
Capusa
Le petit ver tout nu .
Qui a vu, dans la rue,
Tout menu,
Le petit ver de terre
Qui a vu, dans la rue,
Tout menu,
Le petit ver tout nu
C'est la grue
Qui a vu
Tout menu
Le petit ver de terre
C'est la grue
Qui a vu
Tout menu
Le petit ver tout nu
Et la grue
A voulu
Manger cru
Le petit ver de terre
Et la grue
A voulu
Manger cru
Le petit ver tout nu
Sous une laitue
Bien feuillue
A disparu
Le petit ver de terre
Sous une laitue
Bien feuillue
A disparu
Le petit ver tout nu
Et la grue
N'a pas pu
Manger cru
Le petit ver de terre
Et la grue
N'a pas pu
Manger cru
Le petit ver tout nu .
gr52
Capusa a écrit :
La biche
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux :
Son petit faon délicieux
A disparu dans la nuit brune.
Pour raconter son infortune
A la forêt de ses aïeux,
La biche brame au clair de lune
Et pleure à se fondre les yeux.
Mais aucune réponse, aucune,
A ses longs appels anxieux !
Et le cou tendu vers les cieux,
Folle d'amour et de rancune,
La biche brame au clair de lune.
Maurice Rollinat
je suis très émue de lire ces lignes ; mon frère décédé nous récitait cela avec l'emphase de ses 4 ou 5 ans, il y a .... longtemps . merci pour ce choix et le doux souvenir que ça fait remonter avec émotion, comme quoi, les mots apaisent les maux.
Capusa
Avez-vous vu le dromadaire
Dont les pieds ne touchent pas terre?
Avez-vous vu le léopard
Qui aime loger dans les gares?
Avez-vous vu le vieux lion
Qui joue si bien du violon?
Avez-vous vu le kangourou
Qui chante et n’a jamais le sou?
Avez-vous vu l’hippopotame
Qui minaude comme une femme?
Avez-vous vu le perroquet
Lançant très haut son bilboquet?
Avez-vous vu la poule au pot
Voler en rassemblant ses os?
Mais moi, m’avez-vous bien vu, moi,
Que personne jamais ne croit?
(Maurice Carême)
Capusa
Le Lion et le Rat
Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
De cette vérité deux Fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.
Entre les pattes d'un Lion
Un Rat sortit de terre assez à l'étourdie.
Le Roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu'il était, et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu'un aurait-il jamais cru
Qu'un Lion d'un Rat eût affaire ?
Cependant il advint qu'au sortir des forêts
Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.
Jean de la Fontaine
