parole, parole, parole
Je te jure
Parole, parole, parole, parole, parole
Encore des paroles que tu sêmes au vent
Que tu es belle
Parole, parole, parole
Que tu es belle
Parole, parole, parole
Que tu es belle
Parole, parole, parole
Que tu es belle
Parole, parole, parole, parole, parole
Encore des paroles que tu sèmes au vent.
Dalida et Alain Delon : Paroles paroles.
MOTS.
lilith59
Mets ta main dans la main
De celui qui tend la sienne
Mets ta main dans la main
De celui qui dit bonjour
Il sera ton ami et le restera
Jusqu'à la fin des jours
La main que tu tiens dans ta main C'est comme une poignée d'amour
C'est ce que disait mon père
Qui ne connaissait que la bible
Et qui la lisait le soir à ses enfants D'une voix tranquille
Il disait remercie le ciel
Chaque fois qu'un signe d'amitié Vient jusqu'à toi
Il t'aidera à porter un peu plus loin ta lourde croix
Mets ta main dans la main
De celui qui tend la sienne
Mets ta main dans la main
De celui qui dit bonjour
Il sera ton ami et le restera
Jusqu'à la fin des jours
La main que tu tiens dans ta main C'est comme une poignée d'amour
Grâce à mon père
J'ai appris le cantique des cantiques La plus belle chanson
Le poême le plus pathétique
Mon père ne m'a laissé pour héritage Que sa vieille bible d'un sou
Mais je ne vous la vendrais pas
Pour tout l'or du Pérou
Mets ta main dans la main
De celui qui tend la sienne
Mets ta main dans la main
De celui qui dit bonjour
Il sera ton ami et le restera
Jusqu'à la fin des jours
La main que tu tiens dans ta main C'est comme une poignée d'amour
Mets ta main dans la main
De celui qui tend la sienne
Mets ta main dans la main
De celui qui dit bonjour
Il sera ton ami et le restera
Jusqu'à la fin des jours
La main que tu tiens dans ta main C'est comme une poignée d'amour
Il sera ton ami et le restera
Jusquà la fin des jours
La main que tu tiens dans ta main C'est comme une poignée d'amour Mets ta main dans la main
De celui qui tend la sienne
Mets ta main dans la main
De celui qui dit bonjour
PAROLES
Nana Mouskouri - Mets ta main dans la main ...
Misterprof-
Prendre un enfant par la main
Pour l'emmener vers demain
Pour lui donner la confiance en son pas
Prendre un enfant pour un roi
Prendre un enfant dans ses bras
Et pour la première fois
Sécher ses larmes en étouffant de joie
Prendre un enfant dans ses bras
Prendre un enfant par le cœur
Pour soulager ses malheurs
Tout doucement, sans parler, sans pudeur
Prendre un enfant sur son cœur
Prendre un enfant dans ses bras
Mais pour la première fois
Verser des larmes en étouffant sa joie
Prendre un enfant contre soi
Prendre un enfant par la main
Et lui chanter des refrains
Pour qu'il s'endorme à la tombée du jour
Prendre un enfant par l'amour
Prendre un enfant comme il vient
Et consoler ses chagrins
Vivre sa vie des années, puis soudain
Prendre un enfant par la main
En regardant tout au bout du chemin
Prendre un enfant pour le sien.
Yves Duteil : Prendre un enfant par la main.
MAIN
claudanne
Maman, le vent me fait la cour
Le vent me trousse et m'éparpille
Le vent me souffle des discours.
Pardi c'est ennuyeux ma fille.
Ça l'est bien plus encore maman
Car le grand vent est mon amant.
Fille folle amante du vent
Boucle ton corset
Baisse bien la tête
Méfie-toi qui aime le vent
Engendre la tempête
Engendre la tempête.
Maman le vent partout me suit
Le vent me presse et me bouscule
Il pousse mes volets la nuit.
Pardi tu seras ridicule
De quoi ma fille a-t-on bien l'air
En accouchant d'un courant d'air.
Fille folle amante du vent
Boucle ton corset
Baisse bien la tête
Méfie-toi qui aime le vent
Engendre la tempête
Engendre la tempête.
Maman le vent m'aime si fort
Que je dois ouvrir les fenêtres
Il ne veut plus coucher dehors
Et je crois qu'un enfant va naître.
Fille je m'en irai avant
D'être la grand-mère du vent.
