DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
- 1 février 2020 21:54
DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
1 février 2020 21:54

Capusa
Les yeux d'une femme
Dans les yeux d'une femme,
Tous les arcs en ciel ont plus de couleurs.
Tous les mondes sont à découvrir.
Tous les océans sont des mers inconnues.
Tous les continents ont plus de reliefs.
Tous les paradis sont à conquérir.
Dans les yeux d'une femme,
C'est la vie qui chante.
Dans les yeux d'une femme,
C'est la chaleur de l'amour.
Dans les yeux d'une femme,
C'est la tendresse d'une mère.
Dans les yeux d'une femme,
C'est la douceur de l'Eden.
Dans les yeux d'une femme,
C'est l'avenir de l'homme.
Dans tes yeux de femme,
J'ai trouvé mon chemin.
Dans tes yeux de femme,
Mon image ne sera plus reflet.
Dans tes yeux de femme,
M'énivrer de ta lumière.
Dans tes yeux de femme,
Ne plus être naufragé de la vie.
Dans tes yeux de femme,
Regarder vers demain.
Dans tes yeux de femme,
Endormir à jamais tes larmes .
Jocelyn Degritot
Capusa
Le papillon.
I
De fleur en fleur, papillon,
Et de tige en tige,
Beau d'or et de vermillon,
Fin d'aigrette et d'aiguillon,
Étourdi, voltige !
Dans la corolle, au matin,
Comme une épousée
Sous ses rideaux de satin,
Furtif, d'un baiser lutin,
Surprends la rosée.
Toi qu'un zéphyr caressant
Fit à l'aube éclore,
Rêve ailé qui tremble et sent,
Effleure tout, beau passant,
Fils léger d'Aurore.
II
La vie, éclair qui s'enfuit,
Dore toutes choses,
Puis, les rendant à la nuit,
Indifférente, poursuit
Ses métamorphoses.
Un point bleu, signe effrayant
Que trace la joie,
Rit sur tout front souriant,
Mais au chagrin, trait fuyant,
Désigne sa proie.
Tu jouis : tu vas souffrir ;
Vent qui souffle tombe ;
Tout ce qui naît doit mourir ;
La fleur germe pour fleurir,
Fleurit pour la tombe.
Astre qui, sur un fond noir,
Naît, luit, vole et passe,
Chaque être est brillant d'espoir,
Mais, météore d'un soir,
S'éteint dans l'espace.
Bulle éblouissante aux yeux,
Qu'un rayon allume,
Où l'œil croit voir terre et cieux
Qu'es-tu, monde sérieux ?
Un jouet d'écume.
Donc, papillon palpitant,
Puisque monde ou rose
Ne dure, hélas! qu'un instant,
En ton vol, bel inconstant,
Jamais ne te pose.
III
L'esprit creuse pour savoir
L'effet et la cause
Mais ce monde est un miroir ;
L'esprit ne peut que s'y voir,
Et l'énigme est close.
Fouillant son problème ardu,
Au profond de l'onde,
Nuit et jour, l'œil éperdu
Sonde... mais un plomb perdu
N'est point une sonde.
Ignorants, que pouvons-nous ?
Mais cette impuissance
Ne tourmente que les fous ;
Tirons-en le miel si doux,
Miel de jouissance.
Donc, papillon, folâtrons
De la plaine aux cimes ;
Volons, demain nous mourrons ;
Rions, demain nous irons
Voir les grands abîmes.
IV
Ainsi tu fais, papillon
A l'aile éphémère ;
Et, narguant l'humble grillon,
Inquiet, par tout sillon,
Tu suis ta chimère.
Fils de l'air, quand, parcourant
Tout ton frais empire,
Tu vas butinant, errant,
Ton cœur libre, ô conquérant,
Librement respire.
Mais, fils du zéphyr, sens-tu
Ce cœur qui soupire ?
Cœur volage et combattu,
Pourquoi soupirer ? Peux-tu,
Peux-tu nous le dire ?
V
Ô papillon, de Psyché
Magnifique emblème,
En tout calice penché,
Ton cœur avide a cherché,
Recherché qui l'aime.
Sais-tu, sous le dôme bleu,
Sais-tu ce qu'on aime !
Ou ce que cherche en tout lieu
La vierge aux ailes de feu,
Cet autre toi-même ?
Dans l'Olympe radieux,
La vierge réclame
Des mortels, des morts, des dieux,
Son amant mystérieux,
Et Psyché, c'est l'âme.
Promenant par tout séjour
Le deuil que tu cèles,
Psyché-papillon, un jour
Puisses-tu trouver l'Amour
Et perdre tes ailes !
De fleur en fleur, papillon,
Et de tige en tige,
Fin d'aigrette et d'aiguillon,
Beau d'or et de vermillon,
Papillon, voltige !
Henri-Frédéric Amiel.
Coccyvette
Un sage prit la parole et dit :
» Écoutez l’histoire de cette femme tenant son enfant dans les bras.
Passant devant une grotte, elle entend une voix mystérieuse qui lui dit :
🌼 » Entre, et prends tout ce que tu veux. Mais souviens-toi d’une chose : quand tu seras ressortie, une porte se fermera à tout jamais. Profite de l’opportunité, mais n’oublie pas le plus important. »
La femme pénètre dans la grotte et y découvre un fabuleux trésor. Fascinée par l’or, les diamants et les bijoux, elle dépose son enfant sur le sol et s’empare de tout ce qu’elle peut.
Elle rêve à ce qu’elle va pouvoir faire de ces richesses.
La voix mystérieuse lui dit :
🌼 » Le temps est écoulé, n’oublie pas le plus important. »
A ces mots, la femme chargée d’or et de pierres précieuses court hors de la cavité dont la porte se ferme derrière elle, à tout jamais.
Elle admire son trésor, et se souvient alors, seulement, de son enfant qu’elle a oublié à l’intérieur. »
🙏 Un sage prit la parole et dit :
» Combien d’êtres humains passent l’essentiel de leur vie à se soucier de choses matérielles ou futiles et oublient de prendre le temps de vivre les expériences les plus essentielles : L’amour, l’amitié, l’activité créatrice, la contemplation de la beauté du monde ? Ils ne sont ni bêtes ni méchants, mais ignorants.
Ignorants de ce que la vie peut donner de meilleur….et cela ne coûte rien !
Le superflu est onéreux, mais l’essentiel est offert.
Encore faut-il le savoir. Et combien préfèrent suivre la masse de ceux qui obéissent aux mode de leur époque ?
Apprenez à cheminer sur votre voie, celle qui est bonne pour vous, celle qui vous est destinée et qui réjouira votre cœur ❤️
Capusa
Se faire une cuirasse
Je ne veux du bonheur
que plaisirs éphémères
et ces joies passagères
que l’on oublie sur l’heure.
Me suis fait une cuirasse
et me complais dedans.
J’y conjugue au présent.
Elle ne prend nulle trace
J’y conjugue au présent.
Et pourtant sans savoir,
que de choses d’antan
me font mal ! De toutes parts.
Me font mal et me blessent.
Mais je les tiens en laisse !
Et dans ma forteresse,
je ne cesse de m’armer !
Contre quoi ? Contre tout
dans ma cuirasse à trous
où s’installe comme chez soi
ce dont je ne veux pas !
Esther Granek, Je cours après mon ombre, 1981