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« Confort-food »

janine33 - 2 janvier 2024 07:30

Nourriture réconfortante : la nostalgie dans nos assiettes
Certaines recettes ont le pouvoir de nous apporter un réel sentiment de réconfort et de bien-être. Elles prennent souvent racine dans la cuisine et la culture familiale
synonymes de nostalgie : souvenirs d'un parent aux fourneaux, de réunions de famille autour de la table, voire d'un plat que vous avez inexplicablement envie de retrouver . N’avez-vous pas expérimenté , lorsque vous vous sentez déprimé , que vous avez le mal du pays, ou que vous êtes tout simplement malade, que rien ne vous semble plus agréable que de vous retrouver devant un bol chaud, qui vous rappelle votre enfance ?

Les historiens ne s'accordent pas sur l'origine du concept alimentaire de la « nourriture réconfortante . »

Le terme « comfort food » serait apparu pour la première fois en 1967 dans un article du « Washington Post » consacré à la cuisine du Sud des États-Unis . Il traitait , en particulier du « Shrimp and grits », un plat de crevettes , gruau de maïs , très apprécié dans cette région.

Lynne Olver, historienne de l'alimentation, fait remonter ce terme aux années 1960.

De nombreuses personnes de cultures différentes s'accordent sur la notion de « nourriture réconfortante » , ce sont des aliments faciles à manger .

Un large éventail de plats incluant la paella espagnole, le curry katsu japonais , les pâtes italiennes , des plats chauds et fumants , la soupe de poulet aux nouilles ou le pho vietnamien , des aliments qui rappellent des souvenirs d'enfance.
Vos plats réconfortants préférés sont le fruit de vos origines, et, à mesure que les palais se mondialisent, de celles de vos voisins.
Ce dernier point explique pourquoi le pho vietnamien et le bi bim bap coréen, inconnus de nombreux Français il y a une génération, ont été cités plus d'une fois dans cette enquête .

Enfin, la nourriture réconfortante nous réconforte-t-elle vraiment ?

Si vous pensez qu'une assiette de riz blanc peut vous remonter le moral lorsque vous vous sentez mal, n'est-ce pas tout ce qui compte ?

Comment déconnecter l’effet psychologique de la consommation d’un aliment ?

Comprendre qu’en fait, le fromage n’a rien à voir avec le bien-être que je ressens, en vrai , car c’est mon cerveau qui décuple en moi le goût du fromage parce qu’il l’associe à une émotion positive. On parle alors d’aliment-doudou .

– Très souvent, l’aliment doudou renvoie à quelque chose de l’enfance. C’est le truc qui ravive des souvenirs heureux ou parfois nostalgiques d’une époque révolue. D’où l’importance de l’odeur de l’aliment doudou (celle du riz nature par exemple), très souvent citée et ce n’est pas étonnant quand on connait la puissance émotionnelle des souvenirs olfactifs.
– C’est souvent difficile d’ailleurs de faire la distinction entre aliment doudou et plat identitaire.

-Le plat identitaire, c’est celui qui nous ressemble, qui signe notre appartenance familiale, celui qu’on porte comme un étendard et qu’on voudrait faire découvrir aux gens qui nous entourent !

Vous arrive t il de vous concocter des plats -doudous , un peu , beaucoup , souvent …. voire d’être dépendant d’un aliment ?

« Confort-food »

Avatar janine33

janine332 janvier 2024 07:30

Nourriture réconfortante : la nostalgie dans nos assiettes
Certaines recettes ont le pouvoir de nous apporter un réel sentiment de réconfort et de bien-être. Elles prennent souvent racine dans la cuisine et la culture familiale
synonymes de nostalgie : souvenirs d'un parent aux fourneaux, de réunions de famille autour de la table, voire d'un plat que vous avez inexplicablement envie de retrouver . N’avez-vous pas expérimenté , lorsque vous vous sentez déprimé , que vous avez le mal du pays, ou que vous êtes tout simplement malade, que rien ne vous semble plus agréable que de vous retrouver devant un bol chaud, qui vous rappelle votre enfance ?

