
FAE
"Le carnet à spirale
J'ai en-core per-du ton a-mour tu sais
J'peux pas m'souv'-nir de ce que j'en ai fait
Je l'ai pour-tant ran-gé comme il fal-lait
C'est pas croy-a-ble comme tout dis-pa-raît
j'ai trou-vé dans mon car-net à spi-rale
Tout mon bon-heur - en let-tres ca-pi-ta-les
À l'en-cre bleue - aux ver-tus sym-pa-thiques
Sous des col-lages - à la gomme a-ra-bi-que
J'ai un à un fouil-lé tous nos se-crets
J'n'ai rien trou-vé dans le peu qu'il res-tait
Sous quel-ques brouilles au fond sans in-té-rêt
Des boules de gommes et des ma-tins pas frais
REFRAIN
j'ai trou-vé dans mon car-net à spi-rale
Tout mon bon-heur en let-tres ca-pi-ta-les
À l'en-cre bleue aux ver-tus sym-pa-thiques
Sous des col-lages à la gomme a-ra-bi-que
J'ai en-core per-du ton a-mour c'est vrai
Mais a-près tout per-son-ne n'est par-fait
Si tu n'en as plus d'au-tres, c'est bien fait
Tant pis pour moi j'é-tais un peu dis-trait
gar-de-rai dans mon car-net à spi-rale
Tout mon bon-heur en let-tres ca-pi-ta-les
À l'en-cre bleue aux ver-tus sym-pa-thiques
Sous des col-lages à la gomme a-ra-bi-que
J'ai en-core per-du ton a-mour tu sais
Si tu n'en as plus d'au-tre c'est bien fait
Tant pis pour moi j'é-tais un peu dis-trait
C'est pas croy-a-ble comme tout dis-pa-raît
J'peux pas m'souv'-nir de ce que j'en ai fait
Tant pis pour moi j'é-tais un peu dis-trait
J'ai en-co-re per-du ton a-mour tu sais
C'est pas cro-a-ble comme tout dis-pa-raît
Tant pis pour moi j'é-tais un peu dis-trait
J'ai encore perdu ton amour tu sais
J'peux pas m'souvenir de ce que j'en ai fait
Je l'ai pourtant rangé comme il fallait
C'est pas croyable comme tout disparaît
Mais j'ai trouvé dans mon carnet à spirale
Tout mon bonheur en lettres capitales
À l'encre bleue aux vertus sympathiques
Sous des collages à la gomme arabique
J'ai un à un fouillé tous nos secrets
J'n'ai rien trouvé dans le peu qu'il restait
Sous quelques brouilles au fond sans intérêt
Des boules de gomme et des matins pas frais
Mais j'ai gardé dans mon carnet à spirale
Tout mon bonheur en lettres capitales
À l'encre bleue aux vertus sympathiques
Sous des collages à la gomme arabique
J'ai encore perdu ton amour c'est vrai
Mais après tout personne n'est parfait
Si tu n'en as plus d'autres, c'est bien fait
Tant pis pour moi, j'étais un peu distrait
Je garderai dans mon carnet à spirale
Tout mon bonheur en lettres capitales
À l'encre bleue aux vertus sympathiques
Sous des collages à la gomme arabique"
(Parolier : William SHELLER)
BONHEUR
lilith59
Margoton, la jeune bergère trouvant dans l'herbe un petit chat
Qui venait de perdre sa mère l'adopta
Elle entrouvre sa collerette et le couche contre son sein
C'était tout c'qu'elle avait, pauvrette comme coussin
Le chat, la prenant pour sa mère, se mit à têter tout de go
Émue, Margot le laissa faire, brave Margot
Un croquant, passant à la ronde, trouvant le tableau peu commun
S'en alla le dire à tout l'monde et, le lendemain
Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, lalala la la la
Étaient là, lalala la la la
Et Margot qui était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, lalala la la la
Étaient là, lalala la la la
L'maître d'école et ses potaches, le maire, le bedeau, le bougnat
Négligeaient carrément leur tâche pour voir ça
Le facteur, d'ordinaire si preste pour voir ça, ne distribuait plus
Les lettres que personne, au reste n'aurait lues
Pour voir ça (Dieu le leur pardonne)
Les enfants de chœur, au milieu
Du saint sacrifice, abandonnent le saint lieu
Les gendarmes, même les gendarmes qui sont par nature si ballots
Se laissaient toucher par les charmes du joli tableau
Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, lalala la la la