Fille folle amante du vent
Boucle ton corset
Baisse bien la tête
Méfie-toi qui aime le vent
Engendre la tempête
Engendre la tempête.
Maman mon fils est né ce soir
J'en suis restée toute meurtrie
N'ai pas eu le temps de le voir
Il m'a laissé à ma folie
Et le voici parti maman
Aux trousses de son père le vent
Mes amours ne sont que du vent
Est-ce aussi le vent que j'ai dans la tête
Puisque tu me fuis mon enfant
Je suivrai la tempête
Je suivrai la tempête.
Anne Sylvestre : la Femme du vent
ENFANT
Misterprof-
Elle ouvre les yeux et regarde à terre
Peureuse, elle regarde à terre
Il lui promet que c'était la dernière
Et elle ramasse ses affaires
Pour une envie si humaine
D'avoir voulu être libre
Et c'était pas la première
La première crise
Si sur eux tu ne lèves jamais la main
Tu seras un très bon père
Et meilleur sera demain, eh
De mieux en mieux
Évidemment que ce sera de mieux en mieux
Un jour ce sera joyeux (un jour ce sera joyeux, un jour ce sera joyeux...)
Mais en attendant, elle doit subir le feu
Encore une tempête
Encore une alerte
L'orage la guette et s'abat sur elle
Encore une tempête
Encore une alerte
Sa rage la guette
Les bleus c'est rien, c'est juste une belle couleur
Plus douce que celle de ses yeux
Quand il se met en colère
Ça continue de durer alors qu'elle lui dit
"On ne s'aime plus comme avant"
Il continue dans son déni
Il dit qu'ils vont de l'avant
"J'ai été folle de t'aimer si fort, folle d'aimer fort un fou"
La peur la guette quand il crie trop fort
Quand il se jette à son cou
De mieux en mieux
Quand elle n'aura plus à courir derrière eux
Un jour ce sera joyeux (un jour ce sera joyeux, un jour ce sera joyeux...)
Mais en attendant, personne ne voit son jeu
Encore une tempête
Encore une alerte
L'orage la guette et s'abat sur elle
Encore une tempête
Encore une alerte
Sa rage la guette
Encore une tempête
Encore une alerte
L'orage la guette et s'abat sur elle
Encore une tempête
Encore une alerte
Sa rage la guette
La dernière fois, c'est plusieurs fois (la dernière fois, c'est plusieurs fois)
La dernière fois, ça fait plusieurs fois (la dernière fois, ça fait plusieurs fois)
La dernière fois, c'est plusieurs fois (la dernière fois, c'est plusieurs fois)
La dernière fois, ah
Encore une tempête
Encore une alerte
L'orage la guette et s'abat sur elle
Encore une tempête
Encore une alerte
Sa rage la guette
Elle est invisible, il reste impuni
Mais ça, c'est bientôt fini
Prête à partir pour mettre fin à la guerre
Et lui restera libre et fier
Pour une envie si humaine
D'avoir voulu être libre
Toujours à elles qu'ils s'en prennent
Le danger demeure et les brise
Espérons qu'il n'y aura pas de prochaine
C'est toujours ça d'espérer
Qu'on n'ait pas à chanter de requiem.
Angèle : Tempête.