Les historiens ne s'accordent pas sur l'origine du concept alimentaire de la « nourriture réconfortante . »

Le terme « comfort food » serait apparu pour la première fois en 1967 dans un article du « Washington Post » consacré à la cuisine du Sud des États-Unis . Il traitait , en particulier du « Shrimp and grits », un plat de crevettes , gruau de maïs , très apprécié dans cette région.

Lynne Olver, historienne de l'alimentation, fait remonter ce terme aux années 1960.

De nombreuses personnes de cultures différentes s'accordent sur la notion de « nourriture réconfortante » , ce sont des aliments faciles à manger .

Un large éventail de plats incluant la paella espagnole, le curry katsu japonais , les pâtes italiennes , des plats chauds et fumants , la soupe de poulet aux nouilles ou le pho vietnamien , des aliments qui rappellent des souvenirs d'enfance.
Vos plats réconfortants préférés sont le fruit de vos origines, et, à mesure que les palais se mondialisent, de celles de vos voisins.
Ce dernier point explique pourquoi le pho vietnamien et le bi bim bap coréen, inconnus de nombreux Français il y a une génération, ont été cités plus d'une fois dans cette enquête .

Enfin, la nourriture réconfortante nous réconforte-t-elle vraiment ?

Si vous pensez qu'une assiette de riz blanc peut vous remonter le moral lorsque vous vous sentez mal, n'est-ce pas tout ce qui compte ?

Comment déconnecter l’effet psychologique de la consommation d’un aliment ?

Comprendre qu’en fait, le fromage n’a rien à voir avec le bien-être que je ressens, en vrai , car c’est mon cerveau qui décuple en moi le goût du fromage parce qu’il l’associe à une émotion positive. On parle alors d’aliment-doudou .

– Très souvent, l’aliment doudou renvoie à quelque chose de l’enfance. C’est le truc qui ravive des souvenirs heureux ou parfois nostalgiques d’une époque révolue. D’où l’importance de l’odeur de l’aliment doudou (celle du riz nature par exemple), très souvent citée et ce n’est pas étonnant quand on connait la puissance émotionnelle des souvenirs olfactifs.
– C’est souvent difficile d’ailleurs de faire la distinction entre aliment doudou et plat identitaire.

-Le plat identitaire, c’est celui qui nous ressemble, qui signe notre appartenance familiale, celui qu’on porte comme un étendard et qu’on voudrait faire découvrir aux gens qui nous entourent !

Vous arrive t il de vous concocter des plats -doudous , un peu , beaucoup , souvent …. voire d’être dépendant d’un aliment ?

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Avatar helene9434

helene9434

2 janvier 2024 16:58
Dany a écrit :
Je me souviens de ces doux moments ou notre majordome m'apportait dans ma chambre une truffe noire avec un verre de St Emilion ! Et aussi quand la jeune soubrette m'apportait, le soir ... toujours dans ma chambre, une tasse de caviar avec un verre de Vodka glacée ; elle me disait :
- Et j'espère que vous serez sage, pas comme les autres fois ! Car je pourrais le dire à monsieur votre père, et les terres au sud de la propriété pourraient bien, le moment venu, vous passer sous le nez et revenir à monsieur Hubert, votre frère qui, lui, sait se tenir !

Bon, je prends mon vélo et rentre chez moi, dans mon HLM 😌

elle n'a jamais mis du bromure dans la vodka ?

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Avatar helene9434

helene9434

2 janvier 2024 16:57
marie5949 a écrit :
La tarte aux quetsches ou mirabelles de ma maman, j’en ai jamais mangé de meilleures , les miennes n’ont pas le même goût…

peut-être que votre maman faisait sa pâte avec ce que la mienne appelait de la "crème cuite" : la crème au-dessus du lait cru bouilli (ce que moi j'appelais la "peau" et qui me donnait des haut-le-coeur dans le café au lait !)
la pâte avait un goût incomparable, jamais retrouvé...