Étaient là, lalala la la la
Et Margot qui était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, lalala la la la
Étaient là, lalala la la la
Mais les autres femmes de la commune privées d'leurs époux, d'leurs galants
Accumulèrent la rancune, patiemment
Puis un jour, ivres de colère, elles s'armèrent de bâtons
Et, farouches, elles immolèrent le chaton
La bergère, après bien des larmes pour s'consoler prit un mari
Et ne dévoilà plus ses charmes que pour lui
Le temps passa sur les mémoires, on oublia l'événement
Seuls des vieux racontent encore à leurs petits enfants
Quand Margot dégrafait son corsage
Pour donner la gougoutte à son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, lalala la la la
Étaient là, lalala la la la
Et Margot qui était simple et très sage
Présumait qu'c'était pour voir son chat
Tous les gars, tous les gars du village
Étaient là, lalala la la la
Étaient là, lalala la la la
Étaient là, lalala lalala la la la
Brassens - Brave Margot
CARNET
claudanne
"Au marché de Briv'-la-Gaillarde,
A propos de bottes d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes
Se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture,
Les gendarmes, mal inspirés,
Vinrent pour tenter l'aventure
D'interrompre l'échauffourée.
Or, sous tous les cieux sans vergogne,
C'est un usage bien établi,
Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
Tout l'monde se réconcilie.
Ces furies, perdant tout' mesure,
Se ruèrent sur les guignols,
Et donnèrent, je vous l'assure,
Un spectacle assez croquignol.
En voyant ces braves pandores
Etre à deux doigts de succomber,
Moi, j'bichais, car je les adore
Sous la forme de macchabées.
De la mansarde où je réside,
J'excitais les farouches bras
Des mégères gendarmicides,
En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"
Frénétique l'une d'elles attache
Le vieux maréchal des logis,
Et lui fait crier: "Mort aux vaches!
Mort aux lois! Vive l'anarchie!"
Une autre fourre avec rudesse
Le crâne d'un de ces lourdauds
Entre ses gigantesques fesses
Qu'elle serre comme un étau.
La plus grasse de ces femelles,
Ouvrant son corsage dilaté,
Matraque à grands coups de mamelles
Ceux qui passent à sa portée.
Ils tombent, tombent, tombent, tombent,
Et, selon les avis compétents,
Il paraît que cette hécatombe
Fut la plus belle de tous les temps.
Jugeant enfin que leurs victimes
Avaient eu leur content de gnons,
Ces furies, comme outrage ultime,
En retournant à leurs oignons,
Ces furies, à peine si j'ose
Le dire, tellement c'est bas,
Leur auraient même coupé les choses:
Par bonheur ils n'en avaient pas!
Leur auraient même coupé les choses:
Par bonheur ils n'en avaient pas!
(Georges Brassens, Hécatombe)
CORSAGE
Misterprof-
Voici pour 100 francs du thym, de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d'abricots?
Voici l'estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets?
Et par-dessus tout ça on vous donne en étrenne
L'accent qui se promène et qui n'en finit pas
Il y a tout au long des marchés de Provence
Qui sentent, le matin, la mer et le Midi
Des parfums de fenouil, melon et céleri
Avec par-ci, par-là, quelques gosses qui dansent
Voyageur de la nuit, moi qui en ribambelle
Ai franchi des pays que je ne voyais pas
J'ai hâte, au point du jour, de trouver sur mes pas
Ce monde émerveillé qui rit et qui s'interpelle
Le matin au marché
Voici pour 100 francs du thym, de la garrigue
Un peu de safran et un kilo de figues
Voulez-vous, pas vrai, un beau plateau de pêches
Ou bien d'abricots?
Voici l'estragon et la belle échalote
Le joli poisson de la Marie-Charlotte
Voulez-vous, pas vrai, un bouquet de lavande
Ou bien quelques œillets?