VENT
FAE
Paroles
"Sous un pli bleu je t'envoyais
La Tendresse de Bernard Dimey
Tu trouvais que c'était joli
Tu n'y as jamais rien compris
Je t'envoyais des chansons de Brel
Celles qui frappent où le cœur se fêle
Je pensais qu'elles pourraient, peut-être
Faire pousser un arbre au désert
Je t'envoyais des fleurs séchées
De la lavande et des pensées
Il n'y a pas d'amour heureux
Disait Aragon amoureux
J'écrivais tout et sans pudeur
Je me déshabillais le cœur
Je t'écris une dernière fois
C'est ma dernière chanson pour toi
Je ne t'écrirai plus, je n'en ai plus besoin
Je ne t'écrirai plus, maintenant tout va bien
Je ne t'écrirai plus, le calme est revenu
La tempête a cessé, j'ai fini de t'aimer
Je ne t'écrirai plus, je n'en ai plus besoin
Je ne t'écrirai plus, maintenant tout va bien
Je ne t'écrirai plus, le calme est revenu
La tempête a cessé, j'ai fini de t'aimer
Je te recopiais des poèmes
Piqués à ce vieux fou d'Hugo
Lui qui savait dire je t'aime
Sans jamais avoir l'air idiot
Je me servais d'Apollinaire
Et de Rimbaud, et de Verlaine
Ce rêve étrange et pénétrant
Moi aussi, je l'ai fait souvent
Je ne t'écrirai plus, je n'en ai plus besoin
Je ne t'écrirai plus, maintenant tout va bien
Je ne t'écrirai plus, le calme est revenu
La tempête a cessé, j'ai fini de t'aimer
Je ne t'écrirai plus, je n'en ai plus besoin
Je ne t'écrirai plus, maintenant tout va bien
Je ne t'écrirai plus, le calme est revenu
La tempête a cessé, j'ai fini de t'aimer
Oh, je ne t'écrirai plus, je n'en ai plus besoin
Je ne t'écrirai plus, maintenant tout va bien
Je ne t'écrirai plus, le calme est revenu
La tempête a cessé, j'ai fini de t'aimer
Je ne t'écrirai plus
Je ne t'écrirai plus
Je ne t'écrirai plus
Je ne t'écrirai plus"
(Claude Barzotti a contribué aux paroles de cette chanson)
TEMPÊTE
lilith59
Je n'aurais jamais cru qu'on se rencontrerait
Le hasard est curieux, il provoque les choses
Et le destin pressé un instant prend la pose
Non je n'ai rien oublié
Je souris malgré moi, rien qu'à te regarder
Si les mois, les années marquent souvent les êtres
Toi, tu n'as pas changé, la coiffure peut-être
Non je n'ai rien oublié
Marié, moi ? Allons donc, je n'en ai nulle envie
J'aime ma liberté, et puis, de moi à toi
Je n'ai pas rencontré la femme de ma vie
Mais allons prendre un verre, et parle-moi de toi
Qu'as-tu fais de tes jours ? es-tu riche et comblée ?
Tu vis seule à Paris ? mais alors ce mariage ?
Entre nous, tes parents ont dû crever de rage
Non je n'ai rien oublié
Qui m'aurait dit qu'un jour sans l'avoir provoqué
Le destin tout à coup nous mettait face à face
Je croyais que tout meurt avec le temps qui passe
Non je n'ai rien oublié
Je ne sais trop que dire, ni par oû commencer
Les souvenirs foisonnent, envahissent ma tête
Et le passé revient du fond de sa défaite
Non je n'ai rien oublié, rien oublié
You might also like
Un par un
Charles Aznavour
La bohème
Charles Aznavour
You’re Losing Me (From The Vault)
Taylor Swift
A l'age où je portais mon amour pour toute arme
Ton père ayant pour toi bien d'autres ambitions
A brisé notre amour et fait jaillir nos larmes
Pour un mari choisi sur sa situation
J'ai voulu te revoir mais tu étais clôitrée
Je t'ai écrit cent fois, mais toujours sans réponse
Cela m'a pris longtemps avant que je renonce
Non je n'ai rien oublié
L'heure court et déjà le café va fermer
Viens je te raccompagne à travers les rues mortes
Comme au temps des baisers qu'on volait sous ta porte
Non je n'ai rien oublié
Chaque saison était notre saison d'aimer
Et nous ne redoutions ni l'hiver ni l'automne
C'est toujours le printemps quand nos vingt ans résonnent
Non je n'ai rien oublié, rien oublié
Cela m'a fait du bien de sentir ta présence
Je me sens différent, comme un peu plus léger
On a souvent besoin d'un bain d'adolescence
C'est doux de revenir aux sources du passé
Je voudrais, si tu veux, sans vouloir te forcer
Te revoir à nouveau, enfin … si c'est possible
Si tu en as envie, si tu es disponible
Si tu n'as rien oublié
Comme moi qui n'ai rien oublié
Charles Aznavour - Non je n'ai rien oublié .
t'écrirai
claudanne
Moi je n'aurais pas imaginé
Que je te reverrais
Tant d'années ont passé
Je vois que tu n'as pas changé
Mwen Mwen pa té ka siposé
Mwen té ké ripalé baw
Mwen té minm oublié
Sa mwen te ka riproché'w
An sel kout zié fe mwen kraké
Mwen té kéye lé resisté
Me lanmou a té douss
Lé nous pas té ka joué
Si nous té pren tan pou nou té palé
Kolé séré nou té ké ka dansé
Si nou té pren tan pou nou té kosé
Kolé séré nou téké ka dansé
Si nou té pren tan pou nou ekspliké
Kolé séré kolé séré
Moi je n'aurais pas imaginé
Que je te reverrais
Et pour t'oublier
J'avais tout gaché tout cassé
Tou sa palé mwen mal paléw
Pa té ka marchandéw
Gadé moin jodi
Pa ka trouvé ayen pou di
Ou la tou pré moin ka souri
Esa ka ba moin envi
Ritchimbé, w en bra moin
Pou nou pe rikonmencé
Si nous té pren tan pou nou té palé
Kolé séré nou té ké ka dansé
Si nou té pren tan pou nou té kosé
Kolé séré nou téké ka dansé
Si nou té pren tan pou nou ekspliké
Kolé séré kolé séré.