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Avatar janine33

janine33

2 janvier 2024 13:12
Ghislaine a écrit :
Merci Janine pour cette petite syntèse sur l'alimentation C'est vrai je n'avais pas pensé que nos préférences alimentaire pouvaient avoir une histoire celle de nos ancêtres. C'est vrai aussi que l'on cuisinait mieux autrefois et que tout à une image Bonne vivante j'aime la bonne cuisine que pendant longtemps je n'ais pas su métrisé Aujourd'hui je me suis amélioré car j'ais découvert que la gastronomie pouvait être un art Il ne suffit pas d'être bon cuisinier il faut savoir la présenter aussi Sans doute mon père y est pour quelque chose car fin gastronome c'était tout un art la présentation de ses plats Hmm quel fumet me fait sortir de mon texte?...

La cuisine est un élément civilisationnel .
À nous , individuellement de le préserver .
Rien n’interdit d’en pratiquer les éléments les plus simples . Rien n’interdit d’adapter la cuisine aux exigences diététiques actuelles . Le gras c’est bon car c’est un fixateur d’arômes . Mais qui pourrait digérer la cuisine ancienne ? Les pots au feu non dégraissés ? personne ! Et puis nous pouvons mélanger les thèmes culinaires : cuisine allégée , moules modernes , petites bouchées , cuisine venue d’ailleurs .

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Avatar Ghislaine

Ghislaine

2 janvier 2024 12:49

Merci Janine pour cette petite syntèse sur l'alimentation C'est vrai je n'avais pas pensé que nos préférences alimentaire pouvaient avoir une histoire celle de nos ancêtres. C'est vrai aussi que l'on cuisinait mieux autrefois et que tout à une image Bonne vivante j'aime la bonne cuisine que pendant longtemps je n'ais pas su métrisé Aujourd'hui je me suis amélioré car j'ais découvert que la gastronomie pouvait être un art Il ne suffit pas d'être bon cuisinier il faut savoir la présenter aussi Sans doute mon père y est pour quelque chose car fin gastronome c'était tout un art la présentation de ses plats Hmm quel fumet me fait sortir de mon texte?...

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Avatar Dany

Dany

2 janvier 2024 12:30
Rosa a écrit :
A une lettre près HLM et
LVMH.. tout peut basculer …
a quoi cela tien ,cher Dany!

Ah ! Oui, en effet, chère Rosa, je n'avais pas envisagé cette incroyable possibilité ! 😊

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Avatar Rosa

Rosa

2 janvier 2024 12:12
Dany a écrit :
Je me souviens de ces doux moments ou notre majordome m'apportait dans ma chambre une truffe noire avec un verre de St Emilion ! Et aussi quand la jeune soubrette m'apportait, le soir ... toujours dans ma chambre, une tasse de caviar avec un verre de Vodka glacée ; elle me disait :
- Et j'espère que vous serez sage, pas comme les autres fois ! Car je pourrais le dire à monsieur votre père, et les terres au sud de la propriété pourraient bien, le moment venu, vous passer sous le nez et revenir à monsieur Hubert, votre frère qui, lui, sait se tenir !

Bon, je prends mon vélo et rentre chez moi, dans mon HLM 😌

A une lettre près HLM et
LVMH.. tout peut basculer …
a quoi cela tien ,cher Dany!

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Avatar FAE

FAE

2 janvier 2024 11:59

Merci Janine pour ce nouveau sujet !
Ma mère nous servait parfois du caillebotte. Je n'en ai jamais mangé depuis l'enfance . . . Nous aimions beaucoup ce dessert.

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Avatar marine

marine

2 janvier 2024 11:49

Le riz au lait de ma mère ! Crémeux, sucré sans trop, avec la petite écorce de citron et la gousse de vanille que je suçais. Je revois les plats refroidissant sur la table, certains avaient de la muscade. Nous étions nombreux et ils ne restaient pas longtemps. Moi je l'aimais tiède. Le mien n'est pas aussi bon mais il me rappelle mon enfance et me fait du bien. D'ailleurs, quand j'ai "un p'tit coup de mou", c'est à lui que je pense en premier.

