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&&&... NOS AMIES LES BÊTES (en chansons !) ...&&&

fae - 4 janvier 2017 11:11

"C'est la mère Michel qui a perdu son CHAT..."
A vous, maintenant !
Si vous ne trouvez pas de chanson, une poésie ou une expression feront l'affaire :cligne: .
Respectons la charte du site et amusons-nous ! :lol:

P-S : Les personnes qui le souhaitent peuvent citer des animaux en langue étrangère.

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fae4 janvier 2017 11:11

"C'est la mère Michel qui a perdu son CHAT..."
A vous, maintenant !
Si vous ne trouvez pas de chanson, une poésie ou une expression feront l'affaire :cligne: .
Respectons la charte du site et amusons-nous ! :lol:

P-S : Les personnes qui le souhaitent peuvent citer des animaux en langue étrangère.

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Capusa

12 juin 2020 14:15

Le dauphin


Dauphins, vous jouez dans la mer,
Mais le flot est toujours amer.
Parfois, ma joie éclate-t-elle ?
La vie est encore cruelle.

Guillaume Apollinaire, Le Bestiaire, ou Cortège d’Orphée, 1911

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Capusa

12 juin 2020 14:15

Merci Fae . Mes petits-fils aiment vos comptines ☺️

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FAE

12 juin 2020 13:59

"Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Eh ! Pourquoi pas ? "

Robert DESNOS

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FAE

7 juin 2020 21:57

Merci Capusa, il y avait bien longtemps que je n'avais relu ce poème . . .

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Capusa

7 juin 2020 21:07

Les hiboux

Sous les ifs noirs qui les abritent,
Les hiboux se tiennent rangés,
Ainsi que des dieux étrangers,
Dardant leur oeil rouge. Ils méditent.

Sans remuer ils se tiendront
Jusqu'à l'heure mélancolique
Où, poussant le soleil oblique,
Les ténèbres s'établiront.

Leur attitude au sage enseigne
Qu'il faut en ce monde qu'il craigne
Le tumulte et le mouvement,

L'homme ivre d'une ombre qui passe
Porte toujours le châtiment
D'avoir voulu changer de place .

Charles Baudelaire

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FAE

3 juin 2020 12:54

Merci !
"Si le poète est un Pierrot, un Pierrot qui s'émerveille, qui, parfois, rêve d'être roi pour tout changer autour de soi, qui n'aime pas que l'oiseau meure et voudrait libérer la joie . . . il a besoin, le soir, lorsque monte la brume que paraisse la lune pour la glisser dans sa lanterne :
Un pierrot, hélas ! est si terne
Sans veilleuse de lune. "
(Maurice Carême, au Clair de la Lune)

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Capusa

3 juin 2020 08:35

L’homme et le chien



Il ne voyait rien, il ne cherchait rien,

Il se contentait d’avoir un grand chien.



Á qui il parlait, à qui il riait

Comme à un ami qui lui ressemblait.



Á deux, ils formaient surement quelqu’un,

Quelqu’un de très bon, quelqu’un de très bien.



Traversant la vie sans souci aucun,

Simplement content d’être très content,



De ne désirer rien d’autre vraiment

Que d’être ici-bas un homme et un chien.



Maurice Carême (Au clair de lune)

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FAE

2 juin 2020 09:42

Bonjour à tous ! 😃
Merci Capusa, je ne l'avais jamais lu.

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Capusa

31 mai 2020 21:28

Sonnet pour un Lion

Au sommet d’une colline, au fin fond de l’Afrique
Il règne sur la plaine au pied d’un beau volcan
Le Kilimandjaro, montagne de son rang
Bleue, belle et sacrée, audacieuse et magique

Cet animal Roi, Salomon de la Jungle
Cet animal sans Temple que l’oeil n’a jamais vu
Le Lion est le Sage que le Ciel a déchu
Comme l’Ange blond d’une peinture d’Ingres

Ah béni soit le Lion, animal de légende
Un Ulysse d’Odyssée qui l’arc bande
Pour regagner sa cour, son royaume défendre

O Lion sacré d’Afrique, Le poète c’est toi !
Crinière mélancolique, souffle sacré du Roi !
Cultive ta légende éternelle et sauvage

Winston Perez

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FAE

30 mai 2020 12:58

Intéressant de découvrir ce personnage hors du commun. Merci Capusa.

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Capusa

30 mai 2020 08:47

Ô petite hirondelle
Qui bats de l'aile,
Et viens contre mon mur,
Comme abri sûr,
Bâtir d'un bec agile
Un nid fragile,
Dis-moi, pour vivre ainsi
Sans nul souci,
Comment fait l'hirondelle
Qui bat de l'aile ?

