DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES

- 1 février 2020 21:54

A VOUS

DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES

1 février 2020 21:54

A VOUS

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Capusa

28 mars 2020 09:18

Merci à ded pour ce partage 😊

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Capusa

27 mars 2020 09:46

Une rose parmi les roses
Ni de roses Jéricho, ni de roses Trémière,
C'est de rose cultivées dont je vous parlerai,
Des trois catégories, c'est celle que je préfère,
C'est la plus romantique, celle qui espère,

Celle qui dans mon cœur ne fanera... Jamais,
Et qui au fond de moi deviendra la première
À qui je donnerai un amour sans faille,
Un amour subissant jamais la moindre taille...

Cette rose sublime n'a pas besoin d'épines,
Je serais son Pierrot, elle m'a Colombine,
Et je l'effeuillerai chaque soir de ma vie,

Sur un nid de pétales au fond de mon grand lit,
Et si pour un "entier", il nous faut deux moitiés,
Elle sera ma rose, je serai son rosier..

Jacques Malandrini

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Coccyvette

26 mars 2020 11:12

«Elle a appris à dire des choses avec les yeux que d’autres perdent du temps à dire avec des mots» – Corey Ford

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Capusa

26 mars 2020 09:48

Air vif

J’ai regardé devant moi
Dans la foule je t’ai vue
Parmi les blés je t’ai vue
Sous un arbre je t’ai vue

Au bout de tous mes voyages
Au fond de tous mes tourments
Au tournant de tous les rires
Sortant de l’eau et du feu

L’été l’hiver je t’ai vue
Dans ma maison je t’ai vue
Entre mes bras je t’ai vue
Dans mes rêves je t’ai vue

Je ne te quitterai plus

Paul Eluard (1895-1952)

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Capusa

25 mars 2020 09:43

Est-ce celui-là Ded ?


Voilà, ce sera toi



Au fond j'ai toujours su
Que j'atteindrais l'amour
Et que cela serait
Un peu avant ma mort.
J'ai toujours eu confiance,
Je n'ai pas renoncé
Bien avant ta présence,
Tu m'étais annoncée.
Voilà, ce sera toi,
Ma présence effective,
Je serai dans la joie
De ta peau non fictive
Si douce à la caresse,
Si légère et si fine
Entité non divine,
Animal de tendresse.
Voilà, ce sera toi,
Ma présence effective,
Je serai dans la joie
De ta peau non fictive
Si douce à la caresse,
Si légère et si fine
Entité non divine,
Animal de tendresse.
De tendresse.

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Coccyvette

25 mars 2020 07:55

Parfum

Je voulais t’écrire un poème
Pour dire à quel point je t’aime
A quel point ma vie belle est devenue
A quel point dans ma vie ta venue
Apporta le soleil, le bonheur
Et chargea mille espoirs en mon cœur Je voulais t’écrire un poème
Pour rassurer, te dire que même
Si notre vie est parfois dure
L’amour que j’ai pour toi perdure
Que les obstacles et les ennuis
Jamais à mon amour n’ont nuis

Je voulais t’écrire un poème
Un drôle de texte, un stratagème,
Pour te montrer que dans ma vie
Il n’y a que de toi l’envie

Je voulais t’écrire un poème
Pour dire à quel point je t’aime
Mais craignant de n’être pas assez fin
Je préfère t’offrir le parfum
Laurent Zimmermann

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Capusa

24 mars 2020 09:52

Comprendre

Ecrire un poème c’est
comprendre le jour
comprendre la nuit
comprendre l’amour

Comme une fleur qui s’est fanée
J’ai oublié la belle histoire
qu’on me racontait quand j’étais petite
Une histoire simple
Une histoire bleue

Comme le vent qui s’est mis à souffler
j’ai volé à toute vitesse
Par dessus la prairie
Par dessus la maison

Comme la vie qui ainsi continue
Je continue de croire
Qu’il faut
Comprendre

Elodie Santos, 2011

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Mylie

23 mars 2020 10:02

J'ai apris que le courage __n'est pas__ l'absence de peur,mais la capacité à la vaincre.
N M

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Capusa

23 mars 2020 09:57

Ballade de printemps

Dites-moi, gentille hirondelle
Que j’attends depuis si longtemps,
Tu viens de loin à tire-d’aile
Sur un nuage, portée par le vent.
Sous ma fenêtre, cette nacelle
C’est ton abri, ta citadelle,
Ton château fort d’un autre temps.
Je t’aperçois, petite oiselle,
Et demain sera le printemps.

