

Marianne
Bibracte a écrit :
Pourquoi pas, mais donnant-donnant, je suis curieux de savoir ce qui vous a vous aussi marquée,surprise, étonnée là-bas...
Pour pas débiter un roman je vais vous relater des faits marquants dont j'ai un souvenir presque intact.
Bon, déjà les trains indiens, très nombreux, les Britanniques ont laissé un réseau très dense.
Pour quitter Bénarès pour Madras j'avais pris le Coromandel Express.
Faut pas se fier au qualificatif Express ,comme partout en Asie d'ailleurs , ce rapide prenait 2 jours 2 nuits pour faire 1700 kms 😄
Et je ne vous apprends pas que nos organismes délicats d'occidentaux ont parfois du mal avec la nourriture exotique, même après adaptation de quelques jours ouy semaines. C'était mon cas.
Les Indiens sont très curieux, et n'hésitent pas vous approcher et vous questionner, surtout dans les trains où c'est une classe moyenne souvent anglophone qui voyage.
Donc ceux de mon compartiment et moi de suite échangeons beaucoup.
C'était récurrent chez beaucoup d'Indiens, et pas seulement en train, ils étaient très souvent étonnés qu'un Européen qu'un Occidental, vienne en Inde.
Qu'est ce que je cherchais que je n'avais pas chez moi?
J'ai le souvenir précis d'un commerçant particulièrement curieux et sympa , originaire de Bangalore qui m'avait même donné son adresse, au cas où je passerais là -bas, ce qui ne s'est jamais fait.
Bref après la première nuit la nourriture proposée dans le train ne passait pas ,mais vraiment vraiment vraiment pas😵💫...
Voyant mon état mes compagnons de voyage désolés essaient de trouver quelque chose pour me soulager mais rien n'y fait.
Le commerçant de Bangalore me conseille alors de faire halte, elles étaient fréquentes malgré l'appellation Express, au prochain arrêt et reprendre ensuite une fois remis mon voyage.
Ce que je fais.
Je suis incapable aujourd'hui de me souvenir du nom de cette petite ville, mais j'ai souvenir de ses alentours désertiques, typiques du centre de l'Inde.
Sur le quai aucune indication en anglais, tout en hindi.
Très vite je m'étonne des regards insistants et effarés des habitants que je croise, même au guichet de la gare l'agent en poste est incapable de me répondre, avec des yeux effarés gros comme des soucoupes, des gosses s'approchent et viennent tripoter ma montre, des adultes cessent leur activité pour me fixer, mais toujours sans animosité...
J'ai appris ensuite à l'hebergement que j'ai fini par trouver grâce à un habitant anglophone venu vers moi que depuis le départ des Anglais pratiquement aucun occidental n'était passé par là...
En tous cas, pas de pharmacie en vue mais l'Indien anglophone me conseille quelques "médecines" locales et mes problèmes s'arrangent..
J'ai passé là quelques jours en attendant l'Express suivant, suscitant toujours la même curiosité du début à la fin .
L'anglophone ,qui était en fait un des enseignants d'école de la ville, très sympa lui aussi et qui m'a un soir invité à dîner chez lui m'a fait découvrir la ville . J'ai pas souvenir de temples comme il y en a pléthore partout là -bas, il devait y en avoir mais aucun souvenir.
Juste une fois une procession religieuse festive comme il y en a partout aussi là -bas..
Bon, voilà pour aujourd'hui, à vous ! ...😉🙂
Ah ah ! la tourista, j'ai eu le même problème en débarquant en France après mon séjour au Tchad, grève de agents de nettoyage à l'aéroport, tous les sanitaires fermés, aucun commerçan77t n'a accepté de me rendre service, seul un vieux boutiquier indien justement, a bien voulu me secourir ; mais ce n'est pas le souvenir le plus agréable. Ce que j'ai beaucoup aimé c'est mon court séjour à Istamboul, les gosses de 8/10 ans, des poignées de livres turques crasseuses dans les mains qui proposaient le change dans toutes les langues, dans les rues, le Grand Bazar avec ses artisans qui travaillaient l'or, l'argent devant les éventuels clients, les boutiquiers tellement aimables, qui offraient du café turc à leurs clients, la variété de produits tous plus exotiques les uns que les autres, j'ai ramené du kohl et un manteau de daim, les marchandages, et les portefaix pliés en deux sous leurs charges, celui qui m'a impressionné portait une poutre métallique d'au moins 10 mètres de long et cheminait dans la foule sans toucher personne, les bateaux qui permettaient de traverser le Bosphore, à l'époque il n'y avait qu'un seul pont et les marins qui prenaient les femmes dans leurs bras pour les aider à monter dans le bateau et qui les gardaient quelques instants de trop, mais sans agressivité, en rigolant. Beaucoup de personnes parlaient anglais ou français, ça facilitait les choses. C'était en 1965 ou 66, il y a trop longtemps, tout a dû bien changer maintenant. Nostalgie.
