
Capusa
La java des pussy-cats
"Sur un vieux toit en zingue
Y avait des pussy-cats
Qui dansaient comme des dingues
En f'sant du bruit avec leurs pattes
Alertés, les voisingues
S'écriaient ça n'a rien d'bath
y a d'quoi dev'nir sourdingue
On peux plus travailler ses maths
Le matou du marchand d'volailles
Une sardine en bandouillière
Avait enlacé par la taille
La chatte de la cuisinière
Chacun faisait du gringue
A la siamoise de l'épicier
C'était un vrai dancingue
A tout l'monde ils cassaient les pieds
Au bout d'une demi-plombe
Ecoeurés par ce raffut
Les flics s'amènent en trombe
En faisant tourner leurs massues
Et c'est une hécatombe
Les ardoises volent en éclats
On aurait cru des bombes
Mais y avait déjà plus un chat
Réfugiés au fond d'une cave
Les pussy-cats pas dégonflés
Sirotant d'l'alcool de betterave
S'étaient remis à gambiller
Toute la nuit ils dansèrent
En usant des kilos d'savates
Pour leur anniversaire .
Capusa
L’hippo qui joue du tam-tam
Est un gros hippopotame
Dans son pays on l’acclame
L’hippopotam-tam
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippopotam-tam
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippopotam-tam
Tam-tam tam-tam tam-tam tam-tam
Tam tam tam tam
Il va se baigner souvent
Avec ses petits enfants
Et sa belle grosse dame
Dame hippopotame
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippopotam-tam
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippopotam-tam
Tam-tam tam-tam tam-tam tam-tam
Tam tam tam tam
Il se promène sous l’eau
Comme tous les hippopotames
Pour ses amis les oiseaux
Il joue du tam-tam
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippopotam-tam
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippo, l’hippo, l’hippopo
L’hippopotam-tam
Tam-tam tam-tam tam-tam tam-tam
Tam tam tam tam
Marie Dauphin
Capusa
C’est la petite souris grise,
Dans sa cachette elle est assise.
Quand elle n’est pas dans son trou,
C’est qu’elle galope partout.
C’est la petite souris blanche
Qui ronge le pain sur la planche.
Aussitôt qu’elle entend du bruit,
Dans sa maison elle s’enfuit.
C’est la petite souris brune
Qui se promène au clair de lune,
Si le chat miaule en dormant,
Elle se sauve prestement.
C’est la petite souris rouge,
Elle a peur aussitôt qu’on bouge !
Mais, lorsque personne n’est là,
Elle mange tout ce qu’on a.
Lucie Delarue-Mardrus
Capusa
Le zèbre
Apercevant un zèbre
Qui sortait des buissons :
- Dieu, qu'il a l'air funèbre !
Constata le lion.
- Mais non, il est très gai,
Jugea le chimpanzé.
- Il vend des rubans blancs,
Précisa l'éléphant.
- Hé non, des rubans noirs,
Reprit le tamanoir.
- Ah ! Pardon ! blancs et noirs,
Trancha le léopard.
Ni porteur de rubans
Ni même commerçant,
Affirma le babouin,
Ce n'est qu'un cheval peint.
Rentre dans les ténèbres
Si tu ne veux, ô zèbre,
Qu'on te change en vautour
Avant la fin du jour.
Maurice CAREME