Dites-moi, blanche tourterelle,
Etes-vous la colombe d’antan
Qui chantait la paix perpétuelle
En refrain gai et roucoulant ?
C’est le ramage d’une pastourelle
Ou bien l’écho, la ritournelle
Dans la bouche du petit enfant.
Sa voix chante comme une crécelle
Que demain sera le printemps.

Dites-moi, gente demoiselle,
Mon âme en peine depuis trois ans
N’a céans revu votre ombrelle
Ni entendu vos rires charmants,
Vous n’êtes plus cette jouvencelle
Qui jouait jadis à la marelle.
Oh, donnez-moi quelques instants
De vrai bonheur sous cette tonnelle
Quand demain sera le printemps !

Poète, si la Muse t’ensorcelle,
Après l’hiver, son mauvais temps,
Prends le pinceau et l’aquarelle
Et vient donc peindre le printemps !

Antoine Livic, Chants d’écume suivi de Fleurs fanées, 2017

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Coccyvette

23 mars 2020 07:53

C'était en mars 2020 ...
> > > >

Les rues étaient vides, les magasins fermés, les gens ne pouvaient plus sortir.
> > > >

Mais le printemps ne savait pas, et les fleurs ont commencé à fleurir, le soleil brillait, les oiseaux chantaient, les hirondelles allaient bientôt arriver, le ciel était bleu, le matin arrivait plus tôt.
> > > >

C'était en mars 2020 ...
> > > >

Les jeunes devaient étudier en ligne, et trouver des occupations à la maison, les gens ne pouvaient plus faire de shopping, ni aller chez le coiffeur. Bientôt il n'y aurait plus de place dans les hôpitaux, et les gens continuaient de tomber malades.
> > > >

Mais le printemps ne savait pas, le temps d'aller au jardin arrivait, l'herbe verdissait.
> > > >

C'était en mars 2020 ...
> > > >

Les gens ont été mis en confinement. pour protéger les grands-parents, familles et enfants. Plus de réunion ni repas, de fête en famille. La peur est devenue réelle et les jours se ressemblaient.
> > > >

Mais le printemps ne savait pas, les pommiers, cerisiers et autres ont fleuri, les feuilles ont poussé.
> > > >

Les gens ont commencé à lire, jouer en famille, apprendre une langue, chantaient sur le balcon en invitant les voisins à faire de même, ils ont appris une nouvelle langue, être solidaires et se sont concentrés sur d'autres valeurs.
> > > >

Les gens ont réalisé l’importance de la santé, la souffrance, de ce monde qui s'était arrêté, de l’économie qui a dégringolé.
> > > >

Mais le printemps ne savait pas. les fleurs ont laissé leur place aux fruits, les oiseaux ont fait leur nid, les hirondelles étaient arrivées.

Puis le jour de la libération est arrivé, les gens l'ont appris à la télé, le virus avait perdu, les gens sont descendus dans la rue, chantaient, pleuraient, embrassaient leurs voisins, sans masques ni gants.

Et c'est là que l'été est arrivé, parce que le printemps ne savait pas. Il a continué à être là malgré tout, malgré le virus, la peur et la mort. Parce que le printemps ne savait pas, il a appris aux gens le pouvoir de la vie.

Tout va bien se passer, restez chez vous, protégez-vous, et vous profiterez de la vie.

Lisez ceci, répandez-le en copiant/collant ce texte, mais surtout restez confiants et gardez le sourire !

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Coccyvette

22 mars 2020 21:43

Quiconque arrose dans son cœur la plante de l’amour n’a pas un seul jour de sa vie qui soit inutile."
-Khayyâm-

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Capusa

22 mars 2020 13:37

Bonheur lucide

J'avais le souvenir d'ineffables aurores,
De ruisseaux cascadants cachés dans les vallons,
De pourpres archipels et de grèves sonores
Que visitent les flots crêtes et les hérons.