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Avatar Dan

Dan

2 janvier 2024 11:36

à part l'aliment dindon, ce qu'on mange maintenant procède d'Arnaques fabuleuses : pensez à la teneur écrite en gros sur l'emballage, et qui représente parfois moins d'1 millième du contenu.
GIF

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Avatar Dany

Dany

2 janvier 2024 11:34

Je me souviens de ces doux moments ou notre majordome m'apportait dans ma chambre une truffe noire avec un verre de St Emilion ! Et aussi quand la jeune soubrette m'apportait, le soir ... toujours dans ma chambre, une tasse de caviar avec un verre de Vodka glacée ; elle me disait :
- Et j'espère que vous serez sage, pas comme les autres fois ! Car je pourrais le dire à monsieur votre père, et les terres au sud de la propriété pourraient bien, le moment venu, vous passer sous le nez et revenir à monsieur Hubert, votre frère qui, lui, sait se tenir !

Bon, je prends mon vélo et rentre chez moi, dans mon HLM 😌

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Avatar PIRLOUI

PIRLOUI

2 janvier 2024 10:23

Je pourrais en dire long :
le persll qui est vendu est moins fort que celui que je cultive que certains trouvent trop fort !
une soupe avec ail , oignon, oseille : rien à voir avec jadis !
quant aux récipients .....
avant les recettes étaient beaucoup plus simples ;
le pire la viande blanche : peu grasse et fadasse n'a aucun goût…

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Avatar Sylvaine

Sylvaine

2 janvier 2024 10:18
nandocinqsix a écrit :
Je vous souhaite une bonne et généreuse année à table, devant un plat identitaire de chez nous : nous avons le choix ! A coup sûr, le nez est notre sentinelle qui crie "Qui va là" (comme dans les tranchées en 14...!) On fait la cuisine avec nos cinq sens : le goût n'est pas le seul concerné, et le souvenir non plus. Votre analyse est excellente, merci ... Et s'il me faut conclure ce sera sur la vue d'un gratin dauphinois bien de chez nous li aussi !) que je fantasme actuellement, car je n'ai pas encore su le réaliser comme maman ...

Vous avez raison, Nando.
J'ai beau refaire les plats que faisait maman, je ne retrouve pas ce même goût. La blanquette de veau par exemple, ce n'est pourtant pas compliqué à faire. La mienne est bonne mais jamais aussi bonne que celle de maman. Et pourtant, je n'ai rien changé à sa recette.

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Avatar Emilea

Emilea

2 janvier 2024 09:25

Bonne et heureuse Année à tous.
Bonne appétit à toutes vos découvertes culturelles culinaires.
Et régalez-vous !!!

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Avatar marie5949

marie5949

2 janvier 2024 09:11
nandocinqsix a écrit :
Je vous souhaite une bonne et généreuse année à table, devant un plat identitaire de chez nous : nous avons le choix ! A coup sûr, le nez est notre sentinelle qui crie "Qui va là" (comme dans les tranchées en 14...!) On fait la cuisine avec nos cinq sens : le goût n'est pas le seul concerné, et le souvenir non plus. Votre analyse est excellente, merci ... Et s'il me faut conclure ce sera sur la vue d'un gratin dauphinois bien de chez nous li aussi !) que je fantasme actuellement, car je n'ai pas encore su le réaliser comme maman ...

La tarte aux quetsches ou mirabelles de ma maman, j’en ai jamais mangé de meilleures , les miennes n’ont pas le même goût…

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

2 janvier 2024 08:10

Je vous souhaite une bonne et généreuse année à table, devant un plat identitaire de chez nous : nous avons le choix ! A coup sûr, le nez est notre sentinelle qui crie "Qui va là" (comme dans les tranchées en 14...!) On fait la cuisine avec nos cinq sens : le goût n'est pas le seul concerné, et le souvenir non plus. Votre analyse est excellente, merci ... Et s'il me faut conclure ce sera sur la vue d'un gratin dauphinois bien de chez nous li aussi !) que je fantasme actuellement, car je n'ai pas encore su le réaliser comme maman ...

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