Et par-dessus tout ça on vous donne en étrenne
L'accent qui se promène et qui n'en finit pas
Gilbert Bécaud : Les marchés de Provence.
MARCHÉ (S)
andree
La PAIX
Jean Ferrat
Nous ne voulons plus de guerre, nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires, halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur Terre unilatéralement
La force de la France c'est l'esprit des Lumières
Cette petite flamme au cœur du monde entier
Qui éclaire toujours les peuples en colère
En quête de justice et de la liberté
Nous ne voulons plus de guerre, nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires, halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre, unilatéralement
Parce qu'ils ont un jour atteint l'Universel
Dans ce qu'ils ont écrit cherché sculpté ou peint
La force de la France, c'est Cézanne et Ravel
C'est Voltaire et Pasteur, c'est Verlaine et Rodin
Nous ne voulons plus de guerre, nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires, halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre, unilatéralement
La force de la France elle est dans ses poètes
Qui taillent l'avenir au mois de mai des mots
Couvrez leurs yeux de cendre tranchez leur gorge ouverte
Vous n'étoufferez pas le chant du renouveau
Nous ne voulons plus de guerre, nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires, halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre, unilatéralement
La force de la France elle sera immense
Défiant à jamais et l'espace et le temps
Le jour où j'entendrai reprendre ma romance
Dans la réalité de la foule chantant
Nous ne voulons plus de guerre, nous ne voulons plus de sang
Halte aux armes nucléaires, halte à la course au néant
Devant tous les peuples frères qui s'en porteront garants
Déclarons la paix sur terre, unilatéralement
PROVENCE
FAE
"Terre brûlée au vent
Des landes de pierres
Autour des lacs, c'est pour les vivants
Un peu d'enfer, le Connemara
Des nuages noirs qui viennent du nord
Colorent la terre, les lacs, les rivières
C'est le décor du Connemara
Au printemps suivant, le ciel irlandais était en paix
Maureen a plongé nue dans un lac du Connemara
Sean Kelly s'est dit "je suis catholique", Maureen aussi
L'église en granit de Limerick, Maureen a dit "oui"
De Tipperary, Barry-Connelly et de Galway
Ils sont arrivés dans le comté du Connemara
Y avait les Connors, les O'Connolly, les Flaherty du Ring of Kerry
Et de quoi boire trois jours et deux nuits
Là-bas, au Connemara
On sait tout le prix du silence
Là-bas, au Connemara
On dit que la vie, c'est une folie
Et que la folie, ça se danse
Terre brûlée au vent
Des landes de pierres
Autour des lacs, c'est pour les vivants
Un peu d'enfer, le Connemara
Des nuages noirs qui viennent du nord
Colorent la terre, les lacs, les rivières
C'est le décor du Connemara
On y vit encore au temps des Gaëls et de Cromwell
Au rythme des pluies et du soleil
Aux pas des chevaux
On y croit encore aux monstres des lacs
Qu'on voit nager certains soirs d'été
Et replonger pour l'éternité
On y voit encore
Des hommes d'ailleurs venus chercher
Le repos de l'âme et pour le cœur, un goût de meilleur
L'on y croit encore
Que le jour viendra, il est tout près
Où les Irlandais feront la paix autour de la Croix
Là-bas, au Connemara
On sait tout le prix de la guerre
Là-bas, au Connemara
On n'accepte pas
La paix des Gallois
Ni celle des rois d'Angleterre."