Je gardais le sourire accueillant des pinières
Qui filtrent le soleil dans leur dôme verni.
J'avais en moi des horizons où les rivières,
Dévalant des hauteurs, coulent vers l'infini.

Et lorsque je voulus m'exprimer, ô Nature,
Je trouvai ma pensée unie à ton décor,
Fondue en toi, plus souple, harmonieuse et pure
Et sachant se parer de symboles et d'or.

Ce n'étaient, cependant, que des baisers rapides
Ces révélations de formes, de couleurs ;
Je passais, tu venais me ravir, mais stupide
J'allais chercher au loin des plaisirs tapageurs.

Aujourd'hui l'art m'a fait abandonner la hâte
De voir ce qui m'attend au terme du chemin.
Et chasse de mon cœur l'accoutumance ingrate
D'assujettir le jour présent au lendemain.

Libre, je viens à toi. Nature qui m'appelles.
Déjà mes pas, froissant le trèfle, ont dégagé
L'odeur d'après-midi vaguement sensuelles.
Je m'enivre de paix riante et d'air léger.

La lumière éblouit l'esprit et l'étendue.
Les montagnes, là-bas, où finit le lac bleu,
Avec les bois distants en chaîne continue,
Font un cirque parfait, d'un dessin fabuleux.

Des arbres espacés monte le chant des grives.
La beauté de ce jour en moi trouve son nid,
Et semble une caresse ancienne que ravive
Un cœur infiniment lucide et rajeuni.

Alphonse Beauregard (1881-1924)

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FAE

22 mars 2020 08:47

Bonjour et bon dimanche à tous 😃 !
Merci pour ces agréables textes. Ne connaissant pas N B, j'ai trouvé ce qui suit, que j'ai plaisir à partager avec vous :
"
Charles-Nérée Beauchemin est un écrivain et médecin québécois. Charles-Nérée Beauchemin naît le 20 février 1850 à Yamachiche, au Québec. Fils de Hyacinthe Beauchemin, un médecin, et d'Elzire Richer-Laflèche, il est lié, du côté de sa mère, à Monseigneur Laflèche, le 2ᵉ évêque de Trois-Rivières, à sir Lomer Gouin, ancien Premier Ministre de la province du Québec et à l'ancien gouverneur de l'État de Rhode Island, Aram Pothier."

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Coccyvette

22 mars 2020 07:41

"L’esprit a beau faire plus de chemin que le cœur, il ne va jamais aussi loin."
-Proverbe chinois-

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Capusa

21 mars 2020 13:36

Fleurs d’aurore

Comme au printemps de l’autre année,
Au mois des fleurs, après les froids,
Par quelque belle matinée,
Nous irons encore sous bois.

Nous y verrons les mêmes choses,
Le même glorieux réveil,
Et les mêmes métamorphoses
De tout ce qui vit au soleil.

Nous y verrons les grands squelettes
Des arbres gris, ressusciter,
Et les yeux clos des violettes
À la lumière palpiter.

Sous le clair feuillage vert tendre,
Les tourterelles des buissons,
Ce jour-là, nous feront entendre
Leurs lentes et molles chansons.

Ensemble nous irons encore
Cueillir dans les prés, au matin,
De ces bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nous y boirons l’odeur subtile,
Les capiteux aromes blonds
Que, dans l’air tiède et pur, distille
La flore chaude des vallons.

Radieux, secouant le givre
Et les frimas de l’an dernier,
Nos chers espoirs pourront revivre
Au bon vieux soleil printanier.

En attendant que tout renaisse,
Que tout aime et revive un jour,
Laisse nos rêves, ô jeunesse,
S’envoler vers tes bois d’amour !

Chère idylle, tes primevères
Éclosent en toute saison ;
Elles narguent les froids sévères
Et percent la neige à foison.

Éternel renouveau, tes sèves
Montent même aux coeurs refroidis,
Et tes capiteuses fleurs brèves
Nous grisent comme au temps jadis.

Oh ! oui, nous cueillerons encore,
Aussi frais qu’à l’autre matin,
Ces beaux bouquets couleur d’aurore
Qui fleurent la rose et le thym.

Nérée Beauchemin

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