(kolé séré, Philippe Lavil et Jocelyne Béroard)
PASSé
Misterprof-
Si tu reviens jamais danser chez Temporel
Un jour ou l'autre
Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés
Auprès du notre
D'une rencontre au bord de l'eau
Ne restent que quatre initiales
Et deux cœurs taillés au couteau
Dans le bois des tables bancales
Si tu reviens jamais danser chez Temporel
Un jour ou l'autre
Pense à ceux qui tous ont laissé leurs noms gravés
Auprès du notre
Sur le vieux comptoir tu pourras
Si le cœur t'en dit boire un verre
En l'honneur de nos 20 carats
Qui depuis se sont fait la paire
Si tu reviens jamais danser chez Temporel
Un jour ou l'autre
Pense aux doigts qui tous ont laissé quelques "je t'aime"
Auprès du nôtre
Dans ce petit bal mal famé
C'en est assez pour que renaisse
Ce qu'alors nous avons aimé
Et pour que tu le reconnaisses
Si tu reviens jamais danser chez Temporel
Un jour ou l'autre
Pense aux bonheurs qui sont passés là simplement
Comme le nôtre.
Guy Béart : Bal chez Temporel
DANSER
FAE
Bonjour à tous ! 😃
"Au plaisir des bois
Je m’en vais parfois
Retrouver mes joies passées
La guinguette est là
Tout comme autrefois
A l’abri des marronniers
Au bal de nos vingt ans
Mon cœur s’en va rêvant
Tandis que les danseurs tournent toujours
Et moi, je nous revois
Tous deux parmi les bois
Jurant de nous aimer d’un bel amour
Au plaisir des bois
La guinguette est là
C’est son nom, t’en souviens-tu?
Si tu m’aimes encore
Nous pourrons alors
Rattraper le temps perdu
Au bal de nos vingt ans
L’orchestre nous attend
Il peut jouer pour nous comme aux beaux jours
Et nous, nous danserons
Au rythme des flonflons
Du bal, du bal sans fin de notre amour. "
BAL
Misterprof-
C'est un petit bonheur que j'avais ramassé
Il était tout en pleurs sur le bord d'un fossé
Quand il m'a vu passer, il s'est mis à crier
"Monsieur ramassez-moi, chez vous emmenez-moi"
"Mes frères m'ont oublié, je suis tombé, je suis malade"
"Si vous n'me cueillez point, je vais mourir quelle balade"
"Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure"
"Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture"
J'ai pris le petit bonheur l'ai mis sous mes haillons
J'ai dit, "faut pas qu'il meure, viens-t'en dans ma maison"
Alors le petit bonheur a fait sa guérison
Sur le bord de mon cœur y avait une chanson
Mes jours, mes nuits, mes deuils, mes peines, mon mal, tout fut oublié
Ma vie de désœuvré j'avais l'dégoût d'la recommencer
Quand il pleuvait dehors ou qu'mes amis m'faisaient des peines
J'prenais mon petit bonheur et j'lui disais, "c'est toi ma reine"
Mon bonheur a fleuri, il a fait des bourgeons
C'était le paradis, ça s'voyait sur mon front
Or un matin joli que j'sifflais ce refrain
Mon bonheur est parti sans me donner la main
J'eu beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes
Lui montrer le grand trou qu'il me faisait au fond du cœur
Il s'en allait toujours la tête haute sans joie, sans haine
Comme s'il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure
J'ai bien pensé mourir de chagrin et d'ennui
J'avais cessé de rire, c'était toujours la nuit
Il me restait l'oubli, il me restait l'mépris
Enfin que j'me suis dit, il me reste la vie
J'ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines, et mes guenilles
Et je bats la semelle dans des pays de malheureux
Aujourd'hui quand je vois une fontaine ou une fille
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux
Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux.
Félix Leclerc : Le Petit Bonheur.
PLAISIR