Source : LyricFind
Paroliers : Jacques Revaud / Michel Sardou / Pierre Delanoë
PAIX
andree
On n'a pas tous les jours 20 ans
Berthe Silva
L'atelier d'couture est en fête
On oublie l'ouvrage un instant
Car c'est aujourd'hui qu'Marinette
Vient juste d'avoir ses 20 ans
Trottins, petites mains et premières
Ont toutes apporté des gâteaux
Et Marinette, offrant l'porto
Dit, joyeuse, en levant son verre
On n'a pas tous les jours 20 ans
Ça nous arrive une fois seulement
Ce jour-là passe, hélas, trop vite
C'est pourquoi faut qu'on en profite
Si l'patron nous fait les gros yeux
On dira "Faut bien rire un peu
Tant pis si vous n'êtes pas content
On n'a pas tous les jours 20 ans"
Eul patron donne congé à ces p'tites
Et comme le printemps leur sourit
À la campagne elles vont tout de suite
Chercher un beau p'tit coin fleuri
Dans une auberge, en pleine verdure
Elles déjeunent sur le bord de l'eau
Puis valsent au son d'un phono
En chantant pour marquer la mesure
On n'a pas tous les jours 20 ans
Ça nous arrive une fois seulement
C'est le jour le plus beau de la vie
Alors on peut faire des folies
L'occasion il faut la saisir
Payons-nous un p'tit peu d'plaisir
Nous n'en f'rons pas toujours autant
On n'a pas tous les jours 20 ans
Tous les amoureux d'ces demoiselles
Sont venus le soir à leur tour
Et l'on entend sous les tonnelles
Chanter quelques duos d'amour ....
LACS
andree
La chanteuse a 20 ans
Serge Lama
Elle arrive à huit heures, personne n'est encore là
Elle ferme à double tour sa loge, et la voilà
Qui d'un air attendri, sourit à son miroir
Ça fait bientôt trente ans qu'elle fait ça tous les soirs
Puis elle prend son visage à deux mains
Le caresse comme si ça n'était plus le sien
Puis elle prend les fards et les crayons
Se dessine un sourire avec application
Les faux cils, la longue robe noire
Les souliers de satin, la perruque d'argent
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la première fois
Puis elle chante avec cette voix-là
Comme disent les journaux qu'on ne remplace pas
Elle sourit avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimons tant
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
Puis elle sort, épuisée, son maquillage fond
Elle répond d'un air triste à deux ou trois questions
Elle s'habille en civil, elle rentre dans l'auto
Puis s'endort sur l'épaule de son imprésario
Elle revoit l'Alcazar et Deauville
A l'époque où les hommes étaient encore dociles
Elle revoit même ce petit chanteur
Sacrifiant son cachet pour lui offrir des fleurs
Elle revoit ces amoureux transis
Qui jetaient dans son lit des colliers de diamant
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la première fois
Puis elle chante avec cette voix-là
Comme disent les journaux qu'on ne remplace pas
Elle sourit avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimons tant
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la dernière fois
Elle se plaint avec cette voix-là
Comme diront les journaux qu'on ne remplacera pas
Puis elle pleure avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimions tant
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
andree
La chanteuse a 20 ans
Serge Lama
Elle arrive à huit heures, personne n'est encore là
Elle ferme à double tour sa loge, et la voilà
Qui d'un air attendri, sourit à son miroir
Ça fait bientôt trente ans qu'elle fait ça tous les soirs
Puis elle prend son visage à deux mains
Le caresse comme si ça n'était plus le sien
Puis elle prend les fards et les crayons
Se dessine un sourire avec application
Les faux cils, la longue robe noire
Les souliers de satin, la perruque d'argent
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la première fois
Puis elle chante avec cette voix-là
Comme disent les journaux qu'on ne remplace pas
Elle sourit avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimons tant
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
Puis elle sort, épuisée, son maquillage fond
Elle répond d'un air triste à deux ou trois questions
Elle s'habille en civil, elle rentre dans l'auto
Puis s'endort sur l'épaule de son imprésario
Elle revoit l'Alcazar et Deauville
A l'époque où les hommes étaient encore dociles
Elle revoit même ce petit chanteur
Sacrifiant son cachet pour lui offrir des fleurs
Elle revoit ces amoureux transis
Qui jetaient dans son lit des colliers de diamant
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la première fois
Puis elle chante avec cette voix-là
Comme disent les journaux qu'on ne remplace pas
Elle sourit avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimons tant
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
Puis elle rentre en écartant les bras
Comme si elle rentrait pour la dernière fois
Elle se plaint avec cette voix-là
Comme diront les journaux qu'on ne remplacera pas
Puis elle pleure avec ce sourire-là
Qui n'appartient qu'à elle et que nous aimions tant
Maintenant, la chanteuse a vingt ans