Moi, sous le même toit, je trouve tour à tour
Trop prompt, trop long, le temps que peut durer un jour.
J'ai l'heure des regrets et l'heure du sourire,
J'ai des rêves divers que je ne puis redire ;
Et, roseau qui se courbe aux caprices du vent,
L'esprit calme ou troublé, je marche en hésitant.
Mais, du chemin je prends moins la fleur que l'épine,
Mon front se lève moins, hélas ! qu'il ne s'incline ;
Mon cœur, pesant la vie à des poids différents,
Souffre plus des hivers qu'il ne rit des printemps.

Ô petite hirondelle
Qui bats de l'aile,
Et viens contre mon mur,
Comme abri sûr,
Bâtir d'un bec agile
Un nid fragile,
Dis-moi, pour vivre ainsi
Sans nul souci,
Comment fait l'hirondelle
Qui bat de l'aile ?

J'évoque du passé le lointain souvenir ;
Aux jours qui ne sont plus je voudrais revenir.
De mes bonheurs enfuis, il me semble au jeune agi
N'avoir pas à loisir savouré le passage,
Car la jeunesse croit qu'elle est un long trésor,
Et, si l'on a reçu, l'on attend plus encor.
L'avenir nous parait l'espérance éternelle,
Promettant, et restant aux promesses fidèle ;
On gaspille des biens que l'on rêve sans fin...
Mais, qu'on voudrait, le soir, revenir au matin !

Ô petite hirondelle
Qui bats de l'aile,
Et viens contre mon mur,
Comme abri sûr,
Bâtir d'un bec agile
Un nid fragile,
Dis-moi, pour vivre ainsi
Sans nul souci,
Comment fait l'hirondelle
Qui bat de l'aile ?

De mes jours les plus doux je crains le lendemain,
Je pose sur mes yeux une tremblante main.
L'avenir est pour nous un mensonge, un mystère ;
N'y jetons pas trop tôt un regard téméraire.
Quand le soleil est pur, sur les épis fauchés
Dormons, et reposons longtemps nos fronts penchés ;
Et ne demandons pas si les moissons futures
Auront des champs féconds, des gerbes aussi mûres.
Bornons notre horizon.... Mais l'esprit insoumis
Repousse et rompt le frein que lui-même avait mis.

Ô petite hirondelle
Qui bats de l'aile,
Et viens contre mon mur,
Comme abri sûr,
Bâtir d'un bec agile
Un nid fragile,
Dis-moi, pour vivre ainsi
Sans nul souci,
Comment fait l'hirondelle
Qui bat de l'aile ?

Souvent de mes amis j'imagine l'oubli :
C'est le soir, au printemps, quand le jour affaibli
Jette l'ombre en mon cœur ainsi que sur la terre ;
Emportant avec lui l'espoir et la lumière ;
Rêveuse, je me dis : « Pourquoi m'aimeraient-ils ?
De nos affections les invisibles fils
Se brisent chaque jour au moindre vent qui passe,
Comme on voit que la brise enlève au loin et casse
Ces fils blancs de la Vierge, errants au sein des cieux ;
Tout amour sur la terre est incertain comme eux ! »

Ô petite hirondelle
Qui bats de l'aile,
Et viens contre mon mur,
Comme abri sûr,
Bâtir d'un bec agile
Un nid fragile,
Dis-moi, pour vivre ainsi
Sans nul souci,
Comment fait l'hirondelle
Qui bat de l'aile ?

C'est que, petit oiseau, tu voles loin de nous ;
L'air qu'on respire au ciel est plus pur et plus doux.
Ce n'est qu'avec regret que ton aile légère,
Lorsque les cieux sont noirs, vient effleurer la terre.
Ah ! que ne pouvons-nous, te suivant dans ton vol,
Oubliant que nos pieds sont attachés au sol,
Élever notre cœur vers la voûte éternelle,
Y chercher le printemps comme fait l'hirondelle,
Détourner nos regards d'un monde malheureux,
Et, vivant ici-bas, donner notre âme aux cieux !

Ô petite hirondelle
Qui bats de l'aile,
Et viens contre mon mur,
Comme abri sûr,
Bâtir d'un bec agile
Un nid fragile,
Dis-moi, pour vivre ainsi
Sans nul souci,
Comment fait l'hirondelle
Qui bat de l'aile ?

Sophie d'Arbouville.

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FAE

29 mai 2020 22:16

Bonsoir à tous 😃 !
Il y a une suite tout aussi loufoque . . .

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Capusa

29 mai 2020 18:03

Trop drôle 😆

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FAE

29 mai 2020 17:32

Comptine :
"Un éléphant (bis)
Qui se promenait (bis)
Tout doucement (bis)
Dans la forêt (bis)
Il avait sur son dos (bis)
Un petit perroquet (bis)
Qui s'appelait Jaquot (bis)
Et qui buvait du lait(bis)"

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FAE

29 mai 2020 09:49

"Monsieur Seguin n’avait jamais eu de bonheur avec ses chèvres. Il les perdait toutes de la même façon : un beau matin, elles cassaient leur corde, s’en allaient dans la montagne, et là-haut le loup les mangeait. […]"

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