Bibracte
Marianne a écrit :
Racontez, racontez 😊
Pourquoi pas, mais donnant-donnant, je suis curieux de savoir ce qui vous a vous aussi marquée,surprise, étonnée là-bas...
Pour pas débiter un roman je vais vous relater des faits marquants dont j'ai un souvenir presque intact.
Bon, déjà les trains indiens, très nombreux, les Britanniques ont laissé un réseau très dense.
Pour quitter Bénarès pour Madras j'avais pris le Coromandel Express.
Faut pas se fier au qualificatif Express ,comme partout en Asie d'ailleurs , ce rapide prenait 2 jours 2 nuits pour faire 1700 kms 😄
Et je ne vous apprends pas que nos organismes délicats d'occidentaux ont parfois du mal avec la nourriture exotique, même après adaptation de quelques jours ouy semaines. C'était mon cas.
Les Indiens sont très curieux, et n'hésitent pas vous approcher et vous questionner, surtout dans les trains où c'est une classe moyenne souvent anglophone qui voyage.
Donc ceux de mon compartiment et moi de suite échangeons beaucoup.
C'était récurrent chez beaucoup d'Indiens, et pas seulement en train, ils étaient très souvent étonnés qu'un Européen qu'un Occidental, vienne en Inde.
Qu'est ce que je cherchais que je n'avais pas chez moi?
J'ai le souvenir précis d'un commerçant particulièrement curieux et sympa , originaire de Bangalore qui m'avait même donné son adresse, au cas où je passerais là -bas, ce qui ne s'est jamais fait.
Bref après la première nuit la nourriture proposée dans le train ne passait pas ,mais vraiment vraiment vraiment pas😵💫...
Voyant mon état mes compagnons de voyage désolés essaient de trouver quelque chose pour me soulager mais rien n'y fait.
Le commerçant de Bangalore me conseille alors de faire halte, elles étaient fréquentes malgré l'appellation Express, au prochain arrêt et reprendre ensuite une fois remis mon voyage.
Ce que je fais.
Je suis incapable aujourd'hui de me souvenir du nom de cette petite ville, mais j'ai souvenir de ses alentours désertiques, typiques du centre de l'Inde.
Sur le quai aucune indication en anglais, tout en hindi.
Très vite je m'étonne des regards insistants et effarés des habitants que je croise, même au guichet de la gare l'agent en poste est incapable de me répondre, avec des yeux effarés gros comme des soucoupes, des gosses s'approchent et viennent tripoter ma montre, des adultes cessent leur activité pour me fixer, mais toujours sans animosité...
J'ai appris ensuite à l'hebergement que j'ai fini par trouver grâce à un habitant anglophone venu vers moi que depuis le départ des Anglais pratiquement aucun occidental n'était passé par là...
En tous cas, pas de pharmacie en vue mais l'Indien anglophone me conseille quelques "médecines" locales et mes problèmes s'arrangent..
J'ai passé là quelques jours en attendant l'Express suivant, suscitant toujours la même curiosité du début à la fin .
L'anglophone ,qui était en fait un des enseignants d'école de la ville, très sympa lui aussi et qui m'a un soir invité à dîner chez lui m'a fait découvrir la ville . J'ai pas souvenir de temples comme il y en a pléthore partout là -bas, il devait y en avoir mais aucun souvenir.
Juste une fois une procession religieuse festive comme il y en a partout aussi là -bas..
Bon, voilà pour aujourd'hui, à vous ! ...😉🙂
joiedevivre15
loulou25 a écrit :
Non, pas de la science-fiction : du délire complotiste, rien de plus.
Le complot est en face. On vous manipule, on vous ment et vous en redemandez !
Il n'y a qu'à attendre encore un peu, tout sera dévoilé. Je suis chargée de vous informer, pas de vous je faire croire.
Bonne soirée.

Marianne
Bibracte a écrit :
Il est des voyages qui marquent, celui de mes 24 ans en Inde et au Népal m'a particulièrement marqué.
J'en ai gardé qu'il y a comme plusieurs planètes sur la Terre , comme autant de peuples et de civilisations.
Je n'y avais jamais pensé de cette façon, mais c'est très vrai et joliment